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Le blog du vin ET du Japon.

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Japon 5 : 9 juillet. Hamamatsu.

Temps gris. Départ à 8 h 30 pour Hamamatsu, près de Shizuoka, pour rendre visite à M., le deuxième fils de la famille. Il a pris un congès parental, pour garder son nouveau bébé, chose très rare au Japon. Cela me fait plaisir de le retrouver. Il est toujours aussi sympa.

Après avoir déjeuné dans un restaurant, nous déposons madame S. à l'appartement, avec sa petite fille, et nous partons à pied avec M. chercher son fils ainé à la maternelle. Pendant que nous attendons la fin des cours, nous voyons toutes les mères arriver petit à petit, certaines avec des drapeaux. Ce sont celles chargées de ramener les enfants des voisins. Elles ont un drapeau pour être reconnues des enfants, comme les chefs dans les films de samurai. Une mère donne à M. une boîte en verre contenant deux kabuto-mushi, sortes de hannetons absolument gigantesques.


C'est amusant de voir M., seul homme au milieu de toutes ces mères de famille. C'est une toute petite école de quartier. Dans la cour, derrière le bâtiment, les enfants sont alignés. Ils portent tous un short rouge, un t-shirt blanc, une casquette bleue, rouge ou rose selon la classe, un sac à dos jaune, ainsi qu'un grand sac en tissu pour mettre leur boîte repas. Ils disent tous "au revoir" en même temps, en rigolant. Ils sont vraiment mignons.

Je demande à visiter l'école. Elle est très propre, très bien rangée. A l'entrée, il faut se déchausser, comme partout au Japon. Chaque enfant a son casier à chaussures. Dans les toilettes, il y a donc des petits chaussons spéciaux, roses pour les filles, bleus pour les garçons.


Les maîtresses sont admiratrices devant mon japonais et devant le fait que je voyage tout seul au Japon pendant trois semaines.
A côté de l'école se trouve une maison en construction. Les maisons japonaises sont toujours construites en bois, et sont constituées d'une armature, qui est posée sur le sol, pour pouvoir se déplacer en cas de tremblement de terre.



Retour à la maison avec M. et le petit. A chaque rue, il s'amuse à réciter sa leçon : "migi, hidari, migi, yosh !" (à droite, à gauche, à droite, allez !) en levant le bras bien haut. Malgré toutes les règles de politesse et savoir vivre qu'on leur apprend dès leur plus jeune âge, les enfants japonais n'ont vraiment pas l'air stressé. J'ai l'impression que toutes les contraintes, nombreuses, de la vie en société leur sont montrées de façon ludique.

Arrivés à la maison, on s'aperçont que les kabuto-mushi sont en train de se reproduire, au grand dam du petit, qui vocipère en leur demandant de s'arrêter. Il est persuadé qu'ils sont en train de se battre. M. les met dans un seau avec d'autres kabuto-mushi et leur à manger, des petites capsules en plastique contenant de la gelée, vendue dans les commerces comme nourriture spéciale pour kabuto-mushi.

Nous repartons avec madame S. vers 15 heures. Nous nous arrêtons pour nous baigner dans un onsen, qui est fermé, dans un temple qui élève des poules, puis dans un petit sanctuaire entouré de lotus.


Nous nous arrêtons également dans une zone montagneuse entourée de champs de thé. Les personnes travaillant dans les plantations ont tous des chaussures japonaises spéciales, en tissu, avec semelle en cahoutchouc, montant jusqu'au mollet, et au pouce séparé. Les Japonais travaillant dans les champs ou les jardins portent en été, à la ceinture, une boîte ronde, au couvercle percé, dans laquelle se trouve un serpentin d'encens chargé d'éloigner les moustiques.


A proximité se trouve un cascade.


Sur la route du retour, nous nous arrêtons dans un grand temps renfermant un onsen. Trop tard, il vient de fermer. Nous allons finalement dans un complexe près de Toyota city, dans lequel se trouve un onsen, avec plusieurs bains, de plusieurs styles, plusieurs températures, certains en extérieur. Moment très relaxant. Les hommes sont évidemment tous nus, ce qui n'empêche pas les femmes de ménage, en uniforme de femme de ménage, balai à la main, de passer au milieu. Cela ne choque personne, le rapport à la nudité est vraiment très différent.

Dans le complexe, nous mangeons dans un restaurant de sushis. De retour à la maison, nous bavardons, en buvant un ume-shû avec monsieur S.
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