Voilà voilà, cet article, tout le monde l'attendait. Et çà y est, je l'ai faite, cette dégustation !

Quelques petites indications pratiques, tout à fait inutiles, mais çà permet de vous faire un peu attendre, et de vous mettre un peu plus l'eau à la bouche ;-)
Pour cette dégustation, j'ai placé sur ma table les 9 tablettes, côte à côte, avec, sur chacune d'elles, quelques carrés de son contenu (comme il tombe de nombreux petits copeaux de chocolat, il
est nécessaire de protéger la table avec une nappe, mais il n'est pas nécessiare que celle-ci soit jolie, vous l'aurez remarqué). L'ordre de dégustation ? Celui indiqué au dos des tablettes, et
que j'ai respecté dans le compte-rendu. J'ai ensuite senti, patiemment, avec attention (avec amour pourrait-on dire) les 9 crus, ce qui a déjà pris du temps.

Là, j'ai humé, comparé, noté, suis revenu en arrière, j'ai renoté... Cà va ? Pas trop l'eau à la bouche ?
Première conclusion, qui n'est pas évidente quand on les mange séparément, les odeurs sont très différentes de l'un à l'autre.
Et puis enfin, j'ai croqué. J'ai recroqué. J'ai noté. Et là aussi, de grandes différences, d'abord d'un chocolat à l'autre bien sûr, et ensuite par rapport à l'odeur. Différences de goûts, et de
texture.
Bon, et ce résultat ? Je vous fais encore attendre ? Mais non, allez, on y va !
A la vue, d'abord, les couleurs sont très proches, couleur chocolat bien entendu, sauf pour le Côte d'Ivoire et le 100 %, qui sont plus foncés.
Jamaïque (emballage jaune) :
Odeur simple, de chocolat classique, joliment fruitée.
En bouche, on retrouve la même simplicité, une grande douceur, un fruité qui ressort, une bonne longueur et un bon équilibre.
Côte d'Ivoire :
L'odeur est très différente du précédent : d'abord assez floral et fruité, il se remarque par son fumé épicé, comme le boisé d'un vieux vin, avec des arômes de noix de coco, de curry et surtout
de cèdre.
Plus austère en bouche, je l'ai trouvé moins agréable, car présentant moins d'acidité. On retrouve une pointe de noix de coco, qui se développe, avec une très bonne longueur.
Madagascar : l'odeur ressemble presque au Jamaïque, en plus floral et un peu plus complexe.
La bouche est agréable, l'acidité se développe dans un second temps, mais un peu moins fortement que sur le Jamaïque. Une bouche très agréable, mais moins complexe que le Côte d'Ivoire et moins
vive que le Jamaïque.
Ceylan : A l'odeur, il est très fumé. En bouche, sa texture est plus ferme que les précédents, et moins soyeuse. Par contre, il est plus fruité et
moins fumé qu'au nez. Le fumé (odeur de cendre) se développe en fin de bouche. Il est également moins acide.
Trinité : Le nez est doux et fruité (odeur de fruits rouges ?). La bouche est également douce et fruitée, presque florale, avec une petite pointe
d'épice et de fumée en fin de bouche. On a un peu moins de longueur, mais un bon équilibre, et une sensation très agréable. C'est l'un de mes préférés.
Chuao : par rapport aux précédents, son odeur est plus classique et plus fine. En bouche, il est très peu acide, mais plus fort, plus pénétrant,
et assez droit.
Il se développe avec une bonne longueur et un bon équilibre, avec une pointe de fumé et de fruité, et une légère amertume. Le caractère fumé reste très longtemps.
Equateur : l'odeur est assez proche et légèrement plus fruitée et fumée que le Chuao.
En bouche, il se développe lentement, avec finesse, et une petite pointe de noisette. Il est plus croquant que les précédents, avec un goût beaucoup plus doux et plus chaud.
Puerto Cabello : son odeur est très proche des deux précédents, en plus aromatique. La bouche est également très proche, mais un ton en dessous et
avec moins de longueur.
Hacienda el Rosario : également très proche des trois précédents, il est toutefois plus fruité (fruits rouges et fruits exotiques). La bouche est
assez fruitée, plus onctueuse et plus ronde, plus sucrée aussi, avec un léger picotement.
100 % (la tablette rouge sur la photo) : le nez est net, épicé et fumé. En bouche, il est évidemment très amer et très sec. Il n'est pas du tout
fruité, mais a un beau fumé et une belle acidité. Le fumé est très présent en fin de bouche.
Il reste toutefois doux pour un 100 % et presque mangeable pour lui-même, la plupart des 100 % n'étant mangeables (par moi) qu'avec un café sucré.
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Pour conclure, je dois dire que cette dégustation était très intéressante, mais éprouvante pour mon pauvre palais. J'ai dû boire beaucoup d'eau, car çà commençait à être difficile, à la fin,
de manger autant de chocolat. Vous avez l'air de m'envier, mais en réalité, vous n'imaginez pas l'épreuve que j'ai dû endurer, et l'intensité du sacrifice que j'ai supporté uniquement pour
votre plaisir.