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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 19:57

Quelques images en argentique noir et blanc, prises depuis la promenade de Menaggio pour les premières, depuis la pointe à Bellagio, et lors de la traversée entre Bellagio et Menaggio. Luxe, calme et volupté.

 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 18:36

Un soir de printemps, le lac de Côme s'endort. La brume tombe comme un voile sur les montagnes, quelques lumièrs s'allument au loin, les bruits se taisent les uns après les autres, l'eau s'étend, le temps s'immobilise.

 

C'est l'heure où le vent disparaît, où le corps et l'esprit se posent. Il n'y a plus qu'à rester immobile, pour admirer le paysage avant qu'il ne disparaisse.

 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 21:47

Beaucoup de silence a rempli ce blog dernièrement. Les journées passent vite il est vrai, et les activités sont multiples, entre le travail, les préparations des fêtes de fin d'année, les cours de violon, les cours de japonais, et les vacances. C'est ainsi que je parlerai bientôt d'un long voyage que j'ai fait au mois de janvier dernier. En voici le déroulé succinct.

 

Samedi 12 janvier 2013 : départ en A380, direction Tôkyô.

Dimanche 13 : arrivée, quelques courses.

Lundi 14 : malgré une neige abondante et discontinue, nous nous rendons à Asakusa. Beaucoup de kimonos, c'est seijinshiki. La neige prend, les rues sont bientôt recouvertes d'une couche d'une vingtaine de centimètres. Il faut régulièrement secouer le parapluie, et la marche est franchement pénible, car les rues sont extrêmement glissantes.

Retour à la maison au plus vite pour se changer, et repartir aussitôt, en voiture vers la gare, pour prendre la Chûô sen.

Le trafic est perturbé à cause de la neige. A shinjuku, le train ne semble pas vouloir repartir. Nous décidons d'aller prendre directement le Narita Express. Arrivés sur le quai, aucun train, le Narita Express ne fonctionne plus. Nous retournons vers la ligne Chûô, et le train que nous avions laissé à quai redémarre... sous notre nez. Le suivant arrive aussitôt, heureusement, nous emmène à Kanda, où nous prenons la Yamanote pour aller retrouver le Keisei Skyliner. Nous nous trompons de Nippori, nous reprenons la Yamanote, et finalement arrivons à avoir un billet.

Attente sur le quai de la Keisei, dans le froid, les pieds encore mouillés. Heureusement que nous avons pris de l'avance.

Finalement, nous arrivons à l'heure à l'aéroport. De toute façon, l'avion n'est toujours pas annoncé. Nous partirons finalement ce lundi soir comme prévu, avec 2 heures de retard.

Arrivée à Honolulu le lundi midi : eh oui, quand on part de l'Extrême Orient pour aller vers l'est, on se retrouve à l'ouest, un jour plus tôt, avec la drôle de sensation d'avoir remonté le temps et d'avoir vécu la plus longue journée de sa vie. C'est aussi la plus fatigante. De plus, comme il était dit que cette journée devait être mouvementée, une passagère a fait un malaise quelques minutes avant l'atterrissage. Les hôtesses ont en urgence allongé la dame sur les sièges. Après l'atterrissage, nous avons attendu les secours un bon quart d'heure - efficacité américaine. Pendant ce temps, une infirmière parlait à la victime, ne pouvant rien faire d'autre, pendant qu'au dessus, une passagère vaporisait un liquide inconnu : Magic Water, qu'elle disait. La situation aurait été burlesque si elle n'était aussi dramatique.

Nous descendons enfin, prenons un bus vers l'hôtel, nous installons, faisons quelques courses. Quelle journée !

 

Mardi 15 : le matin, une limousine blanche vient nous chercher et nous conduit en dehors de la ville à une cérémonie de mariage à laquelle nous sommes conviés. Mariage de Japonais, au bord de la mer, en robes et chemises à fleurs. Retour à l'hôtel en fin de matinée, déjeuner, avant de prendre un bus avec tous les convives du second mariage auquel nous sommes conviés. Un autre couple de Japonais, qui se marie, en costume et robe blanche, toujours au bord de la mer. Quel étonnement de voir la mariée en robe blanche prise en photo au milieu des vacanciers en train de bronzer.

Le soir, dîner à l'hôtel.

 

Mercredi 16 : levé 4 heures, pour aller à l'aéroport, où un avion nous emmène sur l'île d'Hawaï, la grande île. Je suis le seul non Japonais dans le bus qui nous fait visiter l'île et son parc naturel volcanique.

 

Jeudi 17 : toujours dans un bus exclusivement occupé de Japonais, ecxursion à partir d'Honolulu dans la partie sur de l'île d'Oahu. Le soir, dîne croisière, coucher de soleil, danses folkloriques. 1500 personnes sur le bâteau, je me sens toujours seul en tant que Français.

 

Vendredi 18 : Excursion à Diamond Head, la montagne à l'est de Waikiki. Superbe vue sur la mer. Après-midi farniente. Enfin !

 

Samedi 19 : visite d'un marché de produits locaux. Les marchands sont locaux, les visiteurs presque exclusivement japonais, malgré l'heure très matinale. Dès qu'il s'agit de nourriture, on ne peut plus les retenir ! Beaucoup de produits frais, de fruits, de légumes de qualité, et quelques stands de nourriture cuisinée, frite, grasse, lourde. A croire, que quand on donne une aubergine ou une courgette à un Américain, il en sort un hamburger et des frites. Décidément, la gastronomie et ce pays me semblent toujours aussi incompatibles.

Nous prenons ensuite un bus, pour aller nous baigner dans une superbe crique à l'eau limpide.

 

Je dois dire qu'au cours de cette semaine, nous aurons eu une seule grasse matinée, et encore, jusqu'à 7 h 30. Les Japonais remplissent leurs journées au maximum !

 

Dimanche 20 : départ d'Honolulu, pour une arrivée à Tôkyô le lundi en fin d'après-midi. Journée la plus courte de ma vie, donc. Le reste du séjour sera également très actif, entre la visite d'un fabricant d'enre de calligraphie à Nara, un spectacle de bunraku (marionnettes traditionnelles) à Ôsaka, et du shopping à Tôkyô.

 

Je reviendrai sur certains moments du séjour plus en détail dans de prochains articles.

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 19:17

Dans un voyage, le paysage n'est pas seulement ce que l'on va voir : montagnes, mer, monuments, musées... C'est aussi l'environnement quotidien, la banalité apparente : enseignes, couleur du trottoir, mobilier urbain, etc. Dans certains pays, ce sont les moyens de transport : les voitures de La Havane, les bateaux des îles grecques. Certains pays sont marqués par leurs trains. C'est le cas notamment du Japon, ou de la Suisse.

 

La Suisse est certes traversée par des trains modernes, TGV, ICE, IC, mais aussi par des trains de lignes privées, des petits trains, en quelque sorte, dont le charme désuet donne encore plus de relief à un paysage qui n'en manquait déjà pas.

 

Dans la région d'Interlaken, ces trains permettent de se déplacer partout, traversant les vallées ou gravissant les montagnes.

 

A partir de la gare d'Interlaken Ost, il faut généralement prendre le train bleu et jaune, le plus grand de tous dans cette région.

 

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Il possède une version moderne, à planchers surbaissés. Notez que dans les petites gares, il est possible de traverser les voies.

 

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Ensuite, Pour aller plus haut, il faut changer et prendre un train encore plus petit, roulant sur une voie à crémaillère.

 

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Cela ne se remarque pas sur les photos, mais ces trains se déplaçant sur des pentes importantes, les sièges sont inclinés.

 

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Même pour monter à la Jungfrau, on peut prendre un train à crémaillère, menant à la gare la plus haute d'Europe, située à une altitude de 3 454 mètres.

 

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L'intérieur, propre (on est en Suisse) et moderne, assure un bon confort. Ce train se déplaçant dans un tunnel, à une altitude où l'air se raréfie et les oreilles se bouchent, les passagers sont occupés par des films et des reportages sur la Jungfrau, avec explications en plusieurs langues.

 

Les Japonais ont d'ailleurs droit à un traitement de faveur ; ils n'ont pas le droit aux mêmes reportages que les ressortissants des autres pays, mais à des explications en dessin animé, HEIDI.

 

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 19:09

Il faudrait toujours écrire les articles de son blog en temps réel, sans attendre plusieurs mois, comme pour celui-ci. Cela éviterait de parler d'une expédition sur glacier au moment où la température extérieure est négative. J'ai froid, et maintenant que je regarde les photos, je suis (con)gelé. Bien fait pour moi.

 

Avant de commencer cet article, nous allons procéder à petit exercice d'échauffement, comme un chanteur ferait ses vocalises. Vous connaissez tous le "J" espagnol, la jota ? Nous avons sensiblement la même prononciation pour le "CH" (ne pas confondre avec "Confédération Helvétique") de JOCH. Pour un Allemand, le "CH" se prononcerait comme une Jota simple, mais pour un habitant d'Interlaken, il se prononce comme une Jota longue venant d'une profondeur abyssale : JungfrauJÔCHCHCHCH. Voilà, rien de tel pour dégager la gorge en cette période hivernale.

 

Reportons-nous maintenant quelques mois en arrière. Nous sommes en août, nous sommes à Interlaken, il fait 30 degrés (celsius). Nous prenons le train bleau et jaune ; à Zweilütschinen, direction non plus Grindelwald, mais Lauterbrunnen, où nous prenons un petit train à crémaillère vert et jaune.

 

Le chemin surplombe d'abord la vallée de Wengen, avant de se retrouver dominé, presque écrasé, par le massif de la Jungfrau.

 

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C'est alors que la végétation change, les arbres laissent place à l'herbe rase. Dernier virage, et arrivée à Kleine Scheidegg.

 

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Nouveau changement, cette fois-ci pour un train rouge et jaune, toujours à crémaillère. L'aventure commence. Le train rentre dans le tunnel. A l'intérieur, il s'arrête plusieurs fois, dans des gares intermédiaires permettant l'observation du glacier. Il fait 6 degrés.

 

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La gare est considérée comme la plus haute d'Europe, située entre le Mönch et la Jungfrau, à 3 454 mètres d'altitude. Mieux vaut avoir enfilé la polaire sur le t-shirt. Un dédale de tunnels poussiéreux conduit aux différentes parties du site.

 

Tant que nous sommes au sous-sol, commençons par les entrailles. Dans des galeries au sol et aux murs recouverts de glace ont été scuptées des statues également de glace.

 

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La glace sert même d'écrin au drapeau du pays à l'honneur ou aux publicités pour les produits de l'artisanat local.

 

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Artisanate local que l'on retrouve également dans la boutique souvenirs de la station d'observation... à plus de 3 500 mètres d'altitude !

 

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Enfin, c'est la sortie à l'air libre. Une première plate-forme offre une vue magnifique sur la vallée, et surtout sur le glacier. Il fait un temps magnifique, on est au mois d'août, en short, mais les pieds dans la neige. Au dessus de nos têtes, le Mönch ou l'Eiger.

 

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Plus haut, à l'extérieur du bâtiment de la satation météorologique, une plate-forme permet une vue presque panoramique, toujours sur le glacier, sur les sommets environnants, et sur les pistes de ski, beaucoup plus bas.

Ces dernières sont accessibles et praticables. Il est possible d'y pratiquer la luge, quelques mètres de ski, et de la tyrolienne. Stressant au départ, fort stressant même. Une fois lancé, tout va mieux, mis à part le fait que je me suis retrouvé dos au sens de la marche, les bijoux de famille écrasés dans la sangle. A l'arrivée, tout s'est bien passé, avec la sensation étrange d'avoir les fesses dans la neige au mois d'août.

 

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Après cette visite, on peut revenir à Interlaken, ou bien bifurquer à partir de Kleine Scheidegg, en prenant un train qui serpente doucement vers Grindelwald. Juste avant cette dernière se trouve la gare de Grindelwald Grund, où l'on peut prendre un téléphérique jusqu'à Männlichen. On remonte.

 

Là haut, on retrouve les vaches, typiquement suisses, complètement indifférentes au superbe paysage qui les entoure, ce qui prouve bien qu'il n'y a que les trains qui les intéressent. On se dit alors qu'elles ont bien dû s'ennuyer pendant des siècles.

 

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D'un côté, on a une vue plongeante sur la vallée de Grindelwald.

 

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Le téléphérique, apparemment seul moyen d'accéder à Männlichen...

 

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... les autres étant visiblement prohibés

 

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De l'autre côté, la vue est encore plus plongeante, sur Wengen et Laterbrunnen. On prend ce téléphérique vertigineux pour descendre à Wengen.

 

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 09:05

Aujourd'hui, c'est la randonnée la plus longue, et aussi la plus difficile pour les non sportifs comme moi.

 

Départ par le train bleu et jaune, comme hier, bifurcation à Zweilütschinen, jusqu'au terminus de Grindelwald. Ici, le programme change, car on va prendre la télécabine en direction de First. Par contre, on descend en cours de route, dans la station intermédiaire de Bort (autour de 1500 mètres).

 

De là, une route rejoint un sentier, qui serpente entre les sapins. C'est très vert, très ombragé, mais le chemin est rocailleux, et surtout raide, raide, raide, et donc interminable. Entre les sapins, de très belles vues dégagées sur la vallées, et les montagnes en face, dont Baeregg et les glaciers.

 

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Au bout du chemin, enfin, un peu de repos au chalet de Walspitz, basé à 1 903 mètres. De là, part un chemin en graviers, plus agréable que le précédent. A cette altitude, les sapins ne poussent visiblement plus ; la forêt est à nos pieds. Par dessus les cimes, toujours les superbes paysages de glaciers.

 

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Ce chemin mène à First. Toutefois, arrivé à un groupe de maisons (plutôt des fermes ou des étables, d'ailleurs), il est possible de bifurquer pour rejoindre les lacs de Alpbachsee.

 

Le nouveau sentier, parfois à peine matérialisé, traverse un paysage de prairies, presque lunaire, qui n'est pas sans rappeler certains paysages islandais, la terre noire en moins. Ce paysage est traversé par de nombreux ruisseaus, et habité par des vaches, qui ne se marchent pas sur les pieds, c'est le moins que l'on puisse dire.

 

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Quand je pense que certains publicitaires sans scrupules sont allés en peindre en violet, couleur qui de plus ne s'accorde absolument pas avec le paysage. Il faut aussi savoir qu'aucune association de défense des animaux n'a réagi. Si l'on ajoute à cela le fait que la Suisse, qui peint ses vaches en violet, veut interdire aux pays maritimes de pêcher le thon rouge, il y a de quoi lancer une belle polémique

 

La plupart des marcheurs vont directement à First. De ce fait, le sentier menant à Alpbachsee est presque désert. Nous sommes seuls avec la nature. En se retournant, on peut longtemps apercevoir les glaciers.

 

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Enfin, pique-nique à Alpbachsee, les pieds se détendant dans l'eau.

 

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Après ce repos, direction First par un chemin de crête, surplombant les paysages traversés précédemment. Sur le bord, toujours les vaches, indifférentes au paysage. Comme quoi, en dehors des trains, rien ne les intéresse. Sauf le sexe, pratiqué sans pudeur au beau milieu du chemin, nous obligeant à risquer notre peau dans un raccourci fortement accidenté. Pas de photos par contre, n'ayant pas coché la case "site à contenu sexuel ou pornographique" dans la page administration de ce blog.

 

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Arrivés à First, nous avions le choix entre la télécabine, et le First-Flieger, sorte de nacelle individuelle nous ramenant 800 mètres plus loin, à 84 km/h, suspendus à 50 mètres au dessus du sol. Sans hésiter, nous avons opter pour la première option. Le désir de bien profiter du paysage, certainement.

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 21:20

A partir de la gare d'Interlaken Est, un petit train mène vers l'Oberland Bernois. Arrivé à Zweilütschinen, la ligne se divise en deux branches, l'une vers Lauterbrunnen et Wengen, l'autre vers Grindelwald.

 

C'est un petit train bleu et jaune, qui serpente tranquillement entre les prairies et les ruisseaux, au pied des montagnes, dans un paysage typiquement suisse. Finalement, pour ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas marcher, rien que les transports permettent d'admirer des paysages paradisiaques.

 

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Arrivé à Grindelwald, il faut traverser la ville, qui ne présente guère d'intérêt, pour aller prendre le funiculaire qui va nous mener à Pfinstegg, à 1 391 mètres. C'est le point de départ de cette randonnée. Ceux qui ont des enfants peuvent leur faire plaisir en leur offrant un tour de luge sur béton.

 

Ensuite, la randonnée peut commencer, après avoir jeté un coup d'oeil sur la vallée, au fond de laquelle est blottie la ville de Grindelwald.

 

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Dans sa première partie, le chemin n'est pas très raide. Relativement arboré, il surplombe une vallée, et fait face à une grosse montagne, de laquelle coulent des cascades.

 

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En se retournant, la ville de Grindelwald est toujours visible.

 

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La seconde partie est plus raide, plus caillouteuse, et n'est plus du tout ombragée. Elle traverse des prairies d'altitude, et mène à un refuge, point d'observation idéal sur le glacier "Oberer Gletscher".

 

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 22:57

Interlaken : comme son nom l'indique, cette ville se trouve entre deux lacs, le lac de Thun à l'ouest et le lac de Brienz à l'est, les lacs étant reliés par une rivière, l'Aar. Située au centre de la Suisse, dans le canton de Bern, on peut s'y rendre facilement en TGV depuis Paris, en 5 heures avec changement à Bâle. Le TGV dessert d'ailleurs les deux gares principales, Interlaken West et Interlaken Ost.

 

La ville, située à un peu plus de 500 mètres d'altitude, n'a pas d'attrait esthétique. On y trouve surtout des hôtels, généralement chics et chers, des boutiques, et en dehors du centre ville, des quartiers résidentiels. Son intérêt se trouve donc en dehors, Interlaken étant en quelque sorte le camp de base de toutes les excursions vers l'Oberland bernois, et son célèbre sommet, la Jungfrau.

 

Pour le logement, vous pouvez choisir un hôtel dans la ville, proche d'une des deux gares, mais vous pouvez aussi vous éloigner un peu, pour séjourner au calme, si possible au bord d'un des lacs. Cette solution, à mon avis la meilleure, est rendue possible grâce à de très bonnes liaisons par bus.

 

En ce qui me concerne, j'ai logé à Ringgerberg, commune limitrophe au nord-est d'Interlaken, accessible en 15 minutes depuis la gare d'Interlaken Ost. Tout peut donc se faire en transports en commun. Ringgerberg présente l'avantage d'être en dehors de la ville, d'être située juste au bord du lac de Brienz, et d'avoir une orientation plein sud. Il est même possible de se baigner dans le lac, qui n'était franchement pas froid.

 

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Ringgerberg est surtout un village calme, construit de nombreux chalets, souvent ravissants, typiquement suisses.

 

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Surplombant le lac, l'église château, ravissante, permettant une vue superbe.

 

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A la fin août, il faisait un temps magnifique, et plus de 30 degrés dans la ville. Alors comme disait l'employée de l'office de tourisme : "quand il fait chaud comme çà, va sur le montagne". Mais avant, on peut visiter la vieille ville, et son pont typiquement suisse.

 

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Le jour de mon arrivée, n'ayant pas le temps de faire une grande excursion, j'ai acheté, à la gare, le pass me permettant de prendre tous les transports des montagnes : trains, téléphériques, etc. Généralement, les employés des gares parlent français, mais ce sont des Suisses allemands, donc ils ont un accent à couper au couteu (suisse évidemment). L'une d'elle m'a même dit qu'elle parlait français, mais lentement ; ce qui finalement ne change rien avec les Suisses francophones.

 

Pour finir la première journée, je suis montée sur Heidi Klum le Haider Kulm (çà, c'est de l'humour français). Le Heider Kulm est une montagne surplombant la ville d'Interlaken, accessible par un funiculaire, directement du centre de la ville. De là haut, on a une vue superbe sur la ville, les deux lacs, et surtout la Jungfrau et les sommets l'entourant. Une vision du programme des jours prochains en quelque sorte.

 

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 20:19

Au nord de Rivesaltes, à la limite de l'étang de Leucate, se trouve le château de Salses. Cette forteresse a été construite pour garder la frontière nord du royaume d'Espagne, qui à cette époque passait juste au nord, en limite des Corbières. Le Roussillon n'est en effet devenu français qu'en 1659, à la signature du Traité des Pyrénées.

 

Le choix de ce site présente plusieurs avantages :

- situation sur la principale route conduisant des Corbières aux Pyrénées, donc de la France à l'Espagne.

- Proximité des marais salants et de la mer, sources de nourriture.

- Surtout, présence dans le sous-sol de grandes quantités d'eau, permettant à la garnison de tenir un siège suffisamment long, dans l'attente des renforts.

 

L'architecture est particulière. C'est une transition entre les châteaux du Moyen-Age et les forteresses modernes. Du Moyen-Age, il a gardé le donjon, dans lequel logeait le gouverneur et les officiers. Ce donjon n'est accessible que par des tunnels et coursives étroits, placés en permanence sour le feu croisé des défenseurs. Dans le donjon se trouvent aussi les réserves de poudre, de nourriture, une étable, des cuisines, ainsi qu'un bain pour permettre l'hygiène des officiers.

 

Ci-dessous, le donjon vu de la cour centrale.

 

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Au centre de la cour se trouve un puits, alimentant la forteresse en eau. Autour sont construits les bâtiments de la garnison ainsi que les écuries, le tout pouvant abriter jusqu'à 3 000 hommes et 300 chevaux.

 

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Autour, les protections consistent non plus en de hauts murs épais, mais au contraire en des murs bas, entourés de douves inondables. Ces murs sont inclinés, afin que les boulets viennent ricocher. Certaines parties sont même construites en brique, matériau apparemment fragile, mais dont la principale qualité est d'absorber l'impact des boulets métalliques.

 

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Une visite passionnante ; et dire que j'ai failli faire l'impasse sur ce site !

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 12:45

A Opoul-Perillos, il y a la route de Vingrau. Je n'ai pu m'empêcher de la suivre, en tant que lecteur assidu du blog d'Hervé Bizeul. Il faut donc suivre la D9 qui, je l'avoue, est une des plus belles routes de la région. Elle descend en lacets sur Vingrau, dégageant des vues magnifiques sur la vigne couverte de plaines et sur les falaises de calcaire.

 

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Le village lui-même ne présente que peu d'intérêt, sauf à s'arrêter au Clos des Fées, discrètement caché à la sortie du village. Etant en période précédent les vendanges, j'ai préféré laisser travailler l'équipe, sachant que je pourrai voir monsieur Bizeul lors du Grand Tasting du mois de décembre.

 

J'ai poursuivi ma route à travers la plaine, dominée par les falaises. Route toujours aussi belle. J'imagine le bonheur qu'il y a à travailler devant ce spectacle, malgré les innombrables difficultés que doivent affronter les petits producteurs. De nombreuses vignes semblent d'ailleurs à l'abandon, ce que je n'ai pas remarqué dans le Bordelais ou en Alsace. Quel gâchis !

 

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A Tautavel, visite du musée de la préhistoire. J'avoue que j'ai été déçu. Le style de la présentation est très archaïque, et pas du tout adapté à un large public. Les animations sont vraiment poussiéreuses, et les explications peu accessibles. Dommage, car ce pourrait être un vrai plaisir de découvrir cette partie passionante de l'histoire, au milieu d'une nature aussi belle.

 

Vers le sud, on peut rejoindre Estagel, puis se rendre à Calce, célèbre pour ses terroirs, très à la mode. Depuis Estagel, la route D1 est absolument magnifique, assurément l'une des plus belles de la région. Le village quant à lui est tout propret, parfaitement tenu, sa place centrale est charmante.

 

Je me suis arrêté chez Jean-Philippe Padié : réception dans sa cave, toute petite, et dégustation de tous ses vins, y compris ceux encore en barrique. C'est un producteur perfectionniste, qui se remet visiblement en permanence en question.

 

Dégustation de "Milouise", son blanc de haut de gamme, qui me laisse personnellement indifférent. Je lui préfère "Fleurs de Cailloux", vin qui doit malgré tout se déguster après quelques années, ayant besoin de se mettre en place.

Dégustation ensuite des rouges : "Petit Taureau", très beau vin sur le fruit, et "Ciel Liquide", vin magnifique, plus ample tout en gardant une parfaite fraicheur. Actuellement, le 2006 est absolument fabuleux, mais je doute qu'il en reste. Les autres millésimes sont très bien aussi, il ne faut pas hésiter. Compte-rendu de dégustation des vins achetés au moment où je les sortirai de la cave où ils se reposent actuellement.

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