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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 15:21

D'après diverses études, d'année en année, le nombre de Français partant en vacances a tendance à diminuer, au point que cette année, près de la moitié d'entre eux ne seraient pas partis. Comme on dit depuis plus de 30 ans : c'est la crise. A ce sujet, les commentaires semblent unanimes, dénonçant tous cet état de fait.

 

Pourtant, parmi tous ceux qui regrettent que la moitié de leurs concitoyens restent chez eux toute l'année, combien imaginent ce que seraient les vacances si 100 % des hexagonaux partaient ? J'ai personnellement comblé ce vide et fait la liste, certainement inexhaustive, des conséquences de ce départ massif et général. Imaginons donc que 100 % des Français, donc le double du nombre actuel, partent en vacances. Ce serait :

 

- deux fois plus de voitures sur les routes, donc non pas deux fois plus d'embouteillages, car à partir d'un certain degré de blocage, la moindre voiture crée un effet exponentiel.

 

- Deux fois plus de queue aux pompes à essence, dans les toilettes des stations service, et aux machines à café.

 

- Deux fois plus de voitures sur les parkings des aires de repos, alors qu'en temps ordinaire, se garer est mission impossible.

 

- Deux fois plus de personnes en short et marcel occupant les places du restaurant, mangeant goulument des gros steacks bien gras avec des grosses frites dégoulinantes d'huile industrielle.

 

- Deux fois plus de papiers gras volant au gré du vent.

 

- Deux fois plus de monde dans les gares et les aéroports. J'avais vu à ce sujet un reportage très drôle sur la gare de Lyon un jour de départ, où il devait y avoir 350 000 passagers dans une journée, soit 5 à 10 fois moins que le trafic quotidien des plus grandes gares du monde. Imaginons donc deux fois plus de monde dans les gares, tout en sachant que la SNCF (comme la RATP d'ailleurs) se noie dans un verre d'eau au moindre grain de sable dans sa vieille machine plus vraiment huilée. La catastrophe donc.

 

- Deux fois plus de monde dans les trains, car il ne faut pas s'attendre à ce que la SNCF ajoute des trains supplémentaires. Pour prouver cet assertion, il suffit de se rendre sur la ligne C du RER, à Paris, et de constater que l'été, les trains sont tous longs, sauf ceux en direction de Versailles, de loin les plus fréquentés du fait de la présence des touristes. Deux fois plus de monde dans les trains, c'est à dire deux fois plus de bagage qu'on ne sait où poser, deux fois plus de cris d'enfants mal élevés, deux fois plus de queue à la voiture bar, deux fois plus de saleté dans les toilettes, une température encore plus élevée dans les wagons que la climatisation est en panne...

 

- Deux fois plus de corps rougis et huileux sur des plages déjà surpeuplées voire inaccessibles, deux fois plus de ballons atterrissant précisément à l'endroit où il ne fallait pas qu'ils atterrissent, deux fois plus de papiers gras, de mégots...

 

- Deux fois plus de voitures cherchant désespérément une place introuvable sur les sites touristiques.

 

- Deux fois plus de Jeanine (désolé pour les Jeanine, c'est juste un exemple) vociférant dans leur téléphone pour dire à Jacqueline (désolé aussi pour les Jacqueline) qu'ici, à Etretat, il fait très beau, le paysage est magnifique, est-ce que Roger (désolé une nouvelle fois) a bien fermé le robinet du gaz sous l'évier derrière les bouteilles de Saint-Marc ménage.

 

Comme mentionné, cette liste est loin d'être exhaustive, et il est clair que si 100 % des Français partaient en vacances, ce serait encore (beaucoup) plus l'enfer.

 

Personnellement, et au risque d'être à contre courant, je dirais que 20-25 % de Français en vacances, ce devrait être le grand maximum à ne surtout pas dépasser. Surtout pas ! A la conditions, bien entendu, que je fasse partie des heureux élus.

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