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Le blog du vin ET du Japon.

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Je fais du sumo !

Je ne relate que maintenant ma première tentative de devenir lutteur de sumo. La raison est tout simplement que j'ai du retard dans la rédaction de mes articles. Ne voyez pas de ma part une quelconque peur du ridicule. De toute façon, vu que j'ai déjà fait deux ans de danse classique (y'a plus de 30 ans, y'a prescription, et puis j'étais mineur, et de toute façon, c'est ma mère qu'a décidé, j'suis pas responsable...) malgré une souplesse beaucoup plus proche du balais que du ballet, tout est possible.

Tout, donc même le sumo. Et ce, malgré le même manque de souplesse (qui n'a pas dû s'améliorer quand même), et malgré aussi un manque de poids certain. Ben oui, mais quand on se lance un défi, autant que ce soit un défi total. Et avec 68 kg pour 178 cm, on est en effet dans la totalité du défi.

Ce dimanche 13 septembre, à 10 h 00, dans le dojo de la rue Navier (Paris 17ème), nous étions 7 : 4 habitués (deux beaucoup plus lourds que moi, dont un de plus de 100 kilos, et deux plus musclés que moi, certains judokas de bon niveau), 2 débutants (plus ou moins aguerris aux arts martiaux ou à la boxe), et un pré débutant (moi).

L'entrainement lui-même est un vrai entrainement de sumo, comme on peut en voir dans les heya de Ryôgoku : échauffement, assouplissements, pompes, abdos, shikos, suri-ashis. Puis les entraînements au combat : butsukari-keiko, tachi-ai, etc. Que du vrai, adapté à des pratiquants occasionnels et très amateurs.

Puis, après avoir installé le cercle et attaché les mawashis, ce sont les combats proprement dits, pendant près d'une heure. 3 combats à chaque fois.

Verdict ? Depuis le temps que je souhaitais m'essayer au sumo, sérieusement mais à mon rythme, je peux dire que j'ai trouvé ce qu'il me fallait. Une fois par mois, pratique sérieuse, mais en se faisant plaisir. C'était mon but.

J'ai par contre été très surpris par l'intensité de la discipline. Après quelques butsukari-keiko, et surtout après trois combats de 15-20 secondes, nous étions tous hors d'haleine, le souffle coupé. Alors qu'en ce qui me concerne, je peux monter plusieurs étages sans être essoufflé le moins du monde.

Peut-on pratiquer sans jamais en avoir fait ? Oui, trois fois oui, car même si on manque de technique, cela reste une lutte, un combat corps à corps et à mains nues, très rapide et très instinctif. Pendant 15 secondes, sans réfléchir, on donne le maximum de ce qu'on peut avec ce qu'on a.

Vais-je y retourner ? Oui, assurément, mais après avoir fait replacer mon épaule par mon osthéopathe.

Besoin d'infos ? Allez, voilà le site de Paris Sumo : link
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