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Le blog du vin ET du Japon.

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Munich : 9 novembre

Aujourd'hui, il fait beau, mais comme certains musées sont moins chers, c'est marathon culture : 3 musées en une journée. Un peu comme le Louvre, le Musée d'Orsay et le centre Pompidou d'un coup. Ne serait-ce pas une tentative d'ingestion culturelle, pour mieux pouvoir justifier ensuite les ingestions de bière et de saucisse ? Qui sait ?

Mais d'abord, avant un marathon, il est indispensable de prendre des forces. Pour cela, départ pour prendre un petit déjeuner. En effet, pas question d'en prendre au Mercure, qui les facture 17 €. Si si, vous avez bien lu, ce sont des EUROS, pas des francs, ni même des marks.

Et par chance, dans la gare, il y a une annexe du café Rischart. Déjeuner de pain au yaourt, de chausson au chocolat, et de bretzel à la crème et à la ciboulette. Avec 1 expresso et 1 cappuccino. Je rappellerai aux étourdis qu'il s'agit de se préparer pour un marathon !



Et pour commencer, petit échauffement, en allant à pied aux musées. Les principaux se trouvent au nord de la gare, à environ 1 km. Traversée d'un quartier calme, avec des grandes allées, des grands bâtiments, et l'université. Un ensemble de bâtiments officiels assez pompeux. Le temps est superbe, la lumère d'automne magnifique, les feuilles des arbres toujours aussi jaunes dans le soleil.






Le premier musée est l'ancienne pinacothèque (Alte Pinakothek). Elle expose des oeuvres anciennes, principalement des peintures allemandes, italiennes et hollandaises, des XVème au XVIIIème siècles. On y voit entre autres l'autoportrait en Christ de Dürer, première peinture représentant l'artiste lui-même, et non une oeuvre purement religieuse. On peut voir aussi une superbe collection de tableaux hollandais, comme des Ruysdael.




Un nombre important de salles était toutefois fermé, ce qui a permis de faire la visite en 2 heures, et de continuer le marathon par la nouvelle pinacothèque (neue Pinakothek). Comme son nom l'indique, c'est la suite de la précédente. L'ancienne se trouve dans un long bâtiment du XIXème siècle, la nouvelle se trouve dans un long bâtiment de 1962.

Elle est également riche, de peintures toujours, mais plus récentes, à savoir du XIXème siècle. Des Biedermeier, mais aussi des Van Gogh, des Seurat, des Gauguin.











Et finalement, sur la lancée, suite et fin du marathon, avec la Pinakothek der Moderne, ou pinacothèque des modernes, présentant, comme son nom l'indique également, le XXème siècle.

Le bâtiment, lui, est moderne, et superbe. Au centre, un hall circulaire, constituant toute la hauteur du bâtiment. Au dessus, des balcons circulaires. Et sur les côtés, des escaliers, dont deux monumentaux, conduisant aux salles du sous-sol et aux salles des étages.




Les collections permanentes contiennent des peintures du XXème siècle, avec une très riche collection d'expessionnistes allemands.





Egalement quelques oeuvres de l'inévitable, mythomane et insupportable Joseph Beuys, dont les foutages de gueules, appelées oeuvres d'art, faites de téléphones noirs sous des cloches à fromage et de couvertures de feutre enduites de miel continuent d'occuper les précieux m² de nos institutions culturelles. On le trouve aussi à Hambourg, où une amie a failli se tuer. Elle était tellement en admiration devant un vêtement de feutre suspendu au plafond qu'elle n'a pas vu les pics acérés posés au sol.

Mais en plus des collections de peinture, une collection d'objets symboliques du design du XXème siècle. Ici, les téléphones en bakélite noire perdent leur statut d'oeuvre d'art pour devenir de simples objets. Comme certaines phrases complètement insignifiantes deviennent des oeuvres d'art dès lors qu'elles sont écrites en lettres blanches sur fond noir par une certain Ben.









A la sortie, le café du musée permet une pause agréable, avant d'aller se promener en ville. Errance dans les cours successives de la résidence. Elles sont presque désertes. Superbe décor, baroque, donnant l'impression d'évoluer dans un décor de théâtre. Visite également de l'église des Théatins, face à la Résidence.

Enfin, dîner à la brasserie Zum Franziskaner, presque en face de la l'opéra. un verre de Grüner Veltliner, et un verre de Zweigelt, sans grand intérêt, une bière, puis des bretzels, des saucisses et des knödel.



Retour à pied à l'hôtel, avec arrêt dans une église et devant un groupe de musiciens de rue.
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