Des tsukudani (produits de la mer marinés dans de la sauce de soja, du sucre et du sake)
Ensuite, promenade, courses à travers Kyôto, avec plusieurs arrêts dans des cafés pour me rafraîchir, avec la clim et les boissons fraiches.
A l'entrée de la station de métro devant l'hôtel de ville, dans la galerie marchande, le concert d'un musicien, qui siffle des grands airs classiques, présenté par deux jeunes filles
charmantes. Complètement kitsch, mais la performance est quand même à souligner.

Entre l'hôtel de ville et Shijô, se trouvent des galeries marchandes très fréquentées, mais aussi des rues avec pas mal de commerces branchés. Beaucoup ont des noms en pseudo français.

Je recherche toujours le frais en faisant les boutiques. Sur Kawaramachi, un magasin d'habits propose un nombre incroyable de noms en "franponais" (ensemble de mots français sortis de leur
contexte, ou de faux mots français, donc sans aucune signification).

Sur Kawaramachi, une boutique. Les clients ont enlevé leurs chaussures et les ont laissées sur le trottoir, en toute sécurité.
Sur la rivière, des photographes amateurs, très bien outillés, comme tous les photographes amateurs japonais, photographient des oiseaux, en plein centre ville.
Dans Yasaka Jinja, des femmes en kimono se purifient. Pendant ce temps, la foule prie devant le bâtiment principal du sancuaire. Il faut mettre une pièce dans le grand coffre en bois, secouer
la grosse corde pour remuer la grosse boule de métal dans laquelle se trouve des objets faisant du bruit.
Et derrière, un pousse-pousse (en japonais, jinrikisha, ce qui a donné le mot rickshaw) pour promener les touristes.
Sur Shijô, les magasins sont pleins. Il y a même la queue dans la rue. Comme la rue n'est bien entendu pas climatisée, des employés rafraichissent les clients restés à l'extérieur en les
éventant.
Dans Hanamikoji, des jeunes en yukata s'amusent en regardant les photos qu'ils ont prises sur leur téléphone.
Je vais ensuite faire un tour du côté des chars. La plupart sont presque terminés. Sur Shijô et dans les rues adjacentes, une foule nombreuse vient les admirer : des familles, des jeunes
femmes en yukata, et même les deux livreurs d'un restaurant.

Chaque char est affecté à une maison, et devant chacune d'elles, des tables et des personnes sont installées, vendant des objets, notamment des sortes de grosses amulettes en paille tressée.
J'en achète une.
C'est ensuite l'heure de dîner. Je vais trainer du côté de Miyagawa-chô, où j'ai repéré un endoit où l'ambiance a l'air bonne. C'est en réalité un bar, du nom de Kisui. Au premier étage se
trouve un restaurant, Mamoriya, où j'ai pu dîner, entre autres des sashimis, pour un prix très correct. Ce restaurant est tenu par un jeune chef, très sympathique.
Je suis ensuite descendu boire un ume shû au bar, tenu par Setsuko, la soeur du chef du restaurant. Très dynamique, elle donne une bonne ambiance à son bar, mettant les clients très à l'aise.
Tous les clients et moi avons dû trinquer tous ensemble, et en français, dans l'hilarité générale, le mot "chin-chin" signifiant "zizi" en japonais. Voici le site de cet endroit :
link
Ensuite, un vieux grognon et raleur vient s'installer à côté de moi. Nous discutons du projet de Bertrand Delanoe de construire des tours à Paris. Il est contre, je suis pour. Pour finir, il
me demande ce que je bois, et à son air désapprobateur, je comprends vite qu'il n'aime pas le ume shû. Il commande du sake pour moi, me l'offre, paie et s'en va.
Je continue en discutant avec Setsuko. Au fil de la conversation, je lui raconte que je suis venu dans ce quartier par intérêt pour le monde des geishas. Elle me montre un beau livre de
photos de geishas. C'est un des clients, installé au bar, qui lui a offert. Ce client demande à Setsuko de m'offrir le livre, il lui en achètera un autre. Deux cadeaux en une soirée !
Quand je pars, Setsuko, comme à tous ses clients, vient me raccompagner à l'extérieur pour me saluer. Je rentre au ryôkan, mon livre sous le bras.