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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 19:58
D'abord, çà sent le musc, puis les champignons, la cerise, l'amande, et enfin, après un temps d'aération, légèrement la mûre.
Sur un magret de canard, c'est surtout la cerise qui ressort.

La bouche est amande et animal. Elle est très douce, mais avec une bonne présence et une belle longueur. Elle est surtout très soyeuse.

Que ce soit le nez ou la bouche, c'est très fin.

Dans le verre vide, on sent principalement la fumée.
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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 23:00
Après 250 articles, on finit par ne plus savoir ce que l'on a écrit. On commence à se dire que peut-être on l'a déjà dit. A partir du 501ème article, je vous en supplie, si je radote, dites-le moi !

J'ai donc dû vous dire que j'avais découvert le pinot gris avec un 1992 de chez J.B. Adam, acheté 20 francs français de France, aux économats des Forces Françaises en Allemagne en 1996.

Quelques années plus tard, redevenu civil, j'ai cassé ma tirelire de jeune travailleur débutant pour m'offrir cette VT 1995.

Et je viens de la boire.

Alors je ne vais pas faire un long discours pour vous dire que çà a été du pur plaisir. Je n'ai pas grimpé au rideau, mais j'ai apprécié tranquillement ce vin très fruité, aux arômes de coing, de mangue et de miel, à la bouche bien acide, bien fraiche, qui finit sur un petit goût de noix.

Du plaisir pur.

Buvabilité : 4,5/5.
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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 14:15
Je reste très régulièrement perplexe face à l'art contemporain. N'y voyez pas là une attitude passéiste, je suis convaincu que tout doit évoluer, et qu'on ne va pas peindre des Poussin jusqu'à la nuit des temps. Cela n'empêche que je suis parfois perplexe.

Certaines oeuvres peuvent toutefois donner lieu à des quiproquos amusants. Par exemple, au musée d'art contemporain de Strasbourg, nous étions tranquillement en train d'admirer une somptueuses robe de mariée en intestin de vache, quand le gardien est venu nous dire de ne pas nous appuyer sur la barrière de protection en bois, cette dernière étant en réalité une oeuvre. Et en effet, cette barre en bois fixée sur des poteaux métalliques était très joliment sculptée.

Parfois, les situations peuvent être dangereuses. Je vous avais déjà parlé de Joseph Beuys, dont j'ai du mal à apprécier les téléphones oranges (c'est le couleur de l'appareil, pas le nom de l'opérateur) enfermés sous des cloches à fromage. Je visitai, il y a quelques années de çà, le musée d'art moderne de Hambourg, en compagnie d'une copine, amatrice de cet artiste. Dans une salle étaient suspendus des objets au plafond. Ma copine, en admiration devant ces objets, ne voyait pas l'immense structure métallique posée au sol, dressant ses pointes acérées d'un mètre de haut vers les visiteurs. Elle continuait à avancer. Si je ne l'avais pas arrêtée, elle se serait empalée, et aurait définitivement cessé d'apprécier Beuys.

Au Centre Pompidou, c'est la santé mentale d'un jeune étudiant, gardien à temps partiel, que j'ai vue fortement menacée. Dans un coin, une petite oeuvre était exposée. Elle consistait en une série de plaque de verre carrées, de tailles différentes, suspendues par leur quatre coins par des fils en plastique transparent, les unes au dessus des autres, de la plus petite à la plus grande, en allant de haut en bas.

Sur chaque plaque, un cône marron, qui pouvait faire penser à un tas de café en poudre. Voulant vérifier visuellement s'il s'agissait de résine ou de vrai café, je m'approchai. Arrivé à 50 centimètres de l'objet, j'entendis le pauvre gardien, étudiant tassé sur sa chaise, les yeux hagards, hurler comme un désespéré au bord de la crise de nerfs : "ON NE SOUFFLE PAS !" Lui indiquant que je voulais juste vérifier si c'était du café, il hurla à nouveau, de façon encore plus desespérée : "OUI, C'EST DU CAFE ET ON NE SOUFFLE PAS !"

D'aucuns diront que je n'y connais rien, et que je n'ai aucune sensibilité artistique. C'est vite dit. Dans le même musée, étaient exposées des oeuvres d'art moderne (début du XXème siècle). Je ne me souviens plus du nom de l'auteur, qui est pourtant archi célèbre, mais il s'agissait d'une série de 4 peintures abstraites. Après avois observé la dernière, j'avisai le gardien de cette salle, pour lui signalier que la quatrième toile était à l'envers.

Le gardien, très sûr de lui, me répondit que je faisais erreur, que ces toiles avaient été accrochées en respectant parfaitement la démarche de l'artiste, sous le regard savant et professionnel du conservateur. J'osai lui redire que pourtant, elle avait bien l'air à l'envers. Le gardien, visiblement agacé que je puisse remettre en cause le professionnalisme d'un gardien chevronné et d'un conservateur, me fit comprendre qu'il était inutile d'insister.

J'insistai malgré tout, lui demandant pourquoi sur les trois premières toiles, la signature du peintre figurait à l'endroit en bas à droite du tableau, alors que sur la quatrième, la signature figurait à l'envers, en haut à gauche. Le gardien, en homme de l'art, vérifia srcupuleusement, et d'un air pincé me dit qu'en effet, il en réfèrerait à sa hiérarchie. Je n'y connais peut-être rien en peinture, mais en écriture, j'ai des lettres. Inutile de vous faire un dessin.
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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 20:43

Voilà un joli panneau : j'ai hésité, puis je me suis autorisé à y aller. En toute légalité.


Photo-024.jpg
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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 20:47
Pendant de longues semaines trainait, à côté de mon lavabo, une petite vis ; tantôt à droite, tantôt à gauche, tantôt derrière. Tous les matins en la voyant, je me demandais d'où elle pouvait bien provenir, persuadé que je finirais par trouver. Je n'avais rien démonté à proximité de mon lavabo, je n'y avais pas non plus bricolé, cette vis avait l'air d'être apparue comme par enchantement. Mais j'allais trouver son origine, j'en étais sûr.

Un beau jour, j'ai entendu l'excellent sketch de Gad Elmaleh, dans lequel il essaie de monter un meuble Ikea, mais à la fin, il reste toujours une vis, qu'on ne sait pas à quoi elle sert, et qu'on met dans le pot sur le meuble de l'entrée, parce qu'on ne sait jamais... Et bien sûr, la vis, elle reste là des années.

En pensant à ce sketch, j'ai regardé la vis à côté de mon lavabo, droit dans les yeux, et sans pitié, je l'ai jetée. Direct.

Deux jours après, je décidai de resserrer mon porte-savon, qui a une fâcheuse tendance à pencher d'un côté ou de l'autre. Pour cela, c'est très simple, il suffit de donner un petit tour à la petite vis placée juste en dessous. J'avais le tournevis adéquat, j'avais le temps, j'avais surtout la motivation, je pouvais donc y aller. Mais là, comble de l'horreur, la petite vis à resserrer était tombée !

Je venais de comprendre d'où provenait la petite vis qui avait trainé des mois sur mon lavabo, et que je venais de jeter.

Monsieur Elmaleh, je ne vous remercie pas !
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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 13:12
Le 18 février dernier avait lieu chez Lavinia, à Paris, boulevard de la Madeleine, une dégustation de vins du Rhône. Le principe était simple : pour 30 €, on pouvait déguster des vins de 20 vignerons parmi les plus réputés de cette région : Beaucastel, Jaboulet, Cuilleron...

Dégustation bien organisée, avec même un buffet, et un service efficace (verres propres toujours disponibles, tables rapidement débarrassées, etc.). Beaucoup de monde par contre, il fallait parfois jouer des coudes avant de pouvoir lever le coude. Clientèle très masculine, composée en grande majorité de cadres, parfois plus amateurs et connaisseurs d'étiquettes que de vin.

Chaque producteur avait une petite table, à laquelle il faisait déguster un ou deux vins de sa production. J'ai pu goûter, notamment, les suivants.

Domaine de la Jasmin : Côte-Rôtie  2007

Encore légèrement marqué par le bois, mais déjà très beau. Floral, fruité, épicé, tout en finesse. Un vin épuré, avec des tanins très fins.

Domaine Voge : Saint-Peray, Fleur de Crussol, 2007

Ce vin blanc, 100 % marsanne, est encore boisé. Le premier nez est très marqué par le citron, qui s'atténue ensuite.
La bouche est grasse, minérale (rappelant le beau marbre), soyeuse, évoluant vers un goût de pâtisserie.

François Villard : Côte-Rôtie, Gallet blanc, 2007

Très différent du Côte-Rôtie de Jasmin, celui-ci est plus exubérant, rappelant davantage les herbes de Provence, le jus de viande, avec une pointe de vanille et surtout une belle complexité. Les tanins sont encore un peu durs.

Jaboulet : Hermitage, La Chapelle, 2004

Le nez, avec des arômes de petits fruits, est rond, floral, encore un peu vanillé.
Quant à la bouche : ah, la bouche... absolument fabuleuse. Un peu lardée, mais surtout pleine de rondeur et de finesse, de la soie puissance 1000, et une incroyable fraicheur. A quoi la comparer ? Tenez, par exemple : c'est l'été, il fait chaud dehors, vous êtes dans une maison ancienne, style belle bâtisse provençale, dans la pièce entre une superbe lumière, et vous plongez dans un immense édredon, de soie et de plume, qui vous envahit de sa douceur et de sa fraicheur. A chaque fois que je prenais une gorgée de ce vin, j'étais littérallement envahi par sa douceur et sa fraicheur. Une grande émotion.

Jaboulet : Hermitage, La Chapelle, 1995

Servi en magnum. Nez encore vanillé, bouche beaucoup plus acide que le 2004, et plus rustique. Encore bouleversé par le 2004, j'avais perdu en lucidité pour bien apprécier les vins suivants.

Je décidai de faire un petit tour sur la terrasse pour me rafraichir, mais peine perdue, j'étais destabilisé. M'accrochant au bastingage, j'ai terminé avec les vins suivants.

Domaine de la Roquette : Châteauneuf du Pape 2007

Ouf, même mes notes sont devenues illisibles. Cette Chapelle m'a bien perturbé.
Bon, ce Châteauneuf est tout de même un beau vin, au nez épicé et soyeux.
La bouche est chocolatée, l'alcool est marqué, et les tanins sont encore un peu durs.

Domaine du Vieux Télégraphe : Châteauneuf du Pape 2007

Nez plus rond, plus fruité, plus fin que le précédent.

Domaine de la Janasse

Côte du Rhône 2008 déjà de bonne tenue, joliment fruité, avec une pointe de réglisse.

Châteauneuf 2008 plus noir, plus costaud, un beau vin.


En résumé : une soirée intéressante, bien organisée malgré la promiscuité, avec des vignerons de grande qualité, accueillants et disponibles. Pour 30 €, somme à mes yeux parfaitement justifiée, on a accès à des vins parmi les plus grands de cette région. A quand la même pour les Bourgogne ?
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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 13:40
Peu avant la Noël 2009, les Eurostar ont rencontré de graves difficultés en entrant dans le Tunnel sous la Manche. Tout le monde s'en souvient, cinq trains et pas moins de 2 400 passagers étaient restés bloqués pendant plusieurs heures.

Depuis peu, on connait les causes. Une commission a déterminé que ces pannes étaient principalement dues au fait que "les trains d'Eurostar n'ont pas reçu de préparation hivernale suffisante pour supporter ces conditions, et que les procédures de maintenance devrainet être révisées".

En résumé, les Eurostar auraient dû bénéficier d'une préparation à l'hiver, appelée "winterisation". Quel joli mot ! On aurait pu dire "hivernage", mais un barbarisme anglais fait quand même plus classe. Et puis hivernage, çà fait trop penser à hibernation. Hibernation... c'est finalement ce qui est arrivé aux Eurostars privés de winterisation. Les mots ont leur importance, et la société Eurostar s'est visiblement trompée de vocabulaire.
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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 11:12
Voici la mode du moment : critiquer Brian Joubert. C'est le punching ball de ces jours-ci.

Certes, il a largement raté sa prestation, alors qu'on attendait beaucoup de lui. Surtout après un départ en fanfare de l'équipe de France au J.O. de Vancouver. C'est vrai, depuis que Brian Joubert s'est pris les patins dans le tapis, la France ne parvient plus à remporter une seule médaille. Mais de là à faire porter toute la responsabilité sur les épaules fébriles de ce pauvre garçon, je trouve que c'est exagéré.

Surtout qu'il faut au moins lui reconnaître une qualité, très rare chez les stars : l'honnêteté. Il vient en effet de nous avouer qu'il était un petit con. Devant la France entière. Honnêteté, mais aussi courage.

J'espère qu'après cet aveu, tous ses détracteurs vont mettre la sourdine. J'espère aussi que le beau Brian, va redevenir un modèle, non plus de performance sportive, mais bien d'honnêteté et de courage. J'attends maintenant que tous les autres petits cons (et les petites connes aussi, y'a pas de raison) lui emboîtent le pas.

Non, n'attendez pas que je commence, je suis comme beaucoup persuadé de ne pas faire partie de cette catégorie. Mais pour certains, c'est de notoriété publique, on peut le constater à chacune de leur apparition dans les médias.

Prenons un exemple au hasard : Jean Sarkozy (vraiment facile comme exemple), le punching ball d'il y a quelques mois. Qu'attend-il pour reconnaître ce que tout le monde sait déjà ? Que son père lui ouvre la voie comme pour tout le reste ? Pourquoi pas ? Allez, monsieur le Président, pour une fois, dites-nous quelque chose de vrai, juste et sincère. Allez, y'a pas de raison que ce pauvre Brian Joubert concentre toutes les moqueries, alors que finalement, il n'a fait que rater un triple loupe chuté, chose sans grande conséquences pour l'avenir du pays.

Allez, les petits cons, courage, réveillez-vous, ne laissez plus ce pauvre Brian tout seul !
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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 16:45
Le 27 janvier dernier disparaissait J.D. Salinger. Quel choc ce fut pour moi ! Imaginez : je n'en avais jamais entendu parler, et pourtant, c'était le plus grand écrivain du monde ! Le plus grand ! Et le meilleur ! Eh oui, je suis passé à côté de çà ! Je suis tellement inculte, que je pensais bêtement que Salinger s'appelait Pierre, que c'était un grand reporter et un ancien porte-parole de la Maison Blanche du temps de J.F. Kennedy.
Mais non, Salinger était surtout LE PLUS GRAND ECRIVAIN DU MONDE. Et les autres ? Victor Hugo, Shakespeare, Goethe, Cervantes, Dante, Tolstoï ? C'est des bons, mais ils sont moins bien. Oui, ils ont du style, mais rien de bien transcendant. Non non, le meilleur, c'est Salinger.

Par contre, une chose m'étonne. Récemment, est sorti un classement des 100 meilleurs livres de l'histoire de la littérature. Parmi eux, aucun écrit par J.D. Salinger. Un autre classement est sorti, sur les meilleurs livres du XXème siècle. Celui de Salinger ne figure qu'à la 88ème position. Le plus grand écrivain du monde n'aurait donc pas écrit le meileur livre. Franchement, dans ce cas, on peut dire que cet homme a gâché son talent !

Ce qui m'étonne aussi, dans ce classement, c'est l'origine des écrivains. Presque tous français, anglais, américains, quelques Italiens, Espagnols, Russes, deux ou trois Arabes, et c'est tout. Ah si, un Asiatique, Kawabata, dans l'un des deux classements. Aucun autre Asiatique, et aucun Africain. A croire que ces continents n'ont rien produit d'intéressant. Peut-être d'ailleurs n'ont-ils pas encore découvert l'écriture ?

Pour la musique, pareil. Le plus grand groupe de rock du monde, c'est U2. Je suis un amateur de ce groupe, mais j'ai du mal à croire que l'on puisse réduire Les Beatles, Les Rolling Stones, R.E.M., et j'en passe, au rang de simple gratouileux du dimanche.

Eh c'est pour tout pareil. Même pour le vin ! Si le meilleur du monde est un rouge nommé Château Margaux, tant pis pour les blancs comme Yquem : il faudra faire un effort sur la qualité pour progresser.

Dans les compétitions sportives, où le classement est un but en soi, on connait déjà la part de chance, la part d'aléa, le millimètre ou le centième de seconde qui font que l'un est le meilleur... et pas les autres. Dans ce cas, le fait d'être le meilleur est déjà très relatif.

Mais pour tout ce qui est subjectif, quel intérêt de faire autant de classements, qui d'ailleurs se contredisent les uns les autres ?

Alors pour terminer, je vais vous donner mon propre classement du moment.

Meilleur écrivain : Milan Kundera.
Meilleur musicien : J.S. Bach.
Meilleur peintre : Nicolas De Stael.
Meilleur vin : Cornas de Durand.

Mais attention, ce classement pourrait changer d'ici peu, voire même, avant !
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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 16:49
Fûrinkazan : telle était la devise inscrite sur la bannière des Takeda. Une armée devait être rapide comme le vent (fû : 風), silencieuse comme la forêt (rin : 林), dévorante comme le feu (ka : 火), et impassible comme la montagne (zan : 山).

Au XVIème siècle, le Japon est en proie aux guerres féodales, entre les nombreux seigneurs qui se disputent la conquète du pays. Le clan des Takeda est l'un de ceux-là.

Ce roman nous raconte la vie de Kansuke YAMAMOTO, figure légendaire, personnage boiteux, borgne et nain, qui a servi le clan des Takeda, avec bravoure, intelligence et fidélité.

Grand stratège, il a mené les grandes batailles, brillamment, habilement, sans jamais économiser de sa personne, harpentant le pays pour reconnaître les positions.

Il s'est également révélé fin politique, servant en cela le seigneur Takeda, mais aussi son épouse, Dame Yubu, à qui il vouait une admiration profonde.

Ce roman est presque un film. Comme les films de Kurosawa, c'est une superbe fresque historique, pleine du bruit des batailles, des chevaux au galop, des lances qui s'entrechoquent, des bannières qui claquent au vent. Pleine aussi du mouvement des hommes, des chevaux, des mêmes bannières. Pleine enfin des couleurs des armures des samurai, des robes des dames.

Ce livre est un mouvement perpétuel, à plus de 24 images par seconde. Une fois pris dans ce mouvement, on ne s'arrête plus jusqu'à la dernière page.
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