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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 21:05

Après l'Espagne, partons pour l'Italie. En cette période d'arrivée du froid, il nous faut bien çà. Nous sommes ici dans le Piémont, région du nord de la Péninsule réputée pour ses vins de grande qualité.

En réalité, je vous emmène plutôt vers des pays froids, puisque j'ai trouvé ce vin par hasard, en Allemagne, plus précisément en Sarre, dans la commune de Weiskirchen, plus reconnue pour ses eaux et son agréable centre de cure.

Alors que j'étais garé dans une rue, attendant quelqu'un, assis dans une voiture, mes yeux sont tombés sur un magasin, de l'autre côté de la rue, dont l'enseigne était on ne peut plus claire : ENOTECA.

J'ai donc traversé, et suis entré dans cette boutique, tenue par un jeune homme sympathique et modeste, d'origine italienne, dont le père, à ce que j'ai compris, tient quelques pizzerias dans la région. J'ai fouillé le magasin, et ramené quelques paquets de pâtes et quelques bouteilles (sauf les vieux barolos, qui ne sont pas à vendre, faisant partie de la collection de la maison).

Parmi les bouteille, il y avait ce Dolcetto. Le Dolcetto est en réalité un cépage courant dans cette région du Piémont, produit dans différentes aires d'appelation, comme Alba, la plus connue, ou Assise.

A l'aveugle, le premier nez rappellerait un bordeaux très correct. A l'aération toutefois, on sent quelques petites différences : çà sent la cerise, la fumée, le chocolat, l'encre. La bouche présente une belle amertume, comme un bordeaux, mais en moins tannique, plus rond, plus doux, moins sérieux.

C'est très bon, avec une bonne longueur, comme un bon coussin confortable : juste ce qu'il faut de fraicheur et de rondeur, pour être confortable sans lourdeur aucune, ni platitude.

Enfin, le prix est un peu élevé, à 11,50 €, mais il s'agit d'un vin importé. Si j'habitais en Allemagne, pourquoi pas ?

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 20:43

Il s'agit ici d'un vin espagnol, de l'appellation Rueda, dans la région de Valladolid, élaboré avec 100 % de céparge Verdejo.

Les vins espagnols ne me sont pas familiers. J'ai bien essayé quelques rouges, qui me sont généralement parus lourds, avec un alcool marqué. Et encore, c'était des vins réputés pour leur finesse, voire des vins bios. J'ai aussi bu quelques cavas, certains fort agréables.

Quand aux blancs, je n'ai aucun souvenir particulier. Je n'avais donc pas d'a priori sur celui-ci, et ne savais pas du tout à quoi m'attendre : du gras ? Du léger ? Mystère. Finalement, ce n'est pas plus mal.

Au nez, c'est vif : pas de miel, pas de beurre, mais des agrumes, de l'herbe, un peu de terre, une pointe de fumée, de l'anis. A l'aveugle, j'aurais hésité entre sud-ouest et chablis, sans arriver à me décider.

La bouche, elle, très vive, très fraiche, me rapprocherait d'Auxerre. Toutefois, certains arômes sont plutôt inhabituels dans cette région.

C'est donc une vraie bonne surprise : arômatique sans être raccoleur, vif sans être léger, enlevé sans être superficiel.

Quand au prix, il me semble correct pour un vin importé : 8,90 € chez le caviste du marché des Batignolles.

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 21:46

Les discussions de bureau ou de soirée ou de comptoir reviennent souvent sur les voitures. Elles sont souvent l'occasion de créer des clivages : essence ou diesel, pro ou anti 4X4, françaises ou allemandes, etc. N'oublions pas ceux, très nombreux (trop à mon goût), surtout parmi les femmes, qui préfèrent les voitures hautes.

Ils se sentent plus sécurisés, comme si une voiture haute était mieux protégée. A niveau de gamme et taille équivalents, les protections sont les mêmes. Je dirais même qu'une voiture haute sera moins stable et aura tendance à se renverser plus facilement.

L'autre argument serait que la visibilité est meilleure dans une voiture haute. Il vrai que dans une voiture basse, la visibilité est mauvaise dès lors qu'on se trouve derrière un 4X4. C'est d'ailleurs pour cela que je cherche toujours à doubler les voitures qui me précèdent. Imaginons par ailleurs que chacun ait une voiture haute, la visibilité n'en serait pas meilleure. Je ne pense pas qu'un camionneur suivant un camion ait une meilleure visibilité qu'un conducteur de Porsche suivant une Porsche. A moins que le camion de devant soit un camion bas.

Le seul avantage d'être haut perché est surtout flagrant pour les personnes d'un certain âge, qui rencontreront moins de difficultés pour s'installer, compensant ainsi le déplaisir que l'on en ayant l'impression de conduire un camion.

En ce qui me concerne, je continue à privilégier le plaisir de se retrouver près du sol, comme dans une voiture de sport, qui colle à la route, tangue peu, présente moins de prise au vent, et accroit la sensation de vitesse, même s'il faut se contorsionner un peu pour y entrer, surtout dans le parking étroit dans lequel il est impossible d'ouvrir les portières en grand.

Autre avantage de la voiture basse : le moindre encombrement. On peut la garer partout, même dans un garage bas.

POURQUOI JE PREFERE LES VOITURES BASSES
POURQUOI JE PREFERE LES VOITURES BASSES
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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 21:18

Harajuku est un quartier de Tôkyô connu essentiellement pour son pont, sur lequel se pressent les cosplayers du dimanche, et la rue Takeshita, ruelle bordée de boutiques extravagantes, et dans laquelle on croise beaucoup de monde, du plus excentrique au plus original.

On y trouve par exemple les crêpes Marion, des boutiques d'habillement pour animaux, et j'en passe. Sur Omotesandô, on peut voir aussi passer des camions publicitaires pour le moins surprenants, et l'on peut aussi s'arrêter à Kiddyland, mais on commence à sortir de Harajuku.

HARAJUKU
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HARAJUKU
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Il existe aussi une partie moins connue de Harajuku. En sortant de la rue Takeshita, au lieu de tourner à droite vers Omotesandô, on peut aller tout droit et se perdre dans les petites rues.

On découvre alors un quartier d'abord branché, bordé de boutiques de mode et de créateurs, situés dans de petits immeubles de différents styles.

Plus loin encore, on peut même trouver un mélange de petits immeubles, de maisons, de verdure, de bâtiments très originaux. C'est une sorte de bric-à-brac poétique, verdoyant, calme, où il est très agréable de flâner, loin de la cohue.

On découvre alors un véritable inventaire à la Prévert urbain.

HARAJUKU
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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 20:54

Tôkyô n'est pas une ville avare en surprises, bien au contraire. C'est au point que les jours où on n'a envie de rien faire, il suffit de se promener sans but, le nez au vent, et de tomber malgré tout sur un événement, ou du moins quelque chose d'étonnant.

Parmi ces étonnements, le Tokyo Samba Festival, qui a lieu tous les ans au mois d'août, dans le quartier d'Asakusa.

Pendant plusieurs heures, des groupes défilent, déguisés, emplumés, au son de la samba. Je m'attendais à voir des déguisements brésiliens, et j'en ai vu, mais ils étaient minoritaires.

Généralement, chaque groupe était précédé de danseurs ou danseuses en tenue de samba, mais était composé de membres habillés, ou déguisés, en laveurs de carreaux, ou femmes de ménage, ou en groupe de maternité.

C'est ainsi que j'ai pu voir des gens déguisés, en WC, en pistolet de détergent, portant de faux paquets de lessives, ou des ballons blancs imitant la mousse. Surprenant, convenons-en, une surprise dans la surprise, en quelque sorte.

C'était en tout cas la foule des grands jours, et par cette chaleur, les marchands de boissons fraiches ont dû faire leurs affaires.

TOKYO SAMBA FESTIVAL
TOKYO SAMBA FESTIVAL
TOKYO SAMBA FESTIVAL
TOKYO SAMBA FESTIVAL
TOKYO SAMBA FESTIVAL
TOKYO SAMBA FESTIVAL
TOKYO SAMBA FESTIVAL
TOKYO SAMBA FESTIVAL
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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 21:36

Fin août, grosse chaleur sur Tôkyô : soleil et humidité fatiguent les organismes, les nuits sont difficiles. Malgré tout, nous avions décidé de faire l'ascension du Mont Fuji, montagne sacrée, emblême du Japon. Après tout, pour qui aime le Japon, quel hommage plus beau et plus évident ?

L'ascension peut se pratiquer de jour, mais il est traditionnel d'admirer le lever du soleil au petit matin, donc la plupart des grimpeurs montent la nuit afin d'arriver à l'aube. C'est ce que nous faisons.

Dans la journée, nous préparons notre sac, sachant qu'il ne s'agit pas d'une petite promenade digestive : polaires, anorak, bonnet, gants, frontales, masques, nourriture et boissons énergétiques, 2 litres d'eau, oxygène...

En fin d'après-midi, nous nous rendons à la gare routière de Shinjuku, pour prendre le bus de 18 h 00, dont nous avions réservé les billets plusieurs jours à l'avance.

L'ASCENSION DU MONT FUJI

Nous sommes mélangés à de nombreux touristes, de tous horizons. Le trajet est assez long, plus de deux heures, et nous arrivons de nuit, à la station numéro 5, vers 2 300 mètres d'altitude.

A cette altitude, il fait déjà beaucoup plus frais qu'à Tôkyô, au point que nous sommes obligés d'enfiler une première épaisseur. Par contre, comme à Tôkyô, ou n'importe où au Japon, le parking est bordé de boutiques vendant des souvenirs, dont la mascotte du Mont Fuji. Même lui n'est pas épargné. Le nom de sa mascotte : Fujichan, tout simplement, le jeu de mot était inévitable.

L'ASCENSION DU MONT FUJI

Après avoir fait le tour de la boutique, nous prenons le départ, en suivant le chemin Yoshida : 6 kilomètres, 6 heures au moins.

L'ASCENSION DU MONT FUJI
L'ASCENSION DU MONT FUJI

Lampes frontales allumées, nous avançons tranquillement, dans une fraicheur agréable. Le chemin, fait de cailloux volcaniques, craque sous les pieds, le ciel est clair, et en contrebas, les lumières des villes scintillent. C'est beau. La progression se fait aisément, sans aucune difficulté physique. 6 heures de marche nous attendent, mais si nous gardons ce rythme, nous devrions mettre beaucoup moins de temps.

Rapidement arrive la première station, que nous dépassons sans nous arrêter. C'est là que les difficultés commencent. Le doux chemin de gravier, en légère pente et au revêtement agréable devient amas de rochers. La progression ralentit considérablement, le souffle se fait d'un seul coup plus court. Il faut utiliser les mains, les genoux, et malgré les interdictions, nous nous accrochons parfois aux clôtures qui bordent le chemin.

La route jusqu'au sommet se révèle finalement pénible, même si ce n'est pas de l'alpinisme. Le chemin est raide, parfois étroit, accidenté, et l'oxygène, donc les forces, finissent par déserter.

Régulièrement, nous passons devant des refuges, dans lequels des personnes se reposent et se réchauffent en buvant un coup. Dans certains se trouvent des dortoirs, où certains grimpeurs se reposent quelques heures.

L'ASCENSION DU MONT FUJI

Au fur et à mesure de l'ascension, les grimpeurs se font de plus en plus nombreux. Nous finissons par nous arrêter, fatigués, sans forces, pour nous ravitailler, en énergie et en oxygène. Le départ est lent, nous sommes bloqués par un embouteillage de grimpeurs. Nous serons pris dans cet embouteillage jusqu'au sommet.

Nous sommes entourés d'un foule innombrable, des Japonais, mais aussi beaucoup d'étrangers, Américains, Allemands, et j'en passe. Bien que nous ayons l'impression de tout le temps nous arrêter et de ne pas avancer, nous retrouverons jusqu'au sommet les mêmes personnes.

La diversité des grimpeurs est étonnante : couples, groupes d'amis, familles avec enfants, mais aussi des classes de lycéens, encadrés par les responsables de classe. Ils font preuve d'une grande solidarité vis-à-vis des plus faibles, s'appellent, s'encouragent, s'attendent, se soutiennent. Je suis également étonné de voir des octogénaires, qui ne semblent pas peiner plus que nous.

En regardant en direction du sommet, nous pouvons voir la lumière des refuges et des stations, mais aussi le chemin, un long chemin de lumière qui serpente jusqu'à l'arrivée. A ce moment, ému, je me rends compte que je ne suis pas au milieu d'une randonnée, mais d'un pélerinage. L'ascension prend une nouvelle dimension.

Sur le bord, des personnes se reposent, certaines sont malades, mais tout le monde finit par continuer. Finalement, les abandons sont extrêmement rares. Mes jambes n'ont plus de force alors qu'il reste encore plusieurs heures, chaque rocher, chaque marche est une épreuve, je n'ai pas la moindre énergie. Je n'ai pas mal, non, c'est juste que je suis vide.

Toutefois, toutes ces lumières, toutes ces personnes, ces personnes âgées qui avancent, la solidarité de ces lycéens qui doivent tous arriver en haut ensemble, et qui se soutiennent avec la douceur typique des Japonais, ne me donnent certes aucune force physique, mais une énorme volonté de continuer. Ce n'est que cette volonté qui me fera tenir jusqu'au bout, malgré une forte envie d'arrêter qui me taraude. Après tout, ce n'est qu'une histoire de patience. Cela prendra le temps que çà prendra, ce n'est pas une course.

Nous continuons d'avancer, nous arrêtons fréquemment. Les pauses reviennent de plus en plus souvent à mon goût, mais elles sont inévitables. De plus, le chemin est de plus en plus étroit, renforçant l'embouteillage. Après chaque virage, je m'accroche au suivant, en essayant de suivre le mouvement.

Par ailleurs, le froid est vif, renforcé par un vent assez fort. Malgré les bonnets, gants, anoraks et épaisseurs multiples, nous avons froid.

Puis, progressivement, le ciel commence à prendre une légère clarté. C'est à ce moment que le chemin raidit encore plus, et devient plus étroit. De plus en plus de personnes sont arrêtées. Des volontaires, sur le côté, debout en haut des rochers, munis de porte-voix, ordonnent de continuer pour ne pas bloquer le chemin. Chacun fait ce qu'il peut, je pense que tout le monde est à bout de forces.

L'aube commence à poindre, et le torii gris apparaît en haut du chemin. Nous touchons au but. Finalement, nous allons y arriver. Je n'ai pas mal, j'ai juste l'impression que mon corps avance tout seul, comme si ce n'était pas le mien. Je ne ressens même plus les émotions ressenties deux-trois heures auparavant.

Nous passons sous le torii. Nous y sommes. Nous nous retournons pour apercevoir les premières lueurs du jour et les lumières des villes pointant entre les nuages. Nous pouvons à nouveau prendre des photos. Malgré la foule, il règne un grand calme. Nous sommes vides, mais heureux.

L'ASCENSION DU MONT FUJI
L'ASCENSION DU MONT FUJI

Le sommet se présente d'abord comme un village, bordé d'un côté par le précipice et la vue sur les nuages, de l'autre côté par des petits bâtiments en bois abritant des boutiques de souvenir, un temple, un café...

Au bout de cette quasi-rue, la nature revient, pierreuse, volcanique. C'est là que nous attendons le lever du soleil, symbole de ce pays, pour ainsi dire le premier soleil du monde. Malgré les nuages, le spectacle est magnifique. Nous ne sommes pas seuls.

L'ASCENSION DU MONT FUJI
L'ASCENSION DU MONT FUJI
L'ASCENSION DU MONT FUJI
L'ASCENSION DU MONT FUJI

Le soleil levé, nous allons déambuler dans la rue, voir les boutiques, acheter quelques cartes postales et timbres, un amulette, puis nous prenons un café chaud dans la salle de restauration. Celle-ci est simple, composée de banquettes sur lesquelles les pèlerins se serrent, pressés par un serveur on ne peut plus brutal et malaimable. La chaleur nous fait du bien, malgré tout.

L'ASCENSION DU MONT FUJI
L'ASCENSION DU MONT FUJI
L'ASCENSION DU MONT FUJI
L'ASCENSION DU MONT FUJI

Nous nous apprêtons enfin à descendre, par un autre chemin. Nous passons d'abord devant le cratère, puis empruntons un chemin longeant le précipice, face au soleil, au dessus de la mer de nuages, qui commencent à disparaître par endroits, dégageant des trouées vers la vallée.

L'ASCENSION DU MONT FUJI
L'ASCENSION DU MONT FUJI
L'ASCENSION DU MONT FUJI
L'ASCENSION DU MONT FUJI
L'ASCENSION DU MONT FUJI

Enfin, nous amorçons la descente. Le chemin est accidenté, la pente parfois raide. La chaleur augmente au fur et à mesure, nous enlevons les épaisseurs petit à petit. Nous croisons les personnes qui montent. Nous savons qu'il leur reste encore beaucoup de temps.

La fatigue étant bien présente, et le chemin glissant, nous tombons plusieurs fois, et nous ne sommes pas les seuls. Il faut bien se concentrer, garder son équilibre, et bien prendre ses appuuis entre les rochers et les zones de cailloux fins. Progressivement, les nuages disparaissent, et la verdure revient. Nous faisons face au soleil, la vue est magnifique en permanence.

Arrivés au parking des bus, nous sommes épuisés, nous avons à nouveau très chaud, mais nous sommes récompensés... par la présence de la ravissante Miss Fuji, qui se prépare pour une interview. Le spectacle aura été sublime jusqu'au bout.

Mais finalement, le plus dur sera de grimper les escaliers le lendemain.

L'ASCENSION DU MONT FUJI
L'ASCENSION DU MONT FUJI
L'ASCENSION DU MONT FUJI
L'ASCENSION DU MONT FUJI
L'ASCENSION DU MONT FUJI
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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 20:51

Prise au hasard de l'interview de Christopher Descours, propriétaire de Charles Heidsieck, Pier, Weston et Alain Figaret, dans la Revue du Vin de France de juin 2014, une phrase m'a fait sursauter.

La question était : "Votre groupe EPI, propriétaire des marques Weston, Bonpoint, Alain Figaret, est spécialisé dans l'habillement. Quel rapport y a t-il avec le vin ?"

Réponse : "il y a des points de convergence. Je suis très attaché au savoir-faire français que je défends dans l'habillement avec le chemisier Alain Figaret."

J'achetais autrefois les chemises Alain Figaret, chères, mais de très bonnes qualité et fabriquées en France. Aujourd'hui, la qualité n'est pas meilleure que dans d'autres marques, et le fabrication n'est plus française. Par contre, les prix, eux, sont très élevés. Vous avez dit savoir-faire français ?

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 20:36

A l'entrée des magasins japonais, dès qu'il pleut, sont disposés des systèmes permettant d'insérer son parapluie dans une pochette en plastique, afin de ne pas répandre d'eau partout. C'est très pratique.

Dans certains endroits, il est aussi possible, même par temps sec, de laisser son parapluie dans une sorte de consigne. Il suffit de le poser, de fermer le système et d'emmener la clé. C'est ainsi que l'on peut voir, par exemple dans le Centre National d'Art de Tôkyô, de véritables parkings à parapluies. Il y avait même un bâtiment dédié à cet outil très utilisé dans ce pays humide.

OU RANGER SON PARAPLUIE A TOKYO
OU RANGER SON PARAPLUIE A TOKYO
OU RANGER SON PARAPLUIE A TOKYO
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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 20:21

Dans sa chronique rédigée dans Le Point du 4 septembre 2014, et intitulée "Il faut défendre l'Ukraine", Bernard-Henri Lévy fait ce qu'il a toujours su faire, défendre les grandes causes que sont l'Europe, la démocratie, la paix. Aujourd'hui, il cherche à entraîner toute l'Europe dans la défense de ce qu'il appelle la nouvelle Ukraine, contre l'agression russe.

L'argument est le suivant : l'armée russe est en Ukraine, ce qui constitue une agression caractérisée d'un Etat souverain par un autre Etat souverain. Nous assisterions ainsi à une escalade, contre laquelle il faudrait absolument réagir, notamment par la livraison d'armes à l'Ukraine, et par l'intégration de ce pays à l'OTAN, soit en jetant de l'huile sur le feu, le problème ukrainien venant en grande partie de ce que la Russie ne veut pas voir l'OTAN à ses portes. Faute de réaction, le philosophe craint notamment qu'un Vladimir Poutine renforcé n'en vienne à déconstruire l'Union Européenne, ou que les Ukrainiens, par désenchantement, n'en viennent à se tourner vers des mouvements extrêmistes ultraminoritaires comme Pravy Sektor, détruisant ainsi les espérances de ce que monsieur Lévy appelle "la grande insurrection démocratique et européenne de la place Maidan".

En première lecture, on ne peut qu'être d'accord avec l'idée de renforcer l'Europe et la démocratie.

Toutefois, en y regardant de plus près, il apparaît que les arguments de base sont biaisés en plusieurs points, ce qui fausse entièrement le raisonnement.

D'abord, monsieur "L" s'appuie sur des faits, l'entrée de troupes russes sur le territoire ukrainien, sans en avoir aucune preuve. Ne s'étant pas rendu sur place pour constater de visu ce qu'il allègue, il a dû se référer à des sources, mais ne les cite pas toutes. Pour l'un des faits, il se base sur des "informations non encore vérifiées", donc il n'aurait pas dû en parler. Pour un journaliste, ce serait une faute professionnelle ou une malhonnêteté. Pour un second fait, il se base sur des sources OTAN, alors que cet organisme est partie prenante dans l'affaire et ne peut se voir accorder la moindre crédibilité. Un troisième fait est cité au conditionnel (toujours la même rigueur et honnêteté intellectuelles). Enfin, les sources des autres faits ne sont pas citées. Proviennent-elles des affirmations de monsieur Porochenko, qui passe son temps à se contredire ?

Le second point concerne l'insurrection de la place Maidan, que l'auteur ose qualifier de démocratique. Monsieur le nouveau philosophe ne semble pas savoir ce que démocratie veut dire. Les définitions en sont certes multiples, mais le principe de base est la souveraineté du peuple. Celui-ci désigne et contrôle ses gouvernants, généralement par le vote, et non par une révolution. La destitution d'un dirigeant, qui plus est démocratiquement élu, par des manifestants, éléments non représentatifs du peuple, sans respect des voies légales, n'est et n'a jamais été démocratique. Cela s'appelle un coup d'Etat, et ne peut, ne doit, ni être encouragé, ni être admis par les pays démocratiques de l'Union Européenne. Le milliardaire Porochenko, qu'on le veuille ou non, et même s'il a été élu par la suite dans des circonstances troublées (seulement une partie du peuple souverain ayant pu s'exprimer), est arrivé au pouvoir à la suite d'un coup d'Etat, même si c'est de façon indirecte. Qui plus est, son premier ministre, lui, est au pouvoir depuis le coup d'Etat, ainsi que le gouvernement actuel.

Enfin, le philosophe craint une montée en puissance des mouvements extrêmistes. Mais il oublie (ou feint d'oublier) de voir que ces mouvements sont déjà installés ! Pravy Sektor, parti ou mouvement (on ne sait pas très bien) ultranationaliste, et Svoboda (Liberté, nom actuel et plus présentable du Parti Social-Nationaliste d'Ukraine) étaient en tête des manifestations de la place Maidan et ont fortement contribué au renversement du président de l'époque. Alors qu'ils sont ultraminoritaires, ce qui démontre si besoin était que l'insurrection n'était pas si démocratique et populaire que cela.
Ces mouvements sont ultraminoritaires, donc, mais ils sont déjà fortement actifs dans la direction du pays, Pravy Sektor étant présent aux côtés de l'armée ukrainienne dans la guerre contre les séparatistes (on n'ose imaginer les actions et exactions qu'ils peuvent y pratiquer), et Svoboda a quatre ministres dans l'actuel gouvernement, alors que ce parti n'a jamais recueilli beaucoup de suffrages.

De telles énormités de la part d'une personne intelligente sont la preuve flagrante de la plus grande des malhonnêtetés. Sous couvert de posture bien pensante, monsieur Lévy se fait le défenseur de l'escalade vers une guerre largement évitable. Ce serait ridicule si l'auteur de ce texte était un anonyme. De la part d'une personne bénéficiant d'une résonnance médiatique outrageusement excessive, c'est dangereux, voire criminel.

Je ne comprends toujours pas pourquoi on accorde autant d'audience à une personne qui n'a d'autre soucis que de prendre la pose. L'Europe, la démocratie et la paix sont des biens trop précieux pour être laissés entre les mains d'un imposteur de cette envergure.

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 19:47

Situé dans le quartier de Roppongi, le Centre National des Arts de Tokyo (ou NACT), est un lieu d'expositions temporaires ouvert en 2007 dans le quartier de Roppongi. Disposant de collections permanentes, il est surtout reconnu pour ses expositions temporaires présentées sur un espace de 14 000 m².

En dehors de l'intérêt que l'on peut porter aux oeuvres présentées, le bâtiment présente une architecture intéressante. Entouré de verdure, il comprend à l'extétieur une large façade entièrement vitrée et tout en courbes, comme un gros serpent de verre et de métal.

LE CENTRE NATIONAL DES ARTS DE TOKYO
LE CENTRE NATIONAL DES ARTS DE TOKYO
LE CENTRE NATIONAL DES ARTS DE TOKYO

L'intérieur se présente d'abord comme un vaste hall. La disposition des espaces d'exposition, uniquement en partie arrière, libère la partie avant en un espace prenant toute la hauteur du bâtiment, derrière la façade avant vitrée, ce qui donne beaucoup d'espace et de clarté.

Le sol est traité en parquet, les murs en verre ou béton, les circulations verticales sont en métal, le tout en matériaux de très bonne qualité, et des finitions parfaites, comme partout au Japon. Le sens du détail, ici aussi.

Dans un coin, prenant une bonne partie de la hauteur du hall, un cône renversé en béton soutient le café Bocuse.

LE CENTRE NATIONAL DES ARTS DE TOKYO
LE CENTRE NATIONAL DES ARTS DE TOKYO
LE CENTRE NATIONAL DES ARTS DE TOKYO
LE CENTRE NATIONAL DES ARTS DE TOKYO
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Nous avons là un très beau bâtiment, à visiter pour ses expositions, mais aussi pour lui-même.

Comme j'étais dans ma journée dédiée à l'art contemporain, je me suis ensuite dirigé vers le Mori Building, en traversant les petites rues de Roppongi, auxquelles j'ai trouvé beaucoup de charme. Il faudra que j'y retourne.

Du haut de la tour Mori, superbe vue sur Tokyo de nuit et sur les entrelacs de ruelles du quartier.

LE CENTRE NATIONAL DES ARTS DE TOKYO
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