Pour le week-end du 11 novembre, j'avais pris 4 jours pour faire le pont. Direction Munich, pour laquelle il y avait les offres les plus intéressantes aux heures les plus convenables.
Levé 5 heures du mat, pour un décollage à 8 h 15.
Vol plein, comme quoi les Français sont capables de se lever tôt quand il s'agit de partir en vacances.
A Munich, aéroport comme neuf, impeccable. Pour se rendre dans le centre ville, le mieux est de prendre la S-Bahn, sorte de RER. Les distributeurs sont tout sauf clairs, car il y a une quantité
incroyable de tiquets possibles. Le mieux est d'opter pour la carte à la journée toutes zones, qui coûte 18 €, que l'on soit 1, 2, 3, 4 ou 5 personnes.
Le trajet jusqu'à la gare principale (Hauptbahnhof) dure 45 minutes.
La gare, justement, est un petit bijou d'architecture des années 1970 du style le plus fringant qui soit. On pourrait presque croire qu'elle a d'abord servi de centre de rétention pour la police
de la RDA. Elle est toutefois pratique, car elle comprend tous les services, de la location de voitures à la restauration, et de son parvis partent presque toutes les lignes de tramway. Y
convergent aussi toutes les lignes de métro et S-Bahn.
L'hôtel se trouvait à 5 minutes à pied de la gare, il s'agissait du Mercure. Très bon Mercure, avec un décor théâtral, et un très bon accueil. Baignoire dans la salle de bains, entrée, grande
chambre, avec grands lits jumeaux à l'allemande. La fenêtre donnant sur cour, la chambre était on ne peut plus calme.
Retour à la gare, pour prendre le tram n° 17 en direction du château de Nymphenburg. Il s'agit d'une ancienne résidence des Wittelsbach, famille de Louis II de Bavière et de sa cousine Sissi
l'impératrice. Le château se trouve dans la ville, au nord-ouest du centre, dans un quartier aéré et résidentiel.
Sa façade est assez imposante, avec son pavillon central, carré, de 3/4 étages, et ses pavillons un peu plus bas, dans un style proche du baroque italien. Autour, des allées et contre allées, et
à l'avant, un canal et un bassin, partiellement à sec. Dans les parties en eau, des cygnes, symboles de la famille Wittelsbach.


L'intérieur est assez décevant. Dans les 2 ailes se trouvent les appartements du prince et de la princesse, avec des pièces assez peu entretenues et peu
meublées. On peut noter toutefois quelques jolis meubles en marquetterie, et une pièce avec des porcelaines, et un très beau décor baroque.
Il faut toutefois voir la superbe salle de bal, avec ses hautes fenêtres, ses fresques, ses miroirs et son balcon.


Il n'en demeure pas moins que je recommande cette visite, car le château est quand même beau, et constitue une très agréable promenade, grâce au grand parc
qui se trouve à l'arrière.

Le temps commence à se découvrir, et devient même franchement beau au fil du temps. Retour vers le centre ville, par le même tramway, puis par la S-Bahn, jusqu'à la Marienplatz.
Pour se repérer à Munich, c'est très simple. Le centre ville est traversé d'ouest en est par une grande rue piétonne, l'artère principale, les attractions les plus intéressantes n'étant jamais à
plus de quelques centaines de mètres au nord ou sud. A l'extrémité ouest, la gare, et à l'extrémité est, Marienplatz, le coeur de la ville, où se trouve la mairie, et plusieurs églises.
Arrivée sur la place à 15 heures, juste à temps pour entendre toutes les cloches de toutes les églises de la ville battre à toutes volées. Concert magnifique, qui donne un air de fête
exceptionnelle.
La faim tiraillant l'estomac, il est temps de faire une petite pause au café Rischart, qui donne sur la place. C'est un vrai café allemand. Au rez-de-chaussée, on trouve la boutique, de type
grande boulangerie patisserie. Et à l'étage, le café, avec ses grandes baies vitrées sur la place, et ses étals de gros gâteaux tous plus appétissants les uns que les autres.
Après cette longue pause bien méritée, direction le Viktualien Markt, ou marché aux victuailles, juste au sud-est de la place. C'est un grand marché, quotidien, avec des boutiques de nourriture,
où l'on peut s'installer, debout, pour prendre une saucisse avec une bière. Sur le trottoir, une rangée de charcuteries remet tout de suite en appétit.
Après quelques courses dans la rue piétonne, c'est la montée à la tour de l'église, qui, après 3-400 marches, offre une superbe vue sur la ville. Superbe coucher de soleil.
Au pied de la tour, un commissariat de police. Les policiers allemands ne roulent pas en 307 ou Ford Mondéo cabossée !
La nuit tombée, suite des courses, puis il est l'heure (6 h 30) d'aller manger. Ce soir, comme c'est samedi, la Haufbraühaus s'impose. C'est la brasserie principale de Munich, et la plus typique.
Dans une grande salle, des dizaines de tables, où s'installent des centaines de personnes, dans un brouhaha indescriptible. Dans un coin, quelques musiciens, en culotte de peau, une choppe de
bière à leurs pieds, soufflent dans leurs instruments à vent, des airs folkoriques, qui ajoutent à l'ambiance. De temps en temps, une table se met à chanter, une autre taper des mains, les chopes
s'entrechoquent.
Quant à la nourriture, c'est saucisses, et chopes de bière d'1 litre, apportées par des serveuses, capables d'en porter plusieurs dans chaque main. Ce qui peut faire jusqu'à 10 kilos par main
!
Sur le chemin de la brasserie, je me suis perdu. Cherchant mon chemin, je me suis retourné, et suis tombé sur cet homme. Je n'ai pas douté un seul instant de sa capacité à me remettre sur la
bonne route.