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Le blog du vin ET du Japon.

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Vacances à la Trinité sur Mer

Tiens, un petit endroit sympa pour passer ses vacances : La Trinité sur Mer. Ce petit port de pèche est devenu un port de plaisance de premier plan et une station balnéaire familiale très agréable. De plus, il y fait toujours beau.

On est loin de la frime de la Côte d'Azur. On y trouve quelques autochtones, reconnaissables à leur teint rouge dû à la réverbération du soleil sur l'eau, et des vieilles familles parisiennes ou versaillaises, mélange sociologiquement intéressant des Triplés et des Duquesnois.

Pour y aller, c'est à la fois simple et compliqué. Compliqué, d'abord : prendre le métro. Descendre à la station Montparnasse. Prendre le long couloir, avec son tapis roulant grande vitesse, qui a coûté très cher, mais qui ne fonctionne pas, ou alors de temps en temps, mais à vitesse normale. A la sortie du métro, monter les marches qui donnent accès aux escalators (eh oui, les escalators de la gare ne vont pas jusqu'au niveau du métro, ce serait trop pratique). Prendre enfin les escalators, devant lesquels sont installés des piquets métalliques empêchant de passer ses bagages (encore intelligemment pensé). Monter dans le TGV (qui n'est pas, lui non plus, au niveau du quai). Se recroqueviller dans son siège de TGV.

Après avoir fait mon Helmut Fritz (mais çà valait le coup, car dès demain tout sera amélioré), le plus simple : 3 heures 30 de TGV, par Rennes et Vannes, puis on prend soit un bus, soit un taxi, ou bien (c'est mon cas) on monte dans la voiture de ses amis. On suit une petite route, avec plein de rond-points (ben oui, pour la DDE, le plus court chemin d'un point à un autre n'est pas la ligne droite mais le rond-point). Déjà, sur cette route, ce n'est plus le même monde. Sur le côté, des petits chemins desservent des groupes de maisons. Sur les panneaux indicateurs, tous les noms commencent par "Ker". Marcel Gotlib avait dû venir en vacances par ici avant de créer sa RAB.

Je préciserai toutefois que malgré son nom, Jérôme Kerviel n'est pas du tout de ce village. Ils ont déjà leur célébrité encombrante, çà suffit comme çà.

Enfin, au bout de cette route, un pont, le fameux pont de Kerisper, quasiment le seul accès au village. Du pont, superbe vue : à droite, la riviève Crach, avec ses bateaux d'ostréiculteurs, et à gauche, la port de La Trinité, puis l'océan. Ensuite, on arrive sur le port, où l'on peut garer la voiture.

C'est là que tout se passe. En haut, il y a certes le village, dans lequel on peut faire un tour, pour voir les petites rues paisibles et la mignonne église. On redescend ensuite au port, immense port de plaisance, certainement pas le plus grand, mais énorme compte tenu de la taille de l'agglomération. Sur le port, de nombreux pontons en bois, avec les bateaux de plaisance amarrés. Il y a aussi la capitainerie, qui indique de façon précise les prévisions météo, et les heures et coefficients des marées.

Le port avec au loin, le pont de Kerisper

Autre vue du port

Derrière, on trouve le quai Loïc Caradec, du nom du navigateur disparu en mer au cours de la Course du Rhum, le 14 novembre 1986, à bord du maxi catamaran Royale II. Sur le quai sont actuellement exposées des photos de Caradec. C'est à ce quai que sont amarrés certains bateaux de compétition. La foule des vacanciers vient toujours, nombreuse, les observer. On peut souvent y voir les équipages travailler à l'entretien.

IDEC, immense à côté des autres bateaux

Le même IDEC, sous le solei traditionnel de la Bretagne Sud

Encore plus gros, Gitana 13

Chaque flotteur contient une cabinet et un poste de commande. On dirait presque un double mono coque !

Un autre Gitana, monocoque celui-là, le 80

A côté, on en voit de tout petits, comme ce très joli voilier (très probablement un dragon)

Comparés aux bateaux de plaisance, les bateaux de compétition sont énormes, imposants, démesurés. Les rares fois où l'on voit l'un d'entre eux partir, il quitte le port lentement, dans la circulation, puis d'un seul coup, hisse les voiles et disparait, laissant les autres comme immobiles.

J'ai même pu voir le démâtage de l'un de ces monstres. Une immense grue soulevait le mât, pour le redéposer sur le chantier naval. En haut du mât, sous le crochet de la grue, un homme d'équipage guidant la manoeuvre, à une hauteur vertigineuse. J'ai déjà eu le vertige rien qu'à tourner le winch pour faire monter un copain en haut du mât d'un 32 pieds. Et pourtant, ce n'était rien à côté de la hauteur des mâts géants enlevés dans les airs par des grues téléscopiques.

Près de la terre, ces navires sont donc gigantesques. Et pourtant, au milieu des océans, ils redeviennent de fragiles coquilles de noix, prêts à êtres engoutis à chaque instant. Les Bretons sont vraiment des gens passionnés, pour quitter une si belle région et aller se donner à la mer.

A ce propos, en 2007, j'ai pu voir Maud Fontenoy, après son fabuleux tour du monde (à contrecourant), venir faire de la promotion (à contre coeur).

Le bateau de Maud Fontenoy

Maud Fontenoy à terre, se faisant "draguer" par le chef du bateau de la SNSM

Maud Fontenoy sortant de la vedette de la SNSM, après signature du livre de bord

De retour sur le port, derrière la capitainerie, se trouve la halle aux poissons. Chose étonnante, aucune odeur n'en sort. C'est dire la fraicheur de la marchandise. Cette année, je me suis régalé avec des moules, fraiches, onctueuses, tellement bonnes qu'il n'était pas nécessaire de les assassiner avec des frites.

Petit truc : vous pouvez garder le jus des moules, pour vous en servir de base pour vos sauces. C'est ainsi que chez mes amis, j'ai mangé de la sole aux oranges, le jus de moule donnant de la matière à la sauce à l'orange. Ne me demandez pas la recette, mon niveau en cuisine fait que je me suis contenté de regarder cuisiner la maîtresse de maison, avant de mettre la table et de servir un Bourgogne blanc un peu gras. Un vrai délice, sur la terrasse, face au port !



Ensuite, donnant sur le port, on a toute un rangée de maisonnettes, avec les bars, les restaurants, les boutiques de vêtements marins, etc. Pour vous obliger à faire monter mes statistiques, je mettrai quelques bonnes adresses dans de prochains articles.



Allez, quand même, une petite adresse : la crêperie Saint-François. Un peu à l'écart du port, et donc de l'agitation, c'est un lieu très agréable. Elle est située dans une petite maison ancienne, avec un jardin sur le côté. L'intérieur est tout en pierre, le jardin est charmant. L'accueil est très sympathique, et les crêpes sont excellentes, faites avec du vrai beurre, croustillantes à souhait. Adresse : 6 rue de Kerisper.

Pour digérer, rien de mieux qu'une promenade sur le sentier des douaniers. Côté terre, de très belles maisons, et côté mer, on peut assister aux mouvements lents des voiliers. Et comme on n'est toujours pas sur la Côte d'Azur, les voiliers avancent à la voile, et non au moteur. En face, on aperçoit la commune de Saint-Philibert, avec, entre autres, la maison de Laurent Bourgnon.

Au bout du chemin, on arrive vraiment face au large, où l'on trouve une petite plage, de jolis rochers, la maison des douaniers, et un blockhaus (au cas où les Américains auraient décidé de débarquer à La Trinité).

Autour de La Trinité, il y a plusieurs possibilités d'excursions. Il vaut mieux par contre être véhiculé. On peut se déplacer à vélo, les distances ne sont pas importantes, mais les pistes cyclables sont largement moins nombreuses que les ronds-points.

Comme principale excursion, on a, bien sûr, Carnac, ses alignements de menhirs, ses dolmens... C'est sûr, on bien au pays d'Astérix.





Plus loin en direction de Lorient, la presqu'île de Quiberon, avec sa superbe côte sauvage, et son port, permettant d'embarquer vers Belle-Ile, la bien nommée.

Après la presqu'île, les plages d'Erdeven, et la rivière d'Etel, que l'on peut visiter en bateau, très romantique avec ses nombreux îlots, et la plage d'Etel, un peu dangereuse, du fait de la barre de sable se trouvant au large, et des courants importants. Par contre, c'est très beau.

Vers l'est, en direction de Vannes, les ravissants petits ports du Bono et de Saint-Goustan, pour se replonger dans les films de pirates de notre enfance.

Et puis si l'on est au bord de la mer, il faut bien évidemment trouver un lieu de baignade. A La Trinité, il y a la plage du Men-Dû, à la limite de Carnac. Plage très familiale, elle est aménagée, et permet de se baigner sans risque, du fait de la faible profondeur des eaux. A marée basse, on fait plus de marche à pied que de natation. Si l'on veut nager, mieux vaut y aller à marée haute un jour de grand coefficient. Mais au moins, on peut y emmener les enfants, qui peuvent patauger tranquillement.

Pour nager, il vaut mieux aller à la plage de Ty-Bihan, à Carnac, belle plage avec de la profondeur.



A Etel, on peut trouver aussi une superbe plage, absolument pas aménagée, à l'état sauvage, derrière les dunes. Cette zone, utilisée pendant de nombreuses années comme polygone de tir pour les missiles de l'armée, a été récemment achetée par le Conservatoire du Littoral. Peu de monde.



Sur Saint-Philibert, il y a aussi une grande plage, mais elle est souvent ventée.

Bon, si çà vous donne envie, n'hésitez pas, La Trinité et ses environs est un lieu très agréable, pas très loin de Paris, idéal pour déconnecter, prendre un bon bol d'air et faire le plein d'huitres et de poisson frais.

Kenavo, et à la prochaine !
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