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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 22:07

Tôkyô a cette capacité, peut-être unique au monde, qu'on ne trouve en tout cas dans aucune ville occidentale, d'offrir de multiples possibilités de voyage en quelques mètres ou quelques secondes.

C'est ainsi que l'on peut se trouver tour à tour dans la plus grande mégapole du monde, dans la campagne, dans le futur, dans le passé, entouré d'une fourmilière humaine ou complètement seul.

Les exemples sont multiples, infinis. Parmi eux, le Tosho-Gu, sanctuaire isolé au sein du parc Ueno, non loin des grands musées devant lesquels s'arrêtent les cars de touristes.

Non loin des buvettes et des jeux pour enfants, si l'on bifurque on bon moment, on se retrouve dans un jardin, puis dans un sanctuaire, sans personne. Aucun Japonais, aucun touriste. Personne.

C'est en plus un sanctuaire très coloré, au style comparable à Nikko, donc très éloigné des temples zen que l'on peut trouver régulièrement. Le bâtiment principal, tout doré, se trouve au milieu d'un espace recouvert de graviers, lui-même ceint d'une clôture en bois peint en rouge et sculpté d'animaux multicolores. Chaque panneau est sculpté dans un morceau de bois unique. Un travail magnifique, très coloré, baroque.

TOKYO : LE TOSHO-GU A UENO
TOKYO : LE TOSHO-GU A UENO
TOKYO : LE TOSHO-GU A UENO
TOKYO : LE TOSHO-GU A UENO
TOKYO : LE TOSHO-GU A UENO
TOKYO : LE TOSHO-GU A UENO
TOKYO : LE TOSHO-GU A UENO
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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 22:51

Tôkyô comporte plusieurs quartiers chics, dont Ginza, l'un des plus chers du monde au niveau des loyers commerciaux. A la lisière de ce quartier, se trouve la station de Yûrakuchô, desservie par la mythique ligne Yamanote.

Après être passé par Ginza, ses boutiques luxueuses et ses immeubles à l'architecture originale, on arrive à Yûrakuchô, qui comprend une place piétonne, sur laquelle donne un grand magasin, et des boutiques de mode, des cafés haut de gamme, une librairie de qualité, et Bic Caméra, grand magasin dédié à l'électronique.

Tout cet ensemble est traversé par un viaduc, similaire au viaduc du XIIème arrondissement, et l'on voit passer à intervalles réguliers et très fréquents trains locaux et Shinkansen.

Un peu à l'écart de cette place centrale, se l'on longe les voies ferrées, on tombe sur une ruelle, le long de laquelle ont été installés des izakayas, sortes de pubs japonais populaires. Ils ont été améngés sous les arcades du viaduc, sur deux niveaux.

On y mange des nourritures simples, mais bonnes, généralement des brochettes, dans une atmosphère très animée, bien alcoolisée et enfumée. Aucun design ici, le spectacle est donné par les clients, salariés en bras de chemise, volubiles, rigolards, bruyants. Les voies et les rires ne sont couverts, par moments, que par les grondements des trains passant juste au dessus.

Aux beaux jours, on peut même manger dans la rue, assis sur des tabourets, à des tables rudimentaires, constituées d'un simple tréteau posé sur des caisses de bière. Le contraste est amusant, entre les nourritures et le décor populaire d'un côté, et de l'autre côté, la clientère en tenue de travail, venant des quartiers chics ou d'affaires voisins.

LES GARGOTTES DE YUURAKUCHOU
LES GARGOTTES DE YUURAKUCHOU
LES GARGOTTES DE YUURAKUCHOU
LES GARGOTTES DE YUURAKUCHOU
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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 22:14

Il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie Tsukiji, le marché aux poissons de Tôkyô, considéré comme le plus grand du monde. Un monde fascinant, foisonnant, un ensemble de petites rues grouillantes, bordées de magasins de nourritures, d'aticles de cuisine, puis une large place servant aussi de parking, conduisant aux grandes halles, où filent les chariots dans tous les sens, sans se percuter malgré un code de la route que je n'ai jamais compris. Mieux vaut regarder autour de soi et garer ses pieds au bon moment. Puis viennent les allées où sont exposés tous les produits de la mer, des poissons les plus familiers aux fruits de mer les plus étonnants.

On peut venir, si on a le courage, une autorisation et un moyen de transport, à la vente à la criée à 4 heures du matin. Personnellement, je n'y ai jamais assisté. On peut aussi se pointer un peu plus tard, pour voir la pleine activité.

Puis, avant midi, la fermeture s'annonce. Les tons commencent à être sciés avant d'être emballés, comme les autres poissons, arrosés, puis rangés dans la glace.

TSUKIJI JUSTE AVANT LA FERMETURE
TSUKIJI JUSTE AVANT LA FERMETURE

Ce poisson, seul dans son aquarium, se demande ce qu'il va devenir. En tout cas, son heure ne semble pas être arrivée. Pendant ce temps, son "maître" prépare la glace dans les bacs en polystyrène.

TSUKIJI JUSTE AVANT LA FERMETURE

Ces mêmes bacs sont ensuite empilés, formant des murs et de nouvelles allées dans les allées. Un nouveau paysage se dessine, avant que toutes ces boîtes soient enlevées par les drôles de chariots à tambours, si caractéristiques de Tsukiji.

TSUKIJI JUSTE AVANT LA FERMETURE
TSUKIJI JUSTE AVANT LA FERMETURE
TSUKIJI JUSTE AVANT LA FERMETURE
TSUKIJI JUSTE AVANT LA FERMETURE
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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 22:31

L'image que l'on a de Tôkyô est celle d'une ville immense, grouillante, bruyante, polluée, verticale, en un mot, invivable et inhumaine.

Mais se demande t-on comment vivent réellement les Japonais ? Après tout, on l'oublie trop souvent, ce sont des humains comme nous, avec les mêmes aspirations : vivre confortablement, avoir une famille, une maison, un travail, bien manger, s'amuser avec ses amis. Cela doit donc bien être possible, même dans une ville aussi infernale.

Quant aux enfants, ils doivent bien aller à l'école, s'amuser avec leurs copains, faire leurs devoirs, goûter, même dans une ville aussi infernale.

D'ailleurs, l'espérance de vie des Japonais (dont une grande part vit à Tôkyô) tendrait à prouver qu'on ne vit pas si mal là-bas. Peut-être même Tôkyô ne serait-elle pas une ville si infernale ?

En ce qui me concerne, j'aime bien sortir tôt le matin de la maison, marcher dans les petites rues du quartier, où les voitures sont absentes, remplacées par les enfants qui vont tranquillement à l'école et les adultes qui partent travailler, à pieds ou en vélo, disant bonjour aux retraités qui nettoient le troittoir ou soignet le jardinet devant leur maison.

Un matin paisibie, rassurant, comme dans n'importe quel village de chez nous. Sauf qu'on est dans la mégapole Tôkyô.

MATIN CALME ET ORDINAIRE A TOKYO
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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 17:07

Le Japon, contrairement à ce que l'on pourrait imaginer vu de chez nous, est un pays de fêtes. Toute occasion est bonne pour se retrouver, boire, manger, rigoler. On connait les grands rassemblements sous les cerisiers en fleurs, moments formidables, magiques, mais il existe des réjouissances tout au long de l'année.

Il existe notamment les matsuris, que l'on traduit par festivals, mais qui sont en réalité des fêtes religieuses, généralement à dominante shinto. Mais la pratique de la religion n'a rien à voir au Japon avec ce qu'elle est en Occident. C'est une pratique beaucoup plus simple, libre, chacun prend ce qu'il veut où il veut. C'est ainsi que les fêtes religieuses sont généralement très populaires et très festives et pourraient se comparer avec nos carnavals, les déguisements et l'aspect subversif en moins.

Le Sanja Matsuri, à Asakusa, quartier populaire de Tôkyô, est l'un des plus populaires du pays. Durant trois jours, pendant le troisième week-end du mois de mai, les habitants du quartier se réunissent, vêtus de tenues traditionnelles, pour jouer de la musique, du tambour, mais surtout, défiler en portant des mikoshis.

Qu'est-ce ce qu'un mikoshi ? C'est un autel portatif, contenant les reliques d'un dieu, et reposant sur des brancards, généralement 4. Un mikoshi pesant au moins une tonne, il faut une bonne quarantaine de personnes pour le soulever et le transporter. Le mikoshi est d'abord soulevé, puis porté et secoué à travers le quartier. Tout le monde crie, s'encourage, de nombreuses personnes suivent. Les équipes de porteurs sont évidemment très nombreuses, permettant de se relayer rapidement. Il existe aussi des personnes plus expérimentées, chargées de guider l'ensemble, en poussant sur l'une des extrêmités.

Les tenues sont variées, changeant d'un groupe à l'autre, car il existe plusieurs mikoshis, et plusieurs équipes de porteurs pour un mikoshi. Et même, à l'intérieur d'une équipe, on peut constater des variantes de tenues : pantalon long, bermuda moulant (sorte de cycliste), ou même fundoshi, c'est à dire un simple morceau de tissu passant entre les fesses. Si l'on ajoute à cela l'excitation des gens et les odeurs de sake, le transport du mikoshi est un véritable spectacle. Et une belle aventure, car même porté par de nombreuses personnes, cela pèse sur l'épaule, çà secoue, çà bouge dans tous les sens, on est compressé entre deux personnes, mais on avance, encouragé par les nombreux cris, les rigolades, les encouragements, et les voix échangées entre amis qui se taquinent.

Par ailleurs, la foule est nombreuse, il paraît qu'il y a tous les ans 2 millions de spectateurs au Sanja Matsuri. On peut voir sur les photos suivantes le sanctuaire, avec d'abord la Kaminari Mon, dont la grosse lanterne a été relevée pour laisser passer les mikoshis, puis le temple principal et la foule nombreuse.

TOKYO ASAKUSA SANJA MATSURI 2014
TOKYO ASAKUSA SANJA MATSURI 2014
TOKYO ASAKUSA SANJA MATSURI 2014

Il existe même des mikoshis pour enfants. Toutefois, la version normale, pour adultes, est beaucoup plus impressionnante. Elle est d'abord exposée, avant d'être portée. La foule vient l'admirer, tandis qu'à côté, sur une estrade, des musiciens n'arrêtent pas de jouer. A leurs pieds, les bouteilles de sake et les canettes de bière montrent bien qu'ils ont tout prévu pour ne pas manquer de force.

TOKYO ASAKUSA SANJA MATSURI 2014
TOKYO ASAKUSA SANJA MATSURI 2014
TOKYO ASAKUSA SANJA MATSURI 2014

Vient ensuite le moment de porter : bien serrés les uns contre les autres, par une petite trentaine de degrés, on n'a vraiment pas froid. Les épaules, elles, garderons un gros bleu carré pendant plusieurs jours.

TOKYO ASAKUSA SANJA MATSURI 2014
TOKYO ASAKUSA SANJA MATSURI 2014

Dans la Nakamise Dôri, la rue bordée de commerces traditionnels conduisant au temple, un autre groupe se déplace, précédé par un char de musiciens.

TOKYO ASAKUSA SANJA MATSURI 2014
TOKYO ASAKUSA SANJA MATSURI 2014

Puis vient le mikoshi, dont la nombreuse équipe essaie de se frayer un chemin dans la foule, bien dense dans cette rue étroite. Dans les porteurs, il y a tous les styles, tous les âges, hommes, femmes, personnes d'âge avancé, jeunes. Malgré leurs larges vestes peu féminines, les jeunes filles ont des coiffures qui les rendent grâcieuses.

TOKYO ASAKUSA SANJA MATSURI 2014
TOKYO ASAKUSA SANJA MATSURI 2014
TOKYO ASAKUSA SANJA MATSURI 2014
TOKYO ASAKUSA SANJA MATSURI 2014
TOKYO ASAKUSA SANJA MATSURI 2014
TOKYO ASAKUSA SANJA MATSURI 2014
TOKYO ASAKUSA SANJA MATSURI 2014
TOKYO ASAKUSA SANJA MATSURI 2014
TOKYO ASAKUSA SANJA MATSURI 2014
TOKYO ASAKUSA SANJA MATSURI 2014

Le soir, les rues du quartier sont toujours pleines, et les restaurants ne désemplissent pas. Certains porteurs se reposent même par terre, dans la rue.

TOKYO ASAKUSA SANJA MATSURI 2014
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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 18:04

Il est souvent déploré que nos sociétés modernes occidentales sont individualistes. C'est même devenu un lieu commun. Nous serions, nous, citoyens de pays riches capitalistes, devenus égoïstes et indifférents aux autres.

Il est vrai que le repli sur soi n'est pas un mythe, il n'est que de constater au quotidien le manque de civisme de certaines personnes, d'autant plus flagrant dans des lieux très fréquentés, où le civisme et l'attention aux autres permettraient d'augmenter la fluidité et de diminuer le stress.

Ces individus repliés sur eux-mêmes ne sont toutefois pas des solitaires, mais cet individualisme s'exerce également de façon collective, le citoyen se regroupant alors en tribu, c'est à dire entre personnes du même monde, de la même origine, notamment sociale.

L'individualisme est souvent vanté, principalement en France, comme une forme de liberté. Il y a alors confusion entre liberté individuelle et égoïsme. Nous n'allons pas rouvrir ce vaste sujet, mais la liberté n'est pas qu'individuelle, elle peut être aussi collecive. En outre, la liberté doit évidemment toujours s'exercer dans le respect de codes sociaux visant à maintenir l'équilibre du groupe auquel on appartient, car l'individu, qu'il le veuille ou non, est partie d'un groupe. Le bon équilibre consistera alors à ce que l'individu respecte les lois du groupe et ses autres membres, sa liberté devant être en retour garantie par le groupe et les autres membres.

Il n'est cependant pas interdit à un individu d'être indépendant, dans la mesure du possible. Il n'est après tout pas nécessaire d'imposer à une personne qui ne le souhaite pas de s'intégrer systématiquement à un groupe et à toutes ses contraintes.

Mais l'individualisme dont nous nous plaignons n'est en aucun cas une forme d'indépendance. Bien au contraire, il s'accompagne d'une affirmation de soi, bien souvent excessive, d'un surdimensionnement de l'ego.

On le constate tous les jours avec la starisation de personnes on ne plus banales, voire complètement bas de gamme. Jusqu'à une époque récente, les stars étaient des personnes qui faisaient quelque chose. Ce pouvait être une activité anecdotique (Zidane, génie d'une activité fort secondaire, le football), ce pouvaient être des personnes au talent surestimé (Prince, génie autoproclamé de la musique mais surtout génie de l'imposture), mais elles produisaient quelque chose que le commun des mortels ne produisait pas.

Or, depuis l'arrivée de la téléréalité, les stars sont de parfaits anonymes, bien souvent bas de gamme mais fiers de l'être. C'est le règne des Loanna ou des Nabilla.

Parmi les non stars, on constate le phénomène de la survalorisation du banal. Habitant un quartier dit bobo, je croise quotidiennement ces personnes prenant la pose en permanence et s'émerveillant devant des banalités, comme si elles avaient eu le priviliège ou le génie de découvrir le Graal. Il suffit de laisser traîner les oreilles dans la rue ou sur le marché pour entendre des réflexions du genre : "j'ai découvert un nouveau restaurant, ils font des burgers absolument fantastiques" ; "j'ai découvert un nouveau concept, c'est un bar à cookies, c'est topissime" ; ou encore : "tu vas où ? Chez Picard ? Hmmmmmmm !!!" Comme si Picard était le temple de la haute gastronomie (c'est une très bonne enseigne, point).

D'ailleurs, à propos de Picard, on peut y trouver ce phénomène du "Moi Moi Moi". Picard est toutefois un exemple parmi d'autres. Par exemple, ils ne vendent plus de la sauce béchamelle ou de la soupe de carottes, mais "Ma sauce béchamelle" ou Ma soupe de carottes", que l'on ramène chez soi dans "Mon sac Picard".

Le "Moi" est encore affirmé, même si c'est pour une activité tout à fait ordinaire, et pratiquée par des milliers de semblables. De même, sur internet, on trouve "Mon panier", "Mon information", Ma météo", et sur le site de la banque, je peux consulter "Mes comptes", "Mes crédits", Mon épargne", Ma synthèse", "Mes virements", etc. Comme s'il était besoin de préciser qu'il ne s'agit pas des comptes de mon voisin.

Il faut simplement affirmer que c'est à moi, rien qu'à moi, et que ce moi est bien plus primordial et admirable que tous les autres mois.

 

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 21:14

En vous promenant dans le sympathique et encore authentique quartier de la Butte aux Cailles, dans le 13ème arrondissement, ne manquez surtout pas ce magasin, du moins si vous êtes amateur de bière.

Sur la porte, a été collée une affichette pour le moins étonnante : "Pour des raisons de sécurité, les chiens ne sont pas admis ; Score : Magritte 27 - chiens 0". En poussant cette porte, on comprend toutefois vite que Magritte n'est autre que le beau chat noir et blanc du magasin.

A l'intérieur, un grand choix de bières, de toutes provenances, présentées par un vendeur passionné, accueillant et sympathique.

Vous trouverez tous les renseignements sur le site, très bien fait, du magasin : http://www.bierocratie.com/

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 21:01

En passant devant ce petit restaurant qui ne payait pas de mine, j'ai eu envie de rentrer. J'ai d'abord regardé la carte, simple, ne comportant que quelques plats. C'était bon signe.

L'intérieur est petit, quelques tables, une cuisine au fond, avec un vrai cuisinier, un service sympathique et sans chichi.

Quant aux nourritures, c'est italien, sans prétention (dans le bon sens du terme), fait maison, bon, suffisamment consistant.

Pour le vin, le choix est aussi limité, entre quelques bouteilles de vins également simples.

Le tout est à prix tout à fait sympathique.

C'est au 229 bis rue Marcadet, dans le 18ème arrondissement, près du métro Guy Mocquet.

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 21:31

En entendant des informations concernant des domaines dans lesquels j'ai un minimum de compétence, je trouve, généralement, que dis-je, presque toujours, qu'il manque quelque chose.

C'est souvent dû à un manque de compétence de la part du journaliste, qui ne peut évidemment pas connaître précisément tous les domaines, mais qui hélas ne fouille pas ses sujets. Une autre raison est une forme de malhonnêteté, consciente ou non. En effet, au prétexte de vulgariser, le journaliste va effleurer, et au prétexte d'intétéresser, il va mettre en lumière des aspects frappants, voire choquant, au risque de tordre la vérité.

Les politique font de même d'ailleurs, en mettant une cause ou une idée en avant un jour, une autre le lendemain, choisissant un bouc émissaire soit-disant responsable de tous nos problèmes (les fonctionnaires, les enseignants, les professions réglementées, le diesel, les feux de cheminée, et j'en passe). Autant d'anathèmes relayés justement par les medias, sans aucune forme d'analyse, ni explication sur les personnes, les professions ou les domaines en question.

Dans d'autres domaines, pour lesquels je n'ai aucune compétence, je me trouve généralement obligé de rechercher de mon côté, d'approfondir, notamment quand l'information que je reçois me paraît incohérente.

C'est le cas des événements en Ukraine, qui ont été relatés d'une façon qui m'a fait poser beaucoup de questions. Ne connaissant pas du tout cette région, n'ayant pas la moindre sympathie pour le régime russe, j'ai reçu l'information des événements de la place Maidan sans réserve.

Toutefois, petit à petit, les images que je voyais dans nos medias les plus respectés (Le Monde par exemple) ne collaient pas avec les commentaires que j'en entendais. Les medias relataient une révolution démocratique et bon enfant, mais les images montraient des manifestants extrêmement violents, à l'aspect vraiment peu démocratique.

Puis il y a eu l'éviction d'un président élu (personnage peu sympathique au demeurant), par des manifestants, ce qui pour moi ne ressemble pas à un fonctionnement démocratique, faisant la joie des medias français, qui relataient alors l'événement avec un manque de recul et d'objectivité qui m'ont choqué. Ces mêmes medias ont par contre condamné les élections par lesquels les habitants de la Crimée réclamaient leur rattachement à la Russie. La volonté de certains peuples serait-elle plus respectable que la volonté d'autres peuples ? Pourquoi un tel manque de recul de la part de nos medias ?

Il en a été de même lors des événements qui ont suivi : le discours ne collait pas avec une obligation d'information objective, l'information devenait franchement partisane, omettant même certains événements importants. Voici quelques exemples.

La fusillade de la place Maidan, qui a entraîné l'éviction du président de cette époque. La police tire sur des manifestants pacifiques, les medias condamnent. Toutefois, en cherchant dans d'autres medias, on peut trouver des événements qui contredisent la version officielle. Par exemple, sur ARD, chaîne allemande tout ce qu'il y a de plus officielle. Pourquoi ces éléments ne sont-ils pas repris par Le Monde ou Radio France ?

L'écrasement de l'avion de la Malaysian Airlines. L'avion avait à peine touché le sol qu'aussitôt, le président étatsunien déclarait haut et fort qu'il avait les preuves que l'avion avait été abattu par les rebelles prorusses. Pourtant, lors des premiers résultats de l'enquête, rien ne vient confirmer ces affirmations. Les causes ne sont pas connues. Vu de l'extérieur, aucune preuve ne semble établie, donc pour le moment, tout le monde est présumé innocent.

Malgré cela, les articles du Monde sur le sujet n'hésitaient pas à employer la formule "probablement abattu par les rebelles prorusses". Accusation sans preuve, donc.

 

Autre événement : le massacre d'Odessa. Le Monde l'a abordé, avant de vite passer à autre chose. Pourquoi, alors que la fusillade de Maidan a soulevé un tollé dans le monde occidental et nos medias, l'incendie de la Maison des Syndicats d'Odessa, et les dizaines de personnes qui y ont brûlé, n'a pas soulevé le même tollé, comme s'il s'agissait d'un simple dommage collatéral, voire nécessaire ? Pourquoi le gouvernement ukrainien n'a t'il pas été condamné ? Pourquoi aucune sanction n'a été prise vis-à-vis du président Poroschenko et de son gouvernement ?

La volonté d'expansion de Vladimir Poutine. Régulièrement, il est reproché à l'ex officier du KGB d'évoir des visées impérialistes. Toutefois, aucun de nos medias ne précise que depuis qu'il dirige la Russie, en 2000, il n'a pas envahi de territoire, contrairement à l'OTAN, qui avait promis à la Russie de ne jamais s'étendre à l'est de l'Allemagne, avant d'incorporer tous les anciens pays d'Europe Central et de l'Est. La Russie est à nos portes, c'est vrai, mais parce que nous avons déplacé nos portes jusqu'en Russie.

Gorbatchev l'a rappelé l'autre jour, mais seule une partie de son discours a été relatée.

Enfin, l'un des derniers exemples concerne l'accusation, par le gouvernement ukrainien, dont on connaît l'honnêteté, et par l'OTAN, dont on connaît maintenant la crédibilité, d'envoi de troupes russes pour aider les rebelles de l'est ukrainien.

Peu de nos medias mentionnent par contre les aides occidentales à l'armée ukrainienne. Apparemment, les medias allemands sont plus tranparents sur le sujet.

Les medias allemands sont plus transparents, ou alors plus critiques. J'en ai pour preuve cette émission de ZDF, impensable en France. Le propos est caricatural. Est-il juste ? Après tout, il est cohérent, contrairement à l'information officielle. Et justement, son intérêt réside dans la dénonciation des incohérences, des malhonnêtés et des partis pris flagrants de nos medias. Rien que pour cela, ces videos méritent d'être regardées.

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 10:46

Mais de qui s'agit-il ? Ducasse ? Gagnaire ? Quand ? Hier ?

Non, rien de tout çà. Alors que nous fêtons le 25ème anniversaire de la chute du mur de Berlin, je me souviens qu'il y a 25 ans, à quelques mois près, disparaissait Herbert Von Karajan, chef de la mythique Philarmonie de Berlin.

Ténébreux, la mèche en avant, star, mais grand, très grand. Il emmenait dans les nuées les musiques les plus divines. Mais rien ne sert de parler, il faut juste écouter.

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