Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 19:23

Une fois n'est pas coutume, j'ai bu un vin croate, le deuxième de ma vie si je me souviens bien. Difficiles à trouver en France, celui-ci m'a été ramené de Croatie.

Cara est un secteur de l'île de Korcula, située au large de la côte dalmate. Posip est le cépage, suho signifiant sec. Je n'ai donc pas le nom du producteur, c'est malin, d'aurant que j'ai pris beaucoup de plaisir en buvant ce vin.

Au départ, le nez de miel m'a rappelé un bourgogne, mais il évolue vers une touche plus épicée, avec une pointe de fumé.

La bouche est fraiche, moins grasse qu'un bourgogne, tirant un peu vers la Loire. Un vin très agréable, moins acide qu'un vin français.

Repost 0
7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 19:14

Voilà une belle bouteille, que l'on m'avait offerte, et que j'ai ouverte pour une occasion. Le caviste du marché des Batignolles, qui n'avait pas vendu cette bouteille, m'a malgré tout conseillé de la sortir du réfrigérateur et de la carafer un quart d'heure avant de la consommer. Excellent conseil, je l'en remercie.

Le vin, lui, s'est révélé très aromatique, très présent, sans être vulgaire, bien au contraire: miel, fleurs, safran, terre, et un reste de boisé.

Tous ces éléments se retrouvent en bouche, également très présente, riche, longue. Le vin remplit la bouche sans indisposer, avec amplitude mais sans lourdeur.

Vraiment un très beau vin, viril mais fin.

Repost 0
16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 16:17

Toujours aussi amateur des chocolats Bonnat, j'ai découvert avec plaisir les nouveautés, Cacao Cuzco du Pérou, Juliana du Brésil, et Haïti tout en continuant d'apprécier autant les Ceylan ou Trinité

J'ai fait une autre découverte, en passant à Lyon : la boutique Ambassade Crozet et Bonnat. C'est désormais l'une des deux boutiques officielles de la marque, avec celle de Voiron, et contrairement aux revendeurs habituels, on y trouve toute la production, à savoir l'intégralité des tablettes, mais également la production vendue en ballotin.

La boutique elle-même est grande, permettant de présenter toute la production, et l'on peut même s'y installer pour déguster un délicieux chocolat chaud fait maison. En attendant que le chocolat soit prêt, on peut se promener dans la boutique, admirer les chocolats et les bouteilles de sirop Crozet.

Autant le dire tout de suite, c'est un vrai pousse au crime, et il est difficile de repartir les mains vides, d'autant que le vendeur est sort sympathique. Avec son accent lyonnais, il est intarissable sur tout ce qui fait du bien au palais.

Lors de notre visite, il avait prévu de s'attaquer au café.

Ambassade Crozet et Bonnat : 12 rue du Boeuf, 69005 Lyon.

Repost 0
13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 21:29

Hermann Rauschning, nazi de la première heure, élu au sénat de Dantzig, commence à s'opposer à la politique hitlérienne en 1935, avant de quitter l'Allemagne pour rejoindre la Suisse puis les Etats-Unis.

En 1939 il écrit le livre Hitler m'a dit, dans lequel il relate des conversations qu'il aurait eue avec le führer.

Aujourd'hui, il est admis que ce livre serait un faux, que Rauschning n'aurait jamais recueilli tous ces propos d'Hitler. Doit-on alors refermer le livre avant de l'avoir lu ?

En réalité, en dehors des citations, le livre contient énormément d'analyses du régime nazi et de la personnalité d'Hitler. Il est même troublant de constater que tout ce sur quoi le livre alertait en 1939 s'est révélé par la suite.

Donc, si l'on a l'intention de lire Hitler m'a dit pour les citations qu'il comporte, on risque de se retrouver face à un ouvrage mensonger et donc inutile. Par contre, en faisant abstraction des inventions de l'auteur, on peut s'intéresser davantage à l'analyse qu'il a faite du régime, analyse fort intéressante, pertinente, qui démontre malgré tout que Rauschning, même s'il n'a pas rencontré Hitler autant qu'il l'a affirmé, avait une parfaite vision du régime nazi et du gouffre vers lequel il était en train de mener l'Europe et l'Allemagne.

C'est aussi une indication de ce que les acteurs du nazisme, ceux qui le vivaient de l'intérieur, pouvaient constater et craindre dès lors qu'ils gardaient leur lucidité, leur libre arbitre et leur esprit critique.

On peut voir dans cet ouvrage ce qu'une personne malgré tout proche du pouvoir pouvait ressentir et entrevoir, on peut aussi y ressentir l'ambiance qui pouvait régner dans l'Allemagne du IIIème Reich.

Si les citations sont fausses, l'analyse, elle, est pertinente, ayant été confirmée par les faits qui s'en sont suivis.

Je recommande donc fortement la lecture de ce livre, à la condition d'en prendre en compte le contexte les limites.

Repost 0
12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 21:06

Depuis quelque temps, j'avais le sentiment de vivre dans un monde, ou plutôt un pays de défiance. Cela se remaque tous les jours, que ce soit dans les transports, sur la route, ou au travail.

Il ne s'agit pas de la peur face à la montée de la déliquance ou des actes d'incivilité, peur en partie fondée, entretenue et alimentée par une certaine classe politique incapable de résoudre les problèmes.

Il s'agit plutôt de comportements quotidiens et généraux. Par exemple, dans le métro, si des personnes montent avant que tout le monde soit descendu, il est généralement considéré que c'est un problème d'individualisme et d'égoïsme. Il en va de même en voiture lorsqu'une voiture s'engage dans un carrefour encombré, au risque de le bloquer encore davantage.

Il s'agit certes d'individualisme basiquement idiot, mais pas seulement, à mon avis. Je me suis surpris à certains moments être tenté, voire contraint, de monter aussi dans un métro ou à m'engager dans un carrefour au mauvais moment, non pas par individualisme, mais de peur de ne jamais pouvoir y arriver, les autres ne m'en laissant pas la possibilité.

Par manque de confiance en mes semblables, je me sens contraint de lutter pour conserver ma place, étant certain que quelqu'un va me la prendre, au risque d'adopter un comportement que je condamne.

Observant les autres passagers dans le métro, j'ai eu le sentiment que certains ressentaient la même chose, qu'ils montaient sans laisser complètement descendre de peur de se faire rejeter par des personnes inciviques.

Sur le plan professionnel, j'ai constaté un manque de confiance, non pas tant entre collègues - je suis plutôt épargné de ce côté pour le moment, une chance - mais de la part des organes de contrôle des grandes entreprises.

En quelques années, le nombre de règles, de procédures, de contrôles a terriblement augmenté, allant toujours dans le même sens, celui de la défiance de l'exécutant. L'entreprise recrute des salariés sur un critère de compétence, elle leur demande un maximum de sérieux, d'implication et d'initiative. Ensuite, considérant que ce salarié compétent est susceptible de commettre des erreurs, elle va établir des procédures de contrôle de production, à toutes les étapes de celle-ci.

Il est évident que certains contrôles sont nécessaires, notamment dans le cadre d'un processus industriel, et qu'il ne s'agit pas de faire n'importe quoi. Toutefois, dans le cas d'une profession intellectuelle, où l'appréciation du salarié surdiplomé est primordiale, il peut être démotivant, décourageant, et même contre productif de contrôler toutes les étapes, même les plus simples. L'entreprise a perdu la confiance en ses propres salariés, ceux qu'elle a recrutés et formés.

Enfin, en ce qui concerne les lois qui gouvernent notre quotidien, je constate également qu'elles donnent la primauté à la répression plutôt qu'à l'éducation et à la responsabilisation. Les politiques semblent voter des lois stupides et souvent inefficaces, considérant que les citoyens ne sont pas assez intelligents pour comprendre, et qu'il vaut mieux leur donner un grand coup sur la tête au lieu de les instruire.

C'est par exemple le cas des législations sur l'alcool ou sur la sécurité routière.

Tout à ces réflexions, je suis tombé sur un livre, de Yann Algan, Pierre Cahuc et André Zylberberg, intitulé La fabrique de la défiance... et comment s'en sortir.

 

C'est un live fort insctuctif, qui je l'avoue m'a conforté dans mon opinion, faisant le constat que la France vivait sous un régime de défiance, en donnant des explications, ou du moins des pistes, et en tentant de trouver des solutions.

Le constat est que la France est presque un pays de castes, composé de groupes fermés sur eux mêmes, des tribus en quelque sorte. Il faut ajouter à ce foncitonnement (certes non institutionnel) de castes un fort individualisme culturel, et un corporatisme fortement développé ; mais ce corporatisme n'est-il pas finalement un individualisme de groupe ?

Parmi les raisons, il y a le fonctionnement de l'école française, école au fonctionnement vertical, dans laquelle le maître, du haut de son estrade, délivre la bonne parole, puis sanctionne celui qui la répète mal. C'est une école qui favorise le bon élève et enfonce le mauvais, au lieu de faire progresser chacun en fonction de ses capacités.

Cette école accentuerait donc les différences sociales et contribuerait à maintenir une élite refermée sur elle-même et ne se renouvelant jamais.

C'est ainsi que la classe politique ne se renouvelle pas, qu'elle tourne sur elle-même, n'accueillant que des personnes issues du même milieu et des mêmes systèmes de formation. Cette élite gouverne, aveuglément, sans connaître ni prendre en compte les problèmes du peuple. De ce fait, les lois ne sont pas reconnues et surtout pas respectées, car personne ne leur fait confiance.

Ce livre présente des analyses fort intéressantes et des diagnostics pertinents sur les maux de notre société.

Il présente par contre le défaut de trop souvent se fonder sur des enquêtes statistiques et des sondages, alors que la société ne peut pas se résumer autant à des ensembles de chiffres.

Autre bémol, les solutions promises sont franchement maigres. Mais peut-être la solution serait tout simplement de supprimer les problèmes.

Repost 0
29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 20:15

C'est toujours un plaisir que de retrouver les vins de ce domaine, au rapport qualité/prix remarquable, et aux excellentes capacités de vieillissement.

Ce 2005 (9 ans malgré tout) présente une jolie robe qui commence à roussir. L'automne n'est toutefois pas encore au rendez-vous du nez, qui se révèle encore fruité, sur la mûre ou la myrtille. Ce fruité a toutefois tendance à disparaître derrière le fumé, la terre, le viandé.

La bouche est agréablement épicée, tannique sans être dure, avec tout ce qu'il faut d'acide et d'amer.

C'est un vin simple sans être vulgaire, vif sans être exubérant, bien élevé sans être coincé. C'est comme une partie de campagne entre amis, en bonne compagnie, animée, joyeuse, décontractée, avec juste ce qu'il faut d'élégance.

Repost 0
13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 21:55

Les amateurs de Doraemon vont être à la fois ravis et jaloux. Tout le monde savait que Doraemon n'était pas qu'un personnage imaginaire, qu'il existait réellement. Il fait même les publicités pour Toyota au Japon, et ressemble comme deux (grosses) gouttes d'eau à notre Jean Reno national.

Quant à Nobita kun, le petit garçon un peu bébette auquel le chat extra-terrestre vient sans arrêt en aide, je l'ai rencontré, à Tôkyô même, sur Omote Sandô. Vous ne me croyez pas ? La preuve en images ! Il signait même des autographes. Je n'ai pas pensé à lui demander, mais peut-être qu'il distribuait des portrait dédicacés de Jean Reno ?

NOBITA KUN EXISTE, JE L'AI RENCONTRE
Repost 0
12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 21:29

C'est connu, les Japonaises adorent les sacs de marque. Une Japonaise portant un Vuitton neuf dans le métro de Tôkyô ou au comptoir d'un restaurant est une image d'Epinal, une carte postale. Pour un peu, on pourrait presque dire que le sac Vuitton est à Tôkyô ce que la Tour Eiffel est à Paris.

Ceci explique que la marque ait installé plusieurs magasins dans la ville, dont dont son principal, sur Omote Sandô, immeuble magnifique, empilement raffiné de malles entourées d'un fin treillis métallique.

L'intérieur est du même acabit, et à l'image des boutiques que l'on trouve au Japon, élégant, chic, raffiné, matériaux de grande qualité, sobres, finitions impeccables, sans ostentation, avec un personnel parfait, aux petits soins.

On peut visiter ce magasin/immeuble pour le plaisir des yeux, mais beaucoup ignorent qu'au dernier étage se trouve une galerie d'art contemporain. En entrant dans le magasin, il faut prendre tout de suite à droite, aller au fond du petit couloir et prendre l'ascenseur jusqu'au dernier niveau.

Une fois arrivé, il faut d'abord aller aux toilettes. Non, je ne suis pas en train de faire un hors sujet. En dehors du nombre de sacs de marque, ce qui frappe au Japon est le nombre, la propreté, la qualité et la modernité des toilettes. La galerie Vuitton ne fait pas exception, avec des toilettes tout en marquetterie. Je suis sérieux, les toilettes de Vuitton sont en marquetterie, du sol au plafond. Quant aux cuvettes, elles viennent d'être remplacées, les grandes cuvettes noires ayant laissé la place à du mobilier high-tech, entièrement automatique.

TOKYO - LA GALERIE VUITTON

Cela dit, on ne vient pas seulement pour les toilettes. Les amateurs d'art contemporain auront déjà une occasion de faire une visite gratuite d'un artiste. Lors de mon passage, j'ai pu voir des pierres et des essuie-glace d'Audi (c'était un artiste allemand).

Pour ces mêmes amateurs, mais aussi pour les autres, la galerie elle-même vaut vraiment le coup d'oeil. Très haute de plafond, elle est entièrement vitrée, les vitres étant doublées d'un fin et élégant treills métallique couleur or.

De la galerie, on a une vue panoramique sur le quartier et une partie de la ville, mais à travers le fin treillis métallique. Une vue originale, surprenante, magnifique. L'une des plus belles vues sur la ville, et assurément l'une des plus surprenantes.

TOKYO - LA GALERIE VUITTON
TOKYO - LA GALERIE VUITTON
TOKYO - LA GALERIE VUITTON
TOKYO - LA GALERIE VUITTON
TOKYO - LA GALERIE VUITTON
TOKYO - LA GALERIE VUITTON
Repost 0
27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 21:20

Dans les années 1950, Tôkyô a construit une tour de télévision, ressemblant fort à notre Tour Eiffel : forme très proche, hauteur quasiment identique, seule la couleur, rouge, la rendait remarquable. Toutefois, et contrairement à Paris, la capitale japonaise a vu le nombre de gratte-ciels augmenter, gênant ainsi la diffusion des ondes. Il était donc indispensable de constuire une nouvelle tour de télécommunications.

Ce fut fait avec la Tôkyô Sky Tree, 634 mètres, plantée dans l'est de la ville, dans un quartier en perte de vitesse, qui devrait retrouver ainsi du dynamisme.

Comment une telle construction est-elle possible dans une zone aussi sismique ? C'est simple (c'est vite dit), les ingénieurs se sont inspiré des techniques anciennes de construction des pagodes en réalisation une structure métallique, qui a permis à la tour de résister au grand séisme du 11 mars 2011.

Le résultat est une tour qui se voit de loin, à l'esthétique moderne, mais à mon goût un peu lourd, malgré la hauteur et l'assymétrie.

TOKYO SKY TREE
TOKYO SKY TREE
TOKYO SKY TREE
TOKYO SKY TREE
TOKYO SKY TREE
TOKYO SKY TREE

Cela dit, la visite vaut le coup, et permet de voir la ville sous un autre angle.

L'arrivée peut se faire directement depuis la station de métro Oshiage. On traverse alors Solamachi, centre commercial de 8 niveaux, dont un réservé à un aquarium et un à des expositions. Depuis le métro, l'ensemble des escalators est spectaculaire. Après, on se retrouve dans un centre commercial à la japonaise, c'est à dire très bien fini, aux boutiques très bien présentées, et aux allées noires de monde.

Du centre commercial, une terrasse conduit à l'entrée de la tour. Il faut faire la queue (une heure dans notre cas) pour acheter les billets et accéder aux ascenseurs. C'est long mais bien organisé, et les ascenseurs sont jolis, bien décorés. Le personnel est serviable, évidemment, le seul bémol étant les uniformes, que je trouve personnellement ridicules, très french touch, c'est à dire tout doit sortis des années 1950. Mais là n'est pas le principal.

L'ascenseur est très rapide, presque autant que celui de la Landmark Tower de Yokohama. Il conduit à la première plate forme, située à 350 mètres. La vue est forcément spectaculaire, et permet de découvrir sous un autre angle les quartiers populaires de l'est, notamment Asakusa. Elle permet aussi de se rendre compte de l'étendue de la mégapole.

TOKYO SKY TREE
TOKYO SKY TREE
TOKYO SKY TREE
TOKYO SKY TREE
TOKYO SKY TREE
TOKYO SKY TREE
TOKYO SKY TREE
TOKYO SKY TREE
TOKYO SKY TREE
TOKYO SKY TREE
TOKYO SKY TREE
TOKYO SKY TREE
TOKYO SKY TREE

100 mètres au dessus, à 450 mètres, se trouve la seconde plate-forme, accessible par un autre ascenseur, moyennant un supplément. La vue porte forcément plus loin, mais ne présente pas forcément plus d'intérêt, tout paraissant plus petit.

On y ressent même un léger malaise, la plate-forme étant étroite et penchée, donnant l'impression, en marchant, que c'est la tour qui recule, et qui tombe.

TOKYO SKY TREE
TOKYO SKY TREE
TOKYO SKY TREE

De retour sur terre, il faut traverser les nombreuses boutiques, dont celle vendant les inévitables produits dérivés, comme la mascotte de la tour, sous toutes ses formes.

Plus étonnant, la peluche Hello Kitty spéciale Tokyo Sky Tree. Je ne sais pas si son concepteur a eu un coup de vertige, toujours est-il que je doute que beaucoup de parents achètent cette peluche pour leurs enfants.

TOKYO SKY TREE
TOKYO SKY TREE
Repost 0
15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 12:25

Tous les touristes connaissent Asakusa, l'un des quartiers les plus touristiques, célèbre surtout par son temple, le Sensô-Ji, la rue bordée de commerces qui y mène, la Nakamise-Dôri, et la vue depuis le pont sur la rive opposée de la Sumida, avec l'immeuble Asahi (et la célèbre goutte de bière de Philippe Starck) et depuis peu la Tôkyô Sky Tree.

Toutefois, comme dans tous les quartiers de Tôkyô, il existe des coins cachés, des impasses, des venelles, bordées de petites maisons, encombrées de plantes, de vélos et de plein d'autres choses, des endroits semblant sortis d'un autre lieu et d'une autre époque, qu'aucun étranger ne s'attend à trouver dans la plus grande mégapole du monde, et qui font l'un des charmes de cette ville magique.

En déambulant dans le quartier, entre les rues calmes bordées d'immeubles modernes, je suis tombé sur ces ruelles, vraiment surprenantes pour celui qui ne connaît pas Tôkyô et sa capacité infinie à réserver de multiples surprises.

C'est simple : des maisons en bois, des vélos, des plantes partout, un balai, une pelle, quelques portes entrouvertes sur un bric-à-brac qui aurait pu inspirer Prévert.

ASAKUSA INTIME
ASAKUSA INTIME
ASAKUSA INTIME
ASAKUSA INTIME
ASAKUSA INTIME
ASAKUSA INTIME

On imagine l'intérieur des maisons, les tatamis, la pendule qui rythme lentement le temps, et à l'extérieur, le chat qui vient faire sa toilette entre deux pots de fleurs pendant que sa maîtresse soigne ses plantes.

Plus loin, dans des rues moins secrètes, d'autres surprises peuvent nous attendre, au coin d'une rue ordinaire, sous la forme d'architectures étonnantes, à défaut d'être belles. Par exemple, cet immeuble dont le toit constitue la quasi totalité de la façade.

ASAKUSA INTIME
ASAKUSA INTIME

Juste à côté, un autre immeuble qui laisse le passant dubitatif, quant à son "esthétique", sa conception, son état, son usage, et même son existence. Quant à sa durée de vie, elle doit je pense se compter en mois, si toutefois il est encore debout au moment où j'écris ces lignes.

Tôkyô regorge d'immeubles modernes aux architectures belles et raffinées, mais cette règle aussi comporte ses exceptions.

ASAKUSA INTIME
ASAKUSA INTIME
ASAKUSA INTIME
Repost 0