Avec son aspect caillouteux, j'ai imaginé un vin du Sud. Mais vous voyez, pas du Sud riant de la Provence ou de la Côte d'Azur, avec les champs de lavande, de pêchers, de citronniers. Pas un Sud
opulent, non, plutôt un Sud caillouteux, rugueux, rude, qui roule les "R" de Peyrpertuse ou Quéribus, ou pourquoi pas de RRRoussillon.
Voilà qui va encore apporter de la cervoise au moulin de mes copains buveurs de bière, qui vont encore me dire que je devrais les rejoindre, n'étant pas du tout fait pour le vin.
Bon, la prochaine fois, je décrirai le vin, et quand vous aurez dit ce que vous pensez, je mettrai le titre. On fera une dégustation à l'aveugle sans boire. Et là, vous ferez moins les
malins.
Parce que finalement, au début, je n'avais qu'un verre, donc je ne voyais pas cette bouteille :

Là, c'est sûr, l'oeil commande le nez et la bouche. Mais imaginez que dans le verre, vous avez un vin encore frais, qui dégage surtout une odeur et un goût de cailloux, et peu d'acidité. Tout de
suite, vous pensez soit à un Chablis, soit à un vin du Sud (le manque d'acidité). Et ce, malgré la pomme verte et le miel.
Et puis là, vous voyez la bouteille. Et puis vous aérez, vous réchauffez, et apparaissent le grillé et la noisette. Eh bien vous faites comme moi, vous vous dites qu'il n'y a rien d'automatique
dans le vin, que dès que vous avez l'impression de bien vous y connaître, vous vous prenez une nouvelle baffe dans la figure qui vous remet à votre place et surtout vous montre que vous êtes
toujours débutant. Et surtout, qu'il ne faut pas juger trop vite, en quelques minutes, le travail de plusieurs années d'un vigneron.
Mais que cela ne nous empêche pas de recommencer, et surtout pas d'apprécier ce Chassage, grâce à sa buvabilité de 5/5.