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Le blog du vin ET du Japon.

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Dégustation Wafutsu : les vins sucrés.

Ce 7 février 2009, la dégustation de l'association WAFUTSU était dédiée aux vins sucrés, vins moelleux, doux, liquoreux, de dessert...

Déjà, une petite photo des stars de la soirée :



Après le traditionnel exercice de reconnaissance des odeurs, nous avons commencé par une dégustation en aveugle. Evidemment, personne n'a trouvé, c'était le but de la manoeuvre ; on ne s'amuse pas si on n'est pas un peu joueur !

Le vin était celui-ci :





Eh oui, un vin japonais ! Je l'ai acheté à la "Winery" Yamabe, à Matsumoto (préfecture de Nagano). Je dis une "winery", et non un vigneron ou un producteur, car on est plus proche de l'usine à vin de style californien ou australien que de l'exploitation personnelle. Devant les grands bâtiments, il y a un grand parking, et les chais peuvent se visiter, en groupe, avec, à la sortie, comme en Californie, une boutique où l'on vend plus de produits dérivés que de vin.

Mais je n'y suis allé que pour le vin, et j'ai acheté celui-ci. Issu de cépage koshu cultivé à 700 mètres d'altitude, il est très aromatique, et surtout très floral. Des arômes complètement inhabituels, typiques de ce cépage, qui rappellent les arômes de synthèse.

En bouche, il est plus agréable, du moins au départ. Il est miellé, mais l'acidité est vraiment manquante, et le vin paraît du coup très sucré et presque lourd, malgré un taux d'alcool de seulement 7 degrés.

Nous sommes ensuite revenus à des choses plus classiques, avec ce vin :




Un Jurançon, Clos Gassiot 2002.

Ce vin, que je connais bien, m'a un peu déçu. Le premier, nez, animal, presque foxé, reste dominant. Surprenant. A l'aération, d'autres arômes plus agréables apparaissent, surtout le miel. Mais le vin reste rustique, minéral, et un peu fumé.
En bouche, par contre, il reste frais, avec un bon équilibre.

Après çà, une valeur sûre, un Château des Rochettes 2000 (Coteaux du Layon).



Et, là aussi, déception ! Ce vin, je le connais bien aussi. Et je sais que si on ne le boit pas la première année, il faut le laisser reposer 6-7 ans, pour qu'il se réouvre. Mais celui-ci n'était toujours pas réouvert. Quel dommage !

A l'aération, il s'est un peu révélé, avec ses traditionnels arômes de coing, de miel et de fleurs. Mais il manquait vraiment de l'ampleur qu'on lui connait.

Au moins, je saurai qu'il ne faut pas se précipiter avant 10 ans.

Nous nous sommes tout de même consolé en l'accompagnant par un foie gras mi-cuit aux figues.

Une fois le foie digéré, nous avons continué avec un Pinot Gris Vendange Tardive 2000 de chez Jean-Baptiste Adam.



Pour la petite histoire, j'avais découvert ce producteur durant mon service militaire, dans les FFA (Forces - ou plutôt faiblesses - Françaises en Allemagne). J'avais eu la révélation avec un pinot gris sec 1992, qu'on nous vendait à l'époque, et dans les magasins qui nous étaient réservés, la modique somme de 20 francs (eh oui, 3 € !).

Le goût m'était complètement inconnu, j'en avais acheté 3 bouteilles que j'avais ramenées chez mes parents. Le départ de ma passion du vin.

Ici, on est sur une vendange tardive, donc quelquechose de complètement différent, bien entendu. En plus sur un 2000.

La couleur, très dorée, est beaucoup plus foncée que sur les précédents.

Un très bon vin, avec au nez des arômes très développés de fruits exotiques (mangue...), d'abricot, de pêche, et une petite pointe de pétrole.
En bouche, par contre, un petit reproche : par manque d'acidité, le sucre est un peu "collant". Je l'avais trouvé plus frais quand je l'avais acheté à la propriété en 2006.

Mais cela ne nous a pas empêché de faire une grande diagonale, pour nous retrouver dans le Bordelais, avec ce Château Filhot 1997 (Sauternes).



Un Sauternes ma foi très classique, avec ses arômes d'abricot, sa finesse et sa fraicheur.

Et pour l'accompagner, du fromage : un vieux Salers, et une fourme d'Ambert. En provenance directe de la Fromagerie des Moines, 47 rue des Moines, Paris 17ème, métro Brochant. Si après ces indications vous n'y allez pas, je ne peux plus rien pour vous ;-) L'un des meilleurs fromagers de Paris, je vous dis !

Bon, le fromage c'est bon, mais on est surtout là pour parler de vin.

Alors parlons du suivant, un "viognier passerillé issu de moût partiellement fermenté", du château Etang des Colombes, en Corbières.




Evidemment, en France, pays de liberté et de progrès, la législation INTERDIT de faire des expériences. Ce vin, chose amusante, est un vin de table. Sans millésime, comme tous les vins de table (encore un interdiction au soi-disant pays des libertés), il a été élaboré en 1998. Mais non, je ne l'ai pas dit.

Et il est fabuleux. Une rareté, et une curiosité. Merci messieurs Gualco (ne cherchez pas, ce sont les producteurs).

Il est très aromatique : très floral d'abord, il est aussi grillé (noix, noisette...), limite beurré (on m'aurait menti, ou ils auraient mis du chardonnay sans le dire ?), boisé, avec pas mal de caramel après aération.
Il est tellement aromatique qu'une fois revenu à la maison, plusieurs heures après, le verre a encore une forte et agréable odeur de fleurs. Alors que d'habitude, çà ne sent plus que la vinasse.

Malgré tout, en bouche, il est très frais, très buvable.

Nous finissons tout de même en beauté, avec un Château Megyer 5 puttonyos 1993 (Tokaji).



Très grande année pour le Tokaji, fabuleux vin de Hongrie, l'un de mes préférés. Ah, Budapest, une terrasse sur Andasy ùt ou Jokai Tér, un verre de ce vin à la main, à regarder passer les arrière-arrière-(...)-petites filles d'Attila ! Mais bon, je m'égare, l'effet du sucre, certainement :-))

Allez, on a ici le point d'orgue. Déjà, rien qu'à la couleur, on voit qu'on n'est pas devant un vin ordinaire. Et puis les arômes, de miel, de fruits exotiques, de tabac, légèrement et finement boisés.

En bouche, un régal, qui passe très bien avec ses 11,5 degrés.

Et pour l'accompagner, une tarte tatin à l'ananas, très classique mais rudement efficace.

Pour finir, chacun a ramené son fond de bouteille. Personnellement, j'ai hérité du fond (la moitié de la bouteille) du pinot gris, que j'ai bu en écrivant cet article, ce qui peut expliquer son petit côté crescendo.

Bon, demain je vais relire avant de publlier. C'est peut-être plus prudent...
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