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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 18:12
Dans Le Monde hors série sur la chute des régimes communistes est-européens en 1989, Adame Michnik, dans un entretien fort intéressant, parle d'une "révolution sans violence, sans utopie ni projet".

Loin de moi la prétention de remettre en cause les propos de monsieur Michnik.

Mais en lisant cette phrase, je me posais la question de ce que pouvait signifier le mot "utopie".

Si l'on s'en tient aux définitions les plus courantes, l'utopie serait une société idéale et parfaite.

En 1989, que réclamaient les peuples d'Europe centrale et orientale ? Simplement la possibilité de vivre librement et confortablement. Et si c'était çà l'utopie ? Etre libre, manger à sa faim, avoir un toit, et un minimum de confort matériel dans une société en paix.

Beaucoup de personnes rêvent de cela. Beaucoup d'idéologies, comme le communisme, ou de religions, promettent beaucoup plus. N'arrivant pas à tenir leurs promesses, mais ne voulant pas le reconnaître, elles dévient invariablement vers le totalitarisme, l'extrémisme, le fanatisme.

Paix, liberté, confort, sont des mots qui font moins rêver que les grandes idées, mais ils sont beaucoup plus accessibles et réalistes, malgré les innombrables difficultés à les mettre en place.

L'utopie ne serait-elle pas, alors, cette forme de réalité ?

Dans ce cas, les ouvriers de Gdansk et les manifestants de Leipzig de 1989 avaient une utopie.

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