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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 11:26

Tiens, il est rare, voire même exceptionnel de trouver des vins du Nouveau Monde dans ce blog. La plupart des vins que je bois sont français, pour deux raisons principales. Débord, il est difficile (hélas) de trouver, en France, des vins européens (italiens, espagnols, allemands, autrichiens...) de qualité à des prix raisonnables. C'est dommage, notre chauvinisme et notre sentiment de supériorité nous empêchent de découvrir de belles choses.

En ce qui concerne les vins du Nouveau Monde, je suis moins intéressé. J'ai peut-être tort, mais je me demande toujours pourquoi j'irais faire le tour de monde pour trouver ce que j'ai à ma porte, c'est à dire des Syrah, des Chardonnay, voire même des "Bordeaux Blends". Je préfère chercher des "Bordeaux Blends" à Bordeaux, ou des syrahs dans la vallée du Rhône, tout comme je préfère découvrir des Nebbiolo du Piémont ou des Furmint de Tokaj.

 

Pourtant, en sortant de notre "vieille" Europe, on peut trouver autre chose que des pâles copies ou de vilaines caricatures de ce qui se fait chez nous. J'ai généralement été déçu par les quelques vins australiens ou californiens que j'ai testés, presque à chaque fois lourds, sans finesse, n'ayant pour unique but que d'en mettre plein la vue (ou le nez). Ce sont souvent des produits marketing, mais personnellement je préfère boire du vin, n'en déplaise à Monsieur Thunevin. Le marketing n'est pas un gros mot, il est même nécessaire, mais ce n'est qu'un accessoire, pas le principal.

 

J'ai par contre rencontré de belles surprises dans des pays développant la fraicheur et buvabilité, comme le Chili, l'Argentine ou la Nouvelle-Zélande.

 

C'est par exemple le cas de ce sauvignon de la maison Tutton Sienko. Cette entreprise est gérée par un négociant en vin londonien, sa femme et sa soeur. Le domaine, d'environ 25 hectares, a été créé en 1989 dans la région de Waipara, à une soixantaine de kilomètres au nord de Christchurch, sur la façade est de l'île du sud de la Nouvelle-Zélande.

 

Les rendements y sont peu élevés, et les produits de synthèse ne sont pas utilisés, d'après les dires des producteurs. De même, ce serait selon la même démarche environnementale que les bouchons en liège seraient utilisés en lieu et place des capsules à vis.

 

Au milieu de la gamme, j'ai goûté de sauvignon, cépage emblématique du pays. Le nez est vif : pamplemousse, fruits exotiques fins et discrets (papaye ?), également floral, presque beurré. A l'aveugle, mon inexpérience aurait pu m'entraîner vers un chablis ou un riesling allemand.

 

En bouche, c'est très frais, avec une bonne acidité, une légère amertume et une belle minéralité. C'est sûr, çà me rappelle un riesling allemand, tellement le vin ne sauvignone pas, tellement il est débarrassé des arômes variétaux qui peuvent rendre ce cépage désagréable.

 

Une bien belle surprise, donc, même si le prix est un peu élevé : 12,50 €, alors que je n'aurais pas été forcément au-delà de 10 €.

 

Acheté à La Halle aux Vins, 75 rue Legendre, Paris 17ème.

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