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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 19:57
Jacques Hugot est un perfectionniste. Malgré sa taille de producteur indépendant, situé à Beine (Yonne), son chais, très moderne, est d'une propreté impeccable. Cette exigeance va se retrouver dans ses vins.

Lors de mon passage à la propriété, j'avais préféré les 2004 aux 2005, que je trouvais plus "exotiques". Et d'ailleurs, je ne suis pas le seul à l'apprécier, puisque à un mariage, il en avait été consommé 1 bouteille par adulte, en plus des 3 autres vins proposés. Certes, il faisait chaud, mais ceci n'explique pas tout.

Aujourd'hui, le nez est orangé, ce qui me surprend toujours sur des Bourgogne. C'est un nez très fin, crémeux et minéral.
La bouche est fine, présente mais sans excès.

Ce vin a suffisamment de fruité et de présence pour accompagner un repas, et suffisamment de finesse pour le boire seul, en apéritif par exemple. Autrement dit, le vin blanc idéal.

Buvabilité : 5/5.

Domaine de Pisseloup
30 route Nationale
89800 Beine
03 86 42 85 11
Par yasaka20 - Publié dans : Vin - Communauté : dégustation
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 20:46
Voilà l'un de mes vins préférés. L'un des vins les plus réputés du monde. Sur l'étiquette est écrit "vinum regum - rex vinorum", ce qui signifie vin des rois - roi des vins (ou peut-être bien le contraire, j'ai toujours été nul en latin).

Je l'ai découvert en Hongrie (rien de bien surprenant jusque là). L'ami avec lequel j'ai découvert le Frascati à Rome travaillait à Budapest. Durant mon court séjour chez lui, nous achetions, dans les anciens magasins d'Etat, des Tokaji de 1988 pour maximum 3 €, et nous en buvions à l'apéritif, avant d'aller passer d'inoubliables soirées au Fortuna, au Made In, au Dokk, au High Life, ou à l'Irish Cat Pub. Nous étions les rois. Toute une époque !

Depuis, la réputation du Tokaji a nettement crû, et c'est devenu un vin hors de prix. Le vin s'est certes amélioré, mais à ce point... Cela me rappelle la discussion que j'avais eue avec une galeriste, qui me soutenait que le prix exorbitant de certaines oeuvres était tout à fait justifié par le talent de l'artiste. Elle n'a jamais réussi à me convaincre que le talent artistique contenu dans une oeuvre figée fluctuait en même temps que les tendances du marché.

Pour revenir au vin, on payait 3 € les 3 puttonyos en 1995, j'ai acheté un Gundert 6 puttonyos 15 € en 2000, il coûte actuellement plus de 50 € chez Lavinia. Le capitalisme l'a bien emporté sur le communisme.

Pourquoi je raconte tout çà ? Oh, pour rien, pour parler. Car c'est un vin qui fait parler, ou méditer, souvent les deux. On pourrait chercher à le décrire, dire qu'il a beaucoup d'arômes très ronds, qui me rappellent le coing, la noix, le tabac, la cerise confite, les amateurs de vins blanc sec peuvent le trouver un peu trop sucré, on peut trouver qu'il a perdu un peu de fraicheur.

Mais non, je suis incapable de décrire ce vin. Il me donne un plaisir toujours maximum, me rend bavard, me fait dire beaucoup de choses qui n'ont rien à voir, pour conclure invariablement par un "quand même c'est sacrément bon !" Je ne puis le décrire, car c'est avant tout un vin hors normes.

D'ailleurs, au moment de l'achat, en foire aux vins, la caissière africaine du Leclerc de Levallois-Perret ne s'y est pas trompée. Etonnée par le prix de ce 5 Puttonyos et des Eszencia 1993 qui l'accompagnaient, elle a consciencieusement vérifié que le prix était bien celui qui s'affichait sur sa caisse.
Et regardant les petites bouteilles avec étonnement, elle m'a demandé, avec sa gouaille et son accent africains : c'est du vin !!!???!!!
Moi : oui, madame.
Elle : mais c'est du vin blanc !!!???!!!
Moi : oui, madame.
Elle : il doit être bon, alors !!!
Moi : oh oui, madame.

Dommage que je n'aie pu lui faire goûter, car je suis sûr qu'elle aurait eu la révélation que j'avais eue en 1995 à Budapest.
Par yasaka20 - Publié dans : Vin - Communauté : dégustation
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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /2009 22:05
Henri Proglio, le nouveau patron d'EDF, ne cesse actuellement de faire parler de lui. En cause, ses revenus, qui s'élèveraient à 2 000 000 € (2 millions d'euros) annuels.

Salaire que je consière, pour ma part, comme démesuré. Non pas que cet homme soit incompétent, je n'ai pas d'élément pour en juger. J'essaie simplement d'imaginer ce que je ferais avec une telle somme. Et je constate que je n'en ai pas encore dépensé le quart de la moitié que hop, tombe le deuxième million. Encore plus angoissant que le mythe de Sisyphe !

Pendant ce temps, j'entends dire, ici ou là, que c'est la crise, qu'il faut baisser les salaires pour sauver les entreprises. J'entends dire aussi, de la bouche de monsieur Proglio, que pour sauver EDF, il faut augmenter considérablement le prix de l'électricité, déjà bien cher pour un nombre important de personnes.

Cela dit, cet homme est à la tête de l'une des plus grosses entreprises françaises, qui fournit du travail à près de 150 000 personnes, de l'énergie à 40 millions de clients, et qui dégage un chiffre d'affaires de plusieurs dizaines de milliards d'euros par an. En supposant que monsieur Proglio soit à la hauteur de sa fonction et que ses décisions soient bonnes pour l'entreprise et par conséquent pour la France (il s'agit bien d'une entreprise des plus stratégiques), il doit forcément mériter un salaire parmi les plus élevés, dont le maximum est encore à débattre.

Parallèlement, je suis tombé récemment, par hasard, sur les revenus de certains artistes. Et parmi les 10 plus riches, pour l'année 2008 qui trouve t-on ? Surprise : Renan Luce, un million d'euros ; Christophe Maé, 2,1 millions d'euros (!). Et à la deuxième place, coiffant le belgo-suisse Johnny au poteau : Bénabar, l'auteur de la chanson La P'tite Monnaie, avec 2,3 millions d'euros.

On peut apprécier, voire aimer Bénabar. On peut même lui trouver du talent. Tous les goûts doivent être respectés. Personnellement, vous aurez compris que je l'apprécie guère. Je trouve à sa musique un faux air de ce que faisaient les comiques troupiers d'avant guerre, les Ouvrard, Fernandel ou Maurice Chevalier.

Malgré cela, on ne trouve personne pour critiquer ses revenus, aussi élevés que ceux du patron d'EDF. Et pourtant, la chanson populaire, même si elle doit exister, n'a aucun intérêt stratégique.  Contrairement à EDF, qui fait tourner mon ordinateur, ainsi que ma radio, qui passe Bénébar à longueur de journée. Je n'irai tout de même pas jusqu'à demander à celui-ci de reverser une partie de sa fortune à monsieur Proglio. N'exagérons rien.

Voilà, Benjamin Biolay peut se rendormir tranquille. La nouvelle tête de Turc de Bénébar, maintenant, c'est moi ! Par contre, s'il veut passer ses nerfs sur moi, il va falloir qu'il s'aventure en dehors des restaurants étoilés. Et accessoirement, je lui rappelle que je fais du sumo !

Allez, pour les prochains thèmes, on revient au plaisir, ceux du vin par exemple.
Par yasaka20 - Publié dans : Les pensées de Pascal
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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /2009 21:59
Que sait-on au juste sur la grippe A ? Finalement, rien, ou presque. La Roselyne nous disait l'autre jour, que la grippe A était dangereuse, qu'il fallait à tout prix se faire vacciner, que la situation était grave, qu'il y avait des morts. Combien ? 120 sur 4 millions de personnes atteintes. Trop certes, mais très peu comparé à bon nombre d'autres risques que nous vivons et acceptons quotidiennement.
L'autre message est celui que j'entends tous les matins à la radio, à savoir que la grippe n'est pas une maladie anodine.

J'entends également que le vaccin a des effets secondaires, qui seraient pires que la maladie elle-même.

Quant aux informations, elles n'informent évidemment pas, se contentant de faire dans l'alarmiste et le sensationnel : un mort par ci, une école fermée par là, une personne ayant mal réagi au vaccin, des queues importantes dans les centres de vaccination. Donc pas d'information. Surtout pas.

Pourquoi ? Serions-nous trop bêtes pour comprendre ? Les grands principes de l'éducation moderne veulent que l'on explique aux enfants pourquoi on leur interdit ou on les oblige à faire quelque chose. Si on sanctionne un enfant, on doit lui expliquer pourquoi. Mais un adulte, non. Il doit se faire vacciner, un point c'est tout. Les enfants seraient donc suffisamment intelligents pour comprendre, mais en grandissant, on perdrait de l'intelligence. Brel aurait raison : "plus on devient vieux, plus on devient con", et pas seulement quand on est bourgeois.

Le résultat ? une décridibilisation de nos élites, avec le risque d'une efficacité moindre de toutes les politiques de santé publique.

Malgré tout, certaines personnes se donnent la peine de nous expliquer ce qu'il en est. En lisant le blog d'Hervé Bizeul (voir dans mes liens), j'ai trouvé un article extrêmement intéressant, complet et clair, qui nous explique tout sur la grippe A/H1N1. Les caractéristiques du virus, son évolution, ses mutations, les risques encourus en cas de maladie, l'historique des grippes du même type, les effets de la vaccination, etc. On apprend vraiment beaucoup de choses, et on se demande pourquoi aucun media ne l'a dit plus tôt et plus fort.

Un article un peu long à lire, mais qui vous fera économiser des heures d'écoute d'informations alarmistes et complètement inutiles.

Cet article ne nous donne pas de solution, ne nous dit pas s'il faut se faire vacciner ou non. Il nous explique, en nous prenant pour des gens adultes et responsables.

Pour le lire, cliquer sur ce lien.
Par yasaka20 - Publié dans : Les pensées de Pascal
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 20:57
Rassurez-vous, vous n'avez rien loupé en matière de musique. Aucun nouveau groupe ou chanteur, aucune innovation musicale. La chanson française, dite nouvelle (je n'ai toujours pas compris pourquoi on lui applique cet adjectif), est toujours bien présente.

Renan Luce cherche toujours à imiter Brassens, Delerm dort toujours entre Malesherbes et Péreire, Pauline Crozes n'a toujours pas soigné son extinction de voix, Olivia Ruiz ne cesse de caricaturer Mistinguett...

L'événement n'est donc pas musical, vous vous en doutiez, mais sportif. Joey Star au gnouf, on commençait à s'ennuyer ferme côté boxe. Heureusement, Bénabar, chanteur engagé et courageux, a décidé de prendre la relève. D'après des témoins cités par le magasine Closer, au soir du 17 novembre dernier, dans le restaurant Thoumieux (tenu par Jean-François Piège, transfuge du Crillon, un restaurant pour chanteurs engagés donc...), Bénabar se serait jeté sur le neurasthénique Benjamin Biolay, "qui n'aurait pas réagi" (tu m'étonnes !).

La scène n'a apparemment pas été filmée. Dommage. J'aurais bien aimé voir le ralenti. Cà devrait ressembler aux documentaires animaliers sur les limaces qui passent sur Arte au milieu de la nuit.

La raison du pugilat ? Apparemment, le méchant Biolay aurait eu l'outrecuidance de critiquer Bénébar, grand défenseur de nos valeurs démocratiques. Monsieur Biolay, c'est pas bien de critiquer les gens gentils et tolérants. Et puis c'est pas bien de dire du mal dans la "nouvelle" chanson française, si lisse, si linéaire, où ni une note, ni un mot, ne doivent être plus hauts que l'autre.
Par yasaka20 - Publié dans : Toute la musique que j'aime
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