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Le blog du vin ET du Japon.

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Japon 5 : 22 juin


Arrivée à Tôkyô avec un petit retard de 10 minutes. Validation du JR Pass, Narita Express, Yamanote (ligne de métro aérien ceinturant le centre de Tôkyô).
J'arrive enfin à l'hôtel Arietta, dans le quartier de Gotanda, vers midi, juste au moment où il commence à pleuvoir. L'accueil est souriant et serviable. Ma chambre n'étant pas encore disponible, je laisse mes bagages à la réception, puis je repars, en empruntant l'un des parapluies mis à la disposition des clients.
En traversant le quartier, je retrouve mon petit ryokan Sansuisô, où j'avais logé en 2005. Il est de plus en plus cerné par les grands immeubles. Le quartier est en pleine reconstruction, il y est même projeté une résidence de 152 mètres de haut. Et dire qu'à Paris, dépasser 37 mètres fait toujours débât ! Et dire aussi qu'on considère toujours le Japon comme un pays en crise...

Je reprends la Yamanote avec autant de plaisir, en direction de Shinjuku : je souhaite aller voir la brocante au Hanazono Jinja (Jinja = sanctuaire). Je me perds un peu (volontairement) dans Lumine Est, centre commercial inclus dans l'immense et labyrinthique gare de Shinjuku. Tout est ouvert, il y a une foule incroyable. Et dire qu'en France, l'ouverture des magasins le dimanche fait toujours débât... et qu'on considère, une fois de plus, le Japon comme un pays en crise...
Les Japonaises s'éclatent dans les boutiques. Les Japonaises, justement. Elles sont toujours aussi charmantes, féminines et court vêtues, malgré la pluie. Et puis j'aime bien ce mélange de kimonos, de shorts moulants-talons aiguilles et de "gothic lolitas". Dans le sous-terrain de Lumine, je croise même une femme, d'une quarantaine d'années, assez forte, en uniforme de collégienne, l'arrière des cuisse complètement strié.




La pluie tombe de plus en plus fort. A Hanazono, la brocante a été annulée, à cause de la pluie. Je fais tout de même une petite prière, devant le bâtiment principal, grand ouvert. A l'intérieur, une cérémonie shintô. Sous les dorures et dans l'odeur de paille des tatamis neufs, un prêtre vêtu de gris psalmodie, fait des courbettes dans tous les sens, puis des bénédictions avec un grand "plumeau" blanc. Face à lui, un couple se tient assis, en vêtements de tous les jours. Serait-ce pourtant un mariage ? De temps en temps, le couple se lève, fait une courbette puis se rassied.





La faim me tiraille. Je vais donc au grand magasin Isetan. A l'entrée des grands magasins, et des autres aussi d'ailleurs, dès que la première goutte de pluie tombe, le personnel sort les machines à mettre un plastique autour des parapluies, ou les machines à essuyer les parapluies, afin de ne pas mettre de l'eau partout.



A Isetan donc, je vais me réfugier au 7ème étage, où je fais la queue sur les chaises alignées devant un restaurant. En effet, dans la presque totalité des grand magasins japonais, le dernier ou les deux derniers étages sont réservés à la restaurant. On y trouve de nombreux restaurants. Dans la vitrine, des plats en plastique, et devant, une série de chaises. Les clients s'y asseyent pour attendre leur tour. Quand les premiers entrent, tout le monde se décale vers l'entrée.
Quand vient mon tour, je mange le menu que j'ai commandé alors que j'attendais ; dedans, il y a un chawan-mushi : le voyage commence bien !




A la sortie du restaurant, au même étage, se trouve le rayon kimonos. Il y a même une démonstration : 3 femmes montrent comment mettre un kimono. Un peu plus loin, un homme d'une soixantaine d'années, cheveux et moustache gris, était en train de repositionner ses "seins", devant un miroir.

Ensuite, direction Harajuku. Il pleut toujours. Takeshita Dôri est noire de monde, toujours aussi excentrique. Ce n'est vraiment pas pratique de se croiser avec autant de parapluies !
Dans le prolongement de Takeshita Dôri, après Meiji Dôri, je tombe sur un quartier beaucoup plus calme, assez branché, plein de boutiques originales.

Puis je reviens sur Omote Sandô. Il pleut, il pleut, il pleut. Petit arrêt chez Kiddyland (grand magasin de 6 étages, réservé aux jouets et figurines, peluches et autres objets pour les enfants). La fatigue commence à se faire sentir. Finalement, je n'achète rien, car je ne me vois pas porter des tonnes de paquets, surtout avec cette pluie. Je vais donc faire un petit tour à Meiji Jingu.

Le pont de Harajuku est presque désert. J'ai pourtant croisé de nombreuses filles trainant des valises à roulettes, mais elles devaient s'en aller, découragées par la pluie.

Dans le allées du parc de Meiji Jingu, il fait incroyablement sombre, alors qu'il n'est que 4 heures. Pourtant, la sérénité est là. Cette grande forêt en plein coeur de cette ville grouillante est d'un calme incroyable.

Dans le sanctuaire même, par chance, je tombe sur un mariage traditionnel. C'est très beau et très cérémonieux. Dans un coin du sanctuaire, de la fenêtre ouverte d'un petit bâtiment interdit au public, s'échappe une musique shintô. On ne voit pas l'intérieur.

A l'entrée du sanctuaire, les habituels fûts de sake, avec, en face, des fûts de grands bourgogne. Et plus loin, une exposition de kimonos de mariage.

Ensuite, petit tour dans les rues de Shibuya. Malgré la pluie intense, les pluies grouillent de monde, joyeux, excentrique, déjanté. Les bottes en caoutchouc remplacent les escarpins, mais les jambes sont toujours nues, grâce aux plus que mini-shorts, plus que mini-jupes ou plus que mini-robes. Les trombes d'eau n'impressionnent pas les Shibuya girls, et rien ne peut arrêter le charme, la féminité et l'envie de séduire des Japonaises.

Enfin, direction Ikebukuro. Ici aussi, la gare est noire de monde. Je n'ai toujours pas l'impression d'être dimanche. Après avoir acheté mon billet d'entrée pour le studio Ghibli dans un kombini Lawson, je me réfugie chez Churasan, petit restaurant familial de cuisine d'Okinawa. Repas frugal et épicé, avec une bière Orion. Les convives, tous des hommes dans la cinquantaine, discutent entre eux, installés au comptoir. L'un d'eux me fait goûter une boisson locale à 25°, pas mauvaise. A la télé, du foot : Japon Barhein, en éliminatoires de la Coupe du Monde 2010, à Saitama, sous des trombes d'eau. Forcément.

Les Japonais dominent outrageusement. Ils sont techniques, bien organisés, courageux et généreux, mais aussi incroyablement maladroits. Nakamura manque un penalty, et ses coéquipiers sont incapables de mettre au fond, même en s'y reprenant à plusieurs fois, devant le but vide. Les 3 fois où leurs adversaires ont le ballon, il s'en faut de peu qu'ils mettent un but ! Les clients m'envient l'équipe de France, c'est dire ! Le Japon l'emporte finalement 1-0, grâce à un but casquette (c'est le cas de le dire) à la 91ème.

Toujours sous la pluie, je rentre à l'hôtel. Une douche, et au lit à 11 heures.
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