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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 20:04

En ces temps de crise, où tout le monde est morose, où plus rien ne va, où plus personne n'a d'argent, où même les Etats sont surendettés, deux choix s'offrent à nous. Le premier n'étant pas très motivant, j'ai décidé de m'endetter comme la Grèce, en allant faire accumulation de graisse.

 

Au hasard Balthasar, je cherche dans les restaurants macaronnés proches de chez moi, et il reste de la place à Agapé.

 

Salle un peu sombre, dans les tons de marron, déco plutôt apaisante. Après une journée passée sur un écran, çà repose les yeux, çà me va très bien. Derrière les banquettes, une étonnante collection de carafes, certaines aux formes originales.

 

Accueil charmant, tout comme le service tout au long de la soirée : prévenant sans être obséquieux, proche sans être familier, respectueux sans être distant.

 

En apéritif, un vin blanc au verre, à l'aveugle. Pour une fois, j'ai reconnu un bourgogne. Certes, j'ai imaginé un chablis, alors que c'est un vin de la Côte Chalonnaise, mais en ces temps de crise, il faut se remonter le moral et se dire que l'on progresse. Les temps ne sont pas loin où j'aurais pu situer le breuvage entre Montpellier et Perpignan. Ces temps peuvent d'ailleurs revenir. Ah oui, le vin, très bien. Beaucoup de fraicheur et de minéralité, parfaite mise en bouche.

 

La mise en bouche, justement. Du pain succulent, avec du beurre de chez Bordier, beurre salé et beurre aux algues. J'ai dû faire monter l'aiguille de mon cholestérol.

 

Ensuite, j'ai pris le menu Agapé. Composé de deux entrée, deux plats, un dessert. Evidemment, les portions sont plus petites qu'à la carte.

 

D'abord, une noix de veau crue d'Hugo Desnoyer (donc un veau élevé sous la mer), fumée au bois de hêtre, citron vanille. Cà se présente comme un carpaccio de veau. J'avoue que le fumé m'a quelque peu surpris, mais la vivacité du citron venait contrebalancer le fumé.

 

Deuxième entrée : crevettes Cristal Bay consommé maraicher. Ce sont des crevettes crues, de Nouvelle-Calédonie. De couleur verte, elles ont une texture presque gluante. Surprenant, mais très bon.

 

En plat, il y avait d'abord le produit de la mer, les Saint-Jacques. Vraiment succulentes. Puis du boeuf "wagyû" d'Argentine (puis du Chili, sûrement un effet du tremblement de terre).

 

Quant au vin, un Côtes du Roussillon rouge.

 

Les plats étaient parfaits, le dessert également, quant aux vins, ils sont toujours meilleurs dans ce type de restaurant. Leur service (température, aération) est toujours optimal.

 

Une adresse que je recommande, d'abord pour l'assiette et le verre, mais aussi pour le service.

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