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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 21:04

Au Japon, la majorité se fête. Depuis 1948, vers la mi janvier, les jeunes ayant 20 ans, soit l'êge de la majorité, au cours de l'année, se rendent à la mairie de leur quartier où une cérémonie est organisée.

 

Actuellement, cette fête a lieu le deuxième lundi de janvier. Etant arrivé la veille, et partant le jour même pour Hawaï, j'avais quelques heures devant moi pour aller chasser (photographiquement s'entend) les jeunes jens en kimono. Las, à peine sorti de la maison, il s'est mis à neiger, de plus en plus fort : une véritable tempête de neige, qui a duré toute la journée.

 

Les trottoirs et les chaussées ont vite été recouvertes, il fallait secouer le parapluie régulièrement pour faire tomber une neige extrêmement collante, mes chaussures lisses glissaient, la neige venait embuer mon objectif, mais j'ai réussi à prendre quelques images, la neige faisant particulièrement ressortir le chatoiement des kimonos.

 

Le matin, pas trop tôt, devant un bâtiment officile, les jeunes gens arrivaient tranquillement. Deux vigiles gardaient la porte, la casquette protégée par les protections en plastique réglementaires. Sur les trottoirs, des fonctionnaires essayaient bien de dégager la neige, mais c'était peine perdue, tellement la couche se reconstituait vite.

 

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A Asakusa, les kimonos étaient aussi de sortie. Dans une des qualeries de ce quartier commerçant, j'ai croisé cette jeune fille avec son parapluie traditionnel.

 

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Profitant de quelques zones abritées, j'ai réussi à faire poser quelques groupes de jeunes filles, toujours extrêmement souriantes, rayonnantes, visiblement très heureuses d'avoir 20 ans. Beaucoup de sourires radieux, et touchants d'innoncence.

 

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Il fallait malgré tout repartir à la maison chercher les valises ; l'avion pour Hawaï nous attendait. Sur le chemin, j'ai réussi à prendre quelques groupes.

 

De dos, ces deux jeunes filles aux parapluies assortis.

 

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De face, d'autres groupes, en sandales dans la neige, les manches découvrant leurs bras. Visiblement frigorifiées, elles n'en demeuraient pas moins rayonnantes, c'était visiblement le plus beau jour de leur vie.

 

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Généralement, les garçons s'habillent en costume occidental. Il est très rare d'en voir habillés en tenue traditionnelle.

 

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Enfin, il est possible de voir des styles de kimonos très différents. Certains sont plus chics, d'autres plus kitsch. Il en va de même pour les coiffures. Même en kimono, le style voyant de Shibuya finit toujours pas prendre le dessus.

 

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 22:03

Juste une photo d'Ameyoko, ce marché composé d'une rue, longeant le pied des voies ferrées. On y vend des vêtements, de la nourriture, et toutes sortes de choses. La foule y est généralement compacte.

 

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Jimbocho est un quartier moins connu, et très différent. Il est surtout réputé pour ses librairies d'occasion. Ce sont généralement de petites boutiques, où s'empilent des livres, du sol au plafond. Pour repérer plus facilement les titres, des bandes en papier jaune sont pendus.

 

Dans certaines rues, on peut même trouver des ventes "sauvages" de livres, sur le trottoir, ou à la sortie d'un parking.

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 20:29

Le sanctuaire de Fushimi Inari, à Kyôto, est célèbre pour ses torii rouges, que l'on retrouve par milliers, immenses et alignés, formant de longs couloirs, ou petits, en ex-voto ou suspendus sur les tombes.

 

J'ai pris aussi quelques photos en noir et blanc du cimetière, dont les tombes en pierre sont empilées le long de chemins escarpés à flanc de colline.

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 22:42

Il se dit que les meilleurs restaurants italiens en dehors de l'Italie se trouvent à Tôkyô. J'aurais tendance à le croire, au vu des quelques expériences que j'en ai eues. Cela dit, j'ai aussi trouvé cette bonne adresse à Kyôto.

 

Le restaurant s'appelle Glatt Italiano. Pour le trouver, le mieux est d'avoir un GPS, puisqu'au Japon, les adresses sont difficiles à trouver. Donc, sur votre téléphone, vous tapez le nom du restaurant, et normalement, il vous y conduira. En tout cas, sur Google Map, on peut le trouver.

 

Le menu n'a rien de fracassant, mais il est très satisfaisant, les plats sont à base de pâtes, très bien cuites, avec précision, et bien assaisonnées. La carte des vins n'est pas immense, mais honnête.

 

Le service est à la japonaise, attentionné, délicat. Lors de notre passage, une jeune serveuse s'occupait de nous. Elle était visiblement nouvelle. Elle est venue une première fois prendre la commande, mais nous n'étions pas prêts. S'excusant de nous avoir dérangés, elle est partie, pour revenir quelques minutes plus tard. Nous n'étions toujours pas prêts.

 

Lorsque nous nous sommes enfin décidés, nous l'avons appelée. Elle est tout de suite venue, mais semblait embarrassée en cherchant discrètement dans les poches de son tablier. Nous avons compris qu'elle avait oublié son carnet de commande, mais qu'elle ne voulait pas nous faire attendre en allant le chercher, car elle a sorti quelques feuilles de Keenex sur lesquelles elle a écrit ce que nous lui commandions. Le stylo bille déchirait les mouchoirs plutôt qu'il n'écrivait, mais elle y est arrivée. C'est çà aussi le service à la japonaise.

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 15:05

Le 22 mai dernier, Tôkyô a inauguré sa nouvelle tour de télé, la Tôkyô Sky Tree, haute de 634 mètres. Finalement, et cause de et malgré le 11 mars, l'ouverture n'aura eu que 2 mois de retard sur la date prévue. Bravo.

 

Tôkyô, ville horizontale, tentaculaire aux formes en perpétuel changement, se verticalise progressivement. Cette tour en est une des preuves. C'est aussi le symbole de la volonté de la ville de redynamiser sa partie est, en perte de vitesse sur les quartiers ouest débordant d'énergie.

 

Aujourd'hui, la tour, au style un peu lourd selon mes goûts personnels, paraît encore incongrue au milieu de ces quartiers populaires aux constructions encore peu élevées, et aux rues à l'atmosphère atemporelle comme Asakusa ou Kappabashi.

 

Par contre, elle a une sacrée présence. La tonalité est donnée, elle n'est pas venue faire de la figuration.

 

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 21:15

Eh oui, ceux qui sont allés au Japon n'ont pu que le remarquer, c'est le pays des mascottes. J'en ai déjà parlé sur ce blog, les Japonais créent des mascottes pour un oui ou pour un non : pour une marque, pour une région, pour une administration (même la police a sa mascotte).

 

En voici trois, glanées au cours de mon dernier voyage.

 

D'abord, Kôya Kun, la nouvelle mascotte du Kôya San.

 

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Il est bien mignon, ce petit moine !

 

Dans une rue d'Osaka, j'ai aussi croisé ces personnages, dont j'ignore l'identié et l'utilité (d'aucuns me diront que leur utilité est limitée, voire nulle...).

 

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Enfin, j'ai croisé, en gare de Shinjuku, la nouvelle mascotte créée par East JR pour faire la promotion de la région de Shinshû, nom traditionnel de la région de Nagano.

 

Il s'appelle Arukuma, contration de aruku, marcher, et kuma, ours. Sur sa tête, un joli chapeau en forme de pomme. Il paraît qu'il a d'autres tenues, représentant les différentes spécialités culinaires locales (rappelons que la gastronomie est l'activité, que dis-je, l'obsession principale des Japonais). Voici donc Arukuma, posant avec une passante visiblement séduite.

 

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 20:54

J'ai découvert par hasard, au bord de la route, une boutique fabriquant et vendant des sablés, du nom de Fujiyama Cookie. Contrairement à ce que le nom l'indique, il ne s'agit pas d'une fausse pâtisserie japonaise tenue par des Chinois dans une ville de banlieue parisienne.

 

Ce lieu se trouve bien au Japon, au nord du Mont Fuji, sur la rive sud-est du lac Kawaguchi, non loin de la gare Kawaguchi Ko. L'emblème de la boutique était tout trouvé.

 

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Les gâteaux sont des sablés, de la forme du célèbre volcan, avec forcément un cône blanc. Il existe plusieurs parfums, dont thé vert, évidemment.

 

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Les gâteaux sont mignons, joliment présentés, et franchement très bons. Si vous allez dans la région, c'est le omiyage idéal pour ramener à des amis japonais.

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 16:59

C'est quelque chose qui surprend toujours les étrangers au Japon : dès qu'un Japonais s'installe dans un train, généralement, il dort. Pas toujours, mais très souvent. Partout, dans n'importe quelle position, même debout. Evidemment, les secousses, les démarrages et les freinages peuvent créer des situations cocasses.

 

Ces situations sont d'autant plus amusantes que les Japonais restent toujours calmes et polis, même quand ils tombent sur leur voisin ou s'effondrent sur la banquette.

 

Par exemple, un lundi matin, de bonne heure, j'étais sur la ligne Chûô Sobu de Tôkyô (la ligne jaune de JR). Assis sur la banquette, un jeune homme, en costume et cravatte de salary-man, dormait, le corps complètemnet penché en avant, juste retenu au niveau de l'épaule par la barre métallique servant à se tenir. A côté de lui, un autre jeune homme, en tenue décontractée, dormait également, le haut du corps presque complètement allongé sur le côté, la tête suspendue derrière le premier dormeur, au niveau du bas du dos.

 

Positions peu confortables, mais aussi peu élégantes, voire ambigües. S'agirait-il de deux très bon amis sortant de discothèque ? On peut imaginer qu'ils se connaissent, pour le que le premier laisse la tête du second aussi bas derrière son dos, mais alors pouquoi ont-ils des tenues si différentes ?

 

En arrivant à une station, le premier se lève pour descendre. Le second se redresse, tout en continuant à dormir. Ils ne sont donc pas ensemble et ne se connaissent absolument pas. Au moins, le second reprend une position plus orthodoxe et confortable.

 

Au moment où le premier se dirige vers la porte pour descendre, un porte-monnaie tombe par terre. Les autres voyageurs signalent au jeune salary man qu'il a perdu son porte-monnaie. Celui-ci le ramasse, constate que ce n'est pas le sien, et suppose qu'il appartient au second dormeur, toujours en plein sommeil.

 

Il lui taporte l'épaule pour le réveiller, pressé de descendre avant que les portes ne se referment. Malgré plusieurs tapes et secousses, le dormeur ne se réveille pas. Sentant que les portes ne vont pas tarder à se refermer, le salary man pose le porte-monnaie sur les genoux de ex voisin avant de descendre précipitamment. Le dormeur ne se rendit compte de rien, continuant à dormir, en toute insouciance, le porte-monnaie posé sur les genoux.

 

Dans un autre train, j'ai pu "voler" cette photo, d'un jeune homme, visiblement très fatigué, allongé sur la banquette d'un train preque vide. Poliment et proprement, il avait enlevé ses chaussures, les alignant proprement au pied de la banquette. Propreté, politesse, mais aussi sécurité.

 

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 16:13

J'étais passé à Kôya-san en 2007. C'était en avril, j'avais dormi dans le temple Ekô-in, il faisait un froid polaire (11 degrés dans ma chambre au petit matin). Cette année, retour dans le même temple, dans la même chambre, avec le soleil, et quelques degrés de plus.

 

Le lieu a aussi quelque peu évolué. J'ai trouvé qu'il était devenu plus touristique, et moins spirituel. Quoi de choquant après tout, quand on sait qu'au Japon, les temples sont généralement très riches, et que l'argent n'est pas incompatible avec la religion. Les marchands ne sont pas chassés du temple, et ce qui appartient à Dieu a parfois plus de valeur que ce qui appartient à César. En tout cas, la religion bouddhiste japonaise ne demande jamais de cacher cet argent qu'elle ne saurait voir. En outre, dans un pays qui a besoin de se relancer, (re)développer le secteur du tourisme ne me semble pas une mauvaise chose, tout comme le développer dans une région considérée comme fréquentable par les touristes occidentaux.

 

Dès l'arrivée, la couleur est annoncée, avec l'apparition de la mascotte de Kôya-san : Koya Kun.

 

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Un peu surprenant, voire agaçant, de trouver la spiritualité remplacée par le marketin, mais je répète qu'on est au Japon, que le spirituel et le temporel ne sont pas antinomiques, et que tout est bon pour créer une mascotte (même la police en a une, c'est dire). Kôya Kun, petit moine forcément kawaii, est partout ou presque dans le village.

 

Le temple Ekô-in semble aussi s'est professionnalisé. J'ai été accueilli par un jeune moine parlant très bien anglais, très sympathique et dynamique. Des activités ont été créées, et tout est expliqué très clairement, contrairement à la dernière fois.

 

Il est donc possible, aujourd'hui, de faire de la méditation, de la calligraphie, avant le repas du soir. Repas végétarien, très bon, très fin, très joli. En attendant le soir, il faut absolument se promener dans le village, pour visiter les deux attractions principales : d'un côté, le cimetière, forêt aux arbres hauts, à l'atmosphère mystérieuse, où l'on trouve des milliers de tombes en pierre, certaines recouvertes de mousse. Il faut traverser le cimetière avant d'arriver au sanctuaire où est enterré Kobodaishi, le fondateur du lieu.

 

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Comme on le voit, les tombes bouddhistes peuvent mélangées avec quelques torii shinto. Le mélange des genres est toujours possible au Japon, les pratiques religieuses semblent très tolérantes et synchrétiques. D'ailleur, en traversant le village, on peut trouver, sur le côté de la rue principale, un sanctuaire shinto, devancé par une allée de torii rouges, comme au Fushimi Inari Taisha de Kyôto. Ce jour-là, au pied de l'allée, des parapluies rouges avaient été alignés, comme un rappel à l'allée de torii.

 

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Malgré tout, c'est bien entendu le bouddhisme qui domine, et les temples sont innombrables. Il faut absolument visiter le Konbôgu-ji, son magnifique jardin de pierres, sa toiture en chaume, et son entrée majesteuse.

 

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Plus loin se trouve le Garan, ensemble de temples, construits dans un lieu calme, reposant pour l'esprit, comprenant notamment la pagode rouge Konpon Daitô.

 

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Dans la rue principale, côté droit en s'éloignant du cimetière, avant l'intersection qui mène à la station du funiculaire, je suis tombé sur un petit café, tenu par un Japonais parlant français. Sa femme est française et confectionne d'excellentes pâtisseries, notamment des tartes au citron meringué à faire léviter un lutteur de sumo. Accueil très gentil, pas mal de passage, des mères de famille du village venues bavarder entre elles et avec le patron, moines venant se reposer et n'hésitant pas à prêter main forte pour le service. Ambiance familiale et villageoise.

 

Le café vend aussi de superbes poteries, fabriquées par un potier du village. Très beaux bols à riz artisanaux autour de 2 000 yens.

 

Retour au temple pour la séance de calligraphie, avant le repas, et la visite nocturne du cimetière. Cette visite est très intéressante, et permet finalement d'occuper la soirée, qui peut être longue quand le dîner est à 18 heures.

 

Le jeune moine qui nous a accuilli emmène les touristes dans le cimetière, de nuit, s'arrêtant pour donner des explications en anglais, avec beaucoup d'humour et de second degré. Il est croyant, mais décrit les pratiques de façon légère, sans aucun prosélytisme. Arrivés devant le tombeau de Kobo Daishi, nous voyons des pélerins, tout de blanc vêtus, assis en tailleur, sans bouger, en méditation, visiblement depuis longtemps et pour encore longtemps (plusieurs heures je pense). On dirait presque des figures de cire, c'est impressionnant.

 

De retour au temple, un bon bain chaud, puis une nuit sur les tatamis avant le lever matinal pour assister à la prière du matin et à la cérémonie du feu.

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 20:09

Pour relier un aéroport au centre-ville, chaque pays adopte un, généralement plusieurs moyens de transports. Ce sont généralement les mêmes : taxi, chemin de fer, bus. Par contre, tous n'ont pas le même confort, ni la même efficacité, et encore moins le même style.

 

C'est ainsi que certains pays utilisent un chemin de fer appelé "RER B". A Osaka, pour relier l'aéroport Kansai à la gare de Nanba, ils utilisent un train spécial, le Nankai Express, au design assez original. Le matériel est en réalité la série Nankai 50000, ou rapi:t.

 

La face me rappelle le casque d'un personnage de dessin animé des années 1980.

 

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Sur les côtés, les fenêtres sont rondes comme des hublots de navire.

 

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Quant à l'intérieur, il a l'air luxueux. Je n'ai pas eu l'occasion d'y monter, mais l'ensemble incite fortement au voyage.

 

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