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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 20:25

Visite rapide cette année au salon de la RVF, sans préparation. Sur place, j'ai trouvé relativement peu de monde, comparativement aux autres années. J'ai eu aussi l'impression qu'il y avait aussi moins d'exposants. Je suis donc resté sur ma soif. J'ai même eu l'impression que certains producteurs annoncés dans le catalogue n'étaient pas présents.

Toutefois, j'ai pu faire quelques dégustations intéressantes.

histoire de m'ouvrir le palais, j'ai commencé par du sake, celui de la maison Dassai. Deux cuvées étaient à découvrir, la 23 % et la 50 %. Les explications étaient données par une jeune femme sympathique et compétente. Je connaissais déjà les sake de cette maison réputée, donc pas de grande surprise. J'ai toutefois appris que Sylvain Huet, samourai de sake, professionnel compétent et sympathique de cette boisson, organisait un salon les 31 octobre et 1er novembre prochains. Renseignements à venir sur le site www.academiedusake.org. J'attends l'événement avec impatience.

A côté des Japonais, les Chinois tenaient un stand pour présenter certains vins de leur pays. Il faudra que j'en goute à l'occasion.

Le stand suivant était tenu par la maison de champagne Maurice Grumier, propriété familiale située à Venteuil. Quatre cuvées étaient à déguster. Un rosé de saignée, Les Rosiers, vineux. Le Brut Blanc de Noirs et l'Instant Nature Zéro Dosage étaient des champagne classiques et bien faits. La Cuvée Armand Extra Brut m'a davantage surpris, avec ses arômes rappelant un vin liquoreux, presque un tokaji. Très intéressant.

Peu motivé par ce qui était présenté cette année, j'ai continué par le château d'Esclans, propriété de Sacha Lichine, célèbre pour vendre le rosé le plus cher du monde. Le stand était tenu par un jeune homme connaissant bien la propriété, très aimable, et sans aucune arrogance. Parfaitement conscient que les visiteurs venaient à son stand par curiosité, il les accueillait avec simplicité et décontraction. Que valent donc les rosés de la maison ?

D'abord, j'ai été surpris de constater qu'il existait 4 cuvées de rosé, mais aussi deux rouges et un blanc. 100 % à base de rolle, c'est un excellent blanc, bien gras, et parfaitement équilibré. A 30 € c'est cher, mais la qualité est tout de même là. Passons maintenant aux rosés. Le Whispering Angel (17 €) est peu aromatique mais très fin, avec une bouche suffisamment grasse pour avoir de la présence, mais sans aucune lourdeur.

Rock Angel (22,50 €) est plus épicé, avec de beaux arômes de garrigue, et un boisé extrêmement bien maîtrisé. Les Clans (55 €) présente un style proche, mais moins exubérant et plus fin. Le boisé est toujours bien intégré. Enfin, le fameux Garrus est très fin, gras comme il faut, et ce qui toujours difficile sur un rosé, a un boisé également parfaitement intégré.

Ces vins valent-ils leur prix ? Le représentant de la propriété m'a évidememnt affirmé que les lourds investissements, ainsi que le travail conséquent à la vigne et au chai justifiaient ces tarifs. Personnellement, je pense que rien ne justifie qu'un vin soit vendu plus de 40 ou 50 €, en dehors de la loi du marché. Je considère que rien ne justifie qu'un rosé soit vendu à 80 € la bouteille, mais si le marché l'accepte, après tout, tant mieux pour le domaine.

Quoiqu'il en soit, et en dehors de l'aspect du prix, je reconnais qu'il s'agissait d'exellents vins, et que c'était la première fois que je dégustais des rosés qui avaient autant de finesse et de présence, et qui pouvaient aussi bien rivaliser avec d'excellents blancs. J'ajouterais aussi un mention pour l'accueil au stand.

Quand à être dans la curiosité, j'ai ensuite décidé de m'arrêter chez Hammel, stand présentant des vins suisses, du canton de Vaud. J'ai été reçu par un Australien, apparemment oenologue, fort sympathique, qui a pris tout son temps pour me faire découvrir toutes les cuvées présentes sur le stand.

J'ai fini par me perdre à force gouter autant de cuvées. Je retiendrais toutefois un intéressant chardonnay, très différent de ce que l'on peut trouver en Bourgogne. Une curiosité, un merlot blanc de noir, sur la cerise. Et des rouges très aromatiques, à base de cépages locaux, gamaret ou garanoir, ou les deux, je ne me souviens plus bien. L'un d'entre eux étaiet parfait, en accompagnement du chocolat au lait et au poivre de tasmanie. J'ai passé un très bon moment sur ce stand.

J'ai fini par le stand Valade et Transandine, qui présentait des vins d'Australie. J'avoue que j'avais une opinion négative des vins de ce pays. Il y a encore quelques années, je considérais que c'était, avec les Etats-Unis, le pays aux vins les plus chimiques, les plus caricaturaux et les plus raccoleurs du monde. J'ai toujours cette impression pour les Etats-Unis, même si je n'en ai bu que peu.

Par contre, j'ai eu l'occasion de découvrir des vins australiens qui ont fait évoluer mon opinion, notamment des vins très frais et très fins. Sur le salon, toutefois, je n'ai rien découvert d'extraordinaire, même si certaines cuvées étaient très bonnes. En blanc, le sauvignon m'a paru manquer d'acidité et de tranchant. Je préfère largement ce que j'ai déjà bu de ce cépage en provenance du voisin néo-zélandais.

Les rieslings avaient vraiment un goût de riesling et n'étaient pas trop lourds. Le Grosset Springvale étaient même complexe, avec de la personnalité. En rouge, les cuvées de millésimes récents étaient savoureuses, mais sans être marquantes. Quant aux millésimes plus anciens, ils étaient certes bons, mais trop présents en bouche. Des vins typiques pour écraser les concurrents lors de concours, mais parfaitement imbuvables au cours d'un repas, sauf à se contenter d'une gorgée par convive.

Enfin, j'ai bien apprécié le D'Arenberg The Nostalgia Rare, vin rouge issu partiellement de solera, dans un style Pedro Ximenez, en moins oxydatif. Une bonne surprise.

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