Toyota, Nissan, Mitsubishi, Honda, Suzuki, Daihatsu, Subaru, Mazda... les fabricants de voitures sont innombrables au Japon.
Tôkyô, ses grandes avenues, ses autoroutes urbaines qui passent entre les immeubles... Les villes japonaises doivent être trombosées par la voiture !
Eh bien non, quand on arrive à Tôkyô (et à plus forte raison dans les villes plus petites), en dehors des grandes avenues et des autoroutes urbaines, il n'y a que très peu de voitures. D'abord,
on ne voit pas de voitures garées partout, le long des trottoirs, voire sur les trottoirs. Non, les voitures se garent dans les parkings, privés ou publics, mais jamais sur la voie. Quant aux
rues, en dehors des quelques larges avenues, elles sont tellement étroites qu'on ne peut y circuler que très lentement, donc ces rues ne sont empruntées que par les riverains.
Donc, dans les villes japonaises, presque pas de gros 4x4 (sûrement un truc que l'on fabrique pour les beaufs européens ou américains, mais certainement pas pour les Japonais), très peu de
grosses berlines, mais surtout des petites voitures aux formes douces et arrondies.
Comment, dans ce cas, se font les déplacements dans une ville aussi tentaculaire que Tôkyô ?
Réponse : en métro, en train (nombreuses lignes qui se croisent dans tous les sens), à pied (énormément de piétons, ce qui rend la ville très vivante et très vivable), et aussi, eh oui, en vélo !
Car ce qui frappe dans ces grandes villes japonaises, c'est l'énorme quantité de vélos, qui se faufilent un chemin tranquillement entre les piétons. Eh oui, les vélos roulents sur les trottoirs.
Mais çà se passe très bien : un coup de sonnette poli, une petite courbette pour remercier, et le vélo est passé.
Du coup, on trouve beaucoup de bicyclettes de formes et de styles variés, et beaucoup d'aménagements pratiques.
Les vélos dans l'ensemble sont d'un style assez vieux, il ne s'agit généralement pas de superbes VTT. Le but est d'être pratique. Le modèle le plus courant est le vélo de femme, avec un panier à
l'avant pour mettre les courses et un siège enfant à l'arrière, mais il peut très bien y avoir un second siège enfant à l'avant, en plus du panier. Vous remarquerez la béquille arrière, beaucoup
plus stable que la béquille latérale de nos vélos occidentaux.

Et pour les personnes âgées, on met trois roues, pour plus de stabilité.

Mais il n'y a pas que les mamans ou les mamies qui se déplacent en vélo. Même les lutteurs de sumo, en yukata et en sandales, déambulent à bicyclette sur les trottoirs de Ryôgoku. Ici, devant la
Kasugano beya que j'avais visitée en 2008, les vélos de lutteurs de sumos, l'un d'eux a d'ailleurs oublié son yukata.

Mais on peut trouver d'autres vélos plus originaux. Ici, une petite série, avec des vélos à micro roues, des vélos redisignés, et un vélo de course à roue lenticulaire !

Et comme on l'a déjà vu dans une autre article, les Japonais ont l'esprit pratique, ce qui leur permet d'utiliser leur vélo en toutes circonstances. Rappelez-vous :
Mais évidemment, il faut garer tous ces vélos. Chez soi, d'abord. Dans certains immeubles, comme ici à Kyôto, on trouve des parkings superposés.

Et puis il y a les parkings publics, sur le même modèle que celui-ci, mais en plus grand : en photo, une version sous abri, et une version carrément construite en dur.