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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 13:05

Traumatisée par la guerre (pudiquement appelée événemants) d'Algérie et le rôle de certains paraputschistes, l'armée française avait banni le treillis camouflé de sa panoplie. Le camouflage a heureusement été remis à l'ordre du jour à la fin des années 1990 (comme quoi les traumatismes mettent du temps à guérir). Il est vrai que sur les champs de bataille (pardon, en opération extérieure), l'absence de camouflage rendait nos militaires plus facilement repérables que leurs homologues étrangers (l'exception culturelle avait atteint ses limites).

 

Parallèlement, dans les casernes, les appelés, c'est à dire les 33,3 % de malchanceux qui n'avaient pas eu un piston pour y échapper, se voyaient obligés de porter un treillis vert kaki uniforme, dont le fameux modèle F1. Les appelés n'aimaient pas çà du tout, et dans le civil, seuls certains chausseurs portaient cette tenue, certes peu seyante, mais somme toute très solide et très pratique, grâce à ses nombreuses poches.

 

A la fin des années 1990, Jacques Chirac a décidé de dissoudre la conscription, à peu près en même temps que l'Assemblée Nationale (je sais, ce n'est pas bien de se moquer). Les treillis se sont retrouvés dans le commerce, recherchés moyennant finances par ceux-là même qui ne voulaient pas les porter gratuitement quelques années auparavant. Comme dirait le Chat de Geluck, soit je n'y comprends rien, soit je suis con, soit les deux.

 

On a même vu des femmes, et en très grand nombre, porter des tenues militaires. Partaient-elles à la guerre, alors qu'elles étaient chaussées de mules à talons ? Partaient-elles à la chasse, mais alors par à la chasse aux hommes, dans une tenue aussi peu sexy ? Je n'ai toujours rien compris.

 

Aujourd'hui, cette mode est partiellement restée, après plusieurs années de bons et loyaux services, sous la forme de la veste de treillis modèle F1, portée avec n'importe quoi n'importe comment. Elle est très facilement reconnaissable, avec ses attaches sur le haut du bras pour coudre l'insigne du régiment, et ses velcros pour accrocher son nom (la bande patro) et son grade.

 

Toujours aussi moche, mais toujours aussi porté. Soit je n'y comprends rien...

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