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Le blog du vin ET du Japon.

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Japon 5 : 27 juin. Dewa Sanzan.

Levé encore de bonne heure. Assez beau temps, qui va se dégager au fil de la journée. J'arrive largement en avance à la gare de Tôkyô. Je peux ainsi observer le ballet millimétré des départs et arrivées des Shinkansen. On est aux antipodes de l'amateurisme et de l'approximation de la S.N.C.F.

Sur le quai, un employé en uniforme et gants blancs règle le ballet. Il n'a pas de cravatte, "Coolbiz" oblige. Il se sert d'un appareil de la taille d'un téléphone portable, pour faire les annonces, sur un quai ou sur l'autre, au choix. Les hauts parleurs sont parfaitement audibles, sans parasites, au niveau toujours bien réglé.

A l'annonce de l'arrivé d'un train, le personnel de nettoyage prend position à un emplacement prédéterminé, son matériel à la main. Lorsque le train arrive, tout le personnel, chef de gare compris, salue. Respect du matériel, respect des voyageurs à l'intérieur, même si ces derniers ne le voient pas. Mais c'est un état d'esprit.

A l'arrêt du train, les passagers descendent, salués par le personnel. Puis le ménage commence : nettoyage du train, vidage des ordures, remise des sièges dans le bon sens.



Mon shinkansen arrive. Je suis à l'étage, côté couloir. Côté fenêtre, un homme à la trentaine, lisant des mangas. J'allonge mon siège, étends mes jambes et m'endors. Quand je me réveille, 45 minutes plus tard, mon voisin a vieilli de 35 ans, et lit de la littérature. Il me confirme qu'il y a eu un arrêt dans une gare ; je ne me suis rendu compte de rien !

10 minutes de changement à Niigata. Je prends maintenant un train beaucoup plus vieux, et beaucoup plus lent. Pendant une partie du trajet, nous longeons la mer. Paysage magnifique : quelques plages, beaucoup de rochers, souvent plantés de pins japonais.



Arrivée à Tsuruoka, petite ville sans charme de 100 000 habitants. Le ryôkan est tout près de la gare. C'est une petites construction propre, sur un carrefour très passant, dans un quartier en périphérie peu avenant. Accueil chaleureux, par une mamie qui me renseigne sur les horaires des bus.

L'endroit est très propre, et pas cher : 6 000 yens la nuit, dîner et petit déjeuner compris.

A la gare, je mange des sobas et un yaourt, puis prends le bus pour Haguro san, l'une des trois montagnes sacrées de Dewa Sanzan. C'est un sanctuaire composé de plusieurs bâtiments. Le lieu lui-même n'a pas grand intérêt. Le plus intéressant est le chemin qui y mène.

A la descente du bus, près de l'arrêt, un grand portail ouvre sur une forêt, majestueuse, profonde, et incroyablement calme. Un escalier de pierre descend vers une rivière enjambée par un pont rouge. Ensuite, on trouve une haute pagode en bois, magnifique au milieu des arbres avec lesquels elle se confond.





C'est là que commence le plus dur : 2 500 marches de pierre, parfois très pentues, conduisent au sommet, où se trouve le sanctuaire. Petit arrêt au milieu, dans une maison de thé tenue par une mamie bavarde, face à une superbe vue sur la région. Pause bienvenue, la montée étant éprouvante.





Je suis seul dans le bus du retour, conduit par un jeune chauffeur psychorigide et absolument antipathique.

De retour au ryôkan, bain puis très bon dîner, presque en famille, avec la mamie, son fils, sa belle-fille, et les deux petits-fils. Nourriture japonaise, simple et saine. En dessert, des cerises, spécialité de la région ; je les finis dans ma chambre, avec ma bière.

La nuit est un peu difficile : il fait chaud, et le carrefour est vraiment bruyant.
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