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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 20:21

Quelques critiques positives dans la presse m'avaient donné envie d'essayer ce restaurant gastronomique. J'ai également fureté sur internet, où les critiques n'étaient pas toutes tendres avec le service et l'accueil. J'ai malgré tout réservé pour me faire mon opinion.

 

Situé dans la rue principale de Kaysersberg, à l'extrémité est, le cadre est agréable, avec une terrasse abritée donnant sur le côté, et une grande salle design. Le restaurant fait partie d'un hôtel, et est couplé avec un winstub. Point positif : de l'entrée, on voit les bouteilles de la cave, qui forment un mur se reflétant dans un miroir. La cuisine, également, est visible, séparée du hall par une immense vitre. On peut y voir l'activité de la cuisine, mariant calme, concentration et agilité. Impressionnant. Petit point négatif : les toilettes, qui datent visiblement des années 1980, mais je ne serais pas surpris qu'elles soient au programme des prochaines rénovations.

 

Venons-en maintenant à l'accueil. Personnellement, je n'aurai rien à redire, j'ai été placé par une charmante dame fort aimable qui m'a remis dans les mains d'une autre dame tout aussi aimable. Au service, le personnel est également agréable. Je reprocherai juste la façon un peu caricaturale d'annoncer les plats, sur un ton légèrement surfait, mais çà n'empêche pas les serveurs d'être disponibles, prévenants, souriants, et de bien faire leur travail.

 

Quant au service du vin, il était assuré ce jour-là par un Japonais, dont le conseil était parfait. Rien à voir donc avec les reproches que j'ai pu lire sur internet.

 

Et maintenant, le repas.

 

En amuse-bouche, d'abord, je retiens le jaune d'oeuf liquide et chaud, dans une boule de pain, à gober d'un coup. Superbe.

 

Voici maintenant la première entrée :

 

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Elle fait partie du menu qui a permis à Olivier Nasti, le chef, de devenir Meilleur Ouvrier de France (MOF) en 2007. Comme ce n'est pas évident à voir sur la photo, ce sont des escargots. L'intitulé est "Escargots de la Weiss alsacienne façon nouvelle mode". Cà ne veut rien dire, mais bon sang, que c'était bon. Une entrée chaude, avec une émulsion rappelant la bave du gastéropode, un goût subtil, une cuisson parfaite. Un régal.

 

Deuxième entrée :

 

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Là, c'est plus facile, c'est du foie gras poêlé. Très bon, mais beaucoup plus classique. Là, j'entends déjà les gens mal intentionnés me faire remarquer que j'ai mangé 2 entrées. Et alors ? C'est mon ventre qui grossit, non ?

 

Alors pour rabattre leur caquet aux ayatollahs de l'anti calorie et du régime permanent, je vous présente... la 3ème entrée !

 

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Imaginez un serveur vous annonçant, avec une diction un peu surfaite : "La terrine de foie gras d'oie, croustillant au paint d'épice, et fruit d uberawecka en condiment". Imaginez le temps pour dire tout çà. A la fin de l'énoncé, on ne sait plus ce qu'il y avait au début. En tout cas, heureusement que c'est une entrée froide, il n'y a pas autant d'urgence à la manger.

Quant au goût, c'est divin. Le croustillant de pain d'épice est d'une rare finesse, et se marie parfaitement avec le foie gras.

 

Le secret de cette cuisine ? une cuisson, un traitement, et des mariages extrêmement précis, tout comme la température de service.

 

3 entrées, c'est bien, çà nourrit son homme, et j'étais rassasié, mais voilà, j'avais décidé de tester le restaurant, donc je devais continuer avec les plats des 3 menus commandés.

 

Plat N° 1 (du menu MOF) :

 

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Ce drôle de bonhomme aux gros yeux vairons et aux dents effrayantes n'est autre qu'un lapin façon lièvre à la royale avec des gnocchis. Original, très bon, mais je l'aurais davantage apprécié en hiver qu'en ce mois d'août ensoleillé (en Alsace tout du moins).

 

Plat N° 2 :

 

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Eh oui, des côtelettes d'agneau, succulentes, à la cuisson parfaite, mais beaucoup plus classiques. Remarquez, ce peut être aussi une qualité pour un grand restaurant de proposer du classique et du moins classique, afin de satisfaire tous les goûts.

 

Plat N° 3 :

 

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Ce second bonhomme, aux yeux rieurs, au rire complice de celui qui vient de nous faire une bonne blague, est un cabillau avec un jus de coquillages.

 

Et maintenant, le dessert, un seul, pris dans le MOF ; il n'y avait pas de place pour deux autres :

 

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Là encore, je ne me souviens pas de l'intitulé complet, qui figurait sur le site du Chambard quand j'ai commencé l'article, mais qui vient de disparaître. Je dirai donc que ce sont des crêpes à l'orange, mais en réalité, c'est beaucoup plus que çà.

 

En fin de repas, même le café est très bon, et vraiment remarquable, de plus servi avec des mignardises généreusement proposées sur un grand plateau roulant. On choisit ses friandises, comme un enfant choisit ses bonbons.

 

Quant au vin, le sommelier m'a très bien conseillé en me proposant un Pinot Gris Cuvée Sainte Catherine 2007, du domaine Weinbach. Un vin floral, très aromatique et d'une grande finesse. Si vous voulez me faire plaisir pour mon anniversaire, vous voyez ce qu'il vous reste à faire

 

En résumé, la question à la François Simon : Faut-il y aller ? Oui, trois fois oui ! Il faut absolument découvrir cette cuisine à la fois inventive et d'une grande précision, avec ses petits clins d'oeil qui la rendent conviviale.

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