Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 18:13

J'avais découvert le domaine Richou au Salon des Vignerons Indépendants. Le producteur était très sympathique, et ses vins, en blanc comme en rouge, étaient d'un excellent rapport qualité prix.

Ils ne sont hélas plus présents sur ce salon, dommage.

Il va falloir que j'aille les retrouver sur d'autres salons, car je n'ai jamais été déçu par leurs vins, tel cet Anjou blanc, au nez surprenant, joueur, sur le miel, le citron vert, les fleurs, les cailloux, la truffe. Un nez droit et profond, et une bouche droite elle aussi.

Il s'élargit ensuite au fil de la dégustation. Vraiment un excellent vin.

Repost 0
13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 18:06

Ladoix est l'une des appellations qui m'a fait apprécier le bourgogne. Autrefois, je trouvais que le bourgogne souvent sentait bon, mais qu'il manquait quelque chose en bouche. L'effet d'avoir été élevé au bordeaux, sans doute.

Il est vrai que les bourgogne, aussi bons soient-ils, ne sont pas des vins aussi accessibles que les Rhône ou les Bordeaux. Ce sont des vins à mon avis plus intellectuels, plus contemplatifs.

Un jour, j'ai bu un Ladoix, dont les arômes m'ont vraiment enthousasmé. Un premier pas était fait, complété malgré tout par un vosnes-romanée. Je suis par la suite resté fidèle à cette appellation (la première s'entend, plus accessible en termes de prix).

Les ladoix peuvent être bus jeunes, mais ils ne perdent rien à vieillir, comme ce 2006 du très bon domaine Cachat-Ocquidant.

Il présent un beau nez, fin, très homogène, sur la mûre, les fleurs, les herbes. La bouche, quant à elle, est très douce, fluide. Le léger boisé est parfaitement intégré.

Un vin plein de sérénité.

Repost 0
12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 10:09

J'ai reçu cette bouteille, sans enthousiasme je l'avoue, ayant généralement un mauvais a priori vis-à-vis des bordeaux génériques et bordeaux supérieurs, qui n'ont parfaois de supérieur que le nom.

On fabrique un jus médiocre, on y accole une étiquette au style ronflant, un y ajoute l'appellation bordeaux supérieur, avec la mention grand vin de bordeaux, et on passer tout çà pour un vin de luxe. Reconnaissons-le, les rayons de nos supermarchés en sont remplis, et il faut avoir une sacrée chance pour ne pas se faire piéger. Le mieux est de ne pas acheter son vin en supermarché, mais ce n'est pas le sujet de cet article.

Pour le moment, nous sommes en train de gouter un bordeaux supérieur, dans un millésime dit difficile, 2007. Au premier nez, on perçoit une très bonne odeur, assez puissante, avec juste ce qu'il faut de floral et d'animal. C'est agréablement musqué.

La bouche est dans le même registre, puissante mais bien équilibrée.

Tout est bien structuré, puissant mais fin.

Une excellente surprise.

Repost 0
11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 10:02

Après le joyeux Côtes de Gascogne, revenons à des choses plus sérieuses (comme un pape, cela va sans dire), avec ce Châteauneuf du Pape, domaine Pierre Usseglio, millésime 2003. C'était la dernière bouteille de ma cave, je crois.

J'ai parfois l'impression de boire mes vins trop vieux (ce sont les vins qui sont vieux, pas moi, quoique, à force...), mais je n'ai quasiment jamais trouvé un vin dépassé. Après, c'est juste une question de goût, l'essentiel est que ce soit buvable et que le plaisir soit au rendez-vous.

Ce châteauneuf a un nez fin et expressif. On y sent beaucoup de choses, des fruits, des fleurs, de la terre, des animaux (on parle de nez animal), juste ce qu'il faut de chaque élément, avec un parfait équilibre.

C'est comme un grand parfum, présent sans lourdeur, expressif sans être capiteux.

La bouche, quant à elle, est légèrement tannique.

C'est un vin lumineux sans être éboulissant, comme un paysage provençal à la fin de l'hiver, à la lumière pure et réchauffante.

Repost 0
10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 10:02

Trouvé chez un caviste (Côté Cépage, 96 rue Legendre dans le 17ème), ce "petit" vin, à 6 €, un gros manseng en Côtes de Gascogne, millésime 2009.

C'est un vin très aromatique, sur l'abricot, l'orange confite), très frais et désaltérant. Cà titille le nez comme un riesling allemand, avec une bouche légèrement amère, juste ce qu'il faut, et une bonne tenue.

C'est un vin joyeux, un vin d'été qui ne peut que plaire à tout le monde. Et à ce prix, passer à côté serait une erreur.

Repost 0
9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 21:42

Une fois n'est pas coutume, j'ai eu l'occasion de goûter un vin croate, souvenir ramené de Croatie par des amis. C'est un vin de Dalmatie, de la région viticole de Primosten, dont le cépage est le babic. Quant au producteur, je ne l'ai pas noté, je ne m'en félicite pas.

C'est en tout cas un vin que j'ai apprécié, au premier nez de terre, de pierre chauffée au soleil, de tapenade, évoluant vers le fruit noir, la fourrure, le minéral.

La bouche est plus classique, rappelant la syrah, avec un mélange fruité épicé, et une bonne amertume.

Grâce à un bon équilibre et de la fraîcheur, c'est une bonne surprise, les 14,3 degrés passent très bien.

Ce n'est pas très original, mais c'est bon, quelque part entre Rhône nord et sud.

Repost 0
8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 21:40

Coluche disait qu'il fallait voir Anvers, pour l'endroit. Brel, lui, voulant voir Anvers, a revu Hambourg. De mon côté, autant le dire tout de suite, je n'ai aimé ni Anvers ni Hambourg.

Tout dépend peut-être de la façon dont on aborde une ville. A Anvers, j'avais réservé à l'hôtel Leopold, situé entre la gare et le centre ville. L'établissement était très bien, mais le quartier très moyen. Bordé, certes, par un grand square, il ressemble à ces quartiers proches des gares, qui ressemblent au coeur de la ville sans en avoir le caractère.

Les immeubles y sont moins beaux, moins bien entretenus, les rues sont poussiéreuses, les commerces basiques et la population semble toujours en transit. A Anvers, le quartier en question est constitué d'immeubles en briques, de quelques terrains vagues ; si l'on ajoute un temps pluvieux, la première image n'est pas favorable.

Heureusement, le centre ville n'est pas loin, on peut s'y rendre à pied facilement. Pont oblige, tout est fermé, la ville est quasi déserte. Premier monument, la maison de Rubens, fermée 2 jours par an, je suis tombé sur l'un d'eux, pas de chance. Située dans une zone piétonne, la maison est jolie, dans un pur style Renaissance flamande.

J'ai voulu voir Anvers

Le centre ville fait la part belle aux piétons, Je suis une rue bordée de commerces (fermés), et tombe sur ce bâtiment que je ne m'attendais pas à trouver ici. Pas vraiment beau, pas moche non plus, assez sinistre, il me donne l'impression d'être dans une bande dessinée de Peeters et Schuiten, dans Metropolis, à New-York ou dans le Moscou des années 1930.

C'est la Boerentoren, ou tour des paysans, construite dans les années 1930, dans le plus style Art Déco. Sa hauteur de 97 mètres en fait le bâtiment le plus haut de la ville, après la tour de la cathédrale. Les immeubles environnants étant dans le même style, l'ensemble est assez sinistre mais intéressant. Mieux vaut le voir un jour de beau temps, mais un ciel nuageux va en accentuer la grisaille et la lourdeur.

J'ai voulu voir Anvers
J'ai voulu voir Anvers
J'ai voulu voir Anvers
J'ai voulu voir Anvers
J'ai voulu voir Anvers

Plus loin, autre tour, plus ancienne, plus jolie et plus riante, celle de la cathédrale gothique. D'une hauteur de 123 mètres, c'est l'emblème de la ville. C'est à mon goût l'un des plus beaux monuments.

J'ai voulu voir Anvers
J'ai voulu voir Anvers
J'ai voulu voir Anvers
J'ai voulu voir Anvers

Autre très beau monument, situé tout près de la cathédrale, l'hôtel de ville, bâtiment imposant de style Renaissance, flamboyant avec ses nombreux drapeaux, et bien mis en valeur par une place large.

J'ai voulu voir Anvers
J'ai voulu voir Anvers

Tout autour, des rues anciennes, ayant un certain charme, même si ce n'est pas Bruges ou Ghent. Quelques boutiques intéressantes aussi, comme ce restaurant situé face au portail nord de la cathédrale, donc les façades sont recouvertes de lierre, et l'intérieur, sur deux niveaux, est décoré de nombreuses statues de style gothique. Le genre d'endroit où il fait bon boire une bière accompagnée d'un plat local roboratif.

J'ai voulu voir Anvers
J'ai voulu voir Anvers
J'ai voulu voir Anvers
J'ai voulu voir Anvers
J'ai voulu voir Anvers
Repost 0
7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 20:53

D'une façon générale, le millésime 2013 est loin d'être le meilleur. Le consommateur, l'amateur, se demande alors s'il doit en acheter et en consommer. Evidemment, cela va dépendre du producteur et du style de vin que l'on recherche.

Il est évident que rien n'est blanc ou noir, et que l'on pourra, selon les régions, trouver des vins appréciables, l'essentiel étant que le rapport prix plaisir soit au rendez-vous.

Pour le vigneron, la question se pose de savoir s'il faut produire ou non. Pour les petits producteurs, la question ne se pose pas, chaque année est importante pour la survie de l'entreprise.

Par contre, certains producteurs de grands vins peuvent décider de ne pas produire de vin lors des mauvaises années. C'est le cas par exemple de Château Eyquem.

Je viens de recevoir le dernier courrier du Château Gombaude-Guillot, entreprise familiale produisant deux cuvées de pomerol de très bonne qualité, bio, à prix très correct pour ce type de vin.

En P.S., il est précisé que "suite aux conditions climatiques très difficiles de l'années 2013, il n'y aura pas de château Gombaude-Guillot ni de Clos Plince 2013."

Cela signifie donc que ce producteur, cette année, cette année, a travaillé pour rien. Perte sèche. Certes, l'entretien de la vigne servira pour les autres années, mais en 2013, l'entreprise n'aura aucune production. Seuls les domaines ayant les reins solides peuvent se le permettre.

C'est un gage d'exigence et donc de qualité, un geste de courage, que ne peuvent se permettre les petits producteurs. Je me demande aussi si tous les gros domaines auront le même courage, ou s'ils décideront malgré tout, pour nourrir l'actionnaire, de produire une cuvée à boire rapidement sur le fruit, c'est à dire n'atteignant pas le niveau que l'on attend de tels châteaux. A suivre.

 

Repost 0
5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 06:14

Vous connaissez mon goût pour les classements : meilleur livre, meilleure musique, meilleur film, meilleur vin. Ces classements pullululent, et symbolisent une tendance forte, vers plus de simplicité, plus de superficialité, moins de réflexion, d'analyse ou de nuance.

Il existe aussi les prix, les concours, les récompenses, généralement plus crédibles, malgré des limites inhérentes à ce type d'exercice.

Les prix, comme la Palme d'Or de Cannes ou le prix Goncourt, sont une récompense donnée à une oeuvre parmi une sélection déjà limitée. Tout le monde sait qu'il y a d'abord une présélection, un jury, et que le prix n'a donc pas de valeur universelle. D'ailleurs, il n'est pas rare que les résultats soient discutés. Par ailleurs, pour les livres, il existe de nombreux prix, sortant souvent à la même période, et ne donnant pas les mêmes résultats.

En matière de vin, les concours, dès lors qu'ils sont bien organisés, ne mettent pas en valeur un soi disant meilleur vin, mais récompensent plusieurs vins, en fonction de leur qualité. Les médailles font ressortir les vins de qualité, même si les récompenses sont données par un jury, donc sont subjectives, et récompensent des vins à un certain moment de leur évolution.

Le domaine de la restauration est dominé par le Michelin et ses fameuses étoiles. Là encore, même si les décisions sont parfois criticables (et souvent critiquées), elles remplissent des critères, et ne sont pas limitées en nombre.

Le Michelin donne des récompenses mais ne fabrique pas de classement. Un classement est en effet un exercice très différent. Un "trois étoiles" sera d'un niveau plus élevé qu'un "deux étoiles", mais sera considéré du même niveau que tous les autres "trois étoiles". Ce n'est pas un classement, dans lequel le premier est meilleur que tous les autres, et reçoit la lumière médiatique, relégant tous ses concurrents dans l'ombre.

Je considère que les classements ne sont possibles qu'à la condition d'avoir des données chiffrées : nombre de ventes, fréquentation, etc. Même si les chiffres sont manipulables et n'ont pas de fiabilité absolue, ils présentent un minimum d'objectivité.

Le classement du meilleur restaurant est donc une blague, qui ne peut avoir pour but que de faire du buzz. Il présente des restaurants généralement inaccessibles, où peu de personnes peuvent aller pour vérifier la qualité.

Ce sont surtout des établissements déconnectés de la gastronomie générale, et où l'on va surtout par snobisme, plus par goût de la nourriture, comme on achète chaque année le prix Goncourt, seul livre que l'on va acheter dans l'année.

Le classement du meilleur restaurant du monde met la totalité de la lumière sur un seul établissement, choisi on ne sait comment, et sur un magasine, qui n'a pas de légimité particulière à faire parler autant de lui.

Le meilleure réaction ? Ne pas en parler. Contrairement à ce que je viens de faire.

Repost 0
25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 06:21

On pourrait dire que la Hollande est pays cool. La population est souriante, décontractée, disciplinée, civique, libérée, fêtarde. C'est tout le contraire de l'arrogance triste et agressive française.

Pourtant, les Hollandais ont aussi leur part de patriotisme, mais là encore, c'est un patriotisme festif, loin du chauvinisme français ou de la prétention arrogante américaine. Les Hollandais sortent la couleur orange et font la fête, çà reste bon enfant.

Par exemple, lors de l'arrivée du nouveau roi, certaines boutiques ou certains mobiliers urbains étaient décorés aux couleurs du pays, le orange était roi.

La Hollande a un nouveau roi
La Hollande a un nouveau roi
La Hollande a un nouveau roi
Repost 0