Aujourd'hui, madame S. doit aller pour son travail dans le secteur de l'aéroport de Nagoya. Elle m'a proposé de me déposer à Tokoname, un village de potiers, où je pourrai visiter des ateliers,
et notamment celui d'un Français, où l'on peut également faire soi-même de la poterie.
Départ à 8 h 00 en voiture. Il commence à pleuvoir. La route est assez longue, et la pluie semble vouloir s'installer. Arrivés à Tokoname, madame S. me montre un magasin, qui se trouve à l'entrée
du village, qui sert en même temps de centre d'information. Elle me confie aux employés, qui lui apprennent que le Français n'est plus là.
Ce village comprend de nombreux ateliers, qui se visitent en suivant un circuit. Je le parcours pendant plus de deux heures, sous une pluie battante. Je m'arrête trois fois, pour visiter la
maison d'un ancien négociant (très jolie maison de style traditionnel ; dans le jardin, un trou, au fond duquel se trouve une plaque de métal. Quand la pluie tombe dessus, on entend de la
musique), des fours, et le musée de la tuile (un peu en dehors du village ; très intéressant et très beau au demeurant). Mais ce jour-là, les ateliers étaient tous fermés, ou presque.
De retour à l'entrée du village, j'achète des souvenirs dans la boutique, qui vend entre autres de très jolies tasses. La pluie cesse. Je prends le métro pour Nagoya, où je visite le musée
Tokugawa.
Situé dans un grand bâtiment moderne, il présente des objets traditionnels : armes, unstensiles pour l'art du thé, malles de voyage, objets religieux, etc. Tous ces objets, d'un grand
rafinnement, sont tous plus magnifiques les uns que les autres, et sont très bien présentés. L'influence chinoise y est encore très marquée. Après une petite pause au café du musée, retour à la
maison.
Le soir, c'est okonomiyaki party. On fait cuire de grosses omelettes japonaises au centre de la table. Nous les accompagnons du Château Poujeau 1998 que j'ai amené. Il est excellent, et presque
aussi fort que le Cantemerle. S., le fils aîné de la famille, est émerveillé de mon habileté à couper une omelette avec un fourchette et un couteau, comme un vrai pro. Comme si je me servais d'un
couteau et d'une fourchette tous les jours. Il n'est pas loin de la vérité :-))