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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 22:36

Si je vous proposais de partager avec moi un Chianti acheté 5 € ? Non ? Vous avez tord ! Allez, faites comme moi, oubliez l'étiquette, et laissez-vous aller !

 

Pour 5 €, vous avez de la cerise, des amandes, un peu de champignon et d'animal, beaucoup de douceur, sans frime ni ostentation, et une bonne longueur.

 

Dommage qu'on n'en trouve pas en France. En plus c'était ma dernière bouteille. Il va falloir que je retourne en acheter en Allemagne !

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 17:40

Pendant les vacances, il arrive de goûter du vin, du style rosé de la pinède, de le trouver bon, d'en ramener, et de le trouver franchement pas terrible quand il est bu hors contexte de vacances estivales. Tout le monde connait çà.

 

Rien de semblable avec ce riesling grand cru Hengst. Il faut dire qu'on est en Alsace Grand Cru de chez Barmès Buecher, donc rien à voir avec le Pinédou de la coopérative du bord de la Nationale 7.

 

Au nez, on sent de la poire, des fleurs, du miel. Beaucoup de poire même, avec un très léger fond d'hydrocarbure.

La bouche est certes peu acide, mais elle est très longue, donnant une sensation poudreuse, avec un goût minéral, de cire et de miel. La longueur est même très importante.

 

C'est un vin que je qualifierais d'élégant et sage. Il n'est pas exubérant, pas impressionnant non plus, mais vraiment très bon et très attachant. Il ressemble plus à une personne que l'on ne remarque pas tout de suite, mais à laquelle on s'attache à la longue.

 

Son taux de 14° n'est pas du tout perceptible. Qui plus est, il ne fait pas pal à la tête. Il paraitrait même, d'après ce que je me suis laissé dire, qu'il ferait passer les migraines. Il a donc été parfait pour la Saint-Valentin.

 

Prix propriété : près de 23 €.

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 21:28

Schloss Saarstein est une très belle propriété de Serrig, en Sarre, finalement pas si éloignée de la frontière française. Le village n'est même qu'à une vingtaine de kilomètres des frontières française et luxembourgeoise.

 

Ce vin, en entrée de gamme de la maison, est vendu 7 €. Il est toutefois relativement fin et élégant, avec des arômes de pomme, de pamplemousse et de safran.

 

La bouche est très acide, très vive, mais pas désagréable pour autant. C'est même très désaltérant, avec une bonne longueur, qui laisse un goût agréable et fait qu'on en reboit facilement, comme du jus de fruit.

 

Les 11° d'alcool y sont peut-être aussi pour quelque chose.

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 14:31

2005, comme la plupart des autres années, était le millésime du siècle. Je me suis donc précipité pour acheter du vin en primeur. Une fois livré, je l'ai laissé dans ma cave, en attendant, pour le boire, que les vins plus anciens soient épuisés.

 

Seulement voilà, je n'ai pu résister à en goûter une bouteille, pas plus tard que récemment. Etait-ce un bon achat ?

 

Franchement, oui, aucun regret. Nez présent sans lourdeur, viril mais vif : fruits rouges, amande, cerises, épices, fleurs.

La bouche était très fine, très douce, à la façon d'une tarte aux myrtilles (depuis tout petit, j'adore la tarte aux myrtilles), légèrement animale, avec une belle fraicheur.

 

Un vin superbe, pour son prix ; heureusement qu'il n'y avait qu'une bouteille d'ouverte, çà m'a obligé à être raisonnable.

 

Certes, c'est un Médoc, appellation moins prestigieuse de la rive gauche. Certes, c'est un cru bourgeois. Mais il nous a procuré plus de plaisir que certains crus classés de Haut-Médoc, Margaux ou Pauillac.

 

Comme aurait dit une pub, il a tout d'un grand.

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 15:12

Régulièrement, je fais mon malin en disant que j'ai fêté le 20ème anniversaire de mon permis de conduire en conduisant dans Tôkyô. C'est vrai, dit comme çà, çà en jette. Je pourrais en rester là et continuer à vous impressionner, mais mon sens aigu de l'honnêteté m'impose de vous avouer que conduire à Tôkyô n'est pas si difficile.

 

Comme à Paris, il n'y a que 2 règles à respecter. A Paris, par exemple, sur le rond-point de la place de l'Etoile, les 2 règles sont les suivantes :

- priorité à droite ;

- à fond à fond à fond.

 

A Tôkyô, les règles sont différentes, mais elles sont aussi peu nombreuses. Les voici :

- 1ère règle : suivre le GPS. Eh oui, Tôkyô, ses autoroutes qui s'entrecroisent, ses petites rues sans noms, imposent l'usage d'un GPS. Le plus dur n'est donc pas de conduire, mais de programmer l'engin. Une fois cette étape terminée, il suffit de tourner à gauche ou à droite quand la charmante jeune fille nous le dit.

 

- 2ème règle : faire une courbette pour saluer les autres automobilistes. En effet, les Japonais restent polis, même en voiture. Donc si l'on veut s'insérer dans une file, il suffit de demander poliment, et hop, c'est fait. Il suffit alors juste de remercier. De même que les Japonais pratiquent la courbette au téléphone, ils la pratiquent aussi en voiture. Quant aux règles de priorité, je ne les ai jamais comprises. Il paraît que la priorité est à gauche, mais j'ai plutôt l'impression qu'aux carrefours, chacun laisse passer les autres, toujours par politesse, jusqu'à ce que l'un finisse par passer, en s'excusant évidemment.

 

Vous l'aurez compris finalement, conduire dans Tôkyô est certes très sur, mais terriblement ennuyeux. Il est beaucoup plus intéressant de laisser conduire, et d'observer le paysage. C'est ce que je fis ce dimanche matin, pour aller à l'aéroport. Et à la différence près que c'était le jour, que je n'étais pas en moto et que nous roulions entre 60 et 80 km/h, je me suis imaginé dans la peau d'Uma Thurmann arrivant à Tôkyô dans Kill bill volume I.

 

En voyant les photos qui suivent, vous admettrez que j'ai un fort pouvoir d'imagination. En tout cas, en serpentant sur les autouroutes entre les tours et les immeubles, puis en traversant le Rainbow-Bridge, je me suis plusieurs fois répété : "Quelle Ville !". Une autre fois, j'aimerais bien me faire un circuit de Tôkyô en autoroutes urbaines, de nuit.

 

Sans transition, quelques photos. Du côté de Shinjuku (au loin, la Tour NTT Docomo) :

 

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Autour de Ginza :

 

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L'arrivée sur le Rainbow-Bridge :

 

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La sortie du Rainbow-Bridge, avec vue sur l'immeuble Fuji TV et sur le soleil levant :

 

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 21:00

La gare de Tôkyô (ou Tokyo eki) est en réalité l'une des nombreuses gares que compte la ville. C'en est l'une des principales, étant le point de départ des Shinkansen partant de la capitale.

 

Elle a été achevée en 1914. Ses façades en brique font dire à certains qu'elle a pris la gare d'Amsterdam pour modèle.

 

A l'heure actuelle, si vous vous promenez dans le coin, vous aurez l'impression que l'empaqueteur Christo est passé dans le coin. Mais non, il ne s'agit pas cette fois-ci d'une oeuvre d'art, mais d'une immense bâche de protection, car la gare est en réfection complète.

 

La gare, et tout le quartier en même temps. L'intérieur est remodelé, de nouvelles correspondances vont voir le jour, les circulations du quartier vont être entièrement modifiées, et des tours sont en construction. Le quartier est donc couvert de bâches, de palissades et de grues.

 

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Certaines constructions sont achevées, comme cette tour, que j'aime particulièrement, avec ses ascenseurs donnant sur l'extérieur. La prochaine fois, je vais essayer d'en prendre un, en espérant que la vue soit vertigineuse.

 

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 13:20

Akayu est une petite ville de la région de Yamagata, à 350 kilomètres au nord de Tôkyô, ou 2 heures et demie en Shinkansen (arrêt à Akayu, tout simplement).

 

Le train file d'abord rapidement à travers les plaines du nord de Tôkyô. Arrivé à Fukushima, il bifurque pour prendre la voie conduisant à Yamagata. La vitesse devient très lente, la voie sineuse serpente et monte entre les montagnes et les vallées. La neige apparaît rapidement, de plus en plus fournie.

 

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A bord, on peut manger les fameux bentô :

 

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Celui-ci a été acheté dans une gare de la vallée. A bord, d'autres sortes sont servies, différant en fonction des régions choisies. Peu avant Akayu se trouve la ville de Yonezawa, célèbre au Japon pour son boeuf. A partir de cette gare, les bentô changent et contiennent du boeuf. Sur le quai de la gare, se trouve une statue de l'animal, pour bien montrer quelle est la spécialité locale.

 

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Dans le livre Les 47 rônins, Osaragi Jirô mentionne plusieurs fois Yonezawa, du pays des neiges. Cette ville se trouve à la jonction entre la route qui monte de Fukushima et le plateau qui s'étend jusqu'à Yamagata. A partir de là, en effet, la neige est vraiment abondante.

 

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Akayu présente l'avantage d'être directement desservie par le Shinkansen. Elle se présente comme une petite ville entourée de montagnes. Toutefois, la ville elle-même n'est pas particulièrement jolie. Cela explique peut-être qu'elle soit absente des guides touristiques.

 

On peut toutefois y séjourner pour profiter des nombreux établissements de sources chaudes et pour randonner dans la région.

 

Dans toute la ville, beaucoup de neige. Toutefois, devant chaque maison, se trouvait un équipement complet de déneigement. Chaque citoyen déneige donc la route et le trottoir devant chez lui, ce qui fait que la circulaton ne pose aucun problème. Les routes sont dégagées et sur les côtés, un chemini a été aménagé pour les piétons, qui peuvent marcher entre deux congères, hautes parfois de plus d'un mètre.

 

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La neige par contre s'accumule sur certains toits, comme par exemple sur ce bâtiment. Elle en a partiellement glissé à la faveur d'un redoux, avant qu'une nouvelle gelée ne vienne la figer dans une position plus que périlleuse, laissant voir les marques de la toiture en bac acier.

 

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Dans les régions enneigées comme celle-ci, les Japonais ont également l'habitude de protéger les arbres par des sortes de parapluies en bois.

 

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Certes, la ville d'Akayu n'a aucun charme particulier, mais on peut tout de même y visiter deux édifices religieux, construits sur les hauteurs, au nord. D'abord, le sanctuaire sintô, qui domine la ville.

 

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Plus près de la gare, un temple bouddhiste, avec un superbe jardin dont les lanternes et les statues émergent de la neige.

 

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On peut également trouver, dans la ville, quelques producteurs de vin local. La qualité est encore à améliorer, mais l'accueil est très agréable. Et bien entendu, entre deux visites, on peut entrer dans un onsen. Pour 2-3 euros, on se prélasse dans un bain d'eau chaude, en bavardant avec les locaux, très curieux et visiblement flattés de voir un étranger dans leur bain préféré.

 

Après cela, retour au ryôkan. Nous avions réservé dans un très bel établissement, le Takinami, dont voici la façade.

 

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L'intérieur est très beau, à l'image de la réception, et du thé vert matcha que l'on nous sert pendant l'enregistrement.

 

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L'intérieur est un vrai dédale de couloirs, menant à de grandes chambres en tatamis. Evidemment, il faut se déchausser à l'entrée. Nos chaussures sont rangées, et replacées devant l'entrée, le nom des clients écrit à côté.

 

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Arrivés dans la chambre, on prend un thé, on revêt un yukata (kimono de coton), puis on va prendre un énième bain, en intérieur ou en extérieur. Bien détendu, voire bien ramolli, on peut aller dîner, dans un petit salon privé. Dîner très copieux, composé de sashimis, de légumes marinés et saumurés, de poisson grillé, et bien entendu, de viande, dont du boeuf de Yonezawa, à faire bouillir dans une marmitte, avec des légumes. Une sorte de fondue bourguignonne en quelque sorte.

 

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Plusieurs bains d'eau chaude + un repas copieux + une bonne bière = sommeil assuré. Impossible de rester éveillé, du coup dodo à 20 h 30, jusqu'à 7 heures le lendemain matin.

 

Après un nouveau bain, c'est le moment du petit déjeuner, dans la grande salle de réception. Au milieu, le grand récipient en bois pour faire le motchi, et autour, les ingrédients pour préparer le petit déjeuner.  Les employés frappent le motchi, puis le soulèvent pour vérifier sa consistance.

 

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Le repas est typiquement japonais, composé de plusieurs plats salés, chacun à base de motchi, période du Nouvel An oblige. Entre autres plats, cette soupe au motchi et aux champignons, vraiment succulente.

 

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Après celà, on n'a plus faim. Heureusement que les clients peuvent dépenser leurs calories en tapant le motchi, à l'aide de maillets en bois, dont les tailles et les poids sont adaptés à la personne, du plus petit et léger pour les enfants, au plus lourd (jusqu'à 20 kilos) pour les adultes.

 

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 21:59

Le 1er janvier, la visite au temple, le repas en famille, le mochi, c'est bien, mais n'oublions pas que le Japon est une incroyable société de consommation. Donc, dès le dimanche 2 janvier, les soldes commencent, sans perdre de temps.

 

Comment se passent les soldes dans ce pays ? En dehors des points communs que l'on peut retrouver dans tous les pays du monde, il existe quelques caractéristiques propres au Japon.

 

Le monde : bien entendu, quelque soit le pays, les soldes se caractérisent par une importante concentration de population, à forte dominante féminine. Mais à Tôkyô, ville la plus peuplée du monde, le phénomène est largement amplifié.

Devinette : où peut-on trouver plus de monde qu'à Shinjuku un 2 janvier à 11 h 00 ?

Réponse : à Shinjuku, un 2 janvier, à 16 h 00.

 

C'est ainsi que sur le trottoir qui mène de la gare à Isetan, il y avait deux files, l'une menant à la gare, l'autre en provenant. Impossible de doubler, impossible de s'arrêter. C'était comme deux flots inarrétables.

 

A l'intérieur des magasins, même chose. A Isetan, dès le rez-de-chaussée, il y avait la queue pour prendre les escalators. Des employés étaient postés le long de cette queue, avec un panneau indiquant où il fallait se placer pour monter aux étages supérieurs. Vidéo ci-dessous :

 

 

Aux caisses, même chose. Il m'a donc été impossible d'acheter quoique ce soit ce jour-là. J'ai donc décidé d'aller déjeuner dans un des nombreux restaurants du dernier étage. Mais là aussi, bien entendu, il y avait la queue. Sur cette photo, les personnes assises à droite et celles debout à gauche attendent leur tour pour entrer dans le même restaurant !
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Malgré tout, autre caractéristique du Japon, la population est disciplinée, et attend son tour patiemment, sans chercher à doubler. Il y a donc du monde, mais tout se passe bien, sans panique, sans énervement, sans agressivité.
Sur la photo suivante, on voit, à la station Ogikubo, les clients attendant l'ouverture du centre commercial Lumine.
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Tout se passe bien aussi grâce à une organisation sans faille, et à la présence d'un personnel nombreux, efficace et poli. Ci-dessous, la photo du même endroit, au moment de l'ouverture. La jeune femme, à gauche de la photo, est une employée. Habillée d'un tailleur impeccable, parfaitement maquillée, son rôle consiste à saluer les clients qui entrent dans le centre commercial.
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Dans les magasins, on peut aussi observer que les employés saluent également à chaque fois qu'ils sortent du magasin pour aller dans les réserves, et à chaque fois qu'ils sortent des réserves. Personne ne les voit, mais ils saluent tout de même l'ensemble des clients présents. Geste invisible mais révélateur d'un état d'esprit.
Chez Uniqlo par exemple, le personnel est muni d'une oreillette et d'un micro, chaque employé est ainsi relié en permanence à la caisse, aux réserves et au service de retouches. Dès que l'on a besoin d'un renseignement, un vendeur ou une vendeuse est là. La queue s'allonge aux caisses, un vendeur ou une veudeuse accourt pour prêter main forte. Devant les cabines, une vendeuse est présente en permanence pour prendre les mesures en vue de faire les retouches, pour récupérer les vêtements que les clients ne prennent pas, ou répondre à toute question.
Tout cela participe du même souci d'une qualité de service irréprochable. Toujours chez Uniqlo, les cabines sont impeccables. Chaque cabine est surélevée par rapport au sol. Les clients se déchaussent donc, et ne salissent pas la moquette de la cabine. A l'entrée de chacune d'entre elles se trouve un chausse-pieds. Dans chaque cabine également, un stock de tissus pour mettre sur son visage afin de ne pas salir les pulls avec son maquillage.
Chez Isetan, devant chaque cabine se trouvait une paire d'escarpins, pour les clientes qui sont venues en tennis et veulent tout de même acheter une jupe ou une robe.
Enfin, les retouches sont faites au pire dans la journée, au mieux en moins de 2 heures. Même en période de soldes. Le mieux est donc de commencer par acheter les pantalons, et de les récupérer avant de partir. Pas besoin de revenir.
Enfin, dernière caractéristique, le bruit. Les soldes au Japon se font au mégaphone. Bon, j'exagère un peu. Dans les magasins, nombreux sont les vendeurs ou les vendeuses à utiliser un cône en plastique et à monter sur un escabeau ou une chaise pour hurler les promotions du moment. Dans le bruit, mais la bonne humeur.
Normalement, il devrait y avoir, ici, une vidéo. Quand Dailymotion se décidera à la publier, vous pourrez la voir. En attendant, je vous mets celle-ci, trouvée sur internet, qui est franchement meilleure que la mienne
Dans la rue, çà peut donner çà, en fin de matinée, quand il n'y a pas encore beaucoup de monde.
Enfin, je garde le plus caractéristique pour la fin : les Fukubukuro. Qu'est ce que c'est que cette bête-là ? C'est une chose très importante au Japon. Le premier jour des soldes, chaque magasin, ou chaque stand de grand magasin, vend de grands sacs en papier, remplis de marchandise. Mais attention, les sacs sont fermés, et on ne sait pas ce qu'il y a dedans. On achète, et quand on ouvre, c'est la surprise, bonne ou mauvaise.
Ce sont donc des pochettes surprises. Fuku = bonheur, fukuro = sac. Que se passe t-il si le vêtement vendu n'est pas à la bonne taille ? Je n'ai pas réussi à obtenir de réponse claire. Est-ce que çà vaut le coup ? Je vous avouerais que je n'ai pas essayé, par peur de me retrouver avec des articles immettables d'une part, mais aussi à cause de la queue. Car il faut savoir que ces fukubukuro rencontrent un succès phénoménal, les ménagères se précipitant à la première heure pour en acheter un.
J'ai par contre un élément de réponse, au travers de la discussion que j'ai captée dans le métro, entre trois mamies, toutes d'accord sur le fait les fukubukuro, ce n'est pas très intéressant pour les vêtements, alors que pour la nourriture, çà valait vraiment le coup. Il faudra que j'essaie la prochaine fois.
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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 14:14

10 jours au Japon début janvier, un gros et super week-end à Cuba début février. Retour sur les rotules, du coup ce blog n'avance plus, et les quelques articles prévus restent au fond du panier. J'ai une liste d'attente de projets d'articles longue comme le bras, mais rien ne sort.

 

Quant au retard, il s'accroit de jour en jour. Pour preuve, le présent article, qui va vous entretenir de ce que j'ai vu au Japon le 1er janvier (oui, 2011, quand même, faut pas exagérer sur le retard).

 

Alors voilà, que s'est-il passé ce 1er janvier pour moi à Tôkyô ?

 

Commençons déjà par le 31 décembre. Rassurez-vous, je ne vais pas vous raconter ma vie, mais juste vous dire que traditionnellement, le 31 décembre, la télévision japonaise passe une émission extrêmement populaire : Kôhaku Utagassen. Cette émission est forcément populaire, vu les moyens dépolyés par la NHK : grande salle de spectacle, grosse artillerie au niveau des décors, des vedettes, des vedettes, encore des vedettes, dans des mises en scène prouvant si besoin en était, que les Japonais ne savent pas faire les choses à moitié. J'ai particulièrement retenu le moment où une chanteuse de henka (chanson traditionnelle), habillée tout en plumes et paillettes argentées, dans une robe à traine immense, s'envole dans un oiseau tout en paillettes argentées, encore plus immense que la robe. Un grand moment, même les Japonais qui passaient la soirée avec moi se sont esclaffés.

 

L'émission était présentée par une charmante jeune femme, très grande. Du coup, elle avait en permanence des chaussures plates pour ne pas trop dépasser les hommes qui l'entouraient. Dommage, des talons hauts auraient été plus seyants, mais ceci est un détail. Quant aux hommes qui présentaient, c'était les membres du groupe ARASHI, que l'on voit partout actuellement. Toutes les 10 minutes, ils changeaient de tenue. Tout y est passé, depuis le kimono blanc jusqu'au smocking doré. Et avec eux, 2 gros singes en peluche, un rouge et un blanc, représentant chacun une équipe : les rouges et les blancs. Au premier rang des spectateurs, une brochette de vedettes de toutes origines, que l'on voit dans les pubs et les dramas. Ce sont eux qui votent pour les rouges ou les blancs.

 

Après l'émission, la télé fait le tour du Japon : Tottori et ses temples recouverts de 2 mètres de neige, le nord du Japon, où des gens passent le réveillon dans un vieux train, le temple Chion In à Kyôto, où des moines font sonner la grosse cloche, les queues devant un temple à Tôkyô, et enfin, un petit reportage depuis le chantier de la Tôkyô Sky Tree, nouvelle tour de Tôkyô, qui doit être achevée en 2012, mais qui a déjà sa mascotte.

 

Après tout çà il est minuit, bisous, akeome, dodo, puis c'est le lendemain matin, le 1er janvier, premier jour d'une nouvelle année. Et que fait-on au Japon ce premier jour ? Eh bien on marque l'événement en faisant des choses pour la première fois de l'année : première calligraphie, premier sake, premier mochi, etc.

 

Par exemple, dès le matin, entre les lapins évoqués dans un précédent article, on a pu voir un reportage sur un concours de calligraphies. Des groupes de collégiennes se sont préparées pendant des semaines, pour réaliser une calligraphie géante. On les voit à l'entrainement (sportif ou militaire), puis on les retrouve le jour J, avec leurs pots de peinture, utilisant de gros pinceaux de 15-20 kilos pour tracer des caractères sur une grande feuille de plusieurs dizaines de m², posée au sol. Plusieurs styles différents, sportif, dansant, etc. Et à la fin, une équipe gagne. Tout le monde pleure, de joie ou de déception, mais c'est un grand moment d'émotion. A la fin, on voit des jeunes filles en pleurs, les mains pleines de peinture bleue, essuyant leurs larmes et se transformant en schtroumpfettes.

 

Sur cette image, on voit une jeune fille traçant un caractère à la peinture dorée.

 

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Après, on a le premier sake de l'année. On voit à la télé, dans les temples ou autres lieux publics, des cérémonies d'ouverture du sake. Des personnes munies d'un maillet en bois cassent le couvercle d'un gros pot à sake, puis tout le monde vient boire une gorgée.

 

Ici, dans le hall de l'hôtel Pacific le Daiba, la queue pour boire le sake nouveau. Au premier plan, le tonneau décoré, et son couvercle cassé.

 

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Je sortais du restaurant, mais j'en ai tout de même bu. Il faut faire honneur aux traditions ! Il en va de même pour le mochi. Le mochi est une pâte de riz gluant. Dans un gros récipient en bois, on fabrique la pâte en tapant à l'aide d'un gros maillet, et en arrosant régulièrement avec de l'eau, jusqu'à obtenir une grosse boule bien collante et bien gluante. On en prélève ensuite des morceaux, que l'on mange avec une pête de haricot rouge, ou dans de la soupe.

Cà colle aux dents, et il faut bien faire attention à bien mastiquer, pour ne pas s'étouffer. Il paraît que des personnes âgées meurent étouffées chaque année. Un vrai étouffe bouddhistes !

 

Sur cette photo, on voit un monsieur taper non pas sur la femme, mais sur le riz situé à l'intérieur du tronc d'arbre. Il faut bien viser le centre du trou, et surtout le moment où la femme qui ajoute l'eau a enlevé sa main. J'ai essayé, sous les OOOOH admiratifs des Japonais.

 

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Ensuite, en version sucrée, çà ressemble à çà : oishisoo !

 

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Derrière, un petit spectacle traditionnel, avec des musiciens, des danseurs masqués et un dragon (parti en coulisses quand j'ai pris la photo : c'est fou comme c'est insaisissables, les dragons !).

 

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Enfin, il faut faire la première visite et la première prière au temple. Et comme il faut la faire le 1er janvier, tout le monde s'y retrouve pour faire la queue. Par exemple, au temple de Narita san, dans le quartier de monzennakachô, il y avait 200 mètres de queue, soit près d'une heure d'attente.

 

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Heureusement, les Japonais sont disciplinés, donc ce n'est pas la bousculade. Qui plus est, de chaque côté de la rue, il y a plein de petites boutiques, donc on peut faire du shopping en attendant. Très important, le shopping au Japon.

 

Tout le quartier est venu prier, avec les enfants, mais aussi les chiens, qui ont mis leur plus beau manteau. Certains ont mis leur kimono de cérémonie.

 

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Après une heure d'attente, on monte les marches, on lance un pièce, on joint les mains, on prie quelques secondes, puis on repart, le coeur soulagé.

 

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Et voilà, le 1er janvier se termine, on peut maintenant penser à ce que l'on va acheter le 2 janvier, premier jour des soldes. Ouah, quelle transition avec l'article suivant !
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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 22:14

Rien de tel qu'un bon teppan'yaki pour commencer l'année. Celui-ci se trouvant à Odaiba, il faut prendre la mouette (c'est à dire la ligne Yurikamome, ou métro automatique de Tôkyô). Depuis Shiodome, on slalome entre les gratte-ciels, on longe la mer, puis on rejoint le Rainbow-bridge, pour traverser la baie de Tôkyô.

 

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Le restaurant Hamayu se trouve au 29ème étage de l'hôtel Grand Pacific Le Daiba, station Daiba. On s'installe au comptoir, devant une grande plaque chaude, face à une grande baie vitrée avec vue sur la baie de Tôkyô. Vue imprenable !
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Le service est bien entendu impeccable, grand restaurant et Japon obligent. Chose surprenante, la serveuse nous attache un grand tablier blanc, afin que l'on ne se tâche pas. Si l'on veut se lever, la serveuse se précipite aussitôt pour nous l'enlever.
Arrive ensuite le cuisinier, qui prépare le repas juste devant les clients.
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D'abord, les poissons et les légumes.
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Vient ensuite la viande. Elle est grillée, puis flambée. Admirez le geste du chef, qui se retire en faisant virevolter son couteau. Du grand art !
Pour finir, voici la préparation du riz à l'ail. D'abord, la préparation de l'ail. On se prend les odeurs en plein nez, on n'en perd pas une miette. Une montagne de sensations.
Ensuite, la cuisson des oeufs
Et enfin, le mélange du tout. Attendez bien la fin de la vidéo, pour voir la cuisson de la sauce : les gestes, le bruit, les arômes : un spectacle total !
Et voilà le résultat final.
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De la vraie cuisine spectacle, vivante, et en plus avec la vue sur la baie. L'année commençait bien.
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