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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 09:21

Dans le dernier France-Japon Eco, Sylvie Guillem disait que si elle n'allait pas au Japon pendant un an, elle ne se sentait pas bien. Quand je lis ce genre de déclarations, je me sens moins seul. C'est ce qui m'arrive en ce moment, vu que je n'y suis pas allé depuis janvier 2011.

 

Je vais donc partir la semaine qui vient, mais avec un sentiment mitigé, dû, vous le devinez, aux événements de l'an dernier. Tout le monde a vécu cette situation, d'avoir un ami malade. Un ami très cher, qu'on avait toujours un plaisir intense à rencontrer. Maintenant, il est malade, on doit aller le voir, mais le plaisir a laissé la place à l'inquiétude et à la tristesse. Parallèlement, on a envie d'y aller, pour ne pas le laisser tomber, même si on sait qu'on ne peut pas grand chose pour lui, à part justement le soutenir moralement en étant à ses côtés.

 

Mélée à ma joie de retrouver le Japon, j'avais aussi cette appréhension des séismes. N'en ayant que subi que très peu, et de très faibles (qui m'ont même presque amusé, je l'avoue honteusement), je redoute par moments qu'un gros séisme comme celui de l'an dernier ne survienne. Mais si l'on a peur des séismes, il ne faut pas aller au japon. J'ai noué avec ce pays une relation particulière, je dois donc en accepter tous les aspects. De toute façon, la peur n'évite pas le danger, et même quand je suis en France, la colère de la terre continue de menacer toutes les personnes que je connais là-bas.

 

Cela dit, cette anxiété a depuis quelque temps laissé place à l'impatience : les bagages en préparation dans l'appartement, les derniers papiers à imprimer (réservations d'hôtels, de visites, de safari photo...) font monter la tension et l'envie d'être déjà sur place. Je me suis même surpris à narguer mes collègues en faisant l'avion au bureau. C'est bon signe, même si ma hiérarchie s'en est étonnée

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