Mardi, début d'après-midi, je vais chez un client. Je prends le métro, ligne 13. Je suis en avance.
Mais à la station Varennes, le métro ne redémarre pas. Il y a un problème dans le métro précédent.
Nous attendons, attendons, attendons...
Et là, la nouvelle tomble : dans la rame précédente, UN VOYAGEUR EST MALADE, nous devons donc stationner.
J'ai de la marge, mais tout de même, les minutes s'égrènent : 5, 10, 15...
Le temps devient long, et pendant ce temps, le stress grimpe, j'appelle mon client pour le prévenir de mon retard, je regarde ma montre, je me demande si je ne vais pas finir à pied.
Et finalement, après une demie-heure, nous entendons l'annonce suivante :
"Les pompiers viennent d'arriver, ils ont descendu le voyageur malade, nous allons bientôt pouvoir repartir".
Alors certes, je comprends que tout le monde était impatient, mais tout de même, cette solution me paraît bien radicale. Ne pouvait-on pas essayer de soigner ce pauvre voyageur avant de l'achever
sans autre forme de sommation?
Dans le cas contraire, si son cas était aussi désespéré, pourquoi l'avoir laissé souffrir 30 interminables minutes avant d'abréger brutalement ses souffrances ?
Etait-ce le rôle des pompiers de faire ce sinistre travail ?
Surtout que pendant ce temps, de mon côté, j'ai tué le temps comme j'ai pu.
Une bien mortelle demie-heure...