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Vin

Mercredi 11 novembre 2009
Encore un vin qui se conserve très bien dans ma cave. Malgré ses 9 ans et les 22 degrés atteints dans ma cave pendant les étés les plus chauds, ce vin est à son apogée, et parfaitement buvable.

C'est un "petit" Pessac-Léognan, c'est à dire que ce n'est pas un grand cru, ce n'est pas une star, mais c'est pour moi une valeur sûre. Quelquechose de simple dans l'esprit, de qualité, qui respecte l'amateur sans chercher à impressionner son voisin.

Les arômes sont à dominante de sous-bois et de vieux bois (agréable, comme dans une vieille maison de campagne), avec une pointe de réglisse, et encore une pointe de fruit. A l'aération, l'amande se développe. Très agréable également, sans aucun caractère ostensible.

C'est l'amande que l'on retrouve en bouche, parmi les tanins parfaitement intégrés, et une très bonne digestibilité.

Un breuvage à son optimum, avec juste ce qu'il faut de force et de faiblesse.

A déguster au calme, au coin du feu.

Acheté moins de 11 €, en primeur, chez Eric, ex Paris en Bouteilles, pour moi le meilleur caviste de tous les temps.

Buvabilité : 4,5/5 (parfait sur un repas, mais peut aussi se boire pour lui-même).

La photo ? Aïe, la bouteille est partie trop vite !
Par yasaka20
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Lundi 9 novembre 2009
Un vin très chardonnay, avec un beurré très fin, du miel et des épices. Se développe ensuite un boisé noisette.

La bouche est de la même trempe, "finement grasse", avec une pointe de citron.

Ce vin est encore sur la retenue, et ne demande qu'à vieillir.

C'est classique, çà ne soulève pas les foules, mais c'est fin et très bon.

Buvabilité : 5/5.

Par yasaka20
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Dimanche 8 novembre 2009
... ou plus exactement Côtes du Rhône Beaumes de Venise, car l'appellation Beaumes de Venise proprement dite n'existe que depuis le millésime 2004.



Peu importe, car ce vin était déjà bon à l'époque. Un nez où le cassis et la myrtille se sont fondus dans des arômes plus "jus de viande". On a même une petite impression de boisé, alors qu'il n'est pas passé dans le bois. Parker aurait d'ailleurs apprécié.

Il est très souple et très doux en bouche (le vin, pas Parker), qu'il remplit bien, y prenant toute sa place (la bouche, pas Parker. Vous suivez ?).

Il (toujours le vin) a perdu la fougue de sa jeunesse pour devenir un homme mûr plein de sagesse.

A 8 ans, il est dans sa plénitude. A ce propos, je me rends compte que malgré les températures qui peuvent atteindre les 20 degrés en été dans la ma cave, les vins se conservent très bien. Beaucoup plus longtemps, en tout cas, que la durée conseillée la plupart du temps par les producteurs, et que la durée conseillée dans les magasines spécialisés dans les hors série sur les caves. Donc soit ma cave est bonne, soit les conseils de conversation sont prudents, les vins étant devenus très stables.

Pour ce Château Redortier, en tout cas, 8 ans n'est pas exorbitant, et il m'a vraiment fait plaisir, idéalement accompagné d'une viande rouge au miso et à l'oignon.

Prix : 8,20 € à la propriété à l'époque où il était en vente.

Buvabilité : 4,5/5.

Par yasaka20
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Mardi 3 novembre 2009
Article drôle et intéressant du blog québécois Méchat Raisin : 5 trucs pour confondre les snobs du vin

Un article qui décomplexe tous ceux qui apprécient le vin, simplement, mais qui n'éprouvent pas le besoin d'en faire et dire des tonnes. On peut apprécier le vin sans être oenologue, on peut apprécier la musique sans être Karajan, et l'on peut faire l'amour sans être gynécologue (aïe, j'ai oublié de qui est cette dernière phrase : l'effet d'un Gazin Rocquencourt 2000, meilleur pour le goût que pour la mémoire).

Pour faire suite à Mathieu Turbide, alias Méchant Raisin, j'ai une petite anecdote sur une soirée au restaurant, à laquelle participait un snob du vin. Le genre de soirée qui peut rappeler des souvenirs à beaucoup de personnes.

Nous sommes une douzaine à table, nous commandons un Bourgogne blanc, et un Crozes Hermitage rouge de Jaboulet. Ou plutôt, le "spécialiste" du vin présent à la table commande, les autres lui faisant entièrement confiance.

Le vin lui est présenté. Le blanc d'abord, qu'il trouve parfait. Puis le rouge, auquel il trouve... Hmmm... disons... un petit manque de fraicheur. S'ensuit un bon quart d'heure de négociations avec le sommelier, qui n'a pas la même notion de la fraicheur, et qui, après avoir refusé de mettre le Crozes au frigo, conseille plutôt de le mettre dans un seau à glace, si vraiment notre "spécialiste" tient à le boire à moins de 15 degrés.

Vient alors le moment de servir toute la tablée. A 12, 15 ou 17 degrés, le Crozes est admirable. Par contre, le Bourgogne blanc est complètement bouchonné. Par politesse, je ne dis rien, tout le monde semblant apprécier.

A la fin du repas, le "spécialiste" du vin s'adresse à son voisin de table et à moi : "bon, le rouge était bon, mais il n'était pas assez frais, dommage, par contre, le blanc était vraiment bon".

- Moi : "oui, enfin, il m'a paru un peu bouchonné quand même".
- le "spécialiste" : ah bon, tu trouves ?"
- le voisin du spécialiste (avec un clin d'oeil dans ma direction) : "ah oui, plutôt, qu'il était bouchonné !"

Le "spécialiste" ne m'a plus adressé la parole de la soirée. Ni à son voisin de table.

Un truc a suffi pour le confondre, je n'ai même pas eu besoin de compter jusqu'à 5
Par yasaka20
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Lundi 2 novembre 2009
Une belle bouteille, lourde, au caractère protecteur. A l'intérieur, le vin doit être bien soigné.

D'abord, au nez, çà sent les fruits blancs, les fleurs, le miel, un miel très fin et très floral. L'ensemble a beaucoup de profondeur.

La bouche est aussi très florale, et très minérale. Ce soir-là, avec un poisson fin comme la sole, c'était trop floral, mais le plaisir était là quand même.

Et le plaisir s'accroit à mesure que le vin s'aère. Petit à petit, il se découvre. Il faut prendre son temps, car ce n'est pas un vin pour gens pressés. D'autres arômes apparaissent, notamment grillés, avec la sensation que tous ces arômes viennent de l'arrière du vin, comme s'ils venaient du fond du verre en passant par dessus les précédents. Je connaissais les vins de derrière les fagots, je viens de découvrir les sensations de derrière le vin.

Lentement, lentement, tout cela se révèle, avec, à la fois, un caractère austère et enjoleur. Mais cette contradiction n'est qu'apparente, les deux sont parfaitement complémentaires.

Quand je pense que dans quelques années il aura encore évolué...

Buvabilité : 4,5/5

Prix : 14 € sur le Salon des Vignerons Indépendants.
Par yasaka20
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