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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 19:12
Tiens, une petite recette toute simple, donnée par Jacques Dupont, dans le supplément vin du journal Le Point : l'omelette au vin jaune.

Comme indiqué, j'ai pris 4 oeufs, j'ai ajouté une cuillère à soupe de crème fraiche, du sel, du poivre, de la ciboulette. Il fallait aussi une bonne cuilière à soupe de vin jaune, que j'ai remplacé par une cuillère à soupe de : voir le titre. A côté, j'ai fait cuire des pleurottes, puisque c'est la saison des champignons.

Pourquoi pas du vin jaune ? Tout simplement parce que je n'en avais pas, mais j'avais celui-ci, un 100 % savagnin, même cépage que le vin jaune, vinifié comme un blanc sec, sans le traitement traditionnel sous voile.

Et alors, qu'est-ce que çà donne ?

L'omelette était belle, onctueuse, baveuse juste comme il faut, parfaitement assaisonnée, et avec les pleurottes, çà glissait tout seul. Comment, vous vous en foutez, ce n'est pas la question ?

Oui, ben le vin, j'y viens, mais les deux étaient faits pour aller ensemble, donc je parle des deux.

C'est parti pour le vin (et pour le langage RVF - Guide Hachette !) : arômes de whisky (ah bon ?), de noix (évidemment), et de fleurs. Des arômes forcément surprenants pour qui n'a pas l'habitude, mais très fins, sans aucune agressivité. Après la première surprise, on s'y fait très bien, et on en redemande.

Et la minéralité ? Si vous voulez, de toute façon, personne ne sait ce que c'est.

La bouche, comme avec ce type de vin très aromatique, s'attend sucrée, mais c'est un vin sec, ce qui est également surprenant (pour qui n'a pas l'habitude, toujours). Une bouche soyeuse (oh !), et légèrement citronnée.

Franchement, avec l'omelette, c'était parfait. Simple, mais parfait. J'ai à cette occasion découvert deux choses.
1/ Les choses les plus simples sont parfois les meilleures.
2/ Les choses les plus simples peuvent être autre chose que des pâtes à la sauce tomate.

Demeure toutefois une question de première importance : comme c'est un vin à la personnalité affirmée, que tout le monde n'apprécie pas forcément, il se peut qu'il en reste une fois que l'omelette est finie.

Pas de panique : un comté demi-vieux. Classique à 200 %, mais çà marche aussi à 200 %. Les choses les plus simples...

Et si, après le comté, il reste encore du vin ?

Toujours pas de panique : j'ai testé avec le chocolat ! Oui oui, du Bonnat, bien entendu. Surprise, çà fonctionne, du moins au niveau des arômes. Par contre, au niveau du goût, le vin manque de matière et de sucre. Je vais donc être obligé d'essayer avec un vin de paille.

Ah, encore une question : et si on n'a plus de vin à la fin du repas ? Je trouve que vous êtes des gens bien compliqués, mais j'ai toutefois la réponse : un marc du Jura du Château d'Arlay à 46 °. Après çà, vous ne devriez plus pouvoir poser de questions.

Et pour finir, la buvabilité du savagnin : je dirais de 2 à 5/5, selon les goûts.

Une photo ? Eh non, car après le digeo, mon Digicame avait disparu. Le surlendemain, il était revenu à l'endroit habituel. Bizarre bizarre, l'électronique !

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