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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 21:35

En matière de législation, chaque pays a ses absurdités. La France, à cet égard, est un exemple en la matière, tant les aberrations et les illogismes sont légion, d'autant que les fonctionnaires peuvent dans bien des cas faire preuve d'interprétations arbitraires.

 

Ainsi, j'ai découvert il y a peu, à mes dépends, qu'il était interdit de consommer de l'alcool dans les parcs et jardins parisiens. Nous étions trois personnes, bien sous tous rapports, rassemblées pour un pique-nique. Pour accompagner notre repas, nous avions amené une demie-bouteille de Chambolle-Musigny. Il n'y avait donc pas de quoi nous mettre dans un état susceptible de troubler l'ordre public.

 

Néanmoins, le gardien est venu nous ordonner de ranger notre bouteille. Dans Paris, capitale de l'un des champions du vin, il est interdit de consommer ne serait-ce qu'un verre de Chambolle-Musigny !

 

Cette loi est peut-être discutable, mais elle n'est pas particulièrement absurbe, comme ces législations hypocrites que l'on trouve aux Etats-Unis, pays où il n'est pas rare de croiser des personnes en train de consommer de l'alcool dans la rue, la bouteille cachée dans un sac. Cachez ce sein que je ne saurais voir.

 

J'ai appris, lors de mon dernier voyage, que la consommation d'alcool était aussi réglementé dans les restaurants. J'ai découvert deux exemples de ces législations surréalistes.

 

D'abord, comme dans de nombreux pays, il est interdit de servir de l'alcool aux mineurs. Soit, mais cela ne justifie pas qu'un serveur contrôle mon identité. J'ai pourtant dû présenter mon passeport à un serveur plus jeune que moi, alors qu'il est clairement visible que j'ai largement dépassé la vingtaine, même en admettant que je fais moins que mon âge.

 

Il est également interdit, dans un restaurant, de servir plusieurs verres en même temps à une même personne. Le but serait d'empêcher les clients de trop consommer. Or, j'ai rarement vu quelqu'un boire deux verres en même temps afin d'être saoul deux fois plus vite.

 

Pourtant, dès lors que vous voulez que l'on vous donne un verre à vin, vous devez d'abord avoir fini votre bierre. Tant pis si vous être en retard, vous ne trinquerez pas avec les autres. Ou alors, vous avalez votre chope cul sec, au risque de consommer plus que ce que vous souhaitiez. On se demande parfois ce que boivent les législateurs.

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 18:47

En guise de présentation, je vais reprendre textuellement le premier paragraphe de la page d'accueil du site internet du producteur. Dites donc, je pourrais être journaliste, moi !

 

"Au coeur du Minervois, terroir viticole réputé, le Domaine des Homs est situé sur l'emplacement d'une ferme romaine où l'on cultivait déjà la vigne et l'olivier. Il tire son nom de la présence sur ses terres de très vieux ormes, aujourd'hui disparus. Ce domaine de 20 hectares, appartient depuis trois générations à la famille de Crozals, vieille famille de vignerons languedociens."

 

Travaillé selon les principes de l'agriculture biologique, le domaine produit plusieurs cuvées de cépages méditerranéens, dont ce viogner en Vin de Pays d'Oc.

 

Comme le gewurztraminer, le viogner est un cépage très aromatique, avec lequel il est très facile d'élaborer des vins faciles, à la séduction accocheuse, des vins que l'on pourrait qualifier de kitsch. Ce n'est nullement le cas ici, le nez étant relativement discret, dans le bon sens du terme, sur le miel ou les fleurs.

 

La bouche est, quant à elle, davantage marquée par le cépage. On y retrouve le goût de gâteau aux oranges confites, mais sans excès. L'ensemble reste fin, très agréable, certes sans grande complexité (après tout c'est un vin de pays), mais on en redemande, c'est finalement l'essentiel.

 

C'était la bonne surprise du moment.

 

Je vais aller m'approvisionner chez Nicole, Côté Cépage, où j'ai trouvé cette bouteille à 9,20 €.

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 22:16

Certaines appellations sont plus prestigieuses que d'autres, c'est le cas par exemple de l'AOC Haut-Médoc par rapport à l'AOC Fitou. Dans ce cas, les prix ont tendance à être plus élevés, et la déception est parfois au rendez-vous. Le dégustateur, compte tenu du prestige de l'appellation, et aussi, il ne faut pas se le cacher, du prix payé, aura une attente parfois démesurée.

 

L'émotion vient généralement quand on ne l'attend pas, comme l'amour, il faut être ouvert, disponible, mais ne pas avoir décidé que le sentiment allait nous arriver. L'émotion doit nous tomber dessus, c'est pourquoi il est préférable de ne pas regarder les étiquettes des vins, et ne pas avoir d'a priori, au risque d'être déçu.

 

Il arrive d'ailleurs que les déceptions soient justifiées, ne venant pas d'une trop grande attente, mais d'un produit ayant cessé d'être à la hauteur de sa réputation. Or, de déception en déception, le dégustateur finit parfois par s'éloigner des grands pour aller s'aventurer vers les "petits", pas forcément pour le pire, parfois même pour le meilleur.

 

S'il lui arrive alors de refaire un tour du côté des prestigieuses, ce qu'il doit faire, il le fera avec méficance, ou mieux, sans se méfier, c'est à dire sans attendre quoique ce soit d'un produit qu'il l'aura bien trop souvent laissé sur sa soif.

 

C'est ce que j'ai fait avec ce second vin du château La Lagune. Il m'est alors apparu une forte odeur de cassis, très élégante, et légèrement viandée. La bouche était très fraiche, droite, sur la cannelle, gardant constamment une alliance de force et de finesse.

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 22:04

Si vous quittez l'autoroute A9 du côté de Leucate, au sud des Corbières en direction de Perpignan, vous trouverez une départementale qui longe la mer. Elle passe au large de Fitou, petit village resserré autour de ses petites rues, à quelques kilomètres dans les terres.

 

Entre le village et la mer sont plantées des vignes, dont celles de la famille Fabre, propriétaire de cette maison, qui loue aussi des logements de vacances dans le village.

 

Les 15 hectares donnent notamment trois rouges, dont cette cuvée tradition, élevée 12 mois en cuves, et élaborée à partir de 40 % de carignan, 30 % de grenache, 20 % de mourvèdre et 10 % de syrah.

 

Actuellement, le nez de ce vin mélange l'animal et les arômes de cerise noire, alliant force et douceur. La bouche est très douce tout en ayant du caractère, une belle rondeur avec de la finesse.

 

Une très bonne affaire, vendue 7 € (pour cette cuvée) sur le Salon des Vignerons Indépendants. Comme quoi cela vaut parfois le coup de s'aventurer du côté des "petites" appellations.

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 17:06

Revenons sur terre avec un vin davantage à la portée du commun des mortels et du quotidien, un Saint-Chinian, vin du languedoc, produit par un domaine situé au nord-ouest de Béziers. Dans la bouteille, un assemblage de syrah (35 %), de carignan (25 %) et de cinsault et mouvèdre (20 % chacun).

 

Le nez s'ouvre sur la mûre, les fleurs, la viande, évoluant vers la cerise et le chocolat.

 

La bouche, bien qu'un peu sèche, est relativement fraiche, agréable, avec une bonne structure.

 

Après 24 heures en bouteille, le vin est moins animal et plus fruité, beaucoup plus doux, comme s'il s'était civilisé.

 

Acheté 8,50 € prix caviste.

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 16:57

En Bourgogne, il existe (au moins) deux domaines Prieur : le domaine Jacques Prieur, donc Nadine Gubelin est la vinificatrice, et l'autre, le domaine Prieur-Brunet, à Santenay.

 

C'est de ce domaine que nous avons goûté ce Bâtard-Montrachet, fleuron de la maison.

 

Le nez est aérien, dégageant des arômes de citron vert, de miel, de pain d'épice, de tarte au citron, de terre mouillée, de noisettes, avec une pointe florale. C'est donc complexe. On peut passer du temps avec le nez dans le verre.

 

La bouche est marquée par le caramel, l'amande grillée, puis le beurre. Elle est très fine, longue, soyeuse, très fraiche (la fraicheur de la mer en été). Elle se muscle à l'aération, évoluant vers le beurre et la noisette. Elle devient alors plus directe et efficace.

 

Ce vin s'est révélé parfait avec des coquilles saint-jacques au shiso.

 

Maintenant, abordons la question du prix : c'est un produit que l'on achète autour d'une centaine d'euros la bouteille. En le buvant, j'ai ressenti beaucoup de plaisir, mais pas démotion. Vaut-il alors sont prix ? Je laisse la question en suspens.

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 16:49

Il est somme toute difficile de trouver du vin italien de qualité à Paris. On en trouve de plus en plus, certes, mais il est généralement assez onéreux. Evidemment, les plus gros producteurs n'ont pas trop de mal à percer le marché. C'est le cas de la maison Antinori.

 

Ce Toscana IGT, un san giovese avec appoint de cabernet sauvignon, de merlot et de syrah possède un nez très plaisant, sur les fruits noirs (myrtilles, mûres), avec une pointe de cerise. On trouve également des notes fumées et de caoutchouc.

 

La bouche est moyennement tannique, très amère (ce qui n'est pas forcément un défaut), et peu acide, cette dernière caractéristique lui donnant finalement peu de vivacité et peu de relief.

 

C'est un vin simple, agréable mais peu marquant, à boire avec un plat épicé. Il est séduisant, peut-être plus destiné à des femmes japonaises de 25 ans buvant un verre entre collègues à la sortie du travail, qu'à des mâles italiens.

 

Le prix quant à lui est moins séduisant : 14,90 € la bouteille, c'est exagéré, j'espère qu'il est au tiers de prix en Italie.

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 23:02

Ce vin est l'un des fleurons de cet excellent vigneron alsacien. Au premier abord, il sent les fleurs, les fruits exotiques, la cire, et a une présence rassurante, et beaucoup de finesse.

 

La bouche est sucrée, sans que cela n'enlève la fraicheur. Il n'y a pas de vivacité, mais de la sérénité, et beaucoup de longueur.

 

On peut trouver cet excellent vin à la boutique de Colmar, au rez-de-chaussée de la Maison Pfister, en plein centre touristique, mais également sur le site internet du producteur, à 19 € la bouteille dans le millésime 2009.

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 20:09

Deux passage seulement cette année, le jeudi soir de l'ouverture, et le dimanche matin.

 

Parmi les découvertes, je citerai le domaine Henri et Gilles Buisson, en Bourgogne, sur Saint-Romain, produisant du Saint-Romain, en rouge et blanc, ainsi que du Meursault, en blanc, et en rouge, des Corton, Pommars, Volnay et Auxey-Duresses. Des vins de belle tenue, droits et possédant un bon fruité et une très belle structure.

Saint-Romain dans les 14-15 €, Pommard et Volnay autour de 25 €.

 

En rouge, je recherchais des vins des Terrasses du Larzac. Je suis allé au stand du Mas Caldemoura. Superbe cuvée L'infidèle, très dense et puissante au nez, encore sur la réduction, mais avec une bouche surprenante de douceur et de finesse. Excellente surprise, confirmée par le 2006, très puissant, mais déjà plus fruité et plus ouvert. Des vins prometteurs, à mettre en cave. Le prix est de 14,50 € pour L'Infidèle de l'année.

 

Toujours dans la puissance, mais dans un style forcément très différent, les Côte-Rotie du domaine Mouton, à 29 € par bouteille.

 

Dans les domaines que je connaissais déjà, j'ai apprécié avec plaisir les Crémants du Jura du domaine Grand. C'est un domaine que je connais depuis une bonne douzaine d'année, et je suis surpris de ne voir leur nom apparaître que depuis peu dans les revues comme la RVF. Ils ne font pas dans la qualité que depuis hier, ce qui démontre que la RVF va beaucoup plus dans le vignoble à l'heure actuelle, ce qui est une bonne nouvelle.

 

Pour revenir aux Crémants, ils sont friands, très buvables et présentent bien, arrivant au niveau de bon nombre de Champagne beaucoup plus chers (Crémants entre 8 et 10 €).

 

J'achète régulièrement les Châteauneuf du Pape du domaine Durieu, mais je viens seulement de découvrir que ce domaine produit aussi des Côtes du Rhône fort agréables, voire d'excellents Plan de Dieu. Il en existe deux cuvées, à 7,50 et 11 €, la première plus sur le fruit, la seconde plus complexe, rappelant les Châteauneuf.

 

Lors d'un autre salon, j'avais acheté des Fitou 2007 du Domaine de la Rochelière. J'avais préféré dans ce millésime la cuvée Tradition, la vanille m'apparaissant trop présente dans la cuvée Privilège. Dans le millésime 2011, j'ai trouvé la cuvée Tradition (8 €) toujours excellente, avec un beau fruit présent et puissant, et la cuvée Privilège moins marquée par le bois, ce qui la rend à la fois puissante et accessible, surtout au prix de 10 €. Ces vins font pour moi partie des meilleures affaires du salon, le rapport plaisir/prix étant vraiment imbattable.

 

Enfin, je suis retourné chez l'un de mes producteurs préférés, le Château d'Or et de Gueule, en Costières de Nîmes. Toute la gamme est superbe, que ce soit en blanc ou en rouge, et là aussi, quelque soit le niveau dans la gamme, on est assuré de se faire énormément plaisir.

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 12:02

A l'heure où la Grèce fait parler d'elle en mal, nous allons essayer de la réhabiliter. La Grèce ce n'est pas que des dettes, des manifestants qui brûlent tout et des chômeurs qui ne paient pas d'impôts.

 

C'est aussi la sublime île de santorin, où l'on produit d'excellents vins, tel celui-ci, élaboré à base de cépage Assyrtiko. Je l'avais acheté sur place, à la propriété, et c'est l'occasion maintenant de goûter le fruit de mes trouvailles.

 

Le nez sent la pomme, odeur venant adoucir la minéralité. En effet, çà sent le caillou, le fumé, le grillé, la terre. Le fuité vient donner de l'équilibre à tout cela.

 

En bouche, on retrouve cette minéralité, droite, directe, presque tranchante.

 

A l'aération, le vin s'adoucit, s'arrondit, le nez devenant orangé.

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