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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 22:22

Avec quelques mois de retard, je retrouve ces photos d'un week-end à Badenweiler, au début du mois de novembre. Badenweiler se trouve au sud de la Forêt Noire, à une trentaine de kilomètres de Mulhouse. La ville est bâtie en hauteur, et domine une vallée verte plantée de vignobles.

 

En dehors de la nature, son principal attrait est l'ensemble de thermes Cassiopée, où l'on peut se détendre dans les différents circuits, certainement comme dans les thermes romains de l'antiquité.

 

Dans la nature autour de la ville, le spectacle est magnifique quand les feuilles jaunissent. La lumière est magnifique quand le soleil brille, mais la brume donne un aspect romantique et mystérieux.

 

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 14:35

Finalement, à force de demander un nouveau tour de manège, je l'ai obtenu, me permettant de rouler 550 kilomètres dans une 325d, entre Dortmund et Paris. Il y a des missions plus désagréables.

 

Il s'agit ici d'une version Berline (que les Allemands appellent Limousine, alors qu'elle n'est ni de Berlin ni de Limoges, mais passons), en version restylée. L'intérieur est beau, tout cuir, alu brossé, sobre, toujours élégant. Sièges sport, volant M Sport, boîte automatique 6 rapports.

 

L'aller, en train, est interminable, le Thalys connaissant une avarie, nous obligeant à changer de train à Bruxelles Midi. Mon Dieu, que la traversée de la Belgique fut longue ! Le confort de la voiture n'en est donc que plus appréciable. Le moteur ronronne, son bruit est à la fois grave et doux (certains évoquent le tracteur, mais ce sont des citadins, ils ne savent pas de quoi ils parlent). Au ralenti, c'est à dire en ville et sur les échangeurs, on entend un très régulier bôbôbôbôm.

 

Peut-être à cause de la boîte automatique et du temps de latence du turbo, le moteur me semble plus "mou" que sur la 330 d, toutes choses égales par ailleurs. Il faut relativiser tout de même, ce que les autoroutes allemandes permettent très bien de faire. Sans que je m'en sois rendu compte, j'atteinds les 170, et relativise donc tout de suite la molesse.

 

Je comprends qu'il s'agit d'une voiture très stable, très confortable, très bien insonorisée, et que ce moteur, à 197 chevaux, est largement en dessous de ses capacités. Le compte-tour indique d'ailleurs un peu plus que 2000 tours/minute, chiffre difficilement dépassable, à croire que l'aiguille est bloquée, ou que ce moteur n'est pas programmé pour tourner.

 

Par contre, je doute que la Skoda Fabia et l'Opel Corsa, toutes deux d'anciens modèles, qui me doublent donnent la même sensation de confort, de sécurité et de sérénité à leurs occupants.

 

La voiture se conduit vraiment d'une main, voire de deux doigts. Quelle détente ! Il ne faut toutefois pas s'endormir, car les autoroutes allemandes ont la facheuse habitude d'alterner les limites à 100 km/h et les non limites. A chaque passage à 100 km/h, la qualité du freinage et la stabilité sont impressionnants.

 

Et au passage à l'illimité, la belle munichoise révèle sa vraie personnalité, confirmant que la Bavière n'est vraiment pas la Prusse, l'austérité apparente cachant un tempérament baroque. Cette belle bourgeoise à la beauté élégante et discrète dénoue son chignon, tombe la robe de soie, se révélant irrésistiblement féline. Bach devient Wagner.

 

Comme par le passé, le passage de la Belgique se passe beaucoup rapidement depuis l'Allemagne vers la France qu'en sens inverse. A peine le temps de voir que les panneaux sont en français que saperlipopette, le français devient réellement français, c'est à dire impoli, menaçant et suspicieux. Partout, les panneaux écrits par des comités de technocrates et de policiers nous rappellent qu'au delà du 130, on est considéré comme un criminel.

 

J'enclenche donc le régulateur de vitesse, et attends que çà se passe. L'autoroute est déserte, les paysages sont plats, l'ennui est partout. Finalement, la Ruhr, ce n'était pas si mal ! Heureusement, en France, on a les péages, qui permettent de casser la vitesse et de tester la puissance du moteur afin d'être le premier à 130 sur la file de droite (celle du milieu semblant réservée à ceux que leur moteur n'autorise pas à dépasser le 110, surtout en montée).

 

Grâce au GPS, précis et clair, je retrouve ma maison, plus reposé qu'avant d'en partir. Finalement, l'Allemagne est un pays à découvrir, et pas que pour la bière et les vins de Moselle.

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 15:56

Aujourd'hui, je vais me prendre pour Dominique Chapatte. C'est Turbo sans les images, sans les phares qui saluent la caméra, sans les vues en très grand angle où l'on voit plus la route que la voiture, sans l'effet spécial dans lequel la voiture disparait, puis réapparait plus loin, puis plus loin, comme si elle sautait, bref, sans tous ces effets usés jusqu'à la corde. Cela dit, j'aime bien Turbo, et Dominique Chapatte a l'air bien sympathique.

 

Trève de bavardage, j'ai eu l'occasion (la chance, même) d'essayer ces deux voitures. Je suis allé pour vous chez BMW, en Allemagne, et pour vous, j'ai testé ces deux modèles au style et à l'esprit très différents. C'est maintenant. Je fais bien Turbo, n'est-ce pas ?

 

Premier modèle, une 318d, nouvelle version, blanche, avec le nom du concessionnaire inscrit en gros sur les flancs, pour que tout le monde voie bien que ce n'était pas la mienne. A l'intérieur, finintion sport, donc sièges sport en tissu, volant sport, et pas mal d'options.

 

Première réaction : mais pourquoi ne me donne t-il pas la clé ? Ah, pardon, elle est dans le cendrier, il suffit qu'elle soit présente dans l'habitacle pour mettre le contact. Voilà, çà c'est fait, pour les derniers qui n'avaient toujours pas compris que ce genre de voiture ne faisait pas partie du quotidien.

 

Je règle les rétroviseurs et le siège. Quelqu'un m'avait dit (Carla Bruni en gest star de Turbo, j'innove) que les BMW avaient une très bonne position de conduite, du fait de la position du moteur. Bêtement, j'avais pensé que la position ne dépendait que du réglage des sièges. Or, une fois le siège à peine réglé, j'ai été épaté par la position de conduite, exceptionnelle : je me suis tout de suite senti à l'aise, les commandes tomblant parfaitement sous les mains. Même dans l'Audi A6 dont je venais de descendre (pas la mienne, je vous rassure), je n'avais pas ressenti un tel bien être.

 

Cette version est équipée d'un moteur 4 cylindres de 2 litres, limité à 143 chevaux. Je dis limité, mais en réalité, il répond très bien, notamment à bas régime, ce qui est la caractéristique des diesels modernes. Par contre, on entend bien le bruit du diesel, et le moteur grogne plus souvent qu'à son tour. C'est un bon moteur, mais un diesel.

 

La conduit est plaisante, les rapports de la boîte manuelle 6 vitesses passent bien. Ce jour là, il pleuvait des cordes et la route était détrempée. J'étais inquiet du comportement de cette propulsion, habitué aux Peugeot et Citroën aux excellentes tenues de route. Pourtant, j'ai été étonné par la parfaite stabilité du véhicule. Même à 150, j'ai eu un sentiment de sécurité incroyable : aucun mouvement, aucune faiblesse dans la direction. Si l'on ajoute la position de conduite, c'était du pur plaisir.

 

Retour au garage, pour essayer cette fois une 330 d. C'était la E91, donc Touring (break) version restylée. L'intérieur est en finition confort, donc les sièges, tissu-cuir, sont plus souples et les équipements moins complets. La présentation reste malgré tout très bonne, quoique plus froide et moins cosy que sur une Audi. La position de conduite, elle, reste exemplaire, et sera l'élément qui me marquera le plus.

 

Sous le capot, le C cylindres en ligne, à 231 chevaux. Boîte de vitesses automatique 6 rapports. A nouveau sur l'autoroute détrempée, je suis toujours aussi subjugué par la stabilité de la voiture. Quant au moteur, on est clairement dans une autre catégorie, que dis-je, dans un autre monde. Après un petit temps de réaction dû au turbo, la voiture décolle de la route et nous colle au siège, et ce sans un bruit ou presque. Le bruit n'est plus celui du gros diesel, mais un bruit doux et filé. Quant au compte tours, son aiguille semble ne pas vouloir dépasser la barre des 2 000.

 

Bien que parcourant le même trajet qu'avec la 318d, j'ai l'impression que l'essai vient à peint de commercer au moment où je vois à nouveau le garage. J'ai envie de demander à refaire un tour, comme un enfant sur un manège trop rapide. Au dessus de moi, le toit ouvrant décoré de gouttes de pluie, mais pas de queue de Mickey. Les meilleurs moments ont une fin, et il faut bien redescendre sur terre.

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 20:29

Nous avons, pendant nos vacances, des petits abandons : une ambiance agréable, du soleil, un endroit joli, et subitement, on se dit que la vie que l'on mène est vraiment stupide et inhumaine, et le paradis sur terre est justement l'endroit où l'on est en train de passer ses vacances.

 

Freiburg im Breisgau, en Forêt Noire, à quelques kilomètres de la frontière alsacienne, m'a fait cet effet.

 

Cette ville est charmante : un centre ville piéton, avec une jolie cathédrale gothique, une place accueillant un marché, une fontaine dans laquelle les enfants font flotter leur bateau, et quelques belles maisons.

 

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Autour de la place, c'est le centre ville, entièrement piéton. On déambule dans les rues, on s'installe à une terrasse de café. C'est propre, animé, calme.

 

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Cette ville est universitaire, donc on imagine une vie nocturne et hivernale. C'est aussi un modèle en matière d'écologie, avec un système de chauffage urbain solaire, des écoquartiers, et apparemment plein d'innovations en la matière.

 

La cité est enfin entourée de forêts, sillonnées de nombreuses pistes cyclables, lieux de promenade pour la population qui, le week-end ou après le travail, vient marcher, faire du vélo ou du roller ; la vraie vie, en quelque sorte.

 

C'est à ce moment que l'on se dit, l'espace d'un instant, que c'est ici que l'on voudrait vivre.

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 21:29

Après après profité de la douceur de Baden Baden, il faut continuer vers le sud. La route des vins de Baden conduit doucement vers la Suisse, en longeant le Rhin. C'est en quelque sorte le pendant allemand de l'Alsace.

 

Yburg est une ancienne forteresse, située sur un piton de 515 mètres, à moins de 10 kilomètres de Baden Baden. La route est pentue, longue et étroite, mais elle vaut le coup. De Baden Baden, il faut prendre la route L48a, et à Gallenbach, tourner à gauche vers Varnhalt puis Yburg.

 

On travers d'abord des paysages viticoles, des vignes escarpées laissant imaginer des vins de grande qualité (il va falloir approfondir), puis on pénètre dans la forêt, que l'on ne quitte qu'une fois arrivé au parking.

 

Yburg est aujourd'hui une ruine, le château ayant été construit en 1200. Ne subsistent que quelques murs d'enceinte, enfermant aujourd'hui un restaurant agréablement ombragé, et une tour carrée, dont la terrasse est ouverte au public.

 

C'est bien entendu le point le plus intéressant : la vue à 360° permet de dominer toute la région, les montagnes boisées d'un beau vert profond de la Forêt Noire,

 

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les vignes de Baden,

 

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la plaine du Rhin, et de l'autre côté, l'Alsace et les Vosges.

 

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 20:56

Baden Baden : un nom qui sent l'eau de source, les vieux riches et le coup de Massu. Un lieu qui ne m'attirait pas le moins du monde. Mais parfois, il faut se laisser faire. Et puis après tout, c'est juste derrière la frontière, face à l'Alsace, c'est pour une nuit, donc pourquoi pas ?

 

Réservation fut prise à l'hôtel Steinberger Europäischer Hof. Très bon hôtel, palace de vieux style, confortable, accueillant, extrêmement bien situé, au bord de la rivière, et au début de la zone piétonne.

 

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Vu de loin, ce n'est pas mal non plus.

 

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En dehors de l'hôtel, que peut-on faire à Baden Baden ?

 

D'abord, il faut dire que la ville, entourée de forêts, est jolie. D'un côté de la rivière, on trouve les traditionnels bâtiments des villes de cure, dans leur style fin XIXème : la buvette, le casino, entourés de leur parc, leur promenade et leurs boutiques de luxe. On peut imaginer la vie de l'aristocratie de l'époque, et on déambule, on prend un verre, il fait beau, on se détend, tout simplement. Devant le casino, un concert de Lex Van Someren, bien kitsch... on passe.

 

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De l'autre côté, c'est la vieille ville, surplombée de forêts et du château. Dans les rues piétonnes, on flâne, on fait les boutiques, on mange, on prend un verre aux nombreuses terrasses.

 

Une partie de la ville est construite sur une hauteur, et la promenade est franchement agréable, on emprunte les petites rues pleines de charme qui montent à l'église et au château, de la terrasse duquel la vue se dégage sur les forêts environnantes. C'est très vert, très reposant.

 

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Et puis il y a aussi les bains. Il ne s'agit pas de lieux de cure médicalisés, mais de grandes piscines très bien aménagées, avec plusieurs bassins, de différentes températures, des jets d'eau, des bassins à contre courant, des jacuzzis, des saunas. Le prix est celui d'une piscine, d'ailleurs beaucoup de Français viennent s'y détendre quelques heures.

 

En résumé, Baden Baden est un séjour idéal pour se détendre, quelque soient ses moyens financiers, grâce à ses piscines (comme les Termes de Caracalla), ses rues agréables et animées, et toute la verdure qui l'entoure. Il suffit de se laisser envahir par le calme, on a alors l'impression que l'on a quitté Paris et le travail il y a longtemps, longtemps, longtemps.

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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 18:05
Dernier jour. Il faut toujours un temps superbe. Après avoir rendu la clé de la chambre, petit déjeuner, non pas au stand Rischart à la gare, mais chez Rischart, Marienplatz. Petit déjeuner copieux.

Sur la place, un orchestre typique en culotte de peaux joue la musique bavaroise, tandis qu'un stand de bière est installé. Les gens font la queue avec leurs grandes chopes. Certains ont deux chopes : une vide dans une main, et l'autre pleine, qu'ils sont en train de boire en faisant la queue. On ne sait jamais, il ne faudrait pas manquer !




Après çà, direction la Residenz, en plein coeur de Munich, face à l'église des Théatins. Le quartier autour de la Residenz, à quelques pas derrière l'hôtel de ville, est un ensemble barroque, composé de places, de passages et de petites rues, aux murs peints de fausses pierres et de trompe-l'oeil. Lorsqu'on est presque seul, à la nuit tombée, on a vraiment l'impression d'évoluer dans un décor de théâtre. On s'attend à tout instant à voir surgir un personnage de théâtre ou d'opéra. Et à l'arrière, un immense parc, où l'on peut se promener et même manger ou boire.








La Residenz elle-même se compose d'un immense nombre de pièces, de différentes époques, de la Renaissance au début du XIXème siècle. Beaucoup de pièces aux décors sompteux.














A la sortie, traversée de la place de l'Opéra, devant le Residenz.




Arrêt dans quelques belles boutiques dans la rue menant à Marienplatz. Courses entre autres chez Dallmayr, le Fauchon ou le Hédiard munichois. Superbe épicerie fine, proposant de très nombreux produits de qualité, depuis les charcuteries jusqu'au pâtisseries.

Et enfin, ballade, achats, puis déjeuner de saucisses blanches sur Viktualienmarkt...




...avant de revenir prendre les bagages à l'hôtel, puis d'aller tranquillement à l'aéroport.

A l'arrivée à Paris, il manque une valise. Elle sera restituée le 12 décembre soit un mois après ! Entre temps, aucune information de la part d'Air France, et les employés contactés régulièrement semblaient se désintéresser totalement de la question. Bravo pour le service ! Je saurai juste que pendant mon vol direct Paris Munich, la valise a fait un petit détour par la Corée. A t-elle cherché à rejoindre le Japon pour me ramener un souvenir ?

Finalement, pour résumer, très bon week-end à Munich, superbe ville qui m'a très agréablement surpris, et dont je recommande fortement la viste.
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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 22:09
D'abord l'inévitable petit déjeuner à la gare (appétissant, non ?).



Dans cette même gare, direction le bureau d'Europcar. C'est très pratique, tous les loueurs sont au même endroit. Europcar était le moins cher. Le parking, lui, se trouve deux pâtés de maison plus loin.

Le temps est superbe. Autoroute depuis Munich (A96) puis route romantique vers le sud. Elle est baignée par un beau soleil d'hiver, qui relève les couleurs des vertes prairies et des arbres aux feuilles jaunies.

Premier arrêt à l'église de Wies. Etonnante église, l'une des plus belles d'Allemagne, très grande, au baroque très riche, et malgré tout perdue en pleine nature, entourée de prairies et de quelques fermes. Une boutique de souvenirs et un restaurant, et c'est tout. Elle doit toutefois avoir l'air moins perdu en été, quand débarquent les autocars avec leurs hordes de touristes.





A l'extérieur, c'est vraiment la campagne, entourée des montagnes.




L'intérieur est très riche, mais très clair, ce qui allège le décor, fait de stucs, d'angelots, de feuillages rococo et de trompe-l'oeil. Un vrait décor de théâtre.






Devant l'église, un restaurant traditionnel.




Il faut ensuite continuer la superbe route jusqu'au château de Neuschwannstein. Toujours perché sur son rocher, il domine la plaine et les lacs. On doit garer la voiture au parking en contrebas, puis monter soit à pied, soit en bus. De là, un chemin part sur la droite, vers le Marienbrücke, d'où la vue est superbe. Le château est pile en face, mais hélas, il était couvert d'échafaudages. Le pont est vertigineux.










La rénovation est presque terminée, et la cour intérieure est toute pimpante. L'intérieur du château lui-même est un rêve fou, néo-gothique et romantique, comme le décor d'un opéra de Wagner, avec des vues magnifiques sur les Alpes et ses lacs.



Après çà, il était temps de prendre les petites routes alpines, par Füssen, puis par l'Autriche. Cette magnifique petite route traverse des forêts et longe le Plansee, très long lac de montagne, miroir magique des paysages traversés.



Au bout de cette route, on trouve à gauche Oberammergau, petit village pimpant, où presque toutes les maisons sont décorées. Tous les dix ans, la population joue le drame de la passion du Christ.

Petite pause dans cette superbe maison, pour manger un Apfelstrudel avec un café.



Quelques achats d'articles en bois, spécialités de ce village.



Visite du village et de ses superbes maisons.










Et enfin, arrêt dans une fromagerie locale, tenue par une personne très commerçante,, pour l'achat de fromage traditionnel, et de quelques spécialités à base de lait. Pendant que je consommais un verre d'excellent lait, une cliente est entrée acheter une bouteille de vin. Chose incroyable, cette cliente, habitante du village, et personne visiblement aisée, a indiqué n'avoir pas de tire-bouchon chez elle (!). Elle a donc demandé à la fromagère de lui ouvrir la bouteille. Mais cette dernière, malgré tous ses efforts, n'y parvenait pas. Je l'ai donc aidée, et ai débouché la bouteille en un clin d'oeil. Du coup, j'ai eu droit à une réduction. Accueil vraiment très agréable. Mais on voit bien à cette occasion les différences culturelles qu'il peut y avoir en Europe, par exemple entre les pays de vin et les pays de Bière. On voit aussi cette différence à la quantité incroyable de mousse que les Français sont capables de produire en servant une bière, alors que les Belges et les Allemands n'en font quasiment pas.

De retour à Munich, une fois la voiture rendue, dîner à la brasserie Paulaner, entre Marienplatz et Viktualienmarkt. Des trois brasseries où je suis allé, c'est finalement celle que j'ai préférée. Certes, il faut aller à la Horbraühaus pour l'ambiance, mais j'ai trouvé qu'à la Paulaner, l'accueil et la cuisine étaient les meilleurs.

Ce soir-là, j'ai mangé une sorte de gros (énorme) morceau de lard confit. La photo, prise après le commencement du repas, n'est pas très appétissante, mais franchement, ce plat était délicieux. Surtout avec une grande bière non filtrée. Ensuite, pas de dessert.

Retour direct à l'hôtel, et fin de soirée au bar, au service très agréable, avec un verre de pinot gris. Un vin pas mauvais, mais sans personnalité. Sans défaut, sans qualité, que l'on oublie vite.
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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 22:00
Aujourd'hui, il fait beau, mais comme certains musées sont moins chers, c'est marathon culture : 3 musées en une journée. Un peu comme le Louvre, le Musée d'Orsay et le centre Pompidou d'un coup. Ne serait-ce pas une tentative d'ingestion culturelle, pour mieux pouvoir justifier ensuite les ingestions de bière et de saucisse ? Qui sait ?

Mais d'abord, avant un marathon, il est indispensable de prendre des forces. Pour cela, départ pour prendre un petit déjeuner. En effet, pas question d'en prendre au Mercure, qui les facture 17 €. Si si, vous avez bien lu, ce sont des EUROS, pas des francs, ni même des marks.

Et par chance, dans la gare, il y a une annexe du café Rischart. Déjeuner de pain au yaourt, de chausson au chocolat, et de bretzel à la crème et à la ciboulette. Avec 1 expresso et 1 cappuccino. Je rappellerai aux étourdis qu'il s'agit de se préparer pour un marathon !



Et pour commencer, petit échauffement, en allant à pied aux musées. Les principaux se trouvent au nord de la gare, à environ 1 km. Traversée d'un quartier calme, avec des grandes allées, des grands bâtiments, et l'université. Un ensemble de bâtiments officiels assez pompeux. Le temps est superbe, la lumère d'automne magnifique, les feuilles des arbres toujours aussi jaunes dans le soleil.






Le premier musée est l'ancienne pinacothèque (Alte Pinakothek). Elle expose des oeuvres anciennes, principalement des peintures allemandes, italiennes et hollandaises, des XVème au XVIIIème siècles. On y voit entre autres l'autoportrait en Christ de Dürer, première peinture représentant l'artiste lui-même, et non une oeuvre purement religieuse. On peut voir aussi une superbe collection de tableaux hollandais, comme des Ruysdael.




Un nombre important de salles était toutefois fermé, ce qui a permis de faire la visite en 2 heures, et de continuer le marathon par la nouvelle pinacothèque (neue Pinakothek). Comme son nom l'indique, c'est la suite de la précédente. L'ancienne se trouve dans un long bâtiment du XIXème siècle, la nouvelle se trouve dans un long bâtiment de 1962.

Elle est également riche, de peintures toujours, mais plus récentes, à savoir du XIXème siècle. Des Biedermeier, mais aussi des Van Gogh, des Seurat, des Gauguin.











Et finalement, sur la lancée, suite et fin du marathon, avec la Pinakothek der Moderne, ou pinacothèque des modernes, présentant, comme son nom l'indique également, le XXème siècle.

Le bâtiment, lui, est moderne, et superbe. Au centre, un hall circulaire, constituant toute la hauteur du bâtiment. Au dessus, des balcons circulaires. Et sur les côtés, des escaliers, dont deux monumentaux, conduisant aux salles du sous-sol et aux salles des étages.




Les collections permanentes contiennent des peintures du XXème siècle, avec une très riche collection d'expessionnistes allemands.





Egalement quelques oeuvres de l'inévitable, mythomane et insupportable Joseph Beuys, dont les foutages de gueules, appelées oeuvres d'art, faites de téléphones noirs sous des cloches à fromage et de couvertures de feutre enduites de miel continuent d'occuper les précieux m² de nos institutions culturelles. On le trouve aussi à Hambourg, où une amie a failli se tuer. Elle était tellement en admiration devant un vêtement de feutre suspendu au plafond qu'elle n'a pas vu les pics acérés posés au sol.

Mais en plus des collections de peinture, une collection d'objets symboliques du design du XXème siècle. Ici, les téléphones en bakélite noire perdent leur statut d'oeuvre d'art pour devenir de simples objets. Comme certaines phrases complètement insignifiantes deviennent des oeuvres d'art dès lors qu'elles sont écrites en lettres blanches sur fond noir par une certain Ben.









A la sortie, le café du musée permet une pause agréable, avant d'aller se promener en ville. Errance dans les cours successives de la résidence. Elles sont presque désertes. Superbe décor, baroque, donnant l'impression d'évoluer dans un décor de théâtre. Visite également de l'église des Théatins, face à la Résidence.

Enfin, dîner à la brasserie Zum Franziskaner, presque en face de la l'opéra. un verre de Grüner Veltliner, et un verre de Zweigelt, sans grand intérêt, une bière, puis des bretzels, des saucisses et des knödel.



Retour à pied à l'hôtel, avec arrêt dans une église et devant un groupe de musiciens de rue.
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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 12:49
Pour le week-end du 11 novembre, j'avais pris 4 jours pour faire le pont. Direction Munich, pour laquelle il y avait les offres les plus intéressantes aux heures les plus convenables.

Levé 5 heures du mat, pour un décollage à 8 h 15.
Vol plein, comme quoi les Français sont capables de se lever tôt quand il s'agit de partir en vacances.

A Munich, aéroport comme neuf, impeccable. Pour se rendre dans le centre ville, le mieux est de prendre la S-Bahn, sorte de RER. Les distributeurs sont tout sauf clairs, car il y a une quantité incroyable de tiquets possibles. Le mieux est d'opter pour la carte à la journée toutes zones, qui coûte 18 €, que l'on soit 1, 2, 3, 4 ou 5 personnes.
Le trajet jusqu'à la gare principale (Hauptbahnhof) dure 45 minutes.

La gare, justement, est un petit bijou d'architecture des années 1970 du style le plus fringant qui soit. On pourrait presque croire qu'elle a d'abord servi de centre de rétention pour la police de la RDA. Elle est toutefois pratique, car elle comprend tous les services, de la location de voitures à la restauration, et de son parvis partent presque toutes les lignes de tramway. Y convergent aussi toutes les lignes de métro et S-Bahn.





L'hôtel se trouvait à 5 minutes à pied de la gare, il s'agissait du Mercure. Très bon Mercure, avec un décor théâtral, et un très bon accueil. Baignoire dans la salle de bains, entrée, grande chambre, avec grands lits jumeaux à l'allemande. La fenêtre donnant sur cour, la chambre était on ne peut plus calme.






Retour à la gare, pour prendre le tram n° 17 en direction du château de Nymphenburg. Il s'agit d'une ancienne résidence des Wittelsbach, famille de Louis II de Bavière et de sa cousine Sissi l'impératrice. Le château se trouve dans la ville, au nord-ouest du centre, dans un quartier aéré et résidentiel.

Sa façade est assez imposante, avec son pavillon central, carré, de 3/4 étages, et ses pavillons un peu plus bas, dans un style proche du baroque italien. Autour, des allées et contre allées, et à l'avant, un canal et un bassin, partiellement à sec. Dans les parties en eau, des cygnes, symboles de la famille Wittelsbach.

L'intérieur est assez décevant. Dans les 2 ailes se trouvent les appartements du prince et de la princesse, avec des pièces assez peu entretenues et peu meublées. On peut noter toutefois quelques jolis meubles en marquetterie, et une pièce avec des porcelaines, et un très beau décor baroque.

Il faut toutefois voir la superbe salle de bal, avec ses hautes fenêtres, ses fresques, ses miroirs et son balcon.

Il n'en demeure pas moins que je recommande cette visite, car le château est quand même beau, et constitue une très agréable promenade, grâce au grand parc qui se trouve à l'arrière.







Le temps commence à se découvrir, et devient même franchement beau au fil du temps. Retour vers le centre ville, par le même tramway, puis par la S-Bahn, jusqu'à la Marienplatz.







Pour se repérer à Munich, c'est très simple. Le centre ville est traversé d'ouest en est par une grande rue piétonne, l'artère principale, les attractions les plus intéressantes n'étant jamais à plus de quelques centaines de mètres au nord ou sud. A l'extrémité ouest, la gare, et à l'extrémité est, Marienplatz, le coeur de la ville, où se trouve la mairie, et plusieurs églises.







Arrivée sur la place à 15 heures, juste à temps pour entendre toutes les cloches de toutes les églises de la ville battre à toutes volées. Concert magnifique, qui donne un air de fête exceptionnelle.

La faim tiraillant l'estomac, il est temps de faire une petite pause au café Rischart, qui donne sur la place. C'est un vrai café allemand. Au rez-de-chaussée, on trouve la boutique, de type grande boulangerie patisserie. Et à l'étage, le café, avec ses grandes baies vitrées sur la place, et ses étals de gros gâteaux tous plus appétissants les uns que les autres.



Après cette longue pause bien méritée, direction le Viktualien Markt, ou marché aux victuailles, juste au sud-est de la place. C'est un grand marché, quotidien, avec des boutiques de nourriture, où l'on peut s'installer, debout, pour prendre une saucisse avec une bière. Sur le trottoir, une rangée de charcuteries remet tout de suite en appétit.




Après quelques courses dans la rue piétonne, c'est la montée à la tour de l'église, qui, après 3-400 marches, offre une superbe vue sur la ville. Superbe coucher de soleil.









Au pied de la tour, un commissariat de police. Les policiers allemands ne roulent pas en 307 ou Ford Mondéo cabossée !



La nuit tombée, suite des courses, puis il est l'heure (6 h 30) d'aller manger. Ce soir, comme c'est samedi, la Haufbraühaus s'impose. C'est la brasserie principale de Munich, et la plus typique. Dans une grande salle, des dizaines de tables, où s'installent des centaines de personnes, dans un brouhaha indescriptible. Dans un coin, quelques musiciens, en culotte de peau, une choppe de bière à leurs pieds, soufflent dans leurs instruments à vent, des airs folkoriques, qui ajoutent à l'ambiance. De temps en temps, une table se met à chanter, une autre taper des mains, les chopes s'entrechoquent.





Quant à la nourriture, c'est saucisses, et chopes de bière d'1 litre, apportées par des serveuses, capables d'en porter plusieurs dans chaque main. Ce qui peut faire jusqu'à 10 kilos par main !

Sur le chemin de la brasserie, je me suis perdu. Cherchant mon chemin, je me suis retourné, et suis tombé sur cet homme. Je n'ai pas douté un seul instant de sa capacité à me remettre sur la bonne route.


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