
Cette bouteille, par timidité, se cachait dans un coin de pièce, derrière une plante verte. Mais pour vous, je suis allé la chercher, je l'ai amadouée, et elle s'est laissé faire, se révélant
petit à petit. Et je ne l'ai pas regretté.
Le nez est un mélange très fin, faisant penser à du velours, de fraise mûre, de fourrure, et plus légèrement, d'épices et de champignon. Tout ce mélange d'arômes est très dense, avec beaucoup de
finesse.
A l'aération, le nez bifurque vers l'animal et le sous-bois.
La bouche, au début, est acide et un peu asséchante. Puis elle devient plus ronde et plus gourmande au cours du repas.
Le style est très différent du Marsannay les Boivins d'Olivier Guyot : il est plus fin, et plus Bourgogne.
En résumé, un beau nez, et une bouche un peu décevante au début, s'amélioration très sensiblement à l'aération.
Repas de ce jour : veau grillé, haricots verts et blancs du jardin (le jardin de mes parents, traçabilité garantie).
Buvabilité : 4/5.