
Olivier Guyot est à Marsannay La Côte, pour ainsi dire dans les faubourgs de Dijon. Très terrien, il travaille à l'ancienne, avec un cheval. Comme il m'avait dit une fois, lors d'une dégustation
chez un caviste : "quand je suis dans les vignes avec mon cheval, je suis bien, je n'ai pas de téléphone portable, personne ne m'emmerde". Ce n'est pas une citation mot pour mot, mais c'était
presque çà. Cà m'a d'ailleurs fait bizarre de le voir au Salon de la RVF, avec son costume et sa cravatte.
Ce vigneron talentueux et proche de sa terre produit entre autres des Gevrey-Chambertin, et des Marsannay, comme ce Boivins de 1999, non filtré. On a ici l'ancienne étiquette, remplacée à partir
du millésime 2000 par une plus moderne, qui me plaît moins. Il est revenu récemment à un style d'étiquette ressemblant plus à celle-ci.
Bon, les étiquettes c'est bien, mais le principal est dans la bouteille. Et surtout dans le verre.
Dans un premier temps, ce vin sent la crème de cassis, les champignons, le sous-bois, le vieux bois, celui des vieilles armoires pleines de souvenirs. Par rapport aux Ladoix de Cachat-Ocquidant,
il est plus austère, plus terrien, plus dense, avec plus de matière.
En effet, en bouche, il est très tannique, surtout pour un Bourgogne, avec beaucoup de matière. Une forte acidité se développe, puis une sensation de velouté. Rien à voir avec de la flotte, vous
l'aurez compris.
Un vin un peu austère au départ, mais qui devient attachant. D'autant qu'après aération, il devient bavard, se développant sur un beau fruit et du floral nobles.
Tiens, il me rappelle étrangement quelqu'un, dans ses vignes avec son cheval, proche de sa terre...
Site d'Olivier Guyot :
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