Qui a dit que le vin français était compliqué ? Il l'est, certes, mais comparé au système allemand, il est très simple, surtout si l'on met en parallèle les quantités et les variétés produites
par les deux pays.
Vous voulez une explication ? C'est vendredi soir, vous êtes fatigués, une autre fois ? Merci les ami(e)s, çà m'arrange, car pour moi aussi, c'est vendredi soir. Un autre jour. Peut-être. On
verra.
Bon, ici, on a un vin produit par la famille Weber, propriétaire du domaine Margarethenhof, à Ayl, dans la Sarre (près de Trève, en Moselle). C'est un riesling, comme son nom l'indique. Auslese
signifie que c'est un vin sucré. Ayler Kup est le terroire.
Compliqué ? Peut-être, mais que cela ne nous empêche pas d'ouvrir la bouteille. Bouteille fine, de 50 cl. Plop, on sort le bouchon, on l'approche du nez, pour faire comme les sommeliers
(personnellement, je fais même çà avec les capsules à vis, et en plus je ne le fais pas exprès). Oh, le bouchon sent le fruit de la passion !
Le vin, lui, sent plutôt l'ananas et le pamplemousse. Simple, mais très agréable. En bouche, il est bien entendu sucré, mais de façon très agréable : c'est très frais, très pamplemousse, l'ananas
faisant ensuite son apparition. C'est à la fois sucré et d'une extrême vivacité. Comme un bonbon bondissant, une friandise joyeuse.
Enfin, avec 10,5 % d'alcool, çà se boit tout seul.
Accompagnement ? Je l'ai bu avec un bleu des Causses, mais pour moi, c'est l'exemple parfait du vin de goûter. Pour le petit quatre heures, avec un sablé au citron... Entre le digeo du midi et
l'apéro du soir.
Buvabilité de 5/5, même pour ceux qui n'apprécient que modérément les vins sucrés.
Prix : autour de 11 € à la propriété. Et pour ceux que çà intéresse, voici le
site de la propriété. Allez-y passer un week-end, c'est
une très jolie région, et c'est à moins de 500 bornes de Paris. Vous n'êtes pas encore partis ? La semaine a dû être vraiment dure !