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Vendredi 10 juillet 2009
Bonjour monsieur, société "Je pose des fenêtres à tout le monde", nous sommes actuellement dans votre quartier...

Ce coup de téléphone, à 21 heures, quand on mange, tout le monde en a reçu, en reçoit, et en recevra encore. Au moins deux fois par mois, une télé opératrice, c'est à dire une pauvre fille payée une bouchée de pain, m'appelle, pour me proposer de changer mes 3 (trois) fenêtres.

Oui, je n'ai que 3 fenêtres, en bon état, avec du double vitrage posé il y a moins de 5 ans. Et malgré çà, cette pauvre jeune fille, toujours pour son même salaire de misère, continue à me poursuivre, me harceler, pour que je change mes fenêtres. Et en plus, elle fait la même chose avec mes parents, mes amis, mes voisins, mes collègues !!!

Mais P..... DE M.... !!!

Quel traumatisme, quelle haine pour le genre humain, quelle motivation perverse pousse cette jeune fille à importuner autant de personnes si souvent ? Quel intérêt a t'elle à proposer constamment des fenêtres à des personnes qui en ont déjà ? Serait-ce une forme de masochisme ? Une sorte de perversion, qui la pousserait à énerver des personnes, juste pour le plaisir de se faire insulter au téléphone ?

On va me rétorquer qu'elle a besoin de travailler. Certes. Mais proposer des biens ou des services à des personnes qui n'en ont pas besoin la nourrit-elle vraiment ? Tant qu'elle y est, elle n'a qu'à aller vendre des chasse-neige aux Egyptiens, ou des parasols aux Esquimaux !

Alors maintenant, parlons-en de mes 3 fenêtres que j'ai déjà. Elles sont en bon état, et comme je les aime, je leur ai fait installer un beau double vitrage. Oui mais voilà, l'usine qui a fabriqué le double vitrage a mal travaillé, et du coup, un produit liquide coule entre mes vitres, laissant une trainée qui serait peut-être jolie dans un musée d'art contemporain, mais qui va moyennement chez moi.
Il y a une garantie décennale, l'artisan qui m'a posé le double vitrage est prêt à tout refaire gratuitement, mais voilà, il attend que l'usine lui envoie les nouveaux modèles sans défauts. Là, il y a un besoin, mais personne pour y répondre. Qu'est-ce qu'elle fait la jeune fille ? Pouquoi qu'elle va pas bosser dans cette P..... d'usine pour fabriquer les doubles vitrages que j'attends toujours ?

Passons maintenant dans ma salle de bain. J'ai des problèmes d'étanchéité dans ma douche. Seulement voilà, le plombier est comme Jésus Christ : il est barbu, et il vient tous les 2000 ans. Eh ben pourquoi qu'elle viendrait pas elle-même, la jeune fille, avec sa caisse à outils, ses longs cheveux noués dans un joli fichu coloré, et vêtue de son traditionnel t-shirt moulant et de sa non moins traditionnelle salopette de plombière ? Je l'attends tout de suite, surtout si elle blonde à forte poitrine, comme dirait l'autre. Allez, je suis bon prince, même si elle est brune, elle est la bienvenue.

Bon, je termine mon coup de gueule et mes propos de café du commerce avec ce dernier conseil à la jeune fille. Je suis un jeune (je suis anonyme et invisible, je peux faire croire ce que je veux !) cadre (çà c'est vrai) dynamique (mon patron ne lit pas mon blog, pas de risque donc de démenti dans le commentaire), c'est à dire que comme presque tous les individus de mon espèce, je quitte le travail après 19 h 00. Eh bien croyez le ou non, mais dans mon quartier, qui est tout de même une grosse caserne à cadres, la moitié des boulangers ne font plus de pain après 18 h 30 - 18 h 45, et l'autre moitié en fait du dégueulasse, qu'on croirait qu'il a été fait la veille. Et malgré tout, il est cher !
Eh ben voilà encore une idée de boulot pour la jeune fille : toujours avec son joli fichu sur la tête, un tablier à la place de la salopette, et hop, au fournil ! Pour nous faire quoi ? Hmmm, des bonnes baguettes, croustillantes, dorées, fraiches, même après 20 heures, pour moins de 1 €.

Mais non, tout çà c'est du rêve, car la jeune fille préfère s'emmerder en nous emmerdant, avec un boulot tout à fait inutile.

Quelqu'un peut m'expliquer la logique ?
Par yasaka20 - Publié dans : Les pensées de Pascal
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Mardi 7 juillet 2009

Un premier nez frais et vif, de cassis et de vieux bois discret, avec une pointe de truffe et de foin coupé. Le nez est également floral (rose ancienne, pivoine...), avec un aspect soyeux, qui carresse le nez. Cela rappelle une vieille demeure en été.

Après une longue aération, ressortent également la vanille et la cerise noire.

En bouche, on sent encore du tanin, qui laisse encore du potentiel de conservation, ou permet de supporter un plat un peu fort.

Buvabilité : 4/5 (forcément sur un repas).

Par yasaka20 - Publié dans : Vin - Communauté : dégustation
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Lundi 6 juillet 2009
Ce 4 juillet au soir, nous étions 14 pour nous rafraichir sur une sélection de riesling, l'un de mes cépages blancs préférés. Comme quoi je n'ai pas de goûts très originaux.

Après l'exercice habituel sur les odeurs et une courte présentation de ce cépage en français et en japonais (ou du moins ce qu'il m'en reste), nous avons goût les vins suivants, dans cet ordre de présentation.


Gobelsburger Riesling 2006 - Niederösterreich


En Autriche, ce cépage ne représente que 3 % de la production, contre 75 % au Grüner Veltliner. C'est donc presque une curiosité.

La couleur est jaune paille, très claire.
Le nez est frais, de citron, de pamplemousse, de pomme, et légèrement floral.
La bouche a une légère pétillance, et un peu de sucre.
Un Riesling sans prétention, à boire jeune, idéal à l'apéritif.

Buvabilité : 5/5.

Prix : 10,90 € (sur cave privée).

Schlumberger Les Princes Abbés 2006


Un standar de cette grosse maison familiale, à la production très diversifiée.

A la vue, il est un peu doré, avec des reflets verts.
De prime abord, il est peu aromatique, se révélant à l'aération sur des notes minérales, mais sans extrémité.
Moins séduisant que le précédent, car plus austère et moins sur le fruit, il n'en est pas moins classique et très agréable à boire.

Buvabilité : 5/5.

Prix : 6,55 €, en soldes chez Nicolas.

Marcel humbrecht : Goldert Grand Cru 2007


On change complètement de registre, et de style.On est sur un Grand Cru, et on sent tout de suite une différence.

Le nez est tout de suite plus aromatique, avec des notes non plus sur le citron ou le pamplemousse, mais sur la rose et le litchi. On aurait presque l'impression d'être devant un gewurstraminer, même si les arômes sont ici moins exubérants.
On retrouve en bouche la rose et le litchi, avec en plus une certaine minéralité.

Intéressant à boire maintenant, mais le garder quelques années ne peut que l'améliorer.

Buvabilité : 5/5.

Prix : 13 €, au Salon des Vignerons Indépendants.

Wirra Wirra The Lost Watch 2007 - Adelaide Hills


Wirra Wirra est une maison australienne de taille importante, et son nom signifierait eucalyptus en aborigène.

On est toujours curieux avant de goûter un riesling, cépage plutôt nordique, en provenance d'Australie, dont le climat doit être tout sauf nordique. On imagine alors un vin très gras, avec un nez très exubérant à dominante de fruits exotiques.

Rien de tout cela, bien au contraire.
D'abord, la robe est très claire, à peu près comme le Gobelsburger.
Quant au nez, il est très discret, et plutôt sur le minéral.
Enfin, en bouche, il est assez peu existant, avec peu d'acidité, et peu de sucre.

Buvabilité : 5/5.

Prix : 14,90 €, au Comptoir des Andes et du nouveau Monde, 19 rue Delambre, Paris 14ème (la caverne d'Ali Baba pour ceux qui recherchent des vins non européens).

Van Volxem Schiefer Riesling 2007


Ah, Van Volxem... Dès que je vois arriver sur la table l'étique avec la rose des vents, mes glandes salivaires se mettent en marche.

Nous avons là un Schiefer Riesling. Non, ce n'est pas une cuvée dédiée à notre chère Claudia, d'ailleurs çà ne s'écrit pas de la même façon. Pfffff... désolé pour le o-yaji gyaagu, mais que voulez-vous, on ne se refait pas comme çà, et puis de toute façon, n'ai-je pas l'âge d'être o-yaji ?

Ici, Schiefer avec un "e" et un seul "f" signifie schiste. Monsieur Roman Niedwoniczanski (j'adore prononcer ce nom comme si de rien n'était, çà impressionne beaucoup les Français, et je ne vous raconte pas les Japonais !) fait de la sélection parcellaire, et produit ses vins en fonction des terroirs, comme s'il s'agissait de grands crus.

Ce vin a une couleur plus foncée que les précédents, et un nez très aromatique et très fin.
Hélas, la chaleur de cette fin de soirée et la fatigue ne nous a pas permis de profiter de ce vin comme il le méritait. L'idéal est de s'installer tranquillement, dans un fauteuil ou à table, avec des amis, et de prendre son temps.

Buvabilité : 5/5 (parceque 6/5 n'est pas une note admise).

Prix : 8,60 €, à la propriété, à seulement 400 kilomètres de Paris. A ce prix-là, on peut s'acheter un 4x4 Mercedes et remplir le coffre.

Van Volxem Rotschiefer Riesling 2007


Cette fois-ci, les schistes sont rouges. Trois lettres seulement, "R" "O" et "T", qui donnent un vin très différent.

Le nez est crémeux, floral, avec une pointe de poivre.
La bouche, sucrée (on est à la limite d'un 1/2 sec) et légèrement pétillante, est agréable, et surtout très nette, ce qui n'est pas toujours le cas de certains Riesling allemands que le sucre rend mous et imprécis.
En plus, avec seulement 9,5 % d'alcool, on peut bien apprécier !

Buvabilité : 4,5/5 (au cas où certaines personnes seraient allergiques au sucre dans le vin).

Prix : 9,90 €, toujours à la propriété.

Ah oui, j'allais oublier :

Les fromages

Il faudra que je les prenne en photo la prochaine fois. Ce soir-là, nous avions :

Clacbitou, fromage de chèvre, frais et assez sec, de Saône et Loire.
Curé Nantais, vache fabriqué à Pornic.
Grise des volcans, tomme de vache d'Auvergne.

Merci à Alex (de la Fromagerie des Moines, 47 rue des Moines, Paris 17ème), pour son accueil et ses conseils toujours avisé.
Par yasaka20 - Publié dans : Vin - Communauté : dégustation
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Dimanche 5 juillet 2009
En cette saison enfin chaude, après le Château de Beaucastel blanc de l'apéritif et le Garrus rosé de Sacha Lichine sur l'entrée , il est temps de rester dans des saveurs méridionales avec ce Bandol rouge.


Au nez, on a un beau mélange de floral, d'animal, de sous-bois, de cuir, de cerise à l'eau de vie.

La bouche est chaude, épicée, chocolatée, avec une pointe de caramel. Les tanins sont agréables. On a de la chaleur et de la finesse, avec juste ce qu'il faut de rusticité, comme un vieux manoir chic.
La fin de bouche laisse une pointe de prune et une impression sucrée.

Buvabilité : 4/5 (sur des nourritures adaptées).

Par yasaka20 - Publié dans : Vin - Communauté : dégustation
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Dimanche 28 juin 2009
Eh non, je n'ai pas copié David Michaud, mais c'est vrai qu'en ce moment, nos sujets se suivent... et se ressemblent un peu. Mais ne t'inquiète pas, David, mes prochains sujets ne devraient plus ressembler aux tiens, puisque j'ai une petite série prévue sur le vin.

Bon, ce petit thème, prévu de longue date, est finalement très différent de l'article de David sur Shinjuku.

Les grandes villes japonaises, derrière leur apparence moderne et futuriste, réservent des lieux que l'on pourrait croire oubliés de tous, comme ce que nous avons vu précédemment dans l'article La campagne à Tôkyô  : des petites rues, au milieu de la jungle urbaine, qui rappellent davantage un village, avec ses petites maisons, son calme, ses fleurs, et ses petits magasins de proximité. On marche 50 mètres entre les gratte-ciel et les néons, et on se retrouve 50 ans en arrière.

Et parfois même, au pied des grands immeubles, des grands magasins et des centres commerciaux, entre une sortie de gare et une grande avenue, quelques tables sont dressées, où l'on peut manger sur le pouce une cuisine populaire et simple.

Ici, dans cette gargotte spécialisée dans les yakotori (brochettes), on s'installe sur un tabouret, et l'on mange sur des planches posées sur des caisses de bière. Le luxe raffiné de la cuisine kaiseki est bien loin ! Quand il fait froid, on suspend des bâches en plastique, mais le reste du temps, c'est à l'air libre.

Quand j'y suis passé, en avril dernier, il faisait froid, du moins ce soir-là. Les bâches étaient donc tendues. A mes côtés, deux hommes discutaient. Ils avaient déjà bien bu, et ils parlaient de façon vraiment vulgaire, façon yakuza, comme dans les films, et ne pouvaient plus arrêter leur fou rire. Leur accent guttural et leur rire étaient presque communicatifs.

Mais au fait, où se trouve exactement cet endroit ? Je lance le concours. Le premier qui trouve gagne une bouteille de vin, d'une valeur maximale de 10 €, livrable en mains propres à Paris intra muros, à proximité de mon domicile. Si si, je suis sérieux ! Alors à vos commentaires !



























































































Alors çà y est, vous avez trouvé ?
Par yasaka20 - Publié dans : Japon - Communauté : Tout sur le Japon
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