Présentation

Catégories

Recherche

Calendrier

Janvier 2010
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Créer un Blog

Vin

Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /2009 21:58
Evidemment, il s'agit là du second vin du Château Cos d'Estournel.

Nez de mûres, de champignon, légèrement fumé, avec une pointe d'amande.

Les tanins sont présents mais agréables. Belle longueur en bouche, avec un goût de rose séchée et une belle fraicheur.

Classique et efficace, comme cet article, l'un des plus courts de ce blog.

Buvabilité : 4,5/5.

Joyeux Noël à tous !
Par yasaka20 - Publié dans : Vin - Communauté : dégustation
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 19:57
Jacques Hugot est un perfectionniste. Malgré sa taille de producteur indépendant, situé à Beine (Yonne), son chais, très moderne, est d'une propreté impeccable. Cette exigeance va se retrouver dans ses vins.

Lors de mon passage à la propriété, j'avais préféré les 2004 aux 2005, que je trouvais plus "exotiques". Et d'ailleurs, je ne suis pas le seul à l'apprécier, puisque à un mariage, il en avait été consommé 1 bouteille par adulte, en plus des 3 autres vins proposés. Certes, il faisait chaud, mais ceci n'explique pas tout.

Aujourd'hui, le nez est orangé, ce qui me surprend toujours sur des Bourgogne. C'est un nez très fin, crémeux et minéral.
La bouche est fine, présente mais sans excès.

Ce vin a suffisamment de fruité et de présence pour accompagner un repas, et suffisamment de finesse pour le boire seul, en apéritif par exemple. Autrement dit, le vin blanc idéal.

Buvabilité : 5/5.

Domaine de Pisseloup
30 route Nationale
89800 Beine
03 86 42 85 11
Par yasaka20 - Publié dans : Vin - Communauté : dégustation
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 20:46
Voilà l'un de mes vins préférés. L'un des vins les plus réputés du monde. Sur l'étiquette est écrit "vinum regum - rex vinorum", ce qui signifie vin des rois - roi des vins (ou peut-être bien le contraire, j'ai toujours été nul en latin).

Je l'ai découvert en Hongrie (rien de bien surprenant jusque là). L'ami avec lequel j'ai découvert le Frascati à Rome travaillait à Budapest. Durant mon court séjour chez lui, nous achetions, dans les anciens magasins d'Etat, des Tokaji de 1988 pour maximum 3 €, et nous en buvions à l'apéritif, avant d'aller passer d'inoubliables soirées au Fortuna, au Made In, au Dokk, au High Life, ou à l'Irish Cat Pub. Nous étions les rois. Toute une époque !

Depuis, la réputation du Tokaji a nettement crû, et c'est devenu un vin hors de prix. Le vin s'est certes amélioré, mais à ce point... Cela me rappelle la discussion que j'avais eue avec une galeriste, qui me soutenait que le prix exorbitant de certaines oeuvres était tout à fait justifié par le talent de l'artiste. Elle n'a jamais réussi à me convaincre que le talent artistique contenu dans une oeuvre figée fluctuait en même temps que les tendances du marché.

Pour revenir au vin, on payait 3 € les 3 puttonyos en 1995, j'ai acheté un Gundert 6 puttonyos 15 € en 2000, il coûte actuellement plus de 50 € chez Lavinia. Le capitalisme l'a bien emporté sur le communisme.

Pourquoi je raconte tout çà ? Oh, pour rien, pour parler. Car c'est un vin qui fait parler, ou méditer, souvent les deux. On pourrait chercher à le décrire, dire qu'il a beaucoup d'arômes très ronds, qui me rappellent le coing, la noix, le tabac, la cerise confite, les amateurs de vins blanc sec peuvent le trouver un peu trop sucré, on peut trouver qu'il a perdu un peu de fraicheur.

Mais non, je suis incapable de décrire ce vin. Il me donne un plaisir toujours maximum, me rend bavard, me fait dire beaucoup de choses qui n'ont rien à voir, pour conclure invariablement par un "quand même c'est sacrément bon !" Je ne puis le décrire, car c'est avant tout un vin hors normes.

D'ailleurs, au moment de l'achat, en foire aux vins, la caissière africaine du Leclerc de Levallois-Perret ne s'y est pas trompée. Etonnée par le prix de ce 5 Puttonyos et des Eszencia 1993 qui l'accompagnaient, elle a consciencieusement vérifié que le prix était bien celui qui s'affichait sur sa caisse.
Et regardant les petites bouteilles avec étonnement, elle m'a demandé, avec sa gouaille et son accent africains : c'est du vin !!!???!!!
Moi : oui, madame.
Elle : mais c'est du vin blanc !!!???!!!
Moi : oui, madame.
Elle : il doit être bon, alors !!!
Moi : oh oui, madame.

Dommage que je n'aie pu lui faire goûter, car je suis sûr qu'elle aurait eu la révélation que j'avais eue en 1995 à Budapest.
Par yasaka20 - Publié dans : Vin - Communauté : dégustation
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /2009 22:23
Quelques adresses, découvertes ou confirmées, du Salon des Vignerons Indépendants de novembre 2009.

Cette année, hélas, j'étais pressé par le temps. Je suis donc allé à l'essentiel, en m'arrêtant à peu de stands :

- Château Henri Bonnaud, AOC Palette : de somptueux vins rouges de Provence, chauds, complexes, fins, structurés, avec un très bon potentiel.

- Domaine Ogereau, AOC Savennières : ah, le Savennières, l'un de mes plus grands plaisirs en blanc. Un vin crémeux, rappelant les gâteaux. Excellent rapport qualité/prix (11,50 €), ce qui ne gâche rien.

- Alter de Cazes, AOC Côtes du Roussillon Villages : en rouge comme en Vin Doux Naturel, la maison cazes est toujours une référence.

- Domaine Grand, Savagnin 2005, AOC Côtes du Jura : ce 100 % savagnin n'est pas trop marqué par ses arômes variétaux de noix. Il reste fin, et très floral, avec une texture soyeuse. Je le trouve même meilleur que le 1996 que j'ai bu il n'y a pas longtemps (V. article dans ce blog).

- Domaine Saint-Amant, Les Clapas (AOC Côtes du Rhône) et Grangeneuve (AOC Beaumes de Venise) : pour 6 et 8,50 €, on a des vins étonammant aromatiques, complexes, épicés, en restant très civilisés, policés, tout le contraire de vins racoleurs. Et en prime, une rencontre avec monsieur Wallut, homme charmant plein d'humour. A noter enfin, de jolies étiquettes.
Par yasaka20 - Publié dans : Vin - Communauté : dégustation
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /2009 18:05
Quoi de plus concret en apparence que le vin ? Il touche la vue, l'odorat, la langue. Comme toute boisson. Seulement, ces sensations physiques ne sont qu'un préalable, au voyage, au rêve, à l'imaginaire, au souvenir, à la réminiscence.

J'avais une vingtaine d'années lorsque je suis allé à Rome avec un ami. Petite semaine culturelle, au pays de la pizza, des pâtes et des glaces. Découverte de l'incroyable civilisation antique, de la monumentale et théâtrale ville baroque, mais aussi découverte de la gastronomie.

A cette époque, je ne buvais pour ainsi dire jamais de vin, et je n'y connaissais évidemment rien. Dans un petit restaurant, nous nous sommes régalés, de différents plats, aussi fins que bons. Nous avons pris un Frascati au pichet. Il était frais, il nous a beaucoup plu, et par la même occasion, nous a coupé les jambes, la chaleur d'août aidant.

Nous en avons acheté, pour le ramener à Paris. Là, il était à la limite de l'imbuvable. Classique déception du vin des vacances, hors de son contexte.

Quelque temps plus tard, j'ai rêvé de vin. Jamais je n'ai rêvé d'eau, de bière ou de jus de fruit, mais de vin, oui. J'étais en Italie, en vacances avec ma mère. Nous avons commandé du vin italien, du vin rouge. Sa couleur était belle, un rouge un peu trouble, tirant vers le rosé, presque couleur framboise, avec un aspect visuel rappelant le velours. Et son goût m'a marqué, comme un goût de coulis de fraise, terriblement soyeux. Ce goût, d'un vin que je n'ai jamais bu, je l'ai encore en moi.

Le vin peut donc nous faire rêver. C'est ainsi que mon imagination part à chaque lecture de la description d'un grand vin. J'essaie d'imaginer à quoi cela peut bien ressembler. Mon esprit suit d'innombrables pistes, qui se perdent dans le brouillard.

Un jour, il faudra que je réalise le fantasme de boire ces vins.
A l'aveugle, afin de ne pas être influencé par l'étiquette ?
En toute connaissance de cause, le contexte pouvant augmenter le plaisir ?

Et avec qui ? A quelle occasion ? On peut tout imaginer.
Par yasaka20 - Publié dans : Vin
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés