Puisque on en est à parler de plaisir gustatif d'outre Rhin, je ne résiste pas à l'envie de vous montrer ce qui nous attendait chez les parents de mes amis. En effet, il faut savoir qu'à chaque
fois que nous allons chez eux, nous sommes plus que bien nourris. A titre d'exemple, ce samedi là, nous avions pris rendez-vous chez Van Volxem pour une dégustation. Nous avions pris un bon
petit déjeuner, dans l'optique de sauter le déjeuner.
Mais vers 14 heures, de retour chez les parents, un repas nous attendait. Avec du Riesling. Et après, on a goûté, et le soir, on a dîné. Idem le dimanche. L'ICE du retour était plus lourd ;
serait-ce la cause de son retard systématique ?
Comme c'est toujours difficile de choisir, on prend un peu de chaque, sachant que nos amis n'ont pas du tout la même notion du "un peu" que nous. Et après, comme on a aimé les 3, on reprend "un
peu" de chaque.
Voilà pour le solide, passons maintenant au liquide.
A la frontière du Luxembourg, et non loin de la France, au bord de la Sarre, se trouve le petit village de Wiltingen (http://www.wiltingen.de/). D'environ 1 500 habitants, ce village est connu
des amateurs de vin du monde entier pour ses grands crus, et certains de ses producteurs, entre autres l'emblématique Egon Müller.
Derrière la jolie église, se trouve une belle maison bourgeoise, superbement rénovée par Roman Niedwoniczanski. C'est la maison Van Volxem. Roman Niedwoniczanski est héritier de la famille qui
possède la marque de bière Birburger, l'une des principales en Allemagne, et qui possède également d'autres grandes marques de boisson, comme l'eau minérale Gerolsteiner, célèbre en France chez
les amateurs du Tour de France.
En tant qu'héritier, il aurait pu se contenter de regarder l'herbe pousser. Au lieu de cela, il a décidé de mettre ses finances au service de sa passion pour le vin. Il a ainsi créé un domaine
pour lequel il recherche le maximum de qualité. Il a racheté des vignes, dans des très bons terroirs, et cherche à en extraire la quintessence.
Après avoir parcouru la route des vins de la région, et visité des productions familiales (exemple : Schloss Saarstein ou Hebert à Nennig, Karl Petgen à Perl, que j'aime aussi beaucoup), on se
rend compte tout de suite, en entrant dans cette superbe maison, que l'on est dans la catégorie supérieure. On est ensuite impressionné par le propriétaire, géant blond de plus de 2 mètres.
Celui-ci nous reçoit sur sa belle terrasse ou dans sa belle salle à manger, autour de laquelle sont exposées des dizaines de superbes bouteilles vides de toutes provenances et toutes
époques.
Travailleur acharné et perfectionnise, il prend le temps de nous recevoir, de nous parler de sa passion pour les bourgogne rouges, qu'il considère comme les meilleurs vins du monde, de nous
présenter son chien Margaux (comme quoi il n'est pas sectaire), et enfin de nous faire goûter tous ses vins, et surtout de nous les présenter.
Au premier nez, on voit que l'on est vraiment dans la catégorie supérieure. Ses vins, quelqu'ils soient, sont toujours minéraux, aromatiques, et de grande classe. Sa gamme se compose d'un pinot
blanc, à 9,90 €, et d'une quinzaine de rieslings, de différents terroirs. Les prix varient entre moins de 9 € et 29 € pour le plus cher, mais on peut se faire vraiment plaisir avec des vins
entre 9 et 12 €, prix très avantageux en comparaison des Alsace de même niveau. Hélas, le coût de transport est vraiment cher, chose incompréhensible puisque on est à quelques kilomètres de la
frontière française, et que le droits de douane n'ont plus cours depuis belle lurette. Mais c'est toujours plus cher de faire venir du vin allemand ou luxembourgeois vers Paris (distance de 450
km) que du Rhône ou du Languedoc, à une distance deux fois plus grande.