Dans toutes les villes japonaises, il existe de nombreuses supérettes, qui vendent les produits de base, surtout alimentaires. Ce sont les "convenience store", "kombini" en japonais. Certains
sont ouverts 24h/24. J'entre dans l'un d'eux pour acheter du thé froid. Ils en vendent, mais ils vendent également toutes sortes de boissons, carrément gelées. Cela permet de se placer la
bouteille dans le cou, pour se rafraichir, et quand le glaçon est fondu, on peut boire.
Comme il fait vraiment chaud, je décide de faire une pause. Je m'arrête chez un barbier, pour me faire "raccourcir" les cheveux. Même si je n'en ai pas franchement besoin, j'adore aller chez
le coiffeur au Japon, car c'est un vrai moment de détente. Le service à la japonaise dans toute sa splendeur. Une fois dans le fauteuil, le coiffeur nous passe des peignoirs, serviettes, et
plastiques de protection afin d'être bien assuré que le moindre cheveu ou la moindre goutte d'eau ne passe pas dans le col. Ensuite, l'assistant nous tend une grande serviette chaude. Après
le passage de la tondeuse, c'est le shampoing. Mais en réalité, il s'agit souvent d'un vrai massage crânien, qui dure entre 5 et 10 minutes. Et cette fois-ci, j'ai eu droit également au
rasage des poils du nez et des oreils. Pour 20 €, on ressort de là détendu, raffraichi, zen, comme après une bonne nuit réparatrice.
A la sortie, je vais repérer deux autres heya, qui sont fermées. De toute façon il est 13 heures, je m'arrête manger un chanko nabe.
Je retourne ensuite à la Michinoku beya. Un jeune apprenti m'ouvre et m'annonce que tous ses collègues sont déjà à Nagoya. Je vais à la Kasugano beya. J'ouvre la porte. A l'intérieur, sur les
tatamis, 2-3 lutteurs font la sieste au frais. Apparemment, je pourrai assister à un entraînement le jeudi matin.
Il fait de plus en plus chaud. Je décide d'aller à Akihabara. La chaleur est forte, mais le temps est superbe. A Akihabara, je visite quelques boutiques ; dans des petits passages étroits se
vendent des composants électriques et électroniques dont j'ignore absolument l'usage. Dans les grands magasins, on trouve de tout : machines à laver, appareils photo numériques, appareils de
massage, robots joueurs de foot, robots aspirateurs, réfrigérateurs avec porte s'ouvrant des deux côtés, selles de cheval électroniques pour faire du rodéo, couvertes de toilette avec toute
la programmation électronique, etc.
Akihabara, c'est aussi le coté interlope du Japon. On y trouve les désormais à la mode maids cafés, où l'on est accueilli et servi par des soubrettes, qui nous traitent comme le maître des
lieux. Au Home Cafe, où je suis allé en 2007, l'ambiance était finalement bon enfant, et en aucun cas ambigüe. Les clients étaient surtout des groupes de copains, mixtes, qui venaient par
curiosité. Et les serveuses avaient l'air de bien s'amuser. A la sortie du métro, il y a toujours une armée de soubrettes, certaines avec des oreilles de lapin, qui distribuent des prospectus
publicitaires.
Autre mode, les idoles (prononcer aïdolou), qui chantent dans la rue et essaient de vendre leurs chansons pour lancer une carrière presque toujours condamnée d'avance. L'une d'elles,
absolument charmante, me chante sa petite chanson. Pour les curieux, voici son blog :
link
On trouve également des boutiques de mangas et de DVD X, parfois même avec pignon sur rue.
Quelques rues de Akihabara (2 maids se cachent dans ses 3 images, saurez-vous les retrouver ?) :


Appareils de massage, robots, selles pour rodéo, etc.





Ensuite, direction Asakusa. J'aime ce quartier pour son côté populaire et populeux. Et toujours la gentillesse de ses habitants. J'achète quelques souvenirs, passe au temple, puis vais
acheter du thé et une glace au thé vert chez Masuda, très bonne boutique de thé de Tôkyô. La chaleur commence à baisser. Quelques photos sur le pont du siège d'Asahi, retour à l'hôtel
pour poser les affaires, puis direction Shinjuku pour retrouver M.

Dans la rue qui mène au Sensô ji (temple), un marchand de gâteaux.


Le Sensô ji.


Le pont d'Asakusa, avec le siège de la marque de bière Asahi, designé par Philippe Starck. Sur le toit, officiellement, une goutte de bière. D'après
les Tôkyôïtes, une crotte chien.
J'attends M. devans l'écran géant de Studio Alta. Pour faire la promotion d'un nouveau produit, un robot géant a été installé. J'observe la foule qui passe, ou qui attend quelqu'un.
Quelques jeunes filles, sur leur 31, ont rendez-vous. Leurs princes charmants arrivent, jeunes "kékés" au look grunge et à la tignasse de lionne décolorée, faisant les malins pour le
plaisir de leur belle. Pourtant, en arrivant, ils font la courbette. Contraste japonais.


M. arrive. Nous allons dîner côté ouest, dans les ruelles au pied du pont de chemin de fer. Cet endroit ressemble vraiment au vieux Japon des films des années 50 ou 60. Dans quelques
ruelles très étroites, où l'on peut à peine se croiser, se succèdent des gargottes, ouvertes sur l'extérieur, composées d'un comptoir pour 6-10 personnes, rarement plus.
Nous choisissons un spécialiste de yakitoris. Le "chef" est un jeune aux cheveux décolorés, pas bien éveillé, et pas franchement sympa. Il refuse même que je prenne son resto en photo
! Plus tard, il se fait remplacer par un plus vieux beaucoup plus dynamique, et surtout beaucoup plus avenant. Il tape la discute, me trouvant beau et trouvant M. très jolie. Très
surpris qu'on ne soit pas ensemble, il essaie en vain de jouer les entremetteurs.
Etant crevés tous les deux, M. et moi nous séparons. Je rentre à l'hôtel, où je dors beaucoup mieux.