Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 21:17

Maintenant que le salon touche à sa fin, il me paraît inutile de donner une liste de mes bonnes adresses du moment. Je préfère donc parler de mes découvertes ou valeurs sûres, brièvement, avant de découvrir les vins en détail lors de prochaines dégustations.

 

Dans les découvertes, je citerai les Chablis d'Emmanuel Dampt, gras, longs en bouche, sans acidité exagérée, et dans lesquels on sent très bien les variétés de terroirs.

Je connaissais les blancs du domaine Grand, dans le Jura, moins les rouges. J'ai voulu goûter le pinot noir, mentionné dans la RVF, et j'ai été très agréablement de trouver autant de caractère, de fruité et d'expression pour ce vin à 8,50 €.

Sur le conseil de personnes rencontrées sur un stand, je suis allé tester les Marsannay et Morey-Saint-Denis de Michel Magnien : superbes bourgogne puissants.

Enfin, une mention au très aromatique Saint-Joseph blanc du domaine Richard.

 

Dans les valeurs sûres, je mentionnerai les domaines suivants.

Le Château Sainte-Anne, en Bandol, dont la puissance n'empêche pas la fraicheur. La preuve avec le 2003, présenté dans un article précédent.

Les Mâcon et Pouilly-Fuissé du domaine Sangouard-Guyot, très bien faits et très variés.

Toute la gamme du domaine Barmès-Buecher, en Alsace, de très haut niveau.

L'ensemble de la gamme, en rouge, blanc et liquoreux du Château Etang des Colombes, en Corbières, avec des prix tout à fait abordables.

Enfin, les superbes vins du Château d'Or et de Gueule, en Costières de Nîmes, tous plus expressifs, fins et complexes les uns que les autres. L'un de mes domaines préférés avec Barmès-Buecher.

 

J'aimerais maintenant formuler une remarque, une critique, et une suggestion.

 

La remarque portera sur l'accueil des vignerons. Généralement, les vignerons sont accueillants, disponibles, et patients, ce qui n'est pas toujours facile pour des personnes dont le métier est à la base plus agricole que commercial, et dans des conditions difficiles : debout quatre jours durant, chaleur, bruit, foule, clients pas toujours corrects.

Rares sont les vignerons peu accueillants : pas de sourire, absence de communication, insistance pour acheter plus de bouteilles que désiré... Ces cas sont rares. La différence est alors flagrante avec les vignerons accueillants, agréables et n'hésitant pas à prendre leur temps. On a alors un véritable échange, ce qui est l'intérêt premier de la vente directe, et l'envie de découvrir les vins et de leur prêter l'attention qu'ils méritent.

C'est ainsi que j'ai été très bien accueilli par des producteurs grippés, enrhumés, fatigués, mais souriants. Je ne suis pas là pour distribuer les bons et les mauvais points, mais j'aimerais tout de même remercier pour leur accueil particulièrement sympathique, Emmanuel Dampt, le domaine Grand, la famille Barmès-Buecher, le domaine Sangouard-Guyot, Christophe Gualco et son collègue du château Etang des Colombes, ou le couple de Puymorin du château d'Or et de Gueule. La qualité d'accueil est aussi régulière que la qualité des vins.

Cela ne signifie pas que j'ai été mal accueilli par les autres producteurs ; citer les meilleurs n'enlève rien aux bons

 

La critique portera sur le marché noir. La plupart des visiteurs viennent avec des invitations envoyées par les producteurs. Rares sont les personnes devant acheter leur billet à la caisse. Il est alors regrettable de voir des vendeurs à la sauvette autour des caisses et des entrées. J'ai l'impression que leur nombre a sensiblement augmenté cette année. Un gros coup de balai ne serait pas inutile.

 

Enfin, j'aimerais faire une suggestion pour ce salon qui évolue d'année en année (services de livraison, soirée privée, formation pour les jurys du concours...). Devant la difficulté de trouver des vins étrangers de qualité en France, pourquoi n'y aurait-il pas un partenariat entre ce salon et des associations de viticulteurs d'autres pays producteurs, dont quelques membres viendraient faire découvrir leur production. Ce serait une marque d'ouverture de la part du monde viticole français, qui ne pourrait être que bénéfique pour tout le monde. A charge de revenche évidemment, je suis sûr que nos voisins européens seraient tout aussi demandeurs. Cela se pratique sur les salons de gastronomie.

Partager cet article

Repost 0

commentaires