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Les pensées de Pascal

Samedi 10 octobre 2009
Voilà, sans m'en rendre compte, cela fait un an que j'ai créé ce blog. Et pour son premier anniversaire, je rédige le 190ème article.

C'est donc le moment de faire un petit bilan.

Bilan chiffré d'abord : en un an, il y a eu plus de 1 600 visites et près de 3 000 pages vues. Cela paraît important, mais ce ne sont finalement que 5 visites par jour, à comparer aux centaines, voire aux milliers de visites que reçoivent certains blogs. Il s'agit en outre essentiellement de visites provenant de moteurs de recherche. Ce blog ne reçoit presque pas de visites directes, ce qui ne m'étonne pas, puisque j'aborde plusieurs thèmes fort différents. J'imagine que les blogs spécialisés reçoivent beaucoup plus de visites directes.

Suite du bilan : ai-je bien fait de rédiger ce blog ?

190 articles en un an, cela signifie plus d'un article tous les deux jours. Si l'on enlève les périodes de voyage et les périodes d'indisponibilité (sortie, sport, etc.), cela fait finalement presque un article par jour. Cela représente une certaine contrainte, car un article doit être pensé, rédigé, corrigé, il faut trier, copier, insérer des photos, etc. La rédaction d'un article peut dès lors très facilement prendre plus d'une heure.

Mais je ne le regrette pas, pour les raisons suivantes.

Lorsque je voyage, lorsque je goute un vin, lorsque je lis un livre, lorsque je vois une émission, je ressens, comme tout un chacun beaucoup d'impressions, j'ai alors envie de me poser, de réfléchir à ce que je viens de voir, entendre ou gouter, et de le mettre noir sur blanc, pour mieux l'organiser et m'en souvenir par la suite. Mais la vie étant ce qu'elle est, je ne le fais jamais. Le blog me sert finalement de carnet de notes, notes de voyages, notes de dégustation, notes de lecture. Et même si ces articles n'atteignent pas nécessairement des sommets, le fait d'être potentiellement lu par d'autres personnes, le fait que ces notes soient exposées au grand public m'oblige à les rédiger complètement, de façon cohérente, et le plus sérieusement possible. Le fait d'être publié donne une responsabilité.

On n'est pas seulement derrière un écran. A titre d'exemples, mon article sur les propos de Frédérique Hermine, au sujet du sake, dans l'émission In Vino de BFM, ont entraîné dans les heures qui ont suivi une réaction, sous forme de commentaire, de la part de l'intéressée. Quant au petit article sur Ruinart, il a été lu par le chef de cave de cette maison.

Ensuite, ces notes vont être (parfois, ou peut-être) lues par d'autres. C'est alors un moyen de partager ses expériences et ses impressions. Il y a une envie, un besoin, de la plupart d'entre nous de s'informer, et ce sur de nombreux sujets. Mais beaucoup de ces sujets ne sont pas abordés par les média officiels (presse, radio, télévision).

On s'aperçoit en effet que malgré l'existence d'internet et des moyens de communication illimités, les informations sont certes nombreuses, mais peu variées. On sort encore très peu des sentiers battus.

J'ai été surpris de voir que sur de nombreux sujets, la majorité de mes articles étaient très bien référencés sur les moteurs de recherche. Tapez sur Google "Meilleure marque de chocolat", et vous verrez que mon blog arrive en 3ème position. Il ya donc un réel besoin, que peu remplissent. Je me rends même compte que cette faible variété d'information ouvre un boulevard aux bloggueurs.

Sujets traités peu variés, mais aussi traités d'une façon relativement uniforme. Un blog permet donc de faire entendre des voix qui jusqu'à présent ne pouvaient pas se faire entendre. Le blog ouvre un espace de liberté. Le risque, bien entendu, est que n'importe qui s'exprime n'importe comment sur n'importe quoi.

Mais ceci est la rançon de la liberté. Au début, çà part dans tous les sens, mais au final, on imagine, ou on espère, que ne resteront que les meilleurs. Un nombre important de blogs sérieux et de qualité est un contre pouvoir à l'emprise des politiques, des media officiels, des industriels et des publicitaires. A condition évidemment de faire le tri. A condition également que les bloggueurs restent dans leur rôle de citoyens responsables, et ne cherchent pas à s'improviser journalistes ou politiques, ce qui ne ferait que remplacer les blogs par des annexes virtuelles de café du commerce.

Sur ce, je vous donne rendez-vous, non pas dans un an, mais dès demain, pour l'article suivant.

P.S. Je n'ai toujours pas de gagnant pour mon concours : où se trouve ce yakirori ? La bouteille est toujours là, elle vous attend !
Et il y a même une deuxième bouteille, à gagner pour le 100ème commentaire. Condition : que ce commentaire vienne d'un particulier (donc pas d'un site publicitaire) et qu'il ne soit qu'en un exemplaire. Il est évident que tout commentaire en plusieurs exemplaires, ou non pertinent, sera supprimé. A vos claviers, et à bientôt !
Par yasaka20
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Samedi 26 septembre 2009
Un vaste débat est actuellement en cours, sur la nécessité d'interdire ou non le port de la burqa. C'est un sujet toujours délicat pour un pays démocratique, qui plus est laïque, d'interdire. Interdiction signifie atteinte à la liberté religieuse, à la liberté du choix du mode de vie, atteinte à l'identité, voire racisme. Ne pas interdire signifie que l'on va laisser s'exprimer, au risque de s'étendre, des pratiques et des idées qui vont à l'encontre des valeurs républicaines, démocratiques et laïques.

Un pays démocratique doit-il interdire l'action et l'expression de ceux qui veulent détruire la démocratie, la question n'est pas nouvelle, et elle n'a toujours pas trouvé de solution.

En l'espèce, que signifie finalement le port de cette burqa ?

La burqa est définie comme un vêtement couvrant tout le corps de la femme, ne laissant rien apparaître, même pas les yeux, cachés derrière un grillage. Il existe une variante, le niqab, qui ne laisse voir que les yeux.

Même si c'est un phénomène encore rare en France aujourd'hui (évalué à quelques centaines, peut-être un peu plus), le port de ce type de vêtement met toujours mal à l'aise.

L'argument le plus souvent invoqué est l'intolérable soumission de la femme, son emprisonnement, son enfermement, sa négation. Même dans la rue, la femme est isolée du reste de la société. On peut par contre imaginer une femme portant volontairement la burqa, sans aucune contrainte ; lui interdire serait considéré comme une négation de sa liberté par les intégristes.

Ce qui choque le plus, est finalement beaucoup plus profond que la simple soumission de la femme. L'inégalité des sexes et le machisme existent encore, à des degrés divers et le port de la burqa n'en représente pas une variante. Cela va beaucoup plus loin qu'un retour avant le féminisme des années 1960-70. Le malaise vient du fait que l'on se trouve confronté à une manifestation d'extrémisme et d'intégrisme religieux, à un refus de respecter les valeurs, l'identité et la culture du pays dans lequel on se trouve. Et sous-jacent à ce refus, on perçoit même une volonté de nier, voire détruire, les valeurs, l'identité et la culture du pays accueillant.

Alors pour défendre nos valeurs de liberté et de laïcité, faut-il interdire ces manifestations vestimentaires ?

Imaginons une loi. Elle devra d'abord définir le vêtement à interdire : burqa, niqab, etc. Cela signifie a contrario qu'elle ne fera rien contre les autres manifestations d'intégrisme, beaucoup plus nombreuses. L'arbre cachera la forêt, et l'extrémisme ne reculera pas.

Bien au contraire, car il aura alors un boulevard pour s'exprimer, et se faire passer, en toute mauvaise foi, pour une victime de racisme, et d'atteinte à la liberté religieuse. Le risque, en ne prenant qu'une mesure symbolique, est donc de renforcer l'intégrisme.

Imaginons toutefois que la loi est votée, avec une définition claire de ce qui est interdit.

Que se passera t-il si une femme en burqa se promène dans la rue ? La police peut-elle l'appréhender ? Un tribunal peut-il la condamner, elle, que l'on considère comme une victime ? Peut-elle condamner le mari, qui jurera ses grands dieux qu'il n'a rien imposé à sa femme, et contre laquelle il va se venger dès que la justice aura tourné le dos ?  En résumé, la mise en pratique de cette interdiction sera t-elle possible ? Personnellement, j'en doute.

Finalement, il serait peut-être plus efficace de discréditer ces manifestations d'extrémisme et d'intolérance. Comment ? Par exemple en lançant la mode de la burqa, pour en détourner le sens : multiplication des formes, des coupes, des couleurs, des motifs ; burqa longue, burqa au dessus des genoux, burqa décolletée dans le dos, burqa laissant voir le nombril avec le piercing ; burqa rose, burqa arc en ciel, burqa Hello Kitty, burqa Dolce et Gabbana avec un grillage en métal argenté bling-bling, etc.

La dérision ne victimise pas, elle discrédite, et représente une expression joyeuse et non agressive de la liberté.

Sinon, il y a la solution Groland...
Par yasaka20
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Lundi 10 août 2009
Fermeture annuelle pour congès. Depuis ce matin, sur le rideau de fer baissé de la quasi totalité des commerces parisiens, est affiché ce bout de papier.

Nous sommes, ici à Paris, dans la semaine la plus creuse de l'année. Plus un seul tabac (j'men fous, j'fume pas), plus un seul caviste (là c'est moins drôle mais heureusement j'ai un peu de réserve), plus un seul boulanger. Ils sont tous fermés en même temps ! Donc on est obligé de crever de faim. Le soir, plus de pain pour accompagner le vin et le fromage (mon fromager est ouvert, lui).

Alors pour rappel, il y a plus de 10 ans, la France mettait en place les 35 heures, pour donner de la flexibilité dans la gestion du temps de travail. Et malgré cela, plus de 10 ans après, les Français, peuple libre, indépendant , individualiste et non conformiste, partent TOUS au même moment, et prennent TOUS les mêmes routes pour aller TOUS au même endroit.

Et du coup, pendant ce temps-là, Paris est aussi vide, triste, sinistre et déprimant qu'un dimanche ordinaire.

Bon, ben puisque c'est çà, lundi prochain je pars en Bretagne, et j'espère que les patrons des crêperies ne sont pas partis en sur la Côte d'Azur !
Par yasaka20
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Mardi 4 août 2009
Bonjour monsieur, police nationale, pourriez-vous nous montrer votre permis de conduire, la carte grise du véhicule et le certificat d'assurance ? Bla bla bla, bla bla bla...
Merci monsieur, tout est en règle, bonne route.

Cà, c'est ce en gros ce que j'entends les rares fois où j'ai affaire à la police, moi, cadre en costume cravatte, avec ma tête de jeune homme de bonne famille.

Par contre, le ton et le langage peuvent être, dans certains cas, ou surtout avec certaines personnes, très très différents.

Premier exemple, il y a 2 semaines, dans la rue piétonne de Levallois-Perret (92), devant le Monoprix. Trois agents de la Police Nationale s'adressaient à un clochard, bien crado et franchement pas frais : "bon maintenant, tu vas laisser les gens tranquilles. Hein, tu te tiens tranquille, et t'arrêtes d'embêter les gens". Peu importe ce que faisait le clodo, je suppose qu'il devait importuner les passants, mais je doute qu'entre les policiers et lui, ait existé une ancienne et profonde relation d'amitié pouvant justifier ce tutoiement ferme et condescendant.

Autre exemple, à l'accueil du commissariat de la rue Truffaut, Paris 17ème. Un jeune homme, dit de couleur (c'est à dire noir), attendait qu'on lui remette ses papiers et quelques menus objets après une garde à vue sans suite. Admettons encore une fois que sa présence dans le commissariat était justifiée. Mais je ne vois pas de quel droit l'agent de police de base qui voulait le faire déplacer pour passer derrière le guichet s'est adressé à lui en disant : "bon, toi, pousse-toi, reste pas là".

Dernier exemple : avenue Kléber, près du Centre de Conférences internationales, des CRS étaient en faction, une autorité quelconque devant faire son apparition. Un homme, toujours de couleur donc noir, passe tranquillement sur le trottoir. Un CRS contrôle ses papiers d'identité. Déjà, je doute que c'était dans sa mission de maintien de la sécurité de l'avenue. Mais surtout, rendant ses papiers au passant, il s'adressa à lui de cette façon : "c'est bon, c'est en règle. Et tu vas où, comme çà ?".

La police serait-elle au dessus des lois de la politesse la plus élémentaire ?
Par yasaka20
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Vendredi 17 juillet 2009
Est-ce pour cette raison que nos rues ont l'air si antique ? Leur saleté viendrait-elle du fait qu'il y verserait le contenu des écuries d'Augias ? Les pigeons qui nous c..... sur la tête auraient-ils fui le lac Stymphale ? En tout cas, avec un homme aussi occupé comme entrepreneur, pas étonnant que les travaux n'avancent pas !

Par yasaka20
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