La cuisine japonaise, en dehors des sushis/yakitoris dégueulasses que nous vendent les Chinois à Paris, est une cuisine très variée, très subtile, bref, une des meilleures et les plus
intéressantes de par le monde.
Mais elle a une autre particularité, qu'elle ne partage pas avec les cuisines occidentales : elle est hautement esthétique ! Bien souvent, même le plat le plus classique, voire le plus
insignifiant, est beau. Et que dire de la cuisine haut de gamme, comme la cuisine kaiseki de Kyôto, dont la présentation est tout simplement d'une beauté à couper le souffle.
Déjà, dans les magasins, la présentation peut être esthétique. Ici, un magasin de sembei, l'équivalent de nos Tuc, en nettement meilleur évidemment

D'abord, quelque soit le style de cuisine, les plats suivent la saison. Sur cette photo, pendant la saison des sakuras, du tofu à la fleur de cerisier, et des hotaru ika (seiches lucioles)

Maintenant, à tout seigneur tout honneur, ma préférée, la cuisine kaiseki (懐石料理) de Kyôto

En dehors des restaurants kaiseki, assez chers voire très chers, on peut manger une cuisine belle et bonne dans certains ryôkan. Ici, à Takayama, où j'avais payé moins de 9 000 yens la nuit,
repas et petit déjeuner compris

Ici, le petit déjeuner

Et les gâteaux pour accompagner le thé vert servi l'après-midi de l'arrivée

Autre lieu, les izakaya...

ou les restaurants classiques

Dans un restaurant de sushi, un bol à 700 yens (5 euros)

Menu dans un restaurant de tofu

Les nourritures sont souvent régionales, comme ici, dans une gassho zukuri de Shirakawa gô

Ou ici, dans une auberge de montagne

On peut également très bien manger dans les shukubo, ou temples bouddhistes. Il s'agit de la
Shôjin ryôri (精進料理). C'est une cuisine végétarienne, naturelle et de saison, et surtout très bonne.

Il existe également une cuisine végétarienne, non religieuse. Très peu connue, on peut en manger dans certains restaurants, comme ici, dans la montagne de la région d'Aichi. Le restaurateur va
lui-même chercher ses plantes dans la montagne (un peu comme Marc Veyrat)

Une technique culinaire bien particulière : les oeufs durs cuits sur la chaleur des volcans

Pour terminer, on constate que les Japonais traîtent même la cuisine occidentale de façon esthétique. Un simple dessert glacé au Omotesandô Hills :