Mardi 24 janvier 2012
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1Q84, le dernier succès de Haruki Murakami, est une somme : 3 volumes (dont le 3ème doit sortir en France au cours de cette année), de plus de 500 pages chacun. Cela peut rebuter, mais une fois
le livre en main, les pages filent à une rapidité étonnante, malgré l'apparente lenteur du récit.
Murakami Haruki nous avait habitués à des histoires dans lesquelles les héros se débattent dans des mondes anormaux, où le fantastique prend une place importante. Ici, tout est normal... en
apparence. Disons que les situations sont réalistes, crédibles.
Aomame et Tengo, nos deux personnages principaux, vivent parallèlement, sans se connaître. Le livre alterne invariablement les chapitres consacrés à l'un et à l'autre : une fois Aomame, une fois
Tengo. Nous les découvrons progressivement, au fur et à mesure que le livre avance. Chaque chapitre apporte son lot de précisions, d'informations, de réponses. Mais aussi de nouvelles questions.
C'est ainsi qu'imperceptiblement, le lecteur s'enfonce dans un monde de moins en moins réaliste et de plus en plus inquiétant. Le livre est toutefois écrit de telle façon que le lecteur est
impatient de découvrir ce qui se passe derrière chaque évément, même si c'est à ses risques et périls.
Tout ceci est renforcé par le fait que le livre est très bien écrit, ou du moins très bien traduit par Hélène Morita. Très souvent, les traductions du japonais au français laissent apparaître la
trame de la langue d'origine, donnant au livre un caractère artificiel. Dans celui-ci, on a l'impression que tout a été d'entrée, écrit en français.
J'ai depuis entamé le volume 2 ; je m'enfonce, je m'enfonce, mettant mes nerfs à rude épreuve, pour mon plus grand plaisir.