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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 19:29

Julius Renner est une coopérative du pays de Baden, située à Oberkirch, au sud de Baden-Baden. Les vins peuvent être achetés à la boutique, et même dégustés. La gamme est très (trop) importante, il faut donc savoir rester sélectif.

 

Dans cet article, il s'agit d'un pinot blanc (Weissburgunder). Il présente un nez de pamplemousse, de fruits exotiques (mangue) et de pêche, très agréable.

La bouche est fruitée (j'y ai même ressentie de la fraise), fraiche, crémeuse, assez marquée par l'amertume, mais relativement peu acide. La vivacité y est moindre que sur un riesling.

 

Ce n'est pas un grand vin, mais un vin de plaisir, simple, un vin de copains, idéal pour l'apéro.

 

A 5,20 €, vous auriez tort de vous en priver, du moins si vous passez dans la région. En tout cas, une bonne introduction aux vins de la région.

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 19:23

Le domaine Richou est une propriété familiale, discrète, que l'on peut rencontrer sur quelques salons. Il est juste dommage qu'ils ne participent plus actuellement au Salon des Vignerons Indépendants.

 

Il produisent des cuvées de fort bon rapport qualité-prix, comme ce Chauvigné, un 100 % chenin, sec, provenant de schistes et de sols volcaniques.

 

Le nez est minéral, maritime, dominé par la pomme verte et l'orange.

 

La bouche est bien acide, joueuse, elle excite les papilles, et met en appétit.

 

On peut y aller les yeux fermés.

 

Acheté 6,35 €, au Salon des Vignerons Indépendants.

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 17:27

Dans les deux précédents articles, nous avions fait le grand écart entre un vin français des plus classiques, un Bordeaux, et un vin du Nouveau Monde. J'avais alors précisé qu'en matière de vins étrangers, je m'intéressais davantage aux pays européens qu'au Nouveau Monde.

 

L'Allemagne fait partie de ces pays européens, dont la qualité de la production est hélas méconnue. Il est en effet couramment admis en France que les Allemands étaient capables de fabriquer des produits industriels de qualité, mais qu'en matière de bon goût, ils n'étaient pas vraiment doués.

 

Pourtant, si l'on veut bien descendre un peu de notre nuage, il devient clair que le pays qui a donné naissance à Bach, Beethoven, Goethe ou Dürer ne peut être incapable de produire de belles et bonnes choses. C'est le cas, même en matière de vin.

 

Certes, pour un Français, les vins allemands ne sont pas spécialement exotiques, étant généralement élaborés avec les mêmes cépages que ceux que l'on trouve en Alsace. Toutefois, ils présentent des caractéristiques différentes, qui les rendent intéressants.

 

Nous avons ici une bouteille du Schloss Saarstein. C'est un domaine de 10 hectares, proche des frontières française et luxembourgeoise. La production est dominée à 90 % par le riesling.

C'est un Kabinett, ce qui correspond grosso-modo à un demi-sec. Il est classé comme Prädikatswein, soit la catégorie de qualité supérieure, sans chaptalisation.

 

Ce 2008 a étonamment une couleur très pâle. Le nez est minéral est présente des arômes de pomme. Peu complexe, il est néanmoins très agréable.

La bouche est celle d'un demi-sec, mais avec une bonne acidité, et du coup un très bon équilibre qui donne au vin toute sa structure et sa tenue. Comme quoi on peut faire du vin sucré sans molesse.

 

Son taux d'alcool, à 7,5 %, ajoute à l'agrément, tout comme le prix, de 8 €.

Je pense qu'il est difficile de le trouver en France. Je l'ai moi-même acheté chez le producteur.

Ce peut être l'occasion d'un week-end dans une très jolie région.

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 12:03

Après une petites escapade dans la Nouveau Monde, nous revenons bien vite dans les régions classiques et rassurantes de notre bon vieux monde, avec ce bordeaux d'une année considérée comme l'année du siècle (parmi tant d'autres, d'autant que ce siècle n'en est qu'à ses débuts).

 

Ce cru bourgeois de Saint-Estèphe se présente sous le signe de la fraicheur, que ce soit au nez ou en bouche : mûre, cassis, confiture, menthe, vieux cuir, réglisse.

Tanins présents mais doux et agréable, bon fruité et bonne persistance.

 

On y trouve la belle structure et l'amertume élégante d'un bordeaux gourmand et frais.

 

Un vin qui allie puissance et douceur : une main de fer dans un gant de velours.

 

Acheté 11,60 € en primeurs chez Lavinia. Franchement une bonne affaire quand on voit l'évolution qu'ont connue les prix des vins depuis lors.

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 11:26

Tiens, il est rare, voire même exceptionnel de trouver des vins du Nouveau Monde dans ce blog. La plupart des vins que je bois sont français, pour deux raisons principales. Débord, il est difficile (hélas) de trouver, en France, des vins européens (italiens, espagnols, allemands, autrichiens...) de qualité à des prix raisonnables. C'est dommage, notre chauvinisme et notre sentiment de supériorité nous empêchent de découvrir de belles choses.

En ce qui concerne les vins du Nouveau Monde, je suis moins intéressé. J'ai peut-être tort, mais je me demande toujours pourquoi j'irais faire le tour de monde pour trouver ce que j'ai à ma porte, c'est à dire des Syrah, des Chardonnay, voire même des "Bordeaux Blends". Je préfère chercher des "Bordeaux Blends" à Bordeaux, ou des syrahs dans la vallée du Rhône, tout comme je préfère découvrir des Nebbiolo du Piémont ou des Furmint de Tokaj.

 

Pourtant, en sortant de notre "vieille" Europe, on peut trouver autre chose que des pâles copies ou de vilaines caricatures de ce qui se fait chez nous. J'ai généralement été déçu par les quelques vins australiens ou californiens que j'ai testés, presque à chaque fois lourds, sans finesse, n'ayant pour unique but que d'en mettre plein la vue (ou le nez). Ce sont souvent des produits marketing, mais personnellement je préfère boire du vin, n'en déplaise à Monsieur Thunevin. Le marketing n'est pas un gros mot, il est même nécessaire, mais ce n'est qu'un accessoire, pas le principal.

 

J'ai par contre rencontré de belles surprises dans des pays développant la fraicheur et buvabilité, comme le Chili, l'Argentine ou la Nouvelle-Zélande.

 

C'est par exemple le cas de ce sauvignon de la maison Tutton Sienko. Cette entreprise est gérée par un négociant en vin londonien, sa femme et sa soeur. Le domaine, d'environ 25 hectares, a été créé en 1989 dans la région de Waipara, à une soixantaine de kilomètres au nord de Christchurch, sur la façade est de l'île du sud de la Nouvelle-Zélande.

 

Les rendements y sont peu élevés, et les produits de synthèse ne sont pas utilisés, d'après les dires des producteurs. De même, ce serait selon la même démarche environnementale que les bouchons en liège seraient utilisés en lieu et place des capsules à vis.

 

Au milieu de la gamme, j'ai goûté de sauvignon, cépage emblématique du pays. Le nez est vif : pamplemousse, fruits exotiques fins et discrets (papaye ?), également floral, presque beurré. A l'aveugle, mon inexpérience aurait pu m'entraîner vers un chablis ou un riesling allemand.

 

En bouche, c'est très frais, avec une bonne acidité, une légère amertume et une belle minéralité. C'est sûr, çà me rappelle un riesling allemand, tellement le vin ne sauvignone pas, tellement il est débarrassé des arômes variétaux qui peuvent rendre ce cépage désagréable.

 

Une bien belle surprise, donc, même si le prix est un peu élevé : 12,50 €, alors que je n'aurais pas été forcément au-delà de 10 €.

 

Acheté à La Halle aux Vins, 75 rue Legendre, Paris 17ème.

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 22:20

Quand on a prévu de passer un week-end en Bourgogne et que la pluie est annoncée, on souhaite vivement que Météo-France se trome. Après tout, ce ne serait pas la première fois. Mais ce week-end, ils avaient vu juste. Le départ s'est donc fait sous l'eau, direction Beaune.

 

Réservation avait été faite à l'hôtel Central. Idéal situé entre la place Carnot et les Hospices, les prix y sont raisonnables, l'accueil sympathique et les chambres propres, même si le style est un peu dépassé. C'est en tout cas le camp de base idéal pour écumer la région.

 

Sous la pluie, Beaune garde toujours son charme de ville bourgeoise, calme et touristique. Les immeubles sont jolis, les restaurants nombreux, et les boutiques de vin laissent peu de place aux autres commerces. La moutarde et l'époisse y ont toutefois leur place.

 

Le premier matin, nous avions pris rendez-vous à Meloisey, au domaine Denis Carré. Nous avons été reçus par le propriétaire. Les locaux, très propres, sont composés d'un chais au rez-de-chaussée, et d'une cave voûtée, renfermant une quantité impressionnante de fûts pour un domaine de cette taille. Des efforts considérables semblent être faits sur la qualité et l'entretien du matériel.

 

Le propriétaire, fort bavard, nous a fait découvrir sa gamme, dominée par les rouges. Le producteur est volubile, passionné, et revendique son caractère paysan (dans le bon sens du terme : il est proche de sa terre et de ses vignes). Après le café du matin, c'est toujours beaucoup plus difficile d'apprécier. Cependant, le Bourgogne blanc "sous la Velle" est très aromatique, et le Meursault "Les Tillets" est très précis.

 

En rouge, le Hautes-Côtes-de-Beaune "Le Clou", le Savigny-les-Beaune et l'Auxey-Duresses présentent un beau fruité et une belle minéralité. Ensuite, le Beaune 1er Cru "Les Tuvilains" et le Pommard 1er Cru "Les Charmots" gagnent en profondeur. Le Saint-Romain est également très bien fait. A 14 €, cela reste raisonnable ; d'ailleurs, seul le Pommard dépasse les 20 €.

 

A la sortie, nous sommes accueillis par la pluie. Intermittente, elle est généralement drue, et fait apparemment le bonheur des vignerons qui viennent de labourer. Cela devrait donc faire le nôtre quand le vin sera consommable, donc acceptons ces ondées, même si les nuages bas et l'absence de feuillage dans les vignes rendent ce paysage triste.

 

Les quelques tentatives de sortie de la voiture permettent de bien voir la variété de sols sur des surfaces très réduites. L'absence de végétation et les labours récents ont au moins cet avantage. Pour le reste, nous ressortons des champs tout crottés, et j'hésite aujourd'hui à nettoyer l'intérieur de ma voiture, dont la moquette est recouvert de terre de Montrachet. C'est la même terre qui est restée collée aux semelles de mes chaussures, je vais l'enlever délicatement pour la poser au pied de mes plantes vertes. Mon caoutchouc va passer en Grand Cru, ce n'est par rien !

 

Le midi, retour à Beaune pour un déjeuner tardif. L'un des rares restaurants ouverts ce dimanche après 13h30 était la brasserie Le Carnot (18 rue Carnot). Sa terrasse déserte, son ardoise proposant des pizzas et des croque-monsieur n'étaient pas très attirants. Mais l'intérieur est tout autre. L'alignement des tables en bois, les nombreux convives, l'ambiance bruyante rendaient subitement le lieu chaleureux.

 

En dehors des pizzas, on peut aussi trouver des plats plus locaux, comme les oeufs en meurette. Menu bourguignon roboratif, service très gentil, prévenant même que les quantités sont généreuses et qu'il vaut mieux commander en plusieurs fois.

 

L'après-midi était bien entamée, et commençait à s'assombrir, si cela était possible. Nous sommes remontés vers le nord, mais sans aller plus loin que Vosnes-Romanée, et surtout sans descendre de voiture. De toute façon, la nuit commençait à tomber et la pluie continuait, de plus en plus fort. Quel bonheur pour les vignerons !

 

Nous avons suivi un chemin goudronné au dessus du village, et avons fait demi-tour entre La Grande Rue et La Romanée Conti. A notre droite dans le sens de la descente, la terre de La Grande Rue est marron-noire. A gauche, celle de La Romanée Conti est beaucoup plus rouge. Et pourtant, un seul chemin les sépare.

 

Le soir, retour à Beaune, puis quelques heures à peine après être sortis de table, nous y revenons. Cette fois-ci, nous choisissons une valeur sûre, Le Gourmandin, place Carnot. C'est de toute façon l'un des seuls restaurants ouverts le dimanche soir. La souris d'agneau est excellente, à la fois fondante et craquante, et le Santenay 1er Cru rouge est superbe. Le prix des plats est plutôt raisonnable, par contre les vins sont chers, comme partout dans la ville d'ailleurs.

 

Le lundi matin, départ pour Viré-Clessé, où nous avons rendez-vous avec Jean-Pierre Michel. Les bouteilles que j'avais goûtées de lui avaient retenu mon attention (voir ici), ce qu'avait ensuite confirmé un coup de coeur de la RVF. Nous sommes très gentiments reçus par madame. Monsieur fait une apparition, prenant malgré tout le temps de nous montrer le matériel, de nous donner quelques explications techniques, et de nous faire goûter des vins à trois stades d'élevage différents.

 

Dans les vins finis, j'ai particulièrement apprécié les 2010, plus frais que les 2009, manquant à mon avis d'acidité. Les prix sont très raisonnables - nous ne sommes plus dans la Côte.

 

Retour au pas de charge à Beaune, où nous avions enfin pu réserver au restaurant Ma Cuisine (passage Sainte-Hélène). Restaurant sympathique, très bon, avec un choix de vins incroyable. La carte est longue comme une semaine sans vin, avec des bouteilles à tous les prix, même les plus élevés. Pour accompagner la superbe assiette de poisson et l'excellent saucisson aux morilles, nous avons prix un très beau Puligny-Montrachet 2008 du domaine Carillon.

 

Le plein était fait, nous pouvions reprendre la route pour Paris.

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 21:44

Cette adresse était inscrite dans un coin, dans l'attente d'une occasion. Cette dernière se présentant, rendez-vous fut pris, un vendredi soir, histoire de bien terminer la semaine.

 

Le passage des Panoramas a gardé un charme désuet, grâce à une animation encore présente. Les vendeurs de timbres ont baissé les rideaux, mais les quelques restaurants donnent à l'endroit une vie discrète et plaisante. La lumière est chaude et dorée, on se croirait presque revenu dans un XIXème siècle rassurant. Les quelques boutiques jouant la discrétion disparaissent ; c'est le cas du passage 53, dont la vitrine est occultée par un grand rideau blanc. On passe devant plusieurs fois avant de trouver.

 

La salle est toute petite, en longeur, comprenant une vingtaine de couverts. Un escalier en colimaçon, très étroit, conduit à l'étage, où se trouvent les toilettes et la cuisine, dont la petite taille ne permet de contenir que 3 personnes.

 

En bas, le service est plus nombreux : 5 hommes, très serviables sans être obséquieux. La présence n'empêche pas la discrétion, la retenue ne crée pas la distance. C'est généralement à cela que l'on reconnait les restaurants étoilés.

 

Du fait de la configuration de la salle, la clientèle est peu nombreuse, l'ambiance est donc apaisée. A la table d'à côté, deux couples d'amis, style anciennes jeunesses du RPR, reconvertis en sympathisants UMP. La conversation était ponctuée de "j'adooooooore". Derrière, un couple d'amoureux, très discrets, et visiblement très amoureux : à chaque fois que lui se levait pour aller aux toilettes, il déposait un baiser sur les lèvres de sa belle, comme s'il risquait de ne jamais revenir. A côté d'eux, une Japonaise et son père, qui s'endormait après chaque plat ; sa fille était obligée de le réveiller à chaque retour du serveur. Elle a fini par expliquer que le papa avait eu la diarhée toute la semaine, que çà allait mieux mais qu'il était désormais très fatigué. Bon appétit !

 

Le menu du soir, à 120 €, comprend 8 plats imposés. Une seule variante est possible : au moment de la commande, un serveur présente un gros bocal, rempli de grosses truffes. Dès que le couvert s'ouvre, le champignon parfume toute la salle. Pour 30 € supplémentaires, il est possible de goûter à ces truffes, généreusement servies sur des oeufs cuits à basse température.

 

Le menu est composé, comme on l'a dit, de 8 plats : 2 entrées, 2 poissons, 2 viandes, fromage, assortiments de desserts. L'esthétique est particulièrement soignée, très raffinée. Les saveurs sont particulièrement étudiées, très fines et très précises. C'est une cuisine de haute-couture.

 

Les vins, très bien choisis, sont bourguignons, sauf exception : Puligny-Montrachet, Chambolle-Musigny, Condrieu.

 

Toutefois, à cette cuisine de haut niveau, de grand art, il manque un élément essentiel : le plaisir. Tout était parfait ; peut-être trop ?

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 21:22

Quoi de plus terrible que d'être obligé de terminer un travail, que l'on sait moyennement utile, un vendredi soir, quand tous les bureaux sont désertés ? On reste seul, devant son écran, pendant que les autres fenêtres de l'immeuble s'éteignent une à une. Le silence se fait de plus en plus pressant. Quand tout est fini, il est 20 h 30, on a encore une heure de transport devant soit, on aimerait déjà être à la maison depuis longtemps.

 

On retourne à la gare en se dépêchant, même si de toute façon, la soirée est déjà fichue ; le week-end s'annonce mal.

 

Le métro est relativement plein, mais la plupart des voyageurs sont de sortie. Les travailleurs comme moi sont largement minoritaires. J'aperçois juste un quinquagénnaire, austère et sérieux ; je l'imagine comptable ou même pire, commissaire aux comptes. Peut-être est-il notaire, ce qui est guère plus joyeux.

 

A une station, au milieu du petit flot de passagers, monte une fille, jeune, mince, jambes fines sous un pantalon bleu marine ordinaire, talons hauts sombres également banals, très joli visage, cheveux longs, style mannequin anglais. Le haut est tout simplement un heat-tech Uniqlo noir, au col arrondi très largement ouvert. En dessous, la poitrine pointe en toute liberté.

 

Lorsqu'elle s'assied, le mouvement de rotation du buste fait glisser le haut de son sous-pull, dénudant très largement son épaule. Face à elle, le comptable est resté de marbre. De mon côté, la voyant de dos, j'ai plus imaginé que vu, mais rien que cela a embelli mon vendredi soir et bien fait commencer le week-end.

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 18:42

Oui, vous avez bien lu : TSUNAMI. Alors que 10 ans après, on parle toujours du 11 septembre, alors que 2 ans après on parle toujours du séisme en Haïti (et heureusement), le 11 mars 2012, on n'entend presque pas parler du tsunami ayant frappé la région du Tôhoku, comme s'il n'avait été qu'un événement anecdotique.

 

J'attends, de la part des médias, qu'ils nous informent sur la situation dans les régions dévastées. J'aimerais connaître le travail, gigantesque, des sauveteurs, des secours, des ouvriers, des architectes, des artisans, des bénévoles, des fonctionnaires, des élus locaux, pour sauver, soigner, reloger, nettoyer, déblayer... J'aimerais connaître la vie des personnes sur place, leur quotidien dans les 83 000 logements provisoires, leur travail...

 

Pour connaître tout cela, il faut envoyer des reporters, des journalistes, des personnes sérieuses, qui écoutent, observent, sans a priori. Cela a un coût, et il est davantage vendeur de n'envoyer personne, ou presque, et de jouer sur le spectaculaire, sans rigueur, avec la seule volonté de vendre du papier.

 

Il y a un an, la télé nous montrait Alain de chalvron, pathétique Michael Kael tremblant de peur à 800 kilomètres des événements. Aujourd'hui, les journaux pourraient titrer "Tsunami, 1 an après", "Tôhoku, 1 an après", ou plus justement "Japon, 1 an après". Mais les 20 000 victimes directes et les plus nombreuses indirectes n'intéressent pas nos médias, qui préfèrent réduire le 11 mars 2011 à un nom : Fukushima.

 

Les titres sont dont les suivants : "Fukushima, 1 an après", ou "Après Fukushima". Les articles n'évoquent que peu les régions sinistrées, préférant se contenter d'imprécisions sur le nucléaire. A titre d'exemple, France Info annonçait que le Japon avait rendu hommage aux victimes de Fukushima. Mais quelles victimes de Fukushima ? La journaliste parlait ensuite des milliers de personnes protestant contre le Premier Ministre Naoto Kan, alors que ce dernier n'est plus en poste depuis 6 mois !!! Quant aux manifestants, ils sont moins nombreux que les victimes du tsunami, mais on en parle, comme si c'était çà l'événement, quelques milliers de manifestants, sur une population de 35 millions d'habitants. Heureusement, le site internet de cette radio ne reprend pas ces erreurs.

 

1 ans après, rien n'a changé dans nos médias, le "vide informationnel", l'absence de rigueur, l'amalgame grossier sont toujours là. Les Japonais se sentent délaissés par leurs autorités, parait-il. Ils se sentiraient encore bien plus seuls s'ils lisaient les journaux français (que les Français ne lisent pas beaucoup non plus, et on comprend finalement pourquoi).

 

En ce 11 mars 2012, je n'ai pas vu de commémoration en France. J'ai vu par contre, annoncé sur Google, et dans tous les médias, une manifestation d'anti-nucléaires. Ceux-là n'hésitent pas non plus à oublier les victimes du tsunami, pour récupérer une partie des événements au profit de leur propagande. Débattre de ce mode d'énergie est nécessaire, insulter les victimes du 11 mars est inacceptable.

 

Dans ces manifestations, on retrouve les mêmes professionnels de la manifestation et de l'indignation. En première ligne, Stéphane Hessel, qui cette fois-ci s'insurge, profitant de chaque événement pour faire parler de lui et de ce qu'il ne connaît pas. On retrouve également les soutiens habituels de ces manifestations, qui pourtant n'ont rien à voir avec le problème : Nouveau Parti Anticapitaliste, SUD Rail, Parti de Gauche, Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers-Monde (sic), et même la Fondation Boris Vian, qui n'hésite pas à cracher sur les tombes des 20 000 victimes du tsunami.

 

Les vraies victimes ont une nouvelle fois été ignorées, au nom du sensationnalisme médiatique, et au nom de la récupération politicienne. 1 an après, rien n'a changé... en France.

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 19:17

Dans un voyage, le paysage n'est pas seulement ce que l'on va voir : montagnes, mer, monuments, musées... C'est aussi l'environnement quotidien, la banalité apparente : enseignes, couleur du trottoir, mobilier urbain, etc. Dans certains pays, ce sont les moyens de transport : les voitures de La Havane, les bateaux des îles grecques. Certains pays sont marqués par leurs trains. C'est le cas notamment du Japon, ou de la Suisse.

 

La Suisse est certes traversée par des trains modernes, TGV, ICE, IC, mais aussi par des trains de lignes privées, des petits trains, en quelque sorte, dont le charme désuet donne encore plus de relief à un paysage qui n'en manquait déjà pas.

 

Dans la région d'Interlaken, ces trains permettent de se déplacer partout, traversant les vallées ou gravissant les montagnes.

 

A partir de la gare d'Interlaken Ost, il faut généralement prendre le train bleu et jaune, le plus grand de tous dans cette région.

 

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Il possède une version moderne, à planchers surbaissés. Notez que dans les petites gares, il est possible de traverser les voies.

 

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Ensuite, Pour aller plus haut, il faut changer et prendre un train encore plus petit, roulant sur une voie à crémaillère.

 

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Cela ne se remarque pas sur les photos, mais ces trains se déplaçant sur des pentes importantes, les sièges sont inclinés.

 

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Même pour monter à la Jungfrau, on peut prendre un train à crémaillère, menant à la gare la plus haute d'Europe, située à une altitude de 3 454 mètres.

 

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L'intérieur, propre (on est en Suisse) et moderne, assure un bon confort. Ce train se déplaçant dans un tunnel, à une altitude où l'air se raréfie et les oreilles se bouchent, les passagers sont occupés par des films et des reportages sur la Jungfrau, avec explications en plusieurs langues.

 

Les Japonais ont d'ailleurs droit à un traitement de faveur ; ils n'ont pas le droit aux mêmes reportages que les ressortissants des autres pays, mais à des explications en dessin animé, HEIDI.

 

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