Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 21:10

C'est notre deuxième jour en Corée, alors forcément, le décalage horaire se fait encore sentir. Insomnie de 4 à 6 h 00. Finalement nous sommes réveillés à 10h30.
Les prévisions météo étant mauvaises, nous avions de toute façon décidé de faire la grasse matinée. Objectif largement atteint, d'autant que le temps est bien pluvieux. C'est une pluie forte et continue, nous sommes sur le bord du typhon touchant les Philippines et Okinawa.


Sans entrain, fatigués et sans énergie, nous déjeunons dans la chambre ce que nous avons acheté la veille au magasin Paris Baguette à côté des chutes de Cheonjiyeon et les oranges achetées le soir sur le trottoir à Seogwipo. Une fois préparés et lavés, il pleut toujours.
Nous cherchons une activité pour la journée. Nous descendons prendre un verre au bar de l'hôtel pendant le ménage de la chambre.


Assis dans le hall de l'hôtel, nous feuilletons les guides pour savoir ce que l'on peut faire malgré la pluie. Champs de thé à l'ouest de l'île ? Seongsan à l'est ? Sortir ? Rester ? Nous sommes très indécis. Nous finissons par nous décider à aller à Seongsan. Après tout, la pluie va peut-être se calmer ? Sous un ciel qui s'éclaire, et la brume qui se lève, çà peut être magnifique.


Nous commandons un taxi, puis partons. La pluie s'intensifie. Arrivés sur place, nous ne pouvons même pas ouvrir les parapluies. Nous achetons deux imperméables. A ce moment, deux touristes occidentaux nous apprennent que le site vient d'être fermé juste derrière eux. Nous sommes donc venus juste pour acheter des imperméables ! Mais au moins, si nous étions restés à l'hôtel, nous aurions des regrets, alors que là, nous avons la certitude que nous aurions mieux faits de ne pas sortir.


En tout cas, le site a l'air magnifique, mais la visibilité est quasi nulle. Nous ne remarquons même pas que nous prenons une route bordée de chaque côté par la mer. Nous sommes sur le flanc du typhon n° 6.


Nous repartons vers l'hôtel. Sur le bord de la route, nous apercevons juste de nombreuses serres, dont les très larges gouttières rejettent des torrents d'eau. Il semble y avoir aussi beaucoup d'arbres fruitiers. Sur le chemin, nous nous arrêtons dans un village folklorique. C'est joli, mais la pluie et le vent sont trop forts. Nous sommes trempés.


Sur la route, le taxi envoie régulièrement des gerbes d'eau. A 17 heures, il fait presque nuit. Nous nous arrêtons dans un restaurant manger de la soupe de poulet. Accueil très sympathique, ambiance très locale, mais personne ne parle anglais.


Retour à l'hôtel, le temps ne se calme pas. Nous n'avons presque rien fait, mais au moins nous n'avons pas de regret. Nous avons juste la certitude que nous aurions mieux fait de ne pas sortir.

COREE : TYPHON A SEONGSAN
COREE : TYPHON A SEONGSAN
COREE : TYPHON A SEONGSAN
COREE : TYPHON A SEONGSAN
Repost 0
15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 20:28

Au sud de la Corée se trouve Jeju, très belle île volcanique, qui mérite le déplacement. Au sud de Jeju se trouve Seogwipo, la grande ville de la côte sud de Jeju. Autour de cette ville se trouvent de nombreux hôtels et lieux de villégiature.

On peut aussi visiter quelques sites naturels, comme les cascades de Jeongbang et Cheonjuyeon, ou les orgues basaltiques de Jusangjeolli.

Jeongbang a la particularité de se jeter dans la mer, ou presque. Le bord de mer se présente comme un plateau surplombant la côte.De là, l'eau coule en cascade, rebondit sur les rochers en contrebas et rejoint la mer.

Le site est payant. Depuis le parking, un chemin escarpé rejoint les rochers du bord de mer. Sur place, de nombreux touristes. On peut aussi manger des fruits de mer, vendus par des femmes installées sur les rochers, abritées par une grande toile.

COREE : LES CASCADES DE SEOGWIPO
COREE : LES CASCADES DE SEOGWIPO
COREE : LES CASCADES DE SEOGWIPO
COREE : LES CASCADES DE SEOGWIPO
COREE : LES CASCADES DE SEOGWIPO
COREE : LES CASCADES DE SEOGWIPO
COREE : LES CASCADES DE SEOGWIPO

Dans un autre quartier, non loin du port, se trouve le site de la cascade de Cheonjiyeon. On y accède par un parking, bordé de quelques boutiques de souvenirs. C'est à cet endroit que j'ai découvert la chaine de boulangeries Paris Baguette, qui vend du pain industriel de qualité correcte. Ils vendent même les Sorcières du Clos des Fées, d'Hervé Bizeul, au prix modeste de 39 000 wons, soit une trentaine d'euros.

Après le parking, un chemin longe une rivière sepentant dans une jolie vallée boisée, dans un paysage très vert et apaisant. Au bout du chemin, la rivière se transforme en petit lac dans lequel tombe une cascade.

Sur les photos touristiques, la cascade est large, toutefois, lors de notre passage, elle était loin de couvrir toute la falaise. C'est tout de même un très beau site, certainement très rafraichissant en été.

COREE : LES CASCADES DE SEOGWIPO
COREE : LES CASCADES DE SEOGWIPO
COREE : LES CASCADES DE SEOGWIPO

Après cette visite, on peut rejoindre le port pour prendre un bus nous permettant d'accéder au site suivant. Petit arrêt sur le port pour voir les bateaux de pêche, très nombreux, et aux couleurs et aux formes très photogéniques.

COREE : LES CASCADES DE SEOGWIPO
COREE : LES CASCADES DE SEOGWIPO

Le site suivant, Jusangjeolli, est situé plus loing à l'ouest de la ville, il est accessible par le bus 600, qui relie l'aéroport de Jeju à la côte sud de l'île. Jusangjeolli est constitué d'orgues de basalte plongeant dans la mer. C'est un site spectaculaire, à voir en fin d'après-midi. On imagine que par gros temps, la vision doit être inquiétante et impressionnante.

COREE : LES CASCADES DE SEOGWIPO
COREE : LES CASCADES DE SEOGWIPO
COREE : LES CASCADES DE SEOGWIPO
COREE : LES CASCADES DE SEOGWIPO
Repost 0
12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 20:57

Certains pays ou villes sont des destinations de shopping. Paris ou Londres, ou certaines villes du Moyen-Orient, paraît-il. Le shopping en soi ne m'intéresse pas plus que çà, mais j'aime bien faire les boutiques, pour voir des lieux originaux, beaux ou typiques, et trouver des marchandises différentes. J'ajouterai comme villes de shopping, Tôkyô pour son incroyable diversité, ses lieux au design d'avant-garde, son exubérance, et les produits que l'on trouve nulle par ailleurs, ainsi que Kyôto pour ses superbes objets traditionnels, et le Japon dans son ensemble pour sa qualité de service unique au monde.

Quant à la Corée en général, et Séoul en particulier, peut-on dire que j'en ferais une destination de shopping ? A première vue non, ou du moins pas encore. Il existe toutefois certains types de commerce fort intéressants.

Dans les grandes villes, les rues commerçantes ressemblent beaucoup à ce qui se fait au Japon. C'est le cas notamment de Myeongdong à Séoul, avec du monde, des lumières, et une grande densité commerciale. Pas mal de couleurs aussi. C'est toutefois beaucoup moins abouti qu'au Japon, moins original, moins déjanté, moins design. Ce peut être intéressant pour une personne venant pour la première fois dans la région, mais on peut rester sur sa faim. Une ballade dans Myeongdong ne manque toutefois pas d'intérêt pour qui aime les villes animées.

Une rue de Busan, et l'animation de Myeongdong
Une rue de Busan, et l'animation de Myeongdong
Une rue de Busan, et l'animation de Myeongdong

Une rue de Busan, et l'animation de Myeongdong

Autres lieux rappelant le Japon, les grands magasins, qui sont vraiment faits sur le même modèle. Par contre, il en existe beaucoup moins, et surtout, il n'existe qu'une seule marque, Lotte. Au sous-sol, on trouve les rayons de nourriture, mais également des supermarchés tout ce qu'il y a de plus classique.

Dans les étages, on retrouve sensiblement la même distribution qu'au Japon, avec les restaurants au dernier étage, par exemple. Les grands magasins sont sans attrait particulier, contrairement à Isetan par exemple, mais ils sont toujours bien tenus, et il y a des toilettes impeccables et gratuites à tous les étages.

Les toits sont également parfaitement aménagés, avec des jardins, des espaces de repos, très agréables à fréquenter. Par exemple, le toit du Lotte de Busan offre une terrasse avec vue sur le port, ainsi qu'une mini forêt très jolie. Quant au Lotte world de Damsil, il propose une partie réservée au luxe, un peu clinquante. En général, j'ai trouvé les grands magasins peu fréquentés, en dehors des étages duty free du Lotte de Damsil, envahis de touristes chinois.

COREE : MARCHES ET COMMERCES
COREE : MARCHES ET COMMERCES
COREE : MARCHES ET COMMERCES

Autre type de commerce très proche de ce qu'on peut trouver au Japon, les kombini, ou convenience store. J'ai l'impression qu'il y en a un peu moins, mais on retrouve les même marques.

On retrouve aussi les shôtengai, ou rues commerçantes couvertes.

COREE : MARCHES ET COMMERCES

Souvent, ces rues abritent des marchés. Les marchés sont d'ailleurs très nombreux en Corée et sont l'un des principaux charmes de ce pays : on y vend de la nourriture, comme les fruits, les légumes, les herbes, les algues, la viande, le poisson... Il n'est pas rare de trouver des paysannes venant vendre leur production. J'en ai même vu dormir juste à côté de leur marchandise. Il n'est pas rare de voir des marchés le long des rues, où les marchandises sont exposées sur un tissu à même le sol, la vendeuse étant assise par terre sur un coussin.

J'ai beaucoup apprécié le marché de Jeju Si, très vivant et coloré, avec une partie dédiée au poisson très importante. Egalement très intéressant, le marché aux poissons de Jagalchi, à Busan. Il se trouve dans un grand bâtiment, donnant sur le port. On peut même y manger, dans une partie restaurant importante.

Ce marché est prolongé à l'extérieur par une halle, dans laquelle des femmes, installées par terre, vendent aussi du poisson. Certaines exposent leur marchandise dans la rue. Plus loin, on trouve des rues le long desquelles des commerçants cuisinent directement dans la rue.

Ensuite, toujours à Busan, dans plusieurs galeries, on peut acheter toutes sortes d'objets, généralement des vêtements ou des articles pour la maison. C'est un peu le souk coréen. C'est très populaire, les objets sont basiques, le sens esthétique n'est pas de mise, mais c'est une sorte de foutoir amusant et pittoresque.

Plus loin, quelques marchands de livres, le long d'une ruelle au pied d'une colline accessible par un grand escalier ; une sorte de Montmartre local.

Le marché de Jeju Si.
Le marché de Jeju Si.

Le marché de Jeju Si.

Marché au poisson de Jagal Chi à Busan.
Marché au poisson de Jagal Chi à Busan.
Marché au poisson de Jagal Chi à Busan.

Marché au poisson de Jagal Chi à Busan.

Marchés de rue.
Marchés de rue.
Marchés de rue.
Marchés de rue.
Marchés de rue.
Marchés de rue.
Marchés de rue.

Marchés de rue.

Le "souk" de Busan.
Le "souk" de Busan.
Le "souk" de Busan.
Le "souk" de Busan.
Le "souk" de Busan.

Le "souk" de Busan.

Le marché aux livres de Busan.
Le marché aux livres de Busan.

Le marché aux livres de Busan.

On voit par ailleurs fleurir, timidement, quelques lieux plus modernes, au design plus étudié. Encore rares, ces magasins ou cafés branchés ont une certaine simplicité, et sont très agréables.

Nous avons aussi trouvé à Insa Dong, à Séoul, un endroit amusant : autour d'une cour, plusieurs étages de magasins, reliés par une coursive, assez fréquenté.

COREE : MARCHES ET COMMERCES
COREE : MARCHES ET COMMERCES
Repost 0
5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 20:23

Autant le dire tout de suite, avant de partir en Corée, j'avais une hantise : allais-je pouvoir supporter la nourriture ? En effet, la cuisine coréenne est réputée pour être pimentée. J'étais déjà allé plusieurs fois dans des restaurants coréens en France, et certains plats m'avaient plu, mais d'autres m'avaient posé des difficultés. C'est le cas notamment du kimchi, chou fermenté et pimenté, base de la cuisine coréenne.

Finalement, comme çà a l'air d'inquiéter tout le monde, je tiens à rassurer les lecteurs que tout s'est bien passé, à une exception près. La cuisine coréenne est épicée, pimentée, certes, mais si l'on choisit ses plats, et si l'on est accompagné d'un goûteur (en l'occurence d'une goûteuse) supportant les plats relevés, on arrive sans problème à éviter les pièges.

La cuisine coréenne est relativement simple, et se compose la plupart du temps des éléments suivants : viande (boeuf ou porc), poissons, fruits de mer, légumes, herbes, condiments, grillés, bouillis, en soupe.

Le plus populaire, ou du moins ce que j'ai préféré, c'est le barbecue, car ce n'est pas très gras, et la viande, simplement grillée, n'est pas épicée. On la consomme souvent dans des feuilles de salade, avec l'accompagnement choisi, et de l'ail, servi sur la table par gousses, que l'on peut manger crues ou également grillées. On grille généralement du boeuf (spécialité par exemple de Andong), du porc (comme le porc noir de Jeju).

A chaque fois, sont posés sur la table nombre de petits plats, de légumes, d'algues, d'herbes, de condiments, mais également du riz, ou de la soupe, ou du tofu.

Boeuf de Andong : on voit les ciseaux servant à couper la viande avant de la griller.

Boeuf de Andong : on voit les ciseaux servant à couper la viande avant de la griller.

Porc noir de Jeju et ses gousses d'ail.

Porc noir de Jeju et ses gousses d'ail.

Table à la coréenne, avec tous ses petits plats d'accompagnement.

Table à la coréenne, avec tous ses petits plats d'accompagnement.

Barbecue "Secret Garden", dans une cour à Insa Dong, Séoul.

Barbecue "Secret Garden", dans une cour à Insa Dong, Séoul.

On peut aussi cuire la viande en la trempant dans une marmitte, dans laquelle cuisent de l'eau agrémentée de sauce soja, et dans laquelle mijotent également des herbes, des champignons, des poireaux, oignons, etc.

COREE : LA CUISINE

Ensuite, on peut goûter de nombreuses soupes, très variées. Servies dans de grands bols en terre très chauds, elles se composent d'un bouillon dans lequel on trouve du poireau, des légumes, des herbes, des épices, de la viande ou du poisson. L'une des plus connues est le samgyetang, ou soupe de poulet, qui nous a bien régénérés après le typhon subi à Seongsan.

COREE : LA CUISINE
COREE : LA CUISINE
COREE : LA CUISINE

Autre spécialité bien connue, le bibimbap. Servi dans un grand bol très chaud, c'est un mélange de riz, de viande et de légumes, avec une sauce plus ou moins épicée. J'avoue que celui que j'ai mangé au Lotte de Myeong Dong à Séoul était tellement épicé que rien que la fumée m'a fait pleurer et tousser. Quant à le manger, c'était du domaine de l'impossible. Heureusement, nous avions aussi commandé des sortes de crèpes, non épicées et très bonnes.

COREE : LA CUISINE

Il existe également, comme en Chine ou au Japon, les raviolis, servis directement ou en soupe. Il en existe une grande variété, généralement très bons, et pas forcément épicés.

COREE : LA CUISINE

Ces raviolis peuvent être fourrés à la viande, aux légumes, ou aux crevettes. Dans cette péninsule, les poissons se trouvent souvent sur la table, grillés, ou en soupe. On en trouve beaucoup aussi sur les marchés, tout comme les fruits de mer, pas toujours identifiables.

Ce que représente la troisième image est laissé à votre libre interprétention.
Ce que représente la troisième image est laissé à votre libre interprétention.
Ce que représente la troisième image est laissé à votre libre interprétention.

Ce que représente la troisième image est laissé à votre libre interprétention.

Tous ces plats, comme il a été dit plus haut, sont toujours accompagnés de nombreux légumes, d'herbes, d'algues, de ginseng, etc. Cela donne donc une cuisine pas forcément variée, pas forcément gastronomique, mais assez peu calorique, savouveuse, complète et saine.

On trouve ces accompagnement, souvent pimentés, tout comme les herbes ou les légumes, sur les marchés, ou même dans les rues, comme nos marchands des quatre saisons d'autrefois.

Divers assortiments pimentés.

Divers assortiments pimentés.

Marché de rue.

Marché de rue.

Etal dans une rue.

Etal dans une rue.

Ginseng sur un marché.

Ginseng sur un marché.

Marchande d'algues au marché de Jeju Si.

Marchande d'algues au marché de Jeju Si.

Marchande des quatre saisons dans une rue de Jeju Si.

Marchande des quatre saisons dans une rue de Jeju Si.

Herbes séchant sur un trottoir, sans surveillance, à Seogwipo.

Herbes séchant sur un trottoir, sans surveillance, à Seogwipo.

Sur un marché, piments vendus séchés ou en pots.
Sur un marché, piments vendus séchés ou en pots.

Sur un marché, piments vendus séchés ou en pots.

Il existe aussi des fruits, comme les oranges, spécialités de Jeju, souvent vendues dans la rue, ou sur les marchés. Nous avons trouvé aussi, sur un marché, des sortes de jujubes, fuits utilisés dans la farce du poulet de la soupe de poulet.

COREE : LA CUISINE
COREE : LA CUISINE
COREE : LA CUISINE

Evidemment, il ne faut pas oublier le kimtchi, chou fermenté et pimenté, accompagnant tous les repas coréens. Le chou est laissé à fermenter dans de grandes jarres en terre. On en trouve régulièrement en traversant le pays, elles sont alignées le long des bâtiments, comme sur cette photo, prise dans le temple de Haiensa.

COREE : LA CUISINE

On peut également trouver des nourritures moins traditionnelles, ce qui est toutefois rare. Par exemple, nous avons dîné à Busan dans un restaurant, Fukuoka Burger, où la viande hâchée était servie crue, et était cuite sur un pierre brulante. Les pierres étaients posées sur la table, sous de petites cheminées absorbant les fumées et les odeurs. Restaurant original et sympathique.

COREE : LA CUISINE

Il semble exister aussi une nourriture dite royale, gastronomique, raffinée, mais nous n'avons pas réussi à en trouver, et les Coréens interrogés (c'est à dire aux réceptions des hôtels) ne semblaient pas connaître. Nous n'avons donc hélas pas pu en essayer.

Contrairement à ce qu'on trouve au Japon, les décorations des restaurants coréens sont presque toujours basiques, et n'ont pas de recherche esthétique particulière. Cela ressemble même plus à des cantines qu'à des restaurants. L'ambiance est toutefois symphathique, authentique, et l'accueil en général chaleureux.

On peut s'assoir à table, sur des chaises mais aussi par terre, sur des coussins très fins, ce qui se révèle difficile pour des occidentaux.

Mais il est très fréquent de manger dans la rue, ce que nous appelons du prétentieux et horrible nom de "street food" est en Corée une réalité fort sympathique, et non un concept aussi vide que peu innovant.

Dans les rues commerçantes, de nombreux stands sont installés, cuisinant et servant toutes sortes de nourritures, rendant ces endroits encore plus vivants. On est loin des prétentieux camions qui puent plus qu'ils ne fument, ou autres "food trucks" bidons.

Certains restaurants font aussi griller la viande devant la vitrine, à même la rue. Il en va de même pour les restaurants de raviolis, qui les cuisent à la vapeur devant le client. Devant le magasin se trouvent alors de grandes plaques en métal, recouvertes de couvercles. Le cuisinier place les raviolis sous les couvercles, allume le gaz, et en moins de cinq minutes, dans un grand dégagement de vapeur, les raviolis sont cuits et servis tout chauds. Personnellement, j'ai adoré le gros dégagement de vapeur qui s'envole dans la rue.

Les restaurants peuvent aussi installer des chaises et des tables dans les ruelles, comme à Insa dong à Séoul, version vivante, joyeuse et authentique de nos terrasses parisiennes.

COREE : LA CUISINE
COREE : LA CUISINE
COREE : LA CUISINE
COREE : LA CUISINE
COREE : LA CUISINE
COREE : LA CUISINE

Nous terminerons en parlant de la boisson.

D'abord, une chose très surprenante : il nous a été impossible de trouver du thé vert. Il s'en produit pourtant sur l'île de Jeju, mais il n'a pas l'air d'être vendu dans les magasins. Nous avons trouvé un marchand de thé chinois, ainsi qu'un musée du thé, à Séoul, vendant du thé coréen à un prix exorbitant, vraiment exorbitant. Nous avons fini par trouver des sachets de thé vert dans un grand magasin, mais c'était du thé en poudre.

Par contre, on trouve de nombreux cafés, de type Starbucks ou équivalent, mais de qualité assez correcte. D'ailleurs, Starbucks ne semble pas très présent, la qualité du café local étant meilleure. Contrairement au Japon, on peut boire du bon café (ou du moins du café pas mauvais) en Corée.

Nous avons aussi bu du ginseng, en infusion. Il se présente comme une liquide marron et épais, aromatisé au miel et aux épices. C'est une boisson énergisante, bonne pour la santé, comme l'ensemble de la nourriture coréenne.

Pour ce qui est des boissons alcoolisées, les Coréens semblent apprécier le soju. Ils en boivent aux repas, dans de petites bouteilles apparemment d'une seule marque.

En ce qui nous concerne, nous avons bu de la bière. Il existe plusieurs marques locales : Koud, Cass, Hite, OB, cette dernière étant notre préférée, se rapprochant des bières allemandes.

En ce qui concerne le vin, il n'est pas encore très répandu, et, comme tous les alcools importés, il reste cher.

COREE : LA CUISINE
COREE : LA CUISINE
COREE : LA CUISINE
Repost 0
28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 20:46

Pour se déplacer en Corée, entre les villes, le principal moyen de transport est le bus. Etonnamment, le train est peu développé. Le train le plus rapide est le plus moderne est le KTX, qui est tout simplement notre TGV à peine modifié, avec les défauts qu'on lui connaît : design vieillot (mais c'est secondaire), sièges étroits, non orientables, couloirs également étroits, portes de wagons non automatiques, temps infini entre les gares et la ligne à grande vitesse. Seule amélioration, le personnel de bord ressemble plus à des hôtesses de l'air qu'à des contrôleurs, et des écrans ont été installés dans les wagons.

COREE : LES TRANSPORTS
COREE : LES TRANSPORTS

Pour le reste, le réseau ferroviaire est peu développé. On le sent déjà dans les gares, très peu actives, voire même franchement désertes. Les tableaux d'affichage ne montrent d'ailleurs pas une fréquence très élevée. Même avant un départ, il n'y a pas foule. Toutefois, les gares sont propres, et disposent de toilettes généralement impeccables. Evidemment, les gares des grandes villes sont plus fréquentées, mais ce n'est pas non plus la fourmilière à laquelle on peut s'attendre.

COREE : LES TRANSPORTS

Quant aux trains, ils sont généralement vieux, et non électrifiés. A l'intérieur, les sièges sont orientables, la place est importante, mais ce n'est vraiment pas moderne. Quant aux gares des villes de moindre importance, elles me rappellent les petites gares de province française de mon enfance, dans lesquelles s'arrêtaient les Micheline. Elles sont propres, malgré tout.

COREE : LES TRANSPORTS
COREE : LES TRANSPORTS

Le réseau de bus est beaucoup plus développé. Les gares routières sont d'ailleurs très actives, et souvent, les offices de tourisme ou les hôtels conseillent de prendre le bus, ne pensant même pas au train. Les prix sont bon marché, dans un cas comme dans l'autre. Par exemple, un trajet en train de près de 2 heurs ne nous a coûté que 9 euros.

Le bus est également bon marché, mais bien souvent, le temps de parcours est plus court que par la voir ferrée.

En ville, les bus sont également omniprésents. Ils sont également peu modernes, et il vaut mieux se renseigner pour savoir où est l'arrêt et quel bus il faut prendre. Cela ne pose que peu de problème, les Coréens étant serviables. A Andong par exemple, le chauffeur nous a bien renseigné, et nous a même indiqué le moment pour descendre.

Pour le reste, le bus n'était pas très moderne, et les sièges sur le trottoir étaient assez folkloriques. Quand au chauffeur, trentenaire ébouriffé comme un membre de boys band japonais, il a, avant de démarrer, enlevé ses chaussures et chaussé des pantoufles, certainement pour être plus à l'aise pour conduire.

COREE : LES TRANSPORTS
COREE : LES TRANSPORTS

Dans le grandes villes, comme à Séoul, mais aussi Busan ou Daegu, il existe un métro. Construits sur le modèle japonais, les wagons sont encore plus grands, et donnent l'impression de ne pas être très fréquentés, même s'il paraît que le métro de Séoul est le deuxième plus fréquenté du monde.

Les rames sont impeccables, et bien aménagées, les stations sont équipées de toilettes. LEs systèmes de paiement ne sont pas toujours claires. Par exemple, à Séoul, il faut prendre une carte au distributeur, laisser une caution, que l'on récupère à la sortie. Toutefois, n'arrivant pas à sortir, une jeune fille nous a gentiment aidés. Ensuite, à la fin du voyage, s'il reste de l'argent sur la carte, on peut le récupérer, non pas dans le métro, mais dans un kombini 7/11.

Il faut ajourer que les métros sont surs, et bien équipés en escalators et ascenseurs.

Enfin, en ce qui concerne les taxis, ils sont peu chers. Ce sont des voitures normales, c'est à dire de série, donc vous ne trouverez pas de voitures bigarrées comme au Japon, avec sièges recouverts de housses au crochet, GPS dernier cri et chauffeur en uniforme, casquette et gants blancs, ni bien sût de porte automatique.

Mais ce peut être un bon moyen de se déplacer en ville, et même dans certaines campagnes. Mieux que certains véhicules comme celui-ci.

COREE : LES TRANSPORTS
Repost 0
27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 19:33

Après avoir partagé mes premières impressions sur la Corée, je vais aborder quelques thèmes plus en détail, avant de parler des lieux que j'ai visités. Le premier thèse sera, comme le titre l'indique, consacré à l'hôtellerie et aux infrastructures touristiques.

Ce qui m'a frappé, en premier lieu, c'est le peu de développement du tourisme, du moins en apparence, et le faible nombre de touristes. Je ne m'attendais pas à trouver autant de touristes qu'en Europe, mais j'imaginais que le tourisme serait tout de même plus développé.

Ce constat explique donc les autres impressions : infrastructures peu développées, indications pas toujours claires, hôtellerie très inégale.

Il nous est arrivé à plusieurs reprises de ne trouver aucune indication. Par exemple, à Gyeongju, en sortant de la gare, nous n'avons trouvé aucun plan du secteur, nous ne savions donc pas comment retrouver notre hôtel, ni quel bus prendre, ni quelle direction. Nous avons passé au moins 30 minutes pour trouver le renseignement adéquat. Une fois descendus du bus, nous n'avons pas trouvé de panneau indiquant le chemin pour se rendre à l'hôtel. Il s'agissait pourtant d'un secteur considéré comme touristique.

Nous avons rencontré le même désagrément pour retrouver une cascade à Seogwipo, les plans trouvés étant très schématiques.

Autre constat : les marchands de souvenirs sont très peu nombreux. Lorsque l'on est habitué au Japon, où chaque site est envahi par des boutiques vendant tout et n'importe quoi, on ne peut qu'être surpris de constater la quasi absence de telles boutiques en Corée.

Enfin, en ce qui concerne l'hôtellerie, nous avons état bien accuillis partout. Toutefois, la qualité des hôtels n'était pas toujours au rendez-vous, même dans des hôtels réputés de grand standing.

Par exemple, le KAL Hotel de Seogwipo était vieillot, alors que sa situation était optimale, avec de superbes vues sur la mer. A Gyeongju, le Kolon Hotel était un grand établissement très chic, avec golf et très belle vue sur les collines, mais il était vraiment dans son jus, et nous a vraiment rappelé les hôtels de pays communistes.

COREE : TOURISME ET HOTELLERIE
COREE : TOURISME ET HOTELLERIE

Au Park Hotel de Andong, nous avons été très bien reçus, et l'hôtel était parfaitement situé, à proximité immédiate de la gare. Par contre, le style était a la fois vieillot et kitsch, avec des finitions très moyennes, même s'il était très propre et bien tenu.

COREE : TOURISME ET HOTELLERIE
COREE : TOURISME ET HOTELLERIE

Nous avons toutefois vu des hôtels plus modernes, plus haut de gamme, par exemple le Center Mark Hotel d'Insadong, avec une chambre au 13ème étage, le Skypark de Jeju Si, central et très propre. Le point commun de ces établissements est leur style Business Hotel à la japonaise, jusqu'au style des toilettes.

Enfin, le Crown Harbour de Busan avait un très beau hall, avec un accueil parfait, et une chambre jolie, au 17ème étage, avec vue sur le port.

Il faut toutefois être vigilant sur un point, qui reste peu important par ailleurs. Les hôtels mettent à la disposition de leurs clients du savon, gel douche, dentifrice, brosses à dents, etc. Toutefois, c'est rarement gratuit, et ces services peuvent être facturés. Ce n'est jamais très cher, mais il vaut mieux le savoir.

COREE : TOURISME ET HOTELLERIE
Repost 0
16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 20:33

Avant de se rendre dans un pays inconnu, on a toujours des images en tête, des idées reçues, provenant de ce qu'on a pu lire dans les guides, voir dans les différents médias, ou entendre à droite à gauche. Sur la Corée (du Sud évidemment), j'avais entendu dire que c'était un pays extrêmement dynamique, à l'avant-garde du progrès, high-tech Des collègues m'en avaient parlé, me disant que dans les rues coréennes, tout le monde était hyper connecté, et que les voitures, presque toutes hybrides, glissaient en silence.

De mon côté, j'ai toujours tendance, avant un voyage, à supprimer toutes mes idées reçues, et à arriver sur place avec un regard neuf. Bien entendu, avant de partir en Corée, je me demandais ce que j'allais trouver. Je craignais que le pays ressemble trop au Japon et ne soit pas assez exotique. Une connaissance, dont la femme est coréenne, m'avait parlé du pays en termes élogieux ; en l'entendant, j'avais l'impression qu'il parlait du Japon.

Allais-je donc trouver un Japon bis, en plus jeune, plus moderne, plus dynamique ? Tout au long du voyage, je n'ai pas pu m'empêcher de comparer avec le Japon, les deux pays étant très proches, géographiquement et culturellement, et semblant se faire une concurrence certaine.

En arrivant, j'ai trouvé un aéroport, celui d'Incheon à Séoul, moderne, impeccable, clair. Les aménagements, notamment les toilettes, rappellent furieusement le Japon. La suite s'est révélée beaucoup plus nuancée.

D'abord, le pays est propre. L'environnement est asiatique, mélange d'architecture moderne pas toujours de bon goût et de ruelles plus anciennes. Les villes sont toutefois rarement esthétiques. J'avais l'impression que le pays est un mélange de Japon pour ce qui est moderne, et de ce que j'imagine de la Chine, avec un peu de ce que j'imagine de l'Amérique du sud.

J'ai trouvé, à Séoul bien sûr, et dans d'autres villes comme Busan, quelques rues calquées sur Tôkyô ou Ôsaka, mais sans la variété que l'on peut trouver au Japon, dans l'architecture, dans les commerces, dans les aménagements, et sans non plus cette extrêmité, ce mélange, ce contraste entre des extrêmes, dans les finitions, le beau, le pratique, mais aussi l'exubérant, l'extentrique. Je trouve le Japon en permanence décalé, pas la Corée.

Autre différence qui m'a surpris : la Corée n'est pas un pays très développé. Comme je l'ai dit, c'est propre. Il y a par exemple beaucoup de toilettes, beaucoup plus qu'en France, gratuites, et généralement fréquentables. On ne trouve pas de détritus, ni de dégradations. Toutefois, le niveau de développement est largement inférieur à ce qu'on peut trouver en Europe.

Les aménagements publics et les rues sont même souvent vieillots, tristes, voire poussiéreux, et m'ont fait plus d'une fois penser à ce qu'on peut trouver dans d'ex pays communistes.

La fantaisie, même si elle commence à s'exprimer dans certaines séries ou dans un musique pop par ailleurs très formatée sur celle des Etats-Unis, n'est pas encore générale. On ne trouve pas tous ces personnages "kawaii" qui peuplent l'environnement japonais, Donc pas de petits animaux de toutes sortes, de toutes couleurs et de toutes formes, pas de petits personnages de tous styles, pas de produits dérivés à n'en plus finir, et pas de mascottes, ou alors très peu, et au costume bien élimé.

L'attitude de la population est également différente. Les gestes sont plus classiques, on ne trouve pas ce raffinement attentionné des Japonais, ce geste parfait et précis adapté à chaque situation, et calculé pour exprimer parfaitement l'envie de mettre à l'aise, l'envie de ne pas blesser.

Pour autant, les Coréens, dans l'ensemble, sont plutôt accueillants et polis. Je n'ai jamais ressenti d'agressivité, le pays est sûr, la délinquance semble inexistante. Certes, les personnes âgées ont tendance à être un peu sans-gêne dans les transports, mais ce n'est pas non plus de l'incivisme.

Le service n'est pas le meilleur du monde, mais le contact est généralement agréable, et les personnes aimables. Dans les rues, ou dans les transports, on n'est jamais longtemps perdu. Plusieurs personnes nous ont aidés avec gentillesse.

Au sujet de la population, plusieurs choses m'ont surpris. D'abord, en dehors de Séoul, j'ai trouvé peu de jeunes. Dans les rues, dans les transports, j'ai eu l'impression que les personnes âgées étaient minoritaires, les couples de 30-40 ans, et les enfants étant rares. Ceci s'est confirmé au vu des statistiques, qui révèlent une évolution démographique à la japonaise, apparemment en pire.

Autre élément, le niveau d'anglais. J'avais lu à plusieurs reprises que les Coréens apprenaient l'anglais très jeunes, de façon intensive, et que leur niveau était largement supérieur à celui des Japonais, synonime d'un pays beaucoup plus ouvert de dynamique. En réalité, le niveau d'anglais des personnes croisées, même jeunes, m'est apparu très faible, pire encore que le niveau des Japonais, ce qui est une réussite en soi.

Enfin, au niveau vestimentaire, la mode, quoiqu'on en dise, n'est pas encore très développée. A la très grande majorité, les Coréens s'habillents de façon basique, plutôt sportive : tennis, pantalon, imperméable, comme s'ils étaient en permanence en randonnée. toutefois, il existe un phénomène très répandu : la chirurgie esthétique. Le nombre de femmes avec les yeux et le nez refait est impressionnant. C'est fort dommage.

C'est finalement un pays encore peu développé, qui se cherche. Anciennement colonisé par le Japon, détruit par une guerre terrible, colonisé par les Etats-Unis, libéré depuis peu d'une dictature, c'est un pays dont les traditions ont été étouffées, et qui n'est pas encore futuriste. Un pays qui se développe, et qui se doit se faire une place entre deux géants, géographique, politique et économique (la Chine), économique, technologique et culturel (le Japon). Il faudrait aussi pour cela qu'il s'émancipe de la tutelle des Etats-Unis, mais çà ne se fera pas de sitôt, vu l'importance de la propagande pro-américaine. Il est vrai que la situation avec le frère du nord n'aide pas.

Pour autant, ce pays a des atouts, dans sa culture, ses paysages, ses temples, sa cuisine.

COREE : PREMIERES IMPRESSIONS
COREE : PREMIERES IMPRESSIONS
COREE : PREMIERES IMPRESSIONS
COREE : PREMIERES IMPRESSIONS
COREE : PREMIERES IMPRESSIONS
COREE : PREMIERES IMPRESSIONS
COREE : PREMIERES IMPRESSIONS
COREE : PREMIERES IMPRESSIONS
COREE : PREMIERES IMPRESSIONS
COREE : PREMIERES IMPRESSIONS
Repost 0
4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 20:31

Depuis Paris, la Loire est l'une des régions les plus recommandées pour se reposer sur une courte période. C'est relativement près, et surtout plus authentique, plus dépaysant et moins peuplé que Deauville.

Nous avons par exemple trouvé un hôtel Relais du Silence, L'Aubinière (http://www.aubiniere.com/fr/), à Saint-Ouen-les-Vignes, à moins de 10 kilomètres d'Amboise. Sur les photos, l'architecture de l'hôtel n'était pas particulièrement attirante, mais la réalité était nettement plus favorable.

L'hôtel lui-même est une grande bâtisse avec dépendances, mélange d'ancien et de contemporain. Une grande cour permet de garer sa voiture, et à l'arrière se trouve un grand jardin arboré, une terrasses avec piscine.

Le village lui-même est on ne peut plus calme. A certains moments de la journée, on n'entendait vraiment aucun bruit, même dans la rue. Que dire alors du calme venant du jardin. C'est donc on ne peut plus reposant.

A l'intérieur des bâtiments, nous avons été très agréablement surpris. L'accueil était parfait, et l'hôtel lui-même très bien aménagé, sans ostentation, mais avec des matériaux de très bonne qualité, et des finitions parfaites, chose exceptionnelle dans l'hôtellerie française.

La chambre était spacieuse, confortable, et le restaurant comprenait un espace salon avec de grands canapés, ainsi qu'une salle à manger, très bien décorée elle aussi, et comportant plusieurs parties, permettant par exemple aux familles de s'isoler pour ne pas déranger ni être dérangées.

Nous avons déjeuné et petit-déjeuné derrière la baie vitrée, face au jardin. Les nourritures étaient aussi de grande qualité.

Enfin, je dois signaler l'existence d'un centre de soins, avec sauna et jaccuzzi, histoire de se relaxer un peu plus.

A partir de cet endroit, il est bien entendu possible de rayonner, d'abord à pieds, puisqu'il existe plusieurs chemins de randonnée autour du village, passant dans les champs et les bois. En voiture, on est à proximité d'Amboise et son château, mais aussi de Tours, Chenonceau,, ou Vouvray (pour qui s'intéresserait aux vins). Je recommande également fortement une visite à la Cave Insolite de François Chidaine, à Montlouis.

Monsieur Chidaine produit d'excellents vins (j'apprécie particulièrement sa cuvée Les Choisilles), mais il vend aussi dans sa cave quelques bouteilles très bien choisies d'autres vignerons, de la région, mais aussi de toute les France, et même d'Espagne (c'est d'ailleurs lui qui produit ce vin espagnol, très différent de ce que j'ai goûté jusqu'à présent de ce pays, une très bonne surprise, avec un très bon rapport qualité/prix).

Nous nous sommes aussi arrêtés à Vouvray chez François Pinon, vigneron très accueillant et perfectionniste, dont les pétillants ont un excellent rapport qualité/prix, une alternative très intéressante au champagne.

Repost 0
3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 12:55

L'arrivée à Maurice se fait par l'aéroport de Mahébourg, au sud-est de l'île. Pour peu, donc que vous résidiez dans la partie est, par exemple à Belle-Mare, vous pouvez tout à fait passer à côté de Port-Louis, la capitale, située au nord-ouest du pays.

Peut-on pour autant se passer de sa visite ? Franchement, je dirais que oui, la ville elle-même ne présentant que guère d'intérêt. Il peut être toutefois intéressant d'y faire une excursion d'une journée (ce que font beaucoup de touristes), à la condition de ne pas se contenter de la visite de la ville.

Il est généralement recommandé de commencer par visiter le jardin de Pamplemousses, joli jardin botanique fondé par un certain Pierre Poivre en 1770. Je recommande fortement de prendre un guide (les guides sont présents à l'entrée, après les caisses), qui vous montrera les différents arbres, plantes, forcément très différents de ce que l'on peut trouver sous nos contrées.

Pour moi, le plus joli est le bassin aux nénuphars, entretenu par du personnel plongé dans l'eau jusqu'à la poitrine.

MAURICE  : PORT LOUIS
MAURICE  : PORT LOUIS
MAURICE  : PORT LOUIS
MAURICE  : PORT LOUIS
MAURICE  : PORT LOUIS
MAURICE  : PORT LOUIS
MAURICE  : PORT LOUIS
MAURICE  : PORT LOUIS
MAURICE  : PORT LOUIS

Ensuite, à proximité du jardin, vous pourrez visiter L'aventure du Sucre, ancienne sucrerie devenue musée, expliquant la fabrication du sucre, de façon très padagogique. A la sortie, la boutique propose une dizaine de sortes de sucre. Ils paraissent assez chers, mais une telle diversité est difficile à trouver ailleurs, donc il vaut mieux en profiter.

Une fois revenu en France, je n'ai jamais réussi à trouver de vrai sucre de canne, en dehors des marques vendues en grande distribution. Même en Martinique, c'est difficile. Le seul endroit où j'en ai trouvé ? A Tôkyô. Il est vrai que l'île d'Okinawa produit de la canne.

MAURICE  : PORT LOUIS

Enfin, dans la capitale même, que peut-on voir ? D'abord, les guides conseillent le centre commercial Caudan Waterfront. Il est possible d'y faire une petite pause pour acheter du sucre, justement, ou du rhum, mais à part çà, l'intérêt est très limité.

Ensuite, à proximité, se trouve le centre avec les principaux bâtiments administratifs, soit 2 ou 3 tours modernes, mais sans intérêt architectural. Elles constrastent surtout avec les immeubles proches, de faible hauteur et délabrés.

Le coeur de la ville se trouve surtout au niveau du marché couvert, très fréquenté, multicolore, et dans les rues avoisinantes, bric-à-brac très vivant, où n'achèterez certainement rien, mais qui est très typique. Bain de foule garanti.

MAURICE  : PORT LOUIS
MAURICE  : PORT LOUIS
MAURICE  : PORT LOUIS
MAURICE  : PORT LOUIS
MAURICE  : PORT LOUIS
MAURICE  : PORT LOUIS
Repost 0
1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 20:00

Pendant notre séjour à Maurice, nous sommes tombés sur le Ganesh Chaturthi, ou fête de Ganesh, le dieu éléphant. Il s'agit apparemment de l'une des fêtes les plus importantes de l'hindouïsme.

J'avoue mon ignorance en ce qui concerne cette religion, mais il s'agirait de l'une des fêtes les plus importantes. En tout cas, ce jour-là, à Maurice, de nombreuses personnes étaient venues se rassembler près de la plage.

De nombreuses voitures étaient garées, des tentes avaient été dressées, où de la nourriture était distribuée. Beaucoup de personnes attendaient, en tenues indiennes traditionnelles, très colorées.

Puis, dans les bois longeant la plage, un convoi apparut, lentement, précédé par des voitures transportant des statues et des sonos. Certaines personnes portaient des petits hôtels, d'autres lançaient de la poudre colorée.

Les personnes se sont ensuite rassemblées au bord de la mer. plusieurs hommes se sont avancés dans l'eau. L'un d'entre eux a lancé des fleurs puis du feu dans la mer, devant la foule qui chantait en permanence. Cet homme, avec d'autres, a ensuite fabriqué une statue d'éléphant avec de la poudre de curry.

MAURICE : LE GANESH CHATURTHI
MAURICE : LE GANESH CHATURTHI
MAURICE : LE GANESH CHATURTHI
MAURICE : LE GANESH CHATURTHI
MAURICE : LE GANESH CHATURTHI
MAURICE : LE GANESH CHATURTHI
MAURICE : LE GANESH CHATURTHI
MAURICE : LE GANESH CHATURTHI
MAURICE : LE GANESH CHATURTHI
MAURICE : LE GANESH CHATURTHI
Repost 0