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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 19:36

J'avais oublié ces bouteilles dans ma cave. Heureusement, tous les oublis ne sont pas fâcheux, bien au contraire dans certains cas.

 

Dans un passé certainement plus lointain qu'il n'y parait, j'avais bu un Costières de Nimes, tel qu'on en faisait à l'époque : large d'épaules, fort en gueule, impressionnant ; une bombe, comme on dit. J'avais aimé. J'avais été impressionné. M'étant mis en quête d'un vin de cette appellation, j'étais tombé, au Salon des Vignerons Indépendants, sur Diane de Puymorin, charmante et élégante jeune femme, en charge des 50 hectares du Château d'Or et de Gueules depuis 1998.

 

Sa cuvée Trassegum m'avait plu, j'en avais donc mis dans ma cave. Et puis je les avais plus ou moins oubliées, jusqu'au moment où j'ai pensé raisonnable de les sortir avant qu'il ne soit trop tard.

 

Bingo ! Sans le faire exprès, j'ai exhumé ce vin à ce qui semble être son apogée.

 

Rien à voir avec le Costières de Nimes dont j'avais le souvenir, mais c'est beaucoup mieux comme cela. Ici, c'est un vin de femme. Non pas un vin pour les femmes, je ne sais pas ce que cela signifie, mais un vin élaboré, créé, par une femme.

 

L'odeur est très agréable, fine, nette, franche, vive : mûre, vieux bois, rose séchée, chocolat, vanille (mais attention, juste ce qu'il faut, avec finesse, juste pour adoucir l'ensemble), encens.

 

En bouche, on a une très belle acidité. C'est un vin enjoleur mais très droit, séducteur et raffiné, rassurant par sa grande franchise.

 

Cépages : syrah (50 %), carignan et mourvèdre à égalité pour le reste.

 

Buvabilité : 4,5/5 (très fin, très frais, malgré son taux d'alcool).

 

Prix : annoncé à 12 € pour le 2005 sur le site du domaine. Je connais des grands crus bordelais beaucoup plus onéreux qui ne lui arrivent pas à la cheville !

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