Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 20:13

Qu'est-ce qui pousse, depuis peu de temps, autant de jeunes chefs japonais à venir s'installer en France ? Ce sont de jeunes chefs, peu connus, et non des stars en recherche d'expansion, comme un Ducasse construisant son empire.

 

Certes, dans les principales villes du monde, des chefs de tous pays s'installent, mercenaires financés par des groupes surpuissants ou des rois du pétrole, chargés d'ouvrir des établissements luxueux, chargés d'attirer, à coups de paillettes, les étoiles et les nouveaux riches. Ces derniers, pour faire partie du monde, se doivent d'afficher sur leurs plastrons, tels des généraux soviétiques leurs médailles, la liste des golfs, des hôtels, et maintenant des "it" restaurants qu'ils ont fréquentés.

 

Toutefois, en parallèle, apparaissent ces jeunes Japonais, aussi modestes et discrets que talentueux. Ils se fondent dans les cuisines des chefs français, apprennent, avant de se lancer. Ils ouvrent alors un petit restaurant loin des feux de la rampe. Leur objectif : le savoir faire et non le faire savoir. Sans esbrouffe, ils font une cuisine personnelle, interprêtant avec respect la gastronomie hexagonale avec les codes, la précision, l'esthétique et la subtilité de leur pays.

 

Sola est de ceux-là, avec Kei Kobayashi et Passage 53 notamment. Perdu dans une petite rue du 5ème arrondissement de Paris (la rue Maître-Albert), non loin de Maubert-Mutualité, le restaurant est peut visible de l'extérieur. L'intérieur a le charme des vieilles auberges parisiennes, mâtiné de minimalisme japonais. Le service, à la grâce toute nippone, est évidemment aux petits soins.

 

Quant à la cuisine, elle fonctionne sous la forme d'un menu imposé, maniant, avec bonheur, les deux gastronomie. Les plats sont magnifiques comme peut l'être un ikebana, et les saveurs sont justes, d'une rare précision. Aucune fausse note, un peu bonheur.

Partager cet article

Repost 0

commentaires