Samedi 15 novembre 2008
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Levé vers 8 h 30. Pour aller au musée Ghibli, il faut prendre la ligne Yamanote jusqu'à Shinjuku, puis la ligne Chûô Sobu jusqu'au Mitaka. Dans le métro, je vérifie mon chemin auprès d'un vieux
monsieur, qui me renseigne très gentiment. 2 sièges plus loin, une dame m'écrit, très gentiment aussi, les explications dans un anglais approximatif, sur une carte de visite... en bois de cèdre
!
A la gare de Mitaka, je demande où se trouve l'arrêt du bus à policier. Ne sachant pas, il rigole et demande à un passant qui rigole à son tour en me montrant un petit bus jaune décoré de motifs
de Ghibli. C'est presque un chat bus. J'arrive au musée avec une heure d'avance sur l'horaire indiqué sur mon billet.
En attendant, je fais un petit tour dans le parc entourant le musée. A l'entrée, une jeune femme arrête son vélo et vend des gâteaux faits maison. Dans un coin, des mamies ont aussi posé leurs vélos et s'apprêtent à pique-niquer sur les tables prévues à cet effet. Plus loin, des mères de famille et leurs enfants font de même. Tout le monde rigole, dans une atmosphère d'insouciance générale. Un petit garçon chaussé de zori (sandales traditionnelles) court après sa mère qui part en vélo. Quand elle s'arrête, il escalade le vélo pour monter dans le siège enfant. Plus loing, un hortensia. Au Japon, ils sont presque tous bleus, avec de petites fleurs. Les roses, presque inexistants, sont appelés des "parisiennes".
A 11 heures, je peux enfin entrer dans le musée. Les photos y sont hélas interdites. En voici le lien, pour plus de renseignements : http://www.oomu.org/ghibli-museum.html
Le musée se présente comme une grande maison de style occidental, comme dans les vieux films anglis ou américains.
Au rez-de-chaussée se trouvent des "machines" qui fabriquent des images. Ce sont des animations jouant sur l'illusion optique. L'imaginaire Ghibli est à son maximum.
Au rez-de-chaussée également, se trouve le cinéma. On peut y voir un petit film inédit, où Mei rencontre un bébé chat bus, qui vient ensuite la voir la nuit pour l'emmener dans un rassemblement de Totoros. S'y rendent également d'autres chats bus, ainsi qu'un chat train. Dans la salle, des mamans et des enfants, complètement survoltés. Au début, ils reprennent tous en coeur le générique, puis pendant le film, à chaque apparition de chat bus ou de Totoro, c'est presque l'émeute, les enfants poussent des "OOOOOOOOh" à la japonaise, tapent des mains, tapent des pieds, crient, rigolent... Ici, Totoro, est vraiment une star.
Aux autres étages se trouvent des pièces présentant toutes les sources d'inspiration des dessins de Ghibli. C'est étonnant de voir l'importance de l'Europe dans cette inspiration, par exemple l'architecture des villes allemandes et les paysages écossais. Il y avait aussi une photo en noir et blanc, des années 30, sûrement achetée dans un vide grenier, et représentant une petite fille espiègle tenant un balai. Quelqu'un avait écrit, en français, "c'est ma tante Georgette". Et c'est incroyable de voir que cette petite Française des années 30 est le portrait craché de Kiki la petite sorcière. Ghibli s'est finalement beaucoup inspiré de la culture européenne, pour réaliser des oeuvres très japonaises.
Au dernier étage se trouve un chat bus géant en peluche, sur et dans lequel les enfants peuvent s'amuser, après avoir enlevé leurs chaussures, bien entendu. S'y trouvent aussi des dizaines de noiraudes en peluche.
Enfin, avant la sortie, l'inévitable boutique et le café.
J'achète une gauffre à la charmante jeune fille, puis prends le bus, et vais déjeuner à Shinjuku, chez Ayashiya. Repas quelconque. Puis courses et promenade, à Shinjuku puis Shibuya.
A Shinjuku, devant Studio Alta, la promo devant le grand robot bat sont plein.
A Shibuya, un grand bus, les vitres remplacées par des écrans de télé passant un clip, son au maximum, sillonne le quartier. Il vient s'arrêter le 109 (Ichi Maru Kyû), le magasin des Shibuya girls. Devant le magasin, une estrade et des barrières, dédiés à la promotion du dernier album de Leah Dizon, star apparemment connue de la J-Pop. Foule dense, téléphones en l'air pour photographier et prendre des vidéos. Le staff, en costume cravatte, passe avec des panneaux demandant très poliment (s'il vous plait ne le faites pas nous vous en prions humblement) de ne pas prendre de photos ou de vidéos.
Puis promenade dans les rues de Shibuya, avant de passer me changer à l'hôtel pour aller chez
J.
En attendant, je fais un petit tour dans le parc entourant le musée. A l'entrée, une jeune femme arrête son vélo et vend des gâteaux faits maison. Dans un coin, des mamies ont aussi posé leurs vélos et s'apprêtent à pique-niquer sur les tables prévues à cet effet. Plus loin, des mères de famille et leurs enfants font de même. Tout le monde rigole, dans une atmosphère d'insouciance générale. Un petit garçon chaussé de zori (sandales traditionnelles) court après sa mère qui part en vélo. Quand elle s'arrête, il escalade le vélo pour monter dans le siège enfant. Plus loing, un hortensia. Au Japon, ils sont presque tous bleus, avec de petites fleurs. Les roses, presque inexistants, sont appelés des "parisiennes".
A 11 heures, je peux enfin entrer dans le musée. Les photos y sont hélas interdites. En voici le lien, pour plus de renseignements : http://www.oomu.org/ghibli-museum.html
Le musée se présente comme une grande maison de style occidental, comme dans les vieux films anglis ou américains.
Au rez-de-chaussée se trouvent des "machines" qui fabriquent des images. Ce sont des animations jouant sur l'illusion optique. L'imaginaire Ghibli est à son maximum.
Au rez-de-chaussée également, se trouve le cinéma. On peut y voir un petit film inédit, où Mei rencontre un bébé chat bus, qui vient ensuite la voir la nuit pour l'emmener dans un rassemblement de Totoros. S'y rendent également d'autres chats bus, ainsi qu'un chat train. Dans la salle, des mamans et des enfants, complètement survoltés. Au début, ils reprennent tous en coeur le générique, puis pendant le film, à chaque apparition de chat bus ou de Totoro, c'est presque l'émeute, les enfants poussent des "OOOOOOOOh" à la japonaise, tapent des mains, tapent des pieds, crient, rigolent... Ici, Totoro, est vraiment une star.
Aux autres étages se trouvent des pièces présentant toutes les sources d'inspiration des dessins de Ghibli. C'est étonnant de voir l'importance de l'Europe dans cette inspiration, par exemple l'architecture des villes allemandes et les paysages écossais. Il y avait aussi une photo en noir et blanc, des années 30, sûrement achetée dans un vide grenier, et représentant une petite fille espiègle tenant un balai. Quelqu'un avait écrit, en français, "c'est ma tante Georgette". Et c'est incroyable de voir que cette petite Française des années 30 est le portrait craché de Kiki la petite sorcière. Ghibli s'est finalement beaucoup inspiré de la culture européenne, pour réaliser des oeuvres très japonaises.
Au dernier étage se trouve un chat bus géant en peluche, sur et dans lequel les enfants peuvent s'amuser, après avoir enlevé leurs chaussures, bien entendu. S'y trouvent aussi des dizaines de noiraudes en peluche.
Enfin, avant la sortie, l'inévitable boutique et le café.
J'achète une gauffre à la charmante jeune fille, puis prends le bus, et vais déjeuner à Shinjuku, chez Ayashiya. Repas quelconque. Puis courses et promenade, à Shinjuku puis Shibuya.
A Shinjuku, devant Studio Alta, la promo devant le grand robot bat sont plein.
A Shibuya, un grand bus, les vitres remplacées par des écrans de télé passant un clip, son au maximum, sillonne le quartier. Il vient s'arrêter le 109 (Ichi Maru Kyû), le magasin des Shibuya girls. Devant le magasin, une estrade et des barrières, dédiés à la promotion du dernier album de Leah Dizon, star apparemment connue de la J-Pop. Foule dense, téléphones en l'air pour photographier et prendre des vidéos. Le staff, en costume cravatte, passe avec des panneaux demandant très poliment (s'il vous plait ne le faites pas nous vous en prions humblement) de ne pas prendre de photos ou de vidéos.
Puis promenade dans les rues de Shibuya, avant de passer me changer à l'hôtel pour aller chez
J.
Rues de Shibuya :
Devant le studio de Tôkyô FM. Le studio est visible depuis la rue, à travers une grande vitrine. La foule vient s'y presser pour voir les invités célèbres
Devant le studio de Tôkyô FM. Le studio est visible depuis la rue, à travers une grande vitrine. La foule vient s'y presser pour voir les invités célèbres
A Kawaguchi, je retrouve J., enceinte, et ses parents, chez lesquels j'ai logé 6 jours lors de mon premier voyage au Japon. La maison n'a pas l'air d'avoir changé, et pourtant, ils me disent
qu'ils l'ont entièrement reconstruite, en bois, alors qu'elle était en béton. En effet, à l'intérieur, même si le plan d'origine n'a pas subi de modifications majeures, tout est neuf, en
parquet, de style japonais. La cuisine, à la même place, est beaucoup plus grande, la partie bain n'a plus rien à voir, et la pièce de débarras a été transformée en salle à manger.
C'est là que nous dînons. Le Château Centemerle 98 que j'ai amené est superbe, et après plusieurs jours de cuisine japonaise, je suis presque assailli par sa puissance.
Avant de partir, passage aux toilettes. Elles sont toutes neuves, avec washlet dernier cri, tableau de bord au mur, et surprise, quand on approche la main, le couvercle se lève tout seul. Rien n'arrête le progrès !
C'est là que nous dînons. Le Château Centemerle 98 que j'ai amené est superbe, et après plusieurs jours de cuisine japonaise, je suis presque assailli par sa puissance.
Avant de partir, passage aux toilettes. Elles sont toutes neuves, avec washlet dernier cri, tableau de bord au mur, et surprise, quand on approche la main, le couvercle se lève tout seul. Rien n'arrête le progrès !
Puis je me dirige vers ryogoku, le quartier des sumos, dans l'espoir
de prendre rendez-vous avec une heya (centre d'entrainement des sumos). Au kokugikan, le stade des tournois de sumos, il y a un petit musée gratuit, sans grand intérêt. Le plus intéressant est le
musée de l'histoire de Tôkyô, qui se trouve derrière, et que j'avais déjà visité. Malgré tout, le stade a une belle architecture, à la fois moderne et inspirée du style japonais traditionnel.
Je vais ensuite à la Michinoku beya, je sonne, mais seul un petit chien me répond. Je
vais donc me promener dans le quartier, composé de 2 grandes avenues, de petites rues avec des commerces populaires et des restaurant de nourriture à sumo, et d'une ligne de métro aérien. Dans
l'une des avenues, je me fais doubler par un lutteur de sumo, en kimono et sandales, sur son petit vélo.
Une devanture de restaurant
Hommage à un grand du sumo
Restaurant de chanko nabe, la nourriture des sumos
Une rue de Ryogoku
Les restaurants de chanko sous le métro
Dans une rue, un parking privé
L'entrée de la station de métro Ryogoku
Dans la rue qui mène au Sensô ji (temple), un marchand de gâteaux.
Le Sensô ji.
Le pont d'Asakusa, avec le siège de la marque de bière Asahi, designé par Philippe Starck. Sur le toit, officiellement, une goutte de bière. D'après
les Tôkyôïtes, une crotte chien.
Entre China Town et la gare, une rue commerçante, avec ce genre de boutiques, et des pulikula,
photo matons géants où les jeunes filles se font photographier à plusieurs, puis retravaillent les images en ajoutant des coeurs et des étoiles.
Je prends un café glacé au bar. Face à moi, le Mont Fuji. Caché par une grosse masse
nuageuse. A mes côtés, des enfants, comme dans n'importe quel autre pays, guettent les trains qui passent... 300 mètres sous leurs pieds.
J'achète des livres, puis sors. Je traverse le
parc d'attraction, puis longe le port, immense, jusqu'au terminal passagers.