En 2003, au retour de mon premier voyage dans l'archipel, tout le monde me demandait : "et alors, ils en sont où avec leur crise ?" Et moi de m'étonner, car dans les villes Japonaises, on est
surpris par la frénésie, par le monde, par le nombre de magasins, par la quantité d'articles proposés. Bref, le Japon, même en crise, est une impressionnante et très riche société de
consommation. Et au milieu de cette foule, de ces magasins, de ce bruit, de ces lumières, on se demande :"crise, quelle crise ?"
Mais en 2009, le Japon est mal. Très mal. C'est le pays le plus touché par la crise. Et tous les Français de le souligner : oh là là, le Japon, c'est terrible ! Et tous les journaux français de
se rassurer en disant que la France est le pays le moins touché. Alors en entendant tout çà, on se demande si on ne vas trouver un pays en ruines.
Et surprise : on a quitté Paris, ses SDF, ses mendiants, ses boutiques qui ferment les unes après les autres, on arrive à Tôkyô, avec toujours la même foule, les même magasins ouverts tous les
jours. Près de l'aéroport, il y a même un immense chantier, de plusieurs hectares. Les grues percent encore le ciel de Tôkyô.
Et quand les Français font la queue devant les restaurants du coeur, les Japonais(e) font la queue devant les grands magasins pour les promotions. La crise au Japon ? Chouette, les prix vont
baisser, on va pouvoir acheter encore plus !
Et puis de toute façon, la grande préoccupation des Japonais en ce moment, c'est que Tôkyô soit désigné ville organisatrice des Jeux Olympiques d'été de 2016. Comme le dit la banderole, "Comme
c'est japonais, c'est possible". Même Hachikô le dit ! Alors la crise...